Deux conférences d’actualité à suivre en janvier à la Maison de l’Amérique latine de Paris

Le contexte international est aujourd’hui marqué par une montée des tensions géopolitiques, un durcissement des rapports de force et une remise en cause croissante de l’ordre international. L’Iran et le Venezuela s’inscrivent au cœur de ces dynamiques. Cette conférence propose une analyse croisée de ces deux situations, souvent abordées séparément, mais révélatrices de logiques communes : stratégies d’influence, sanctions économiques, recomposition des alliances internationales et marges de manœuvre des démocraties face à des régimes autoritaires.

Avec : Jean-Michel Blanquer, président du Laboratoire de la République et ancien président de l’Institut des Amériques, Jean-Marc Laforêt, ancien ambassadeur de France au Venezuela et en Colombie et président de la Maison de l’Amérique latine, Fahimeh Robiolle, militante pour les femmes en Iran et en Afghanistan, et Carlos Quenan, vice-président de l’Institut des Amériques, qui apporteront leur décryptage et leur analyse de la situation internationale. 

Carlos Ominami a été, entre 1978 et 1984, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en France. À partir de 1984, il rejoint le Programme de relations internationales latino-américaines (RIAL) de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) au Chili, puis le Centre latino-américain d’économie et de politique internationale (CLEPI).

Il a été ministre de l’Économie du gouvernement Patricio Aylwin entre 1990 et 1992 et sénateur de la République chilienne de 1994 à 2010. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreuses tribunes et articles en espagnol, français, anglais et japonais. Carlos Ominami a une formation d’ingénieur commercial de l’Université du Chili et est Docteur en Économie de l’Université Paris X Nanterre. Carlos Ominami Pascual est officier de la Légion d’honneur française. Rencontre animée par Christophe Ventura, directeur de recherche, IRIS. Trente-cinq ans après la fin de la dictature, le Chili vient d’élire, le 14 décembre 2025, un nouveau président d’extrême-droite ouvertement nostalgique du régime d’Augusto Pinochet. Pourquoi et comment une telle victoire a-t-elle été possible ? Quelles leçons en tirer ? Quel avenir pour le Chili ?