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juin 2016

Il n’y a pas seulement ce que l’on dit : « Voix off » du chilien Cristián Jiménez

Voici le troisième film du réalisateur chilien Cristián Jiménez, né en 1975 à Valdivia, au sud du Chili. Après le très bon Ilusiones ópticas (2009) et Bonsái (2011), il nous propose un film rare, un cinéaste à suivre…

A Valdivia au Chili, Sofia est végétarienne, séparée et mère de deux enfants. Fatiguée, elle cherche un peu de répit et décide de se passer pendant un an d’internet, de télé et de portable. Elle est aussi la sœur d’Ana, une femme très différente, solide, indépendante et décidée qui vient de rentrer de France avec son mari et son bébé. Son père Manuel, annonce qu’il quitte sa femme, Mathilde, qui n’arrive pas à comprendre et admettre cette décision de son mari.

Sofia « est une femme qui a besoin de comprendre, écouter et mettre de l’ordre dans sa vie afin de pouvoir avancer… Dans ce film, ajoute le réalisateur, les événements familiaux apportent une couche dramatique essentielle. Pourtant proposer le portrait d’une famille qui se désintègre ou parler de la séparation d’un couple âgé et la crise que cela provoque au sein de la famille ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est de montrer comment Sofia et sa sœur Ana affrontent ces événements et en parlent. Le dialogue devient le centre du film. Les mots sont donc primordiaux. Non seulement par ce que l’on dit, mais aussi par ce qu’on ne dit pas. Cette famille semble manquer de mots pour exprimer ce qu’elle est en train de vivre…C’est pour moi le vrai sujet de Voix off, la perception de chacun du Vrai et du Faux. Dans une structure familiale, la Vérité, avec un V majuscule, n’existe pas. Les gens peuvent essayer d’exprimer au plus proche ce qu’ils ont vécu, mais il y aura toujours un filtre parental qui amène une construction, une fiction… L’image dit effectivement autre chose que le dialogue qu’on entend en off. On a beaucoup cherché comment transmettre à l’écran des couches de sensation, de ressenti. Ce dispositif était déjà là dans le scénario, mais j’ai vraiment découvert son effet au montage. » Il est vraiment assez rare qu’un film travaille autant le son. Cela nécessite aussi de très bonnes interprétations de la part des comédiens. Cristían Jiménez est un cinéaste à suivre.

Alain LIATARD

Bande annonce ici

Buenos Aires bien negro… par l’Argentin Ernesto Mallo

Après Paris, Los Angeles, Mexico, Haïti, La Havane et quelques autres villes, c’est Buenos Aires qui sert de cadre aux quatorze nouvelles qui composent ce recueil présenté par l’écrivain argentin Ernesto Mallo. De San Telmo à Belgrano, de Palermo à Bajo Flores, on se promène à travers les quartiers porteños dans des histoires ancrées dans la vie quotidienne de ses habitants.

Photo : elplacerdelalectura/ed.Asphalte

On est loin en effet de la ville touristique, on n’entend que quelques rares notes de tango, les préoccupations des personnages de ces nouvelles ne sont pas celles des visiteurs occasionnels : il s’agit de trouver de quoi améliorer sa vie de tous les jours, quitte parfois à passer les limites de ce que tolère la société, comme aider un proche à mourir par exemple.

Les règles du récit noir sont parfaitement respectées par les quatorze auteurs de ces textes inédits, mais, intérêt supplémentaire, leur décor est nettement défini, ce qui donne l’occasion de découvrir des zones parfois très visitées par les romanciers, souvent peu connues parce que banales à leurs yeux, mais qui ne manquent pas de matière très humaine. Très humain, dans la littérature noire, c’est cruel, sensuel, avec du désespoir ou de l’humour. Une fois de plus, le choix des auteurs et des textes est entièrement réussi. On se gardera bien de faire ressortir l’un ou l’autre, le goût de chaque lecteur le portera plutôt vers certains, mais aucun des quatorze ne démérite. Une bonne suggestion pour les futures lectures estivales.

Christian ROINAT

Buenos Aires Noir, traduit de l’espagnol (Argentine) par Olivier Hamilton et Hélène Serrano, éd. Asphalte, 224 p., 21 €.

Chronos de la semaine du 20 au 26 juin 2016

19 juin | MEXIQUE |  La police a réprimé une manifestation des enseignants de la CNT qui bloquait une autoroute près de Nochixtlan, petite ville située à 83 km au nord-ouest de Oaxaca, capitale de l’État du même nom (sud-ouest). Bilan : 6 morts, 53 civils et 55 policiers blessés. Le même jour dans la région, deux autres personnes, dont un journaliste, ont été tuées près d’un autre barrage routier.

20 juin | AMÉRIQUE LATINE |  L’écart entre les riches et les pauvres n’est pas seulement d’argent. Moins de 100 personnes accumulent la richesse de 3 500 millions. Le manque d’accès aux services de base creuse l’écart. C’est également évident dans l’accès à l’ eau potable, l’électricité, l’assainissement, l’éducation.

20 juin | MEXIQUE |  Dix mois après avoir été élu, le puissant président du PRI, Manlio Fabio Beltrones, a démissionné, victime des mauvais résultats électoraux recueillis le 5 juin passé. Son échec, qui a balayé quatre gouverneurs du parti, a été compris comme un signe de son éloignement d’une société civile chaque fois plus autonome et critique. Cette démission ouvre la porte au renouvellement du parti au pouvoir.

20 juin | COLOMBIE |  Le président Juan Manuel Santos espère pouvoir signer la paix avec les FARC le 20 juillet, jour de l’indépendance.  Le président a de nouveau fixé une date pour un accord après une tentative infructueuse le 23 mars. « Je crois que pour le 20 juillet, nous aurons pu terminer les négociations à La Havane et entrer dans une étape nouvelle pour le pays », a assuré le président.

20 juin | MEXIQUE |  Un rapport de l’ONU met à nouveau le doigt sur des exécutions extrajudiciaires et sur l’impunité qui persistent dans le pays et affirme que le droit à la vie est en « grave danger« . Il dénonce les insuffisances du système juridique.

20 juin | COLOMBIE |  Carlos Velandia, ancien membre de la direction de l’Armée de libération nationale (ELN), a été arrêté à son arrivée d’Espagne à l’aéroport d’El Dorado de Bogotá par des agents de l’immigration qui lui ont dit qu’ils avaient un mandat d’arrêt contre lui avec des accusations d’enlèvement et homicide aggravé. Condamné à dix ans de prison en 1994, il était parti en exil en Espagne. Cette arrestation a soulevé une vague de critiques parmi certains mouvements et organisations œuvrant pour la paix en Colombie.

21 juin | COLOMBIE |  Jaime Iván Martínez Betancourt, un Colombien de 44 ans, résident à Antioquia, a avoué avoir tué 25 personnes en une dizaine d’années après leur rencontre dans la maison de la première de ses victimes reconnues.

21 juin | COLOMBIE |  Le processus de paix de la Colombie affronte une de ses semaines les plus décisives depuis que les négociations entre le gouvernement et les FARC ont été lancées il y a plus de trois ans et demi. Les négociateurs annoncent une feuille de route pour mettre en œuvre le cessez-le-feu bilatéral. Les conversations entre les deux parties seront étendues ce mardi jusqu’au moins le 5 juillet afin de parvenir à un accord final, ou au moins clore les affaires les plus significatives.

21 juin | MEXIQUE |  Aucun État mexicain « ne garantit le droit aux enfants d’apprendre » comme indique un rapport publié par l’association Mexicanos Primero. Dans un indicateur qui tient compte des services qu’offrent les écoles mexicaines et les résultats des élèves, celui-ci souligne que les institutions avec d’autres ressources et mieux classées, ne passent pas les examens de base. Les écoles d’Oaxaca et du Chiapas, les établissements ayant le niveau socio-économique plus faible, sont les derniers dans le classement.

22 juin | COLOMBIE |  Pour la première fois, le gouvernement et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu bilatéral et définitif. L’accord devait être signé par le président Juan Manuel Santos et le chef de la guérilla Rodrigo Londoño, alias « Timochenko » en présence de plusieurs chefs d’État d’Amérique latine et du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon.

22 juin | MEXIQUE |  Le ministre de l’Intérieur, Miguel Ángel Osorio Chong a rencontré des représentants syndicaux de la Coordination des travailleurs de l’éducation (CNTE) après des affrontements qui ont fait au moins huit morts dans le sud du pays. Les enseignants mexicains dénoncent une « répression violente » de la police.

22 juin | BRÉSIL |  Outre la crise politique et la menace du virus Zika, les Brésiliens ont appris que le gouverneur de Rio décrétait « l’état de calamité publique ». Francisco Dornelles estime que « la grave crise financière empêche l’État d’honorer ses engagements pour la réalisation des Jeux », qui auront lieu en août. Le président par intérim, Michel Temer, a autorisé une contribution financière.

22 juin | MEXIQUE |  L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime a présenté le premier rapport  qui montre le Mexique en tant que troisième plus grand producteur de pavot dans le monde. Dans le pays, plus de 28 000 hectares sont cultivés chaque année, comme l’a révélé le rapport sur les champs d’opium illégaux mexicains.

23 juin | COLOMBIE |  La mission politique des Nations unies déploiera 400 observateurs, dont cinquante Espagnols, pour vérifier le cessez-le-feu entre l’armée et les FARC.

23 juin | BRÉSIL |  Paulo Bernardo, ancien ministre des gouvernements de Lula da Silva et Dilma Rousseff, a été arrêté à Brasilia dans le cadre d’une opération de lutte contre la corruption liée à l’affaire Petrobras. Le Parti des travailleurs est impliqué dans un nouveau scandale de détournement d’argent.

23 juin | MEXIQUE |  Le mois de mai a été le mois le plus violent en quatre ans. Les ministères publics du pays ont instruit pendant le mois passé 1 746 enquêtes préalables pour homicide. Le chiffre représente un accroissement de 212 cas par rapport à avril.

23 juin | COLOMBIE |  Les FARC s’engagent à livrer leurs armes dans les 180 jours après la signature de la paix. La guérilla se concentrera dans 23 zones, fondra ses armes pour faire trois monuments et accepte le plébiscite.

23 juin | VENEZUELA |  Lors de sa réunion à Washington, l’OEA n’est pas parvenue à décider si elle intervient dans la crise. L’organisation a conclu sa session de discussion sur la Charte démocratique sans prendre aucune décision sur l’opportunité de voter à l’avenir sur la mise en œuvre de la Charte au Venezuela, qui est activée lorsque l’on considère qu’un pays subit un changement dans son « ordre démocratique « .

24 juin | VENEZUELA |  L’opposition a obtenu la validation de 409 313 signatures, deux fois ce qui est exigé par le Conseil électoral pour lancer un vote sur le référendum révocatoire contre le président Nicolas Maduro.

 Guy MANSUY

À Lyon dimanche 3 juillet, on danse la rumba toute la nuit…

Dans le magnifique théâtre romain de Lyon, le festival Nuits de Fourvière propose un périple musical entre Cuba, Congo et Catalogne, avec Parrita, Faya Tess, Los Angelitos Negros, Antoine “Tato” García… toute une nuit de la rumba ce dimanche 3 juillet à Lyon…

Photo : Nuits de Fourvière

C’est aux rythmes de la rumba que se déroulera en septembre prochain le grand Défilé de la Biennale de la danse, l’un des rendez-vous les plus populaires de la vie culturelle lyonnaise. Pour préparer cette fête, Fourvière accueille une création exclusive, explorant les multiples visages et couleurs d’une musique qui a franchi les frontières et les époques. Née au 19e siècle dans le terreau des rituels afro-cubains, la rumba a essaimé la planète pour se réinventer. On la retrouve dans l’entre-deux-guerres au Congo, où elle composera bientôt la flamboyante bande-son de l’indépendance. Dans les années 1950, elle prospère entre Barcelone et Perpignan, où les Gitans s’imprègnent du son cubano et du mambo pour créer la virevoltante « rumba catalane ».

C’est ce périple à travers l’Histoire et le monde que conte la Nuit de la Rumba, avec quelques détours inattendus (Hongrie, Chine, Inde…) et un foisonnement de chants et de rythmes portés par des solistes de choix comme le Barcelonais Parrita, la Congolaise Faya Tess, le Perpignanais Antoine « Tato » García ou la Cubaine Ludmila Mercerón. Le tout enrobé par un orchestre de cuivres et percussions confié aux mains d’or des arrangeurs cubains Robin Reyes Torres et Ernesto Burgos Osorio (Santiago de Cuba). Au cœur de la soirée, pour parachever la fête, Dominique Hervieu, directrice artistique de la Biennale de la danse, viendra initier le public à la rumba tarentelle qui composera le final très attendu du Défilé de septembre.

On dit fréquemment que la rumba est la danse de l’amour… Les lents mouvements que les danseurs effectuent confèrent à cette danse une sensualité particulière qui ne laisse pas indifférent. L’évolution du couple de danseurs est à rapprocher d’une parade nuptiale du monde animal : la femme aguiche l’homme avant de se dérober au dernier moment tandis que l’homme tente de la séduire en essayant de garder le contrôle…

La rumba prend ses origines dans les danses populaires de l’île de Cuba comme la habanera ou la guajira, dont on peut avoir un aperçu à travers le titre connu « Guantanamera ». Il apparaît que le verbe danser se dit rumbiar dans la tradition cubaine ; ce mot fait référence également par extension à un bal ou toute fête dansante. La première version de la rumba, à la fin des années 1920, est connue sous le nom « rumba-boléro ». C’est une  rumba lente, que les partenaires dansaient alors très proches l’un de l’autre, un peu comme le slow moderne que nous connaissons. La forme actuelle de la rumba, la « rumba cubaine », fit son apparition à la fin des années 40, développée en parallèle par des professeurs de danse aux États-Unis et en Angleterre…

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L’accueil des réfugiés syriens en Amérique latine mais aussi des latinos

Ce 20 juin se célébrait la journée mondiale du réfugié. Si l’Europe est la principale destination de milliers de personnes qui fuient la guerre, l’Amérique latine n’est pas étrangère au phénomène. Il est vrai que ces dernières années, l’accent a été mis sur les Syriens qui quittaient leur pays à cause de la guerre civile, mais dans le continent sud américain, il y a aussi des exemples de pays qui ont ouvert la porte à des frères pas si éloignés.

Photo RFI Photos

Des milliers de gens se tournent avec espoir vers l’Amérique latine, un continent aux bras ouverts

L’Équateur est peut être le plus emblématique pour être le pays qui a accueilli le plus de Colombiens qui fuyaient les conflits internes. Selon l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), l’Équateur avait eu, fin 2015, plus de 230 000 demandes d’asile. 70 % des réfugiés vivent en zone urbaine. La plupart restent près de la frontière, dans des régions défavorisées au plan des services et des infrastructures, rapporte le journal El Comercio d’Équateur qui, à l’occasion de la journée des réfugiés, a recueilli quelques histoires de vie de Colombiens réfugiés :

Lucenia, est une jeune femme de 24 ans qui a fui la violence dans son pays. « Là-bas ma vie était en danger. Quand j’avais 12 ans, mon frère a été séquestré et tué »  a-t-elle dit au journal. Lucenia a trois enfants. En réalité, elle a pris en charge un bébé supplémentaire, à la santé précaire, dont la mère était morte. « J’ai su qu’une femme était morte en laissant neuf enfants. En arrivant dans la maison, il y avait ce bébé qui pleurait et était inconsolable » raconte t-elle. Après plusieurs mois à l’hôpital le père de l’enfant a accepté que Lucenia prenne soin de lui. « Je suis maintenant dans un processus d’adoption » a-t-elle ajouté.

Carmen est arrivée de Colombie il y a 13 ans comme réfugiée. Elle participe à la campagne lancée par le HCR, publie El Comercio, pour demander aux gouvernements de garantir à tous les enfants réfugiés un lieu sûr pour vivre, une opportunité de travail et un espace de développement personnel. Cette pétition sera remise au siège de l’ONU le 19 septembre prochain. Carmen a quitté la Colombie après que son frère a été assassiné. “J’ai parlé avec de nombreuses personnes qui disent que nous sommes des narcotrafiquants, et je leur ai expliqué patiemment que nous ne sommes pas tous mauvais. Nous venons d’un pays de conflits, mais nous ne sommes pas tous les mêmes ».

L’Équateur est donc un des meilleurs exemples. La majorité des réfugiés sont des Colombiens, en raison du conflit interne entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (les FARC). “Les gens qui viennent ici ne nous  regardent même pas dans les yeux. Ils sont abîmés. Il y a des gens qui parlent à peine, ils sont gênés de raconter leur situation. Ils sont penauds, nostalgiques, effondrés », a déclaré une assistante sociale qui s’occupe des réfugiés en Équateur à El Diario. Dans d’autres pays des gens fuient des situations difficiles, comme en Amérique centrale ou au Venezuela.

Les réfugiés syriens

En 2015, il y a eu une série d’initiatives sur le continent sud-américain pour favoriser l’accueil de réfugiés syriens qui fuyaient la guerre civile dans leur pays. La plupart sont arrivés au Brésil, mais aussi en Argentine et en Uruguay. Le Brésil a eu une politique portes ouvertes pour les réfugiés. Ils sont encore peu nombreux, mais il s’agit là d’un exemple qui doit être suivi au niveau mondial » a déclaré à BBC Mundo le représentant du HCR dans le pays, Andrés Ramírez. Dans ce pays, les réfugiés syriens peuvent avoir accès à l’éducation et à la santé, et peuvent avoir des opportunités de travail plus souples que dans d’autres pays. Dans le cas de l’Argentine, il y a une importante communauté syrienne. Elle a reçu 233 personnes depuis le début du conflit, rappelle BBC Mundo selon les données de la Commission nationale pour les réfugiés. Il existe dans le pays un Programme syrien officiel. L’Uruguay a accueilli, en 2014, 42 citoyens syriens, geste d’ouverture et de prise de conscience du drame que vivent des millions de personnes dans le monde. Mais avec le temps, certains de ces réfugiés ont eu des difficultés d’adaptation. D’autres pays comme le Chili et le Mexique ont envisagé d’ouvrir leurs portes aux réfugiés syriens.

Les bonnes pratiques législatives

Les Amériques ont la tradition ancienne de donner asile et protection à ceux qui en ont besoin. Cette hospitalité a donné lieu à une série de bonnes pratiques législatives dans le continent, informe le HCR sur son site web. Ainsi cette agence a publié 30 bonnes pratiques législatives concernant, entre autres, le respect des réfugiés, leur droit à l’asile, l’assistance juridique gratuite, la formation continue, la régulation des déplacements internes. Il est certain que l’Amérique latine a été et restera un lieu d’espoir pour beaucoup qui fuient la guerre et la pauvreté, et aussi un exemple de fraternité en accueillant des personnes des pays voisins. L’Amérique latine reste un continent de rêves, quelque chose qu’il valait la peine de rappeler en ce jour si spécial pour ceux qui sont confrontés à cette situation.

Traduit par Catherine Traullé
D’après Aleteia

Selon Humala, la transition organisée va permettre de maintenir la croissance du Pérou

Le nouveau président élu, l’économiste Pedro Pablo Kuczynski, a rencontré le Premier ministre du Pérou avant d’initier le transfert de gouvernement à partir du 28 juillet prochain.

Photo : Andina (PE)

Le président actuel du Pérou, Ollanta Humala, a affirmé qu’une “transition organisée” du gouvernement vers le prochain régime que présidera à partir du 28 juillet prochain l’économiste Pedro Pablo Kuczynski permettra de maintenir la croissance de son pays. « Nous garantissons que le transfert sera organisé; nous sommes les principaux intéressés à ce que le passage au prochain gouvernement se passe bien » a-t-il déclaré aux journalistes.

Le président a insisté sur le fait que la première rencontre entre Kuczynski et le président du Conseil des ministres, Pedro Cateriano s’est faite  » dans le cadre du transfert de gouvernement, qui se fait de façon ordonnée ». Humala a déclaré que sa gestion cherche à “ce qu’il n’y ait pas de perte de continuité dans les travaux qui doivent être faits »  et il préconise « un transfert ordonné »  pour que tous les projets déjà budgétisés puissent se poursuivre. Il a ajouté qu’à la fin de son mandat « il y aurait une grande opportunité d’investissements privés qui arriveraient dans le pays » . “Ainsi il y aura plus d’argent, plus de travail et des investissements plus importants” a-t-il dit, avant d’affirmer que le Pérou « va augmenter sa croissance économique dans un contexte latino-américain de décroissance et de récession » .

Kuczynski a rencontré ce 20 juin, pour la première fois, Pedro Cateriano, avec lequel il a abordé les thèmes nationaux avant d’initier le processus officiel de transfert de gouvernement. Le futur président a dit qu’il s’agissait “d’une réunion de travail privée, avant la passation officielle qui n’a toujours pas débuté », au cours de laquelle ont été abordés les sujets législatifs, économiques, et la sécurité. Cateriano a confirmé qu’il présiderait la commission de transfert de l’actuel exécutif.

Kuczynski, âgé de 77 ans et candidat de Peruanos Por el Kambio (Péruviens pour le changement, PPK), a obtenu 50,12 % des voix au second tour, face aux 49,87 % de Keiko Fujimori, âgée de 41 ans et à la tête du parti Fuerza Popular (Force populaire). Ce qui se traduit par un avantage très faible de 42 597 voix, selon les chiffres définitifs de l’Office National des Processus Electoraux (ONPE). Le nouveau président élu recevra de manière officielle de la part du Jury national des élections (JNE) sa confirmation de vainqueur des élections le 28 juin, et il succèdera à Ollanta Humala le 28 juillet pour la période 2016-2021.

Traduit par Catherine Traullé
D’après El Diario de Lima

Colombie : la fin de 52 ans de guerre civile signée entre le gouvernement et les FARC

Le gouvernement colombien et la guérilla des FARC viennent de signer à La Havane un cessez-le-feu qui met fin à 52 années de guerre civile. C’est le cinquième de six accords négociés pour ramener la paix dans le pays. Accord définitif le 20 juillet ? La fin de la guerre n’est pas la fin de la violence…

Photo : IEJH.org

C’est une date historique. Ce 23 juin 2016, le président Juan Manuel Santos pour le gouvernement colombien, et Rodrigo Timoleón Londoño (alias Timochenko) pour la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), ont signé un « Accord de cessez-le-feu bilatéral et définitif ». Les mots bilatéral et définitif ne sont pas anodins : jusqu’à présent, seules les FARC avaient décrété une trêve qui dure déjà depuis un an, le gouvernement colombien continuant la guerre. Cette fois, ce sont les deux parties qui signent, non une trêve, mais un cessez-le-feu définitif (Voir SITE). Il reste à signer l’accord sur le referendum souhaité par le gouvernement, par lequel la population accepterait/rejetterait les accords négociés. Les FARC préfèreraient un amendement à la Constitution pour s’assurer que ce qui est décidé aujourd’hui reste inamovible et éviter qu’un futur président puisse annuler les Accords par simple décret. Les deux Parties ont convenu d’accepter la décision de la Cour constitutionnelle saisie du dossier.

Une cérémonie simple mais émouvante

Vu son importance, « ce dernier jour de la guerre » comme disent les FARC, était coordonné par le président cubain Raúl Castro, grand artisan du succès des négociations. Le texte de l’accord est lu à voix haute devant tout le monde puis signé par les négociateurs, l’ancien vice-président Humberto de la Calle pour le gouvernement, et Luciano Martín alias Iván Márquez pour la guérilla. Une fois le document signé, le président Castro remet un exemplaire de l’accord à Juan Manuel Santos et Timochenko. Les Parties se serrent la main. Photos… La guerre est terminée. Juan Manuel Santos déclare : Les balles ont écrit notre passé, l’éducation écrira notre futur ». Et de remettre à Timochenko un stylo fait d’une balle de mitrailleuse.

Une audience prestigieuse

La cérémonie s’est réalisée en présence de tous les acteurs de ces accords. En plus des deux Parties, étaient venus les deux « pays garants », la Norvège représentée par son ministre des Affaires étrangères Borge Brende, et Cuba, où se sont déroulés les pourparlers, représentée par Rodolfo Benitez, Étaient également présents, les deux « pays accompagnateurs », le Venezuela représenté par son président Nicolas Maduro, et le Chili, représenté par sa présidente Michelle Bachelet. Les grands invités étaient le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ainsi que les présidents Peña Nieto du Mexique, Salvador Sánchez Cerén du Salvador et Danilo Medina de la République Dominicaine, des représentants de États-Unis et de l’Union européenne.

Dépôt des armes

Les deux Parties ont convenu que d’ici six mois, les FARC auront remis toutes leurs armes à une commission des Nations unies, composée essentiellement de membres issus de la CELAC (Communauté des pays d’Amérique latine et des Caraïbes). Ces armes seront fondues et transformées en trois monuments. Les maintenant anciens guérilleros seront installés d’abord dans 23 zones de réinsertion.

Des négociations en cours depuis 2012 (1)

L’Accord de cessez-le-feu bilatéral et définitif est le cinquième des six accords en cours de négociation depuis le 19 novembre 2012 à La Havane. Son nom officiel est : Accord général pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable (2).

Premier accord : « La Politique du développement agraire » : signé le 26 mai 2013, il concerne la réforme agraire, une des revendications historiques et fondamentales des FARC. Le communiqué commun gouvernement-FARC de l’époque signale que « C’est le début d’une transformation radicale de la réalité agraire de la Colombie, centrée sur le peuple, les petits producteurs, la distribution de la terre, la lutte contre la pauvreté. Il est créé un Fonds des terres pour la Paix pour rendre leurs terres aux personnes qui en ont été dépossédées ou qui ont été forcées à les quitter ».

Deuxième accord :  « La Participation politique » :  signé le 6 novembre 2013, il cherche à garantir la participation à la vie politique de nouvelles formations issues des FARC ou de mouvements de gauche. Ils se souviennent que, dans les années 90, suite à des accords de fin de guerre, les FARC avaient, avec la guérilla du M-19, formé une entité politique, l’Union patriotique (UP), devant leur permettre de rentrer dans le jeu politique démocratique. L’UP avait gagné de nombreux sièges au Parlement. Mais les paramilitaires et des escadrons de la mort issus de la police et de l’armée avaient assassiné plus de 3 000 militants dont deux candidats présidentiels ! Pour une réintégration sociale et politique, les FARC et ses partisans pourraient créer un Front ample.

Troisième accord : « Solution au problème des drogues illicites » : dans cet accord signé le 16 mai 2014, les Parties conviennent d’une nouvelle politique d’éradication des cultures illicites, la mise en marche d’une stratégie anti-blanchiment d’argent sale et de localisation des narcotrafiquants.  Les FARC ont exigé que des programmes de substitution des cultures à usage illicite (coca, amapola, cannabis) soient mis sur pied avec la  participation des communautés. Il s’agit de remplacer les cultures illicites par des projets productifs au moyen de Plans de développement. Pour des milliers de petits paysans pauvres, la culture de la feuille de coca représentait la seule source de revenus possible.

Quatrième accord : « Justice transitionnelle et droit des victimes » : signé le 15 décembre 2015, il concerne l’élaboration de mécanismes judiciaires et extrajudiciaires destinés à garantir les droits des victimes du conflit à la vérité, à la justice et à des réparations. C’est un point délicat. En 2014, le président Santos avait déclaré, « Il n’y aura pas d’impunité. » Il avait cependant ajouté : « Le point central est : combien de justice ? Où tracer la ligne entre justice et paix ? » En clair, au nom de la paix, si condamnations de militaires et de guérilleros pour crimes de guerre il y aura, elles ne seront peut-être pas très sévères… L’accord prévoit un Tribunal spécial pour la paix (Juzgados Especiales para la Paz, JEP) pour juger les atteintes aux droits humains commis par les deux camps. En accord avec le droit international, il est possible qu’une loi d’amnistie soit proposée.

La Constitution devra être amendée

Lorsque tous les accords seront signés et acceptés par le referendum, il faudra veiller à ce que les lois issues des négociations soient intégrées à la Constitution, un énorme travail législatif. Ce n’est pas gagné d’avance car le principal parti d’opposition, mené par l’ancien président Álvaro Uribe, s’est d’ores et déjà déclaré opposé aux accords. Et de nombreux groupes paramilitaires (de droite) continuent de sévir. Mais un premier pas a eu lieu le 15 juin dernier : par 52 voix pour et 16 contre, le Congrès a approuvé le texte de l’Acte législatif pour la paix, qui ouvrira la voie à une réforme de la Constitution. Le document doit encore être approuvé par la Cour constitutionnelle.

Ce n’est pas la fin de la violence

Dans une entrevue accordée à la BBC Mundo, la sénatrice et analyste politique Claudia López déclare : « En Colombie, le conflit armé ne représente pas plus de 20 % des victimes… » Les autres sont le fait de la petite et la grande délinquance et du narcotrafic. « Il y a 15 ans, la Colombie comptait 90 homicides pour 100 000 habitants. Aujourd’hui, nous sommes descendus à 23. C’est un grand progrès. La fin du conflit ne signifie pas la fin de la violence. Ce qui ne dépend pas de nous, c’est que les gens en Europe et aux États-Unis consomment de la drogue et que les gouvernements de ces pays  ne veulent pas combattre la drogue comme  un problème de santé publique… » (SITE). Le président Santos espère que le dernier point des Accords (un referendum) pourra être signé avant le 20 juillet, fête nationale de la Colombie Ce serait un grand jour pour le pays. Le conflit a laissé 260 000 morts, 35 000 disparus et 7 millions d’exilés ou de déplacés internes.

Jac FORTON

(1) Voir nos articles des 1er mars, 28 mai et 18 juin 2014.    (2) Texte complet des Accords à négocier dans  le PDF ci-joint.

Bientôt, les 100 ans de Violeta Parra… les festivités prévues à Paris

« Cantar con sentido », Chanter avec du sens, c’était tout le cœur de « la Violeta » dans ses créations artistiques : chansons, musique, peintures, arpilleras, poésies, une vaste œuvre éclectique… Son Gracias a la vida a été repris par Mercedes Sosa, Joan Baez, U2, Colette Magny, Florent Pagny et bien d’autres artistes dans une quinzaine de langues dans le monde. La Maison de l’Amérique latine de Paris (MAL) et le service culturel de l’ambassade du Chili n’oublient pas…

Photo : Revista Sudastada

Plusieurs manifestations artistiques commémoreront ce centenaire tout au long des années 2016 et 2017 tant au Chili qu’en France. À commencer le vendredi 1er juillet  par la projection du film biographique de Leonardo Bertrand et Cecilia Toro Cantar con sentido à la Maison de l’Amérique latine de Paris, suivi d’une rencontre avec les réalisateurs. Violeta Parra est née à San Carlos, une petite ville près de Chillán dans le sud du pays. De la campagne profonde à l’Europe ancienne et lointaine, toujours en avance sur son temps, même dans son départ soudain, Violeta Parra exposait ses arts au milieu de ses mésaventures. Retour sur quelques étapes importantes de sa vie, qui participent à sa construction tant personnelle qu’artistique. Cette biographie animée en Stop Motion nous fait mieux connaître l’histoire de cette femme qui a récupéré le folklore dans un pays qui oublie. Mais San Carlos ne l’a pas oubliée : une statue de la chanteuse-compositrice-interprète a été érigée sur la Plaza centrale de la ville.  Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. À ne pas rater !

Site MAL217 –  Site Chili Culture.

Un site Internet pour l’association Cuba Coopération France

Cuba Coopération France, créée en 1995 par une poignée de passionnés au plus dur de la « période spéciale » (la fin de l’Union soviétique donc la fin du soutien de la Russie), s’assigne comme objectifs majeurs de développer les liens de solidarité et d’amitié et contribuer à inscrire la coopération entre les peuples et les nations comme un facteur de paix, concrétiser des actions de coopération culturelle, scientifique, économique et technique entre la France et Cuba, renforcer les liens culturels et d’amitié avec la France…

Pour renforcer ces liens, le président François Hollande a décidé qu’un mois de la culture française sera organisé à Cuba en 2016. L’association y tiendra sa place. Cette année, elle souhaite créer de nouveaux comités locaux. Pour le moment, ils sont situés en Ardèche, Armor, Saône, Gard-Nîmes, Gâtinais, Hérault, Lille Métropole, Loir-et-Cher, Nièvre, Oise, Puy-de-Dôme, Val-de-Marne Sud-Est, Vitry-sur-Seine. L’association souhaite également faire du 4e Forum de la coopération un rendez-vous annuel incontournable de la coopération culturelle, économique, politique entre la France et Cuba. Sur le site, des articles tels que Le Hip Hop de Vitry à Cuba, Cuba parmi les îles à la plus grande diversité végétale, Pourquoi les Français sont toujours bienvenus à Cuba, Les empreintes françaises à Cuba, et bien d’autres sur la santé, la culture, les lettres…

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« Le professeur de violon », film brésilien de Sergio Machado en salle cette semaine

Violoniste de talent, Laerte n’a pas réussi à intégrer l’orchestre symphonique de l’État de São Paulo et est contraint d’enseigner la musique à des adolescents de l’école publique d’Heliópolis. Malgré les difficultés, le pouvoir de la musique et l’amitié qui se développe entre le professeur et ses élèves lui ouvrent les portes d’un nouvel univers pour lui comme pour ses élèves.

Le film est adapté d’une pièce d’Antonio Ermírio de Moraes écrite à partir de l’expérience de l’Instituto Baccarelli dont l’objectif est d’offrir une formation musicale et artistique aux jeunes de la communauté d’Heliópolis.  « Quand on s’est mis au travail, raconte Sergio Machado le réalisateur du film, on a essayé d’avoir le maximum d’informations sur l’histoire de l’Institut Baccarelli afin de définir au mieux l’univers du film. Marta Nehring, scénariste et documentaliste, est même allée jusqu’à s’installer temporairement à Heliópolis. Nous avons interviewé des dizaines de musiciens et de professeurs et nous avons également discuté avec les musiciens qui jouaient aux débuts de l’Orchestre et que l’on aperçoit dans le film. Cependant, il était clair pour nous qu’un seul film ne suffirait pas à mon¬trer l’immensité du projet qui a consisté à sensibiliser des millions d’ado¬lescents issus de milieux défavorisés à l’apprentissage de la musique. Au bout du compte, le scénario final est à la croisée des chemins : un mé¬lange de l’histoire de cette formation qu’est l’Institut Baccarelli, de la pièce Acorda Brasil d’Antônio Ermírio de Moraes et de mes propres interrogations Je ne me fais pas d’illusions : un film n’est pas en mesure de changer la réalité d’un pays. Je pense cependant qu’il peut aider à stimuler le dialogue sur le rôle de la culture et des arts dans l’éducation de nos jeunes citoyens ».

 Au cours de la dernière décennie, le Brésil a fait d’énormes progrès en matière de redistribution des revenus, mais en ce qui concerne l’éducation et l’accès à la culture, peu d’avancées ont été réalisées. Pour le réalisateur du film Le professeur de violon, ils ont fait appel aux acteurs expérimentés comme Lázaro Ramos (qui jouait dans Madame Sata de Karim Aïnouz ) et Sandra Corveloni (Prix d’interprétation à Cannes pour Lin-Ha de passe de Walter Salles), mais aussi à des acteurs en début de carrière comme Kaique Jesus, et des personnes issues des quartiers comme Elzio Vieira et tous les autres adolescents qui ont interprété les musiciens de l’Orchestre. Il y a aussi une apparition spéciale des rappeurs Criolo et Rappin’ Hood et du maestro Marin Alsop de l’Orchestre symphonique de São Paulo.  Une partie des adolescents de l’Orchestre a été recrutée parmi les musiciens de l’Orchestre d’Heliópolis, mais beaucoup d’autres ne savaient même pas jouer d’un instrument. Ils ont suivi des cours et puisque le tournage a été reculé de quelques mois, ils ont finalement eu la chance de se construire une sérieuse base musicale.

Le film est très sensible et suit aussi l’évolution de Laerte qui veut devenir un grand violoniste de l’Orchestre Symphonique de Sao Paulo. Le film est donc très accessible à un large public, surtout qu’il ne faut pas oublier la dangerosité de la favela. Les quelques plans de manifestation sont issus de vraies archives. Il fallait aussi faire tout un travail sur la chaleur de la couleur, pour ne pas dénaturer les lieux. Sergio Machado est fils de musiciens et collabore pour la première fois avec Walter Salles en 1995. Assistant réalisateur sur les films Central do Brasil, Le premier jour et Avril brise, il était également coscénariste de ce dernier film. Il a aussi cosigné le scénario du film Madame Sata de Karim Aïnouz.

En 2001, il signe la réalisation du documentaire Onde a Terra acaba sur le cinéaste Mário Peixoto. Il a obtenu plus de trente récompenses avec son premier long métrage Bahia, Ville Basse, y compris le prix de la jeunesse à Cannes.  En 2007, il réalise et coécrit avec Karim Aïnouz la série télévisée Alice pour HBO. En 2009, il adapte à l’écran le roman de Jorge Amado A morte e de Qincas Berro d’agua. Il a également dirigé, avec Fernando Coimbra, le documentaire Aqui deste lugar avant de réaliser Le professeur de violon en 2015.  Un film que je vous encourage à voir.

Alain LIATARD

Bande annonce ici

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