Après Sept maisons vides, couronné en 2022 par le prestigieux National Book Award du meilleur livre étranger et applaudi par la critique française et internationale, nous retrouvons l’autrice argentine Samanta Schweblin avec son nouveau livre « d’une rare puissance évocatrice » (Joyce Carole Oates). Aux éditions Grasset. Samanta Schweblin née à Buenos Aires le 8 mars 1978.
Une mère s’installe dans sa cuisine avec ses filles, malgré l’odeur de vase du lac où elle a tenté de se noyer ; une architecte argentine reconnaît un petit garçon disparu dans l’œil d’un cheval maltraité ; un père n’arrive plus à soutenir le regard de son fils qui, après avoir avalé une pile, a dû subir une trachéotomie ; une femme héberge la patiente d’une maison de retraite en fugue, avant de se faire séquestrer par le fils de cette dernière… Autant de situations de non-retour où le bien et le mal sont inextricablement liés. Fragiles, les personnages de ces histoires sont saisis à l’instant où l’étrangeté fait irruption dans leur vie — laissant les uns face à la douleur, les autres aux prises avec la culpabilité, et pour tous un besoin de tendresse plus puissant que jamais.
La prose de Schweblin, tout en tension, forme un univers où les monstres du quotidien nous observent de si près qu’on croirait sentir leur souffle. Plongeant le lecteur dans un état d’alerte aussi troublant qu’hypnotique, Le bon mal est une expérience de lecture inoubliable. Samanta Schweblin étudie le cinéma à l’Université de Buenos Aires. Son premier recueil de nouvelles, El núcleo del Disturbio, lui vaut le prix du Fond National des arts, le plus important du pays, en décembre 2001. Son deuxième recueil de nouvelles, Pájaros en la boca, remporte le Prix Casa de las Américas et deux bourses internationales de résidence, l’une de l’État mexicain d’Oaxaca et l’autre de la Fondation Civitalla Ranieri en Ombrie et en Toscane. En 2013, elle est invitée par l’Association des écrivains de Shanghai pour un séjour de deux mois.
En 2014, elle publie son premier roman, Distancia de rescate. En 2015, elle remporte le prix de la Nouvelle Ribera del Duero pour son recueil Siete casas vacías. Ce prix, doté de 50 000 euros, est considéré comme le plus important pour les nouvelles publiées en langue espagnole. En 2017, la traduction anglaise de Distancia de rescate (Fever Dream) est présélectionnée pour le prix international Man-Booker. Depuis 2016, elle organise des ateliers d’écriture créative, notamment à Oaxaca, La Havane, Stockholm, Pékin et Berlin. Schweblin vit et travaille à Berlin.
D’après service de presse
Éditions Grasset
« Le bon mal » de Samanta Schweblin, traduit de l’espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon aux éditions Bernard Grasset, Paris, 253 p. 23 euros.


