L’auteure argentine a surpassé les autres finalistes avec un ouvrage qui selon le jury « élève la tradition de la nouvelle à son apogée ». Ce prix, le premier du genre, comptait cinq finalistes : les Espagnols Enrique Vila-Matas et Marcos Giralt Torrente, l’Argentine Samantha Schweblin, le Colombien Héctor Abad Faciolince et la Chilienne Nona Fernández.
À Barcelone, le mercredi 8 avril au soir, le lauréat du prix Aena 2026 du récit latino-américain a été annoncé. Ce prix, décerné pour la première fois cette année, récompense l’auteur du meilleur roman en espagnol publié au cours de l’année précédente. Le prix s’élève à un million d’euros (ce qui en fait l’un des prix littéraires les plus importants au monde), tandis que les autres finalistes reçoivent 30 000 euros.
Pour cette édition, un jury de neuf membres a été constitué, présidé par l’écrivain et journaliste Rosa Montero Gayo. Les voix restantes ont été exprimées par María Pilar Fernández García (Pilar Adón), Luis Alberto de Cuenca Prado, Jorge Fernández Díaz, Leila Guerriero, José Carlos Llop Carratalà et Élmer Filemón Mendoza Valenzuela (Élmer Mendoza). Jesús García Calero et Sergio Vila-Sanjuán ont exercé les fonctions de secrétaires, sans droit de vote. À 22 heures, on a annoncé le lauréat du prix, pour lequel cinq écrivains ont été nominés dans cette édition inaugurale : les Espagnols Enrique Vila-Matas et Marcos Giralt Torrente, l’Argentine Samantha Schweblin, le Colombien Héctor Abad Faciolince et la Chilienne Nona Fernández. La lauréate est l’écrivaine Samantha Schweblin, née à Buenos Aires, pour son roman El buen mal. Cependant, chez Infobae, nous avons souhaité revenir sur les romans qui ont permis à ces auteurs de frôler le million d’euros, ainsi que sur leurs confidences ors de nos entretiens.
“El buen mal” de Samantha Schweblin
Les six nouvelles d’El buen mal permettent à Samantha Schweblin d’explorer les aspects les plus sombres de la nature humaine. L’écrivaine argentine, considérée comme l’une des voix les plus singulières de la littérature latino-américaine, mêle un réalisme troublant à des éléments à la fois fantastiques et sinistres, faisant honneur à la citation qui ouvre le roman : « L’étrange est toujours ce qu’il y a de plus vrai. » « Je crois que nous sommes comme dans une torpeur, dans notre façon d’appréhender le présent. Peut-être précisément parce qu’il est si brutal, nous le survolons sans trop nous y attarder. Tout est si rapide, accéléré, virtuel, simplifié, que ce sont ces forces qui nous réveillent brutalement », a confié l’auteur lors d’une interview. « Les récits de ce livre vont droit au cœur de cet état d’urgence, à ce que nous pourrions voir lorsque nous prendrions enfin le temps de regarder. » L’ouvrage a d’ailleurs remporté le prix lors de la première édition de ce concours.
D’après presse argentine


