Le groupe musicale « Vidala » et son spectacle « Histoire Américaine »… Prochains concerts en 2026…

Introduction 

Alors que le nouveau Président chilien élu Salvador Allende montait sur le podium en novembre 1970 pour congratuler le peuple en liesse, on pouvait lire une banderole au-dessus de sa tête qui disait “On ne peut pas faire une révolution sans chansons”. Quelques années plus tard, la dictature militaire de Pinochet, dans le but de censurer le mouvement de la “Nueva Canción”, proscrit l’usage de nombreux instruments de musique andins…La Nueva Canción prend ses sources dans les mouvements contestataires des années 70 en Amérique du Sud.  C’est une forme musicale de type chanson de proteste, inspiré d’une appropriation du folklore indigène ainsi que du collectage de chansons traditionnelles, sur des textes poétiques, sociaux et contestataires.

Pendant les années 70, de multiples dictatures ont été installées en Amérique du Sud, dans un contexte de guerre froide et de mise en place d’un laboratoire économique ultra-libéral inspiré des théories de Milton Friedman et sous l’impulsion des Chicago Boys (un groupe d’économistes radicaux issus de l’université de Chicago). Ainsi au Chili, en Argentine, Bolivie, Paraguay, Uruguay, Brésil, Pérou, les coups d’états se sont succédé, laissant en place pour de nombreuses années (jusque dans les années 90 pour certains d’entre eux) des dictatures militaires sanglantes.

Dans la plupart de ces pays, les services publics ont été privatisés ou tout simplement détruits, fermés (santé, éducation, universités, retraites). L’État de droit a disparu. Les syndicats ont été interdits, et les richesses nationales privatisées au profit de grandes multinationales et d’une petite oligarchie d’extrême droite. Les citoyens se retrouvant privés de tout et à la merci d’une répression féroce (disparitions, tortures, exécutions de masse, emprisonnements arbitraires) ont cependant résisté pendant ces années sombres en reconstruisant une société parallèle de solidarité et de résistance en petites structures associatives et en grands mouvements de contestations (grèves, résistance passive, mouvement de guérilla).

Dans ce contexte d’exception, où les droits de l’homme ont été systématiquement déniés, certains artistes Sud-Américains ont pris une place particulière dans la résistance de la société civile à la barbarie des dictateurs. Nombre d’entre eux ont connus la prison et la torture, l’exil et parfois la mort. Ainsi les poètes, les musiciens, les chanteurs qui ont constitué le corps de la Nueva Canción ont payé un lourd tribut dans la marche vers la liberté de toutes ces nations. Ils ont pourtant porté les espérances de liberté et de démocratie des peuples Sud-Américains et ont fait connaître au monde entier par leur art, le combat des peuples opprimés, créant une mobilisation internationale, qui finira par peser dans le processus de retour à la démocratie.

26 et 27 février à La Source – Fontaine (38) – 3 mars : L’Adagio – Thionville (57) / 4 mars à l’Espace Culturel de l’Université – Valenciennes (59) / 12 mars Collège Les Quatre Ventes – L’Arbresle (69) / 20 mars  Maison des Passages – Lyon (69) : 21 avril : MCJ – Ambérieu-en-Bugey (01) / 5 juin Théâtre de Givors (69) / 8 juillet Lac d’Aiguebelette – Aiguebelette (73) / 21 septembre Espace Gérard Philipe – Varennes-Vauzelles (58) – à confirmer / 6 octobre La Gare à Méricourt (62) 10 octobre au Festival Voix Croisées – Escalquens (31)… à suivre…