Le vainqueur de l’élection présidentielle de décembre a officiellement succédé àGabriel Boric mercredi 11 mars. Après une passation de pouvoirs tempétueuse, le gouvernement le plus pinochétiste depuis le retour à la démocratie en 1990 prend ses fonctions pour quatre ans.
Ce mercredi 11 mars, la passation de pouvoir présidentielle a eu lieu, marquant la fin du gouvernement de gauche de Gabriel Boric et le début de celui de droite de José Antonio Kast. Le nouveau président, ancien membre du Parti républicain (extrême droite), est arrivé au palais de La Moneda avec l’intention de mettre en place un gouvernement d’urgence, une idée qu’il défendait depuis la campagne présidentielle qui lui a permis de remporter le second tour des élections de décembre 2015. La cérémonie de passation de pouvoir s’est déroulée au palais de La Moneda à Santiago. Le président sortant a remis l’insigne O’Higgins, symbole de la passation de pouvoir, à son successeur. M. Kast a reçu son écharpe présidentielle des mains de la présidente du Sénat, Paulina Núñez.
L’avocat José Antonio Kast a été investi mercredi à la présidence du Chili Il a été investi au cours d’une cérémonie solennelle devant le Parlement réuni en assemblée plénière à Valparaiso, à 110 km de Santiago suivi par une réception dans la résidence d’été des présidents à Viña del Mar très proche de Valparaiso. Où le nouveau président avec de invités venus de plusieurs pays latino-américains ainsi que la présence du Roi d’Espagne qui connait fort bien le nouveau président chilien. « Les choses vont changer », a brièvement dit M. Kast à la presse avant son investiture. Le dirigeant d’extrême droite, qui succède au président de gauche Gabriel Boric, s’était largement imposé, lors de la présidentielle en décembre, sur la promesse d’éradiquer la délinquance et de lutter contre l’immigration irrégulière.
Dans son premier discours à la nation, prononcé depuis l’un des balcons du palais présidentiel de la Moneda, à Santiago, M. Kast a aussi assuré que le « gouvernement d’urgence » promis « Pour faire face à ces situations d’urgence en matière de sécurité, de santé, d’éducation et d’emploi, le Chili a besoin d’un gouvernement d’urgence, et c’est ce que nous allons avoir […], ce n’est pas un slogan », a déclaré le nouveau président du Chili, 60 ans, devant des milliers de partisans rassemblés dans la capitale chilienne. À suivre.
D’après Medias-Chile


