ARGENTINE : 50 ANS APRÈS
En Argentine, le 24 mars 1976, les militaires ont pris le pouvoir et se sont battus jusqu’en 1983. « Nous combattons sans nous battre contre la délinquance subversive jusqu’à l’annihilation total », a annoncé le dictateur Jorge Rafael Videla (1925-2013), peu après avoir pris la présidence. La « guerre contre la subversion » est décidée contre les organisations armées du péronisme et la justification du « processus de réorganisation nationale » autodénommé est instrumentalisée par la dictature militaire. Le 50° anniversaire du dernier coup se retrouve aujourd’hui en Argentine dans une « bataille pour la mémoire de la dictature ». « Cinquante ans après, il y a encore des morts sans sépulture et il y a encore des tombeaux sans noms… ». « Cinquante années après, il y a des crimes non résolus et des criminels impunis. Il y a encore des procès en cours et d’autres qui ne sont pas encore ouverts. La disparition de trente mille personnes et l’appropriation de cinq cents bébés – selon des estimations des organismes de droits humains – synthétisent les atrocités commises ». Nous réclamons encore justice, cinquante ans après…
Lionel Jospin
Dans les années soixante-dix, de nombreux réfugiés fuyant les dictatures en Amérique du Sud se retrouvèrent accueillis en France, notamment par des militants du parti socialiste dont Lionel Jospin a été un des dirigeants et qui a manifesté une grande sympathie et soutien pour les exilés latino-américains. Plusieurs membres de notre équipe de rédaction, dont les fondateurs, se retrouveront à plusieurs reprises avec Lionel Jospin et quelques éditions de notre revue, fondée en 1984, ont été envoyées au secrétaire général du parti socialiste. Nous avons décidé de reproduire ici un compte-rendu de la Fondation Jean Jaurès sur une journée d’étude le 4 décembre 2018 avec des historiens et témoins, à l’occasion d’une journée sur l’Amérique latine.
Entre cinéma et littérature
Nous sommes dans une période de festivals de cinéma latino-américains ainsi que des préparations des rencontres littéraires que nous ne manquerons pas de partager avec nos lecteurs, invités à continuer à rester fidèles à nos éditions papier et numérique ainsi qu’à nos newsletters hebdomadaires. Nous vous demandons de nous aider à élargir notre présence dans l’ensemble de la France. Nous restons à votre disposition pour suivre vos conseils et vos idées.
Januario ESPINOSA
revue@espaces-latinos.org

