LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT
Les gouvernements et les dirigeants d’Amérique latine ont réagi avec inquiétude aux attaques américaines et israéliennes contre l’Iran, qui ont débuté samedi. Alors que les États-Unis prévoient plusieurs jours d’opérations militaires au Moyen-Orient une grande majorité des gouvernements latino-américains ont réagis par des communiqués en souhaitant revenir à la table de négociations. Le président chilien Gabriel Boric, s’est exprimé concernant l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Sur son compte officiel le président chilien a déclaré : « De même que les attaques unilatérales des États-Unis contre l’Iran sont inacceptables, celles menées par l’Iran contre des pays du Moyen-Orient le sont également ». Par ces mots, le chef de l’État a affirmé sa position critique à l’égard des actions militaires des deux parties impliquées dans le conflit.
L’ARGENTINE À PARIS
Un Appel de la Maison Argentine de la Cité universitaire à Paris a retenu toute notre attention concernant la disparition de la plaque commémorative des victimes du terrorisme d’état argentin dans la Fondation argentine à Paris. Le nouveau directeur nommé par l’actuel gouvernement de Javier Milei, a refusé, au moment de sa nomination, de signer la Charte des principes qui régit le fonctionnement des différentes maisons, car cette charte comporte, des engagements contre toute forme de discrimination.
LE FILM « BELEN » PRIMÉ AUX GOYAS
« Belén », le film réalisé par la réalisatrice argentine Dolores Fonzi, a remporté le prix du Meilleur Film ibéro-américain aux Goyas à Barcelone. Il est inspiré de l’histoire vraie d’une jeune femme de Tucumán en Argentine qui, après une fausse couche, a été condamnée à huit ans de prison en 2016 pour homicide. Dolores Fonzi estime que l’histoire de Belén reste d’actualité car, bien que l’interruption volontaire de grossesse soit légale en Argentine depuis 2020, des situations de criminalisation des fausses couches ou des urgences obstétricales persistent, notamment chez les femmes à faibles revenus. Pour la réalisatrice, le film est un outil important qui permet d’aborder la question des droits fondamentaux et des inégalités.
Januario ESPINOSA
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