Le caricaturiste chilien José Palomo Fuentes, référent de l’humour graphique en Amérique latine, est tombé comme un légat qui a traversé les frontières. Il est né au Chili le 22 novembre 1943 et il est mort au Mexique le 29 mars dernier.
Le monde de l’art et de la culture fait son adieu à José Palomo Fuentes, l’un des grands noms de l’humour graphique en espagnol. La nouvelle de sa mort, confirmée par sa famille, a provoqué une vague de réactions de la part de ses collègues et lecteurs qui, au cours des décennies, ont rencontré dans son travail un mélange unique de critique, de sensibilité et de réflexion. Très connu simplement comme « Palomo », l’artiste fut remarqué par son talent et par la profondeur de sa pensée. Son œuvre ne fut jamais superficielle : derrière chaque vignette, chaque ligne se cache une idée majeure, une lecture du monde qui allé au delà d’un simple rire. José Palomo Fuentes est né le 22 novembre 1943, au Chili. Il a du quitter son pays natal après le coup de l’État de 1973, développant une grande partie de sa carrière au Mexique, pays qui l’a accueilli après l’exil imposé par la dictature d’Augusto Pinochet.
Dans la nation aztèque, il a reconstruit sa vie et sa carrière, trouvant un espace de création et un engagement qui représente son héritage. C’est ici où il vécu, de manière définitive, en formant une famille, avec son épouse, Zandra, et ses enfants Elías et Matías. La trajectoire de Palomo a été profondément attaché dans une œuvre vaste et critique, publiée dans des médias comme Excelsior et El Clarín. Pourtant, son rôle fut aussi fondamental dans le journalisme indépendant mexicain, en tant que membre fondateur de l’équipe du journal Uno mas Uno, et plus tard, il s’est consolidé comme l’un des fondateurs de La Jornada, journal qui a contribué à cimenter un journalisme critique, aigu et engagé avec les causes sociales.
Palomo possédait un trait ferme et reconnaissable qui combinait l’acuité politique et une une profonde sensibilité humaine. Palomo a rappelé les injustices, les tensions du pouvoir et la mémoire des gens. Entre ses œuvres les plus marquantes se trouvent El Cuarto Reich, Literatos y Matías y El pastel de fresas. Son travail lui a valu de multiples reconnaissances, entre autres un doctorat honoris causa en Humour de l’Université d’Alcalá de Henares, Espagne, ainsi que divers prix nationaux et internationaux.
Son héritage constitue un référent indispensable de l’humour politique contemporain en Amérique latine. Il a été toujours fidèle a ses croyances même dans des les moments les plus obscurs, comme dans la dictature au Chili. il était capable de dérision. « Il a toujours eu une position critique et cependant emplie d’espoir », a affirmé son fils Elías. Son fils, a aussi fait valoir l’importance que le caricaturiste eu auprès de plusieurs générations tant dans les livres infantiles que dans les médias où il a collaboré. « Il a eu toujours quelqu’un touché ou que s’est senti identifié avec ce qu’il faisait ou disait à travers de son oeuvre ».
Si quelque chose définit Palomo, c’est sa façon d’entendre l’humour. Dans l’une de ses réflexions le plus inoubliables lors d’une interview d’Excélsior en 2017, il a affirmé que le plus proche de l’humour est la poésie. Il n’est pas question d’une simple phrase, mais d’une déclaration qui résume toute sa vision artistique. Pour lui, l’humour n’était pas seulement une satire ou une moquerie, mais une forme de réinterprétation de la réalité avec sensibilité. Inspiré par la lecture constante, en particulier par la poésie, il a développé une capacité unique à transformer des idées abstraites en images concrètes. Cet exercice de « dessin de métaphores » est clé dans son style, transformant son travail en une expérience tant visuelle qu’intellectuelle.
D’après les Médias Chiliens
Traduits par Latinos


