Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réagi, dans une déclaration, à l’opération américaine ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro.
« En confisquant le pouvoir au peuple vénézuélien, en le privant de ses libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à sa dignité et à son droit à l’auto-détermination. La France s’est engagée avec constance, notamment par ses actions de médiation, en faveur du respect de la souveraineté du peuple vénézuélien, dont la voix doit primer ».
« L’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international. La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir. La multiplication des violations de ce principe par des nations investies de la responsabilité principale de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies aura de lourdes conséquences sur la sécurité du monde, qui n’épargneront personne. Instruite par l’Histoire, la France s’y prépare, mais ne peut s’y résoudre. Elle réitère son attachement à la Charte des Nations unies, qui doit continuer de guider l’action internationale des États, toujours et partout ».
Toutefois le ministre français, à l’unisson avec les autres États européens, a appelé au respect du droit international, condamnant à mots couverts l’opération américaine. Celle-ci en effet « contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international », déclare-t-il, avant d’ajouter : « La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir ».
Jean-Noël Barrot déplore, mais sans s’y « résoudre », la « multiplication des violations de ce principe par des nations investies de la responsabilité principale de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ». Enfin, par la voix de son ministre, la France « réitère son attachement à la Charte des Nations unies, qui doit continuer de guider l’action internationale des États, toujours et partout».
D’après Ministère de l’Europe
Et des Affaires Étrangères


