Brasileiras est un recueil exceptionnel de témoignages de femmes artistes, militantes pour la démocratie et/ou victimes de la répression dans le Brésil des années 1970 sous dictature militaire.
Devant le magnétophone de Maryvonne Lapouge et Clelia Pisa, ces femmes nous plongent au cœur de la condition féminine dans un Brésil où les inégalités sociales, le racisme structurel et la violence de genre marquent leur quotidien. Cet ouvrage exceptionnel fait entendre la parole de femmes qui ont, pour la plupart, joué un rôle majeur dans l’histoire du Brésil.
Écrivaines, professeures, actrices, éditrices, cinéastes, prisonnières, ouvrières agricoles, médecins ou habitantes de favelas, leur diversité d’origine est explorée afin de proposer une mosaïque d’une grande richesse. Cet ouvrage exceptionnel fait entendre la parole de femmes qui ont, pour la plupart, joué un rôle majeur dans l’histoire de leur pays dans le cinquantenaire qui a suivi ces entretiens. Les problématiques qui y sont posées sont toujours d’une grande actualité.
Ce livre comprend les témoignages de Branca Alves, Leilah Assuçao, Maria Alice Barroso, Norma Benguell, Heloisa Buarque de Holanda, Myriam Campello, Marilena de Souza Chaui, Carmen da Silva, Carolina Maria de Jesus, Ruth Escobar, Lygia Fangundes Telles, Julieta Godoy Ladeira, Walnice Noguiera Galvao, Hilda Hilst, Odete Lara, Clarice Lispector, Elice Munerato, Rosemarie Muraro, Myriam M.V., N.B., Carlota Pereira de Queiroz, Nélida Piñon, Zulmira Ribeiro Tavares, Ana Carolina Teixeira Soares, Naumi Vasconcelos. « Quand les femmes se cherchent, ce qu’elles disent n’est pas une parole en l’air : cette parole s’enracine dans un quotidien, un lieu, un temps. Ainsi, les entretiens rassemblés ici, en même temps qu’ils livrent une expérience de vie féminine, en disent beaucoup sur un pays, le Brésil, avec ses écarts extrêmes d’une classe sociale à l’autre, ses distorsions, ses injustices… »
M. L. et C. P.
Traductrice de l’italien et du portugais, Maryvonne Lapouge-Pettorelli (1927-2021), a notamment fait connaître en France quelques-uns des chefs-d’œuvre de la littérature brésilienne, dont Les Heures nuesde Lygia Fagundes Telles(Cambourakis, 2024) et Diadorimde João Guimarães Rosa (Albin Michel, 2006).
Clelia Pisa (1931-2017) arrive à Paris avec son mari, le peintre et sculpteur Arthur-Luiz Piza, en 1951. Elle travaille d’abord comme journaliste, avant de devenir consultante de grandes maisons d’édition françaises. Clelia Pisa a préfacé des ouvrages de Clarice Lispector (La Passion selon G. H.), de Mário de Andrade et de Carolina Maria de Jesus.
Guiomar Maria de Grammont Machado de Araújo e Souza est historienne, philosophe, commissaire d’exposition, éditrice, professeur et directrice de l’Institut de philosophie des arts et de la culture de l’Université fédérale de Ouro Preto au Brtésil. Auteure de six pièces de théâtre, elle a publié une dizaine d’ouvrages (nouvelles, romans, essais) : Corpo e sangue (1991), A casa dos espelhos (1992), O fruto do vosso ventre (1994 ; éd. Augmentée, 2002), Fugues en miroirs (Fuga em Espelhos, 2001), Caderno de Pele e de Pelo / Cahier de Peau et de Poil. Édition bilingue (Chez l’auteur, 2002, hors commerce), Don Juan, Fausto e o Judeu Errante em Kierkegaard (2003), Sudário (2006), Aleijadinho e o Aeroplano : paraíso barroco e a construção do herói colonial (2008).


