Journaliste, réalisateur et scénariste chilien, Carlos Pinto est le créateur de Mea culpa, l’un des programmes les plus populaires de la télévision chilienne, diffusé pendant quatorze ans. Surnommé « le Hitchcock chilien » par un de ses pairs, l’écrivain à succès Alberto Fuguet, il s’est tourné vers la littérature avec El silencio de los malditos, devenu best-seller. El jardín de los inocentes, son deuxième roman sorti en 2021, s’inspire d’un fait divers réel pour explorer les dérives de ceux qui franchissent les limites de la morale et de la loi.
« Le jardin des innocents » de Carlos Pinto nous entraîne au cœur d’un Chili où la loi condamne les femmes, et où chaque choix peut faire basculer un innocent dans l’horreur. À Santiago du Chili, dans le quartier de Santo Domingo, une maison cache une clinique clandestine. Edison, brillant étudiant en médecine, et Emilia, sa compagne, y accueillent des femmes que la loi abandonne. Dans un pays où l’avortement est interdit, ils se persuadent de réparer une injustice, intervention après intervention, en s’exposant à chaque fois un peu plus au danger. Lorsque l’une de leurs patientes meurt et que les hôpitaux commencent à signaler des cas suspects, l’inspecteur Facundo Pineda est chargé d’enquêter.
Policier au flair presque légendaire, il se retrouve face à un dilemme vertigineux : traque-t-il des criminels… ou des sauveurs sacrifiés par la loi du pays ?À mesure que l’enquête progresse, « Le jardin des innocents »transforme le polar en véritable enquête morale, où chaque personnage doit affronter sa part de responsabilité. Inspiré d’une affaire policière, « Le jardin des innocents » de Carlos Pinto, figure culte de la télévision criminelle et créateur de l’émission Mea Culpa, mêle tension de thriller, drame social et réflexion sur le corps des femmes, la culpabilité et la frontière mouvante entre justice et crime. Porté en français par le grand traducteur Albert Bensoussan, ce premier titre de la collection Noir Elysande affirme la ligne d’Élysande éditions : des fictions noires, puissantes et profondément humaines, qui continuent de résonner bien après la dernière page.« Un polar noir inspiré du réel, d’une force rare, qui oblige à regarder en face ce que la loi fait aux corps et aux consciences. » Nicolas Sansonnet, éditeur chez Élysande éditions.
D’après Éditions Elysande
Le Jardin des innocents par Carlos Pinto, traduit de l’espagnol (Chili) par Albert Bensoussan, aux éditions Élysande dans sa collection, 417 p., 24,90 euros


