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Une nouvelle scène ouverte pour l’expression musicale et poétique au siège d’Espaces Latinos sur la métropole de Lyon

Afin de faire vivre et animer son siège à la Croix Rousse, les Nouveaux Espaces Latinos lancent, en plus d’une revue et d’une newsletter hebdomadaire, un nouveau concept périodique afin de trouver de nouveaux bénévoles et amis dans un cadre de grande convivialité. Le premier Impromptus est fixé au vendredi 9 février prochain à 19 h 30. Entrée libre.

Après les festivals annuels Belles Latinas (littérature), Documental (documentaires), Bellas Francesas (écrivains français en Amérique latine) et Primavera Latina (dialogues scientifiques et littéraires), notre structure culturelle Nouveaux Espaces Latinos ne s’arrête pas là et se lance, en ce début d’année 2018, dans une folle et nouvelle aventure avec Les Impromptus Latinos ! Oui, vous avez bien entendu, l’idée étant cette fois-ci d’animer et faire vivre un vendredi par mois une manifestation culturelle à notre siège sur les pentes de la Croix Rousse.

La première aura lieu le vendredi 9 février dès 19 h 30 autour de la projection du court-métrage Historia y montage du réalisateur vénézuélien José Ostos. D’une expérimentation musicale, entre littérature et musicalité, avec le pianiste et compositeur brésilien Ewerton Oliveira et la philosophe, écrivaine et artiste Chloé Vidal. Et nous aurons le plaisir d’accueillir la conteuse cubaine Mercedes Alfonso qui sera là pour nous faire voyager et rêver avec des contes en français et espagnol. De belles soirées en perspective, toujours dans le but de mettre en lumière les forces et singularités de la culture latino-américaine. Un deuxième impromptu est prévu pour le vendredi 23 mars dont la programmation vous sera communiquée dans nos différentes newsletters ainsi que sur les réseaux sociaux.

L’idée principale étant surtout de se retrouver, bénévoles et amis, pour partager tous ensemble un moment agréable et convivial. Nous vous attendons nombreux pour lancer cette nouvelle manifestation ! Et aidez-nous à inscrire notre invitation sur vos réseaux sociaux…

Joan COSTE

Nouveaux Espaces Latinos : 4 rue Diderot 69001 Lyon – 04 78 29 82 00

Le pape François en visite au Chili et au Pérou entre les 15 et 21 janvier 2018

Le 15 janvier prochain, le pape François entreprendra son sixième voyage pontifical en Amérique latine. Depuis son élection, François a porté son message de paix et d’espérance au Brésil en juillet 2013, en Équateur, en Bolivie et au Paraguay en juillet 2015, à Cuba en septembre 2015, au Mexique en février 2016 et en Colombie en septembre 2017. Le pape argentin, qui ne s’est pas encore rendu dans son pays d’origine (où certains lui reprochent son rôle pendant la dictature militaire), visitera à cette occasion le Chili et le Pérou jusqu’au 21 janvier.

Photo : Radio Canada

Son programme officiel commencera le 16 janvier à Santiago du Chili, avec la rencontre des autorités, de la société civile et du corps diplomatique au Palais de la Moneda, où il fera son premier discours avant de s’entretenir, vers 9 h, heure locale, avec la présidente Michelle Bachelet. Dans les jours suivants, le Saint-Père se rendra à Temuco, au sud du pays, et Iquique, grand port du nord. Au Pérou, François visitera la capitale Lima, Puerto Maldonado, au sud-est du pays, et Trujillo, au nord-ouest.

Ce qu’il faudrait retenir de cette présence papale, au delà des discours et des messes, des visites aux sanctuaires ainsi que dans une prison de femmes et dans un foyer pour des enfants en difficulté, au delà des circulations en papamobile, des rencontres avec des diplomates, des évêques, des prêtres consacrés et séminaristes et des incontournables déjeuners avec les habitants d’ici et là, c’est le fait que la présence du pape véhicule une forte charge émotive liée à l’agitation sociale et politique avec laquelle des minorités aborigènes expriment leurs inquiétudes. Ainsi, comme dans ses précédents voyages en Amérique latine, les Mapuches de Temuco et les autochtones de l’Amazonie péruvienne seront au cœur du voyage apostolique de François, après avoir donné sa bénédiction aux indiens du Mexique, d’Équateur, de Bolivie, du Paraguay et de Colombie, et demandé « pardon » pour l’exclusion dont ils ont été victimes.

Cette reconnaissance ouverte envers les « erreurs » commises dans le passé (voire des crimes) peut surprendre. Mais si l’on veut comprendre une grande partie de l’Amérique actuelle, afin de construire un avenir plus propre dans le respect d’autrui, il faudrait l’analyser comme le résultat de l’action conjointe de l’épée espagnole et de la Croix latine, aussi brutalement que les conquistadores l’ont fait. Le pouvoir et l’ambition de la première furent complétées par ceux du zèle religieux. Mais, bien que l’acier trempé dans le credo du monde civilisé imposa sa raison, il n’a pas pu éliminer l’essence millénaire, résultant aujourd’hui un syncrétisme bigarré entre deux manières différentes de communiquer avec les dieux. Au fil du temps, les grandes capitales indiennes devinrent progressivement des répliques espagnoles, et les autochtones commencèrent à parler la langue de Don Quichotte mélangée avec des termes nahuatl, mapuches et quechuas, etc.

Cette fusion, pour le moins prodigieuse de cultures antithétiques, a donné lieu à des fêtes baroques où les dieux indigènes portent souvent des noms catholiques, et où s’imbriquent les rites archaïques et les symboles européens. Par exemple au Pérou, berceau de la civilisation Inca, Cuzco porte un témoignage dans ce sens, dans le plus vaste monument de la ville et haut lieu de l’Empire, le Grand Temple du Soleil, appelé Coricancha (l’enceinte d’or). C’est sur les fondations en pierre de ce temple que les Dominicains construisirent leur couvent après la conquête. Dans le grand temple de Coricancha se trouvait, au-dessus de l’autel, une représentation de la vision cosmologique du monde inca. La peinture murale montrait sept petits cercles, chacun avec un point au centre, évoquant sept yeux. Ce sont « les yeux du créateur de toutes choses », qui n’étaient autres que les yeux de Viracocha, dieu suprême des Incas. Cette singulière représentation du monde sacré rappelle le texte de la Bible, où le prophète Zacharie (4, 10) parle des sept yeux du Seigneur qui surveillent tous les peuples de la terre. On peut donc voir là une influence de la pensée judéo-chrétienne.

Au regard de l’histoire, des mythes, des coutumes et des croyances des peuples qui habitaient jadis sur le continent américain, il apparaît que la notion de Territoire se révèle dans l’actualité être un élément important pour l’avenir de leurs descendants. Ainsi les Mapuches luttent pour que le gouvernement chilien reconnaisse leur souveraineté sur un territoire ancestral aujourd’hui géré par des entreprises forestières. Les plus radicalisés affrontent la police, coupent les routes et saccagent camions et engins depuis une vingtaine d’années. Selon Pauline Abramovicht, journaliste de Santiago du Chili, « privés de canaux de communication et critiqués par la majorité des Chiliens, les Mapuches espèrent que la visite du pape va permettre de « mettre en lumière » leur combat, bien que certains, peu enclins à négocier, disent ne pas attendre grand-chose de la visite du Saint Père ». Dans ce sens, un des leaders de la Coordination Arauco Malleco (araucanos : nom générique donné par les Espagnols aux tribus réunissant les Mapuches, les Pehuenches et les Puelches, parmi d’autres), Ramon Llanquileo, a dit : « Ici, les transformations concrètes, nous allons les obtenir nous-mêmes avec nos propres efforts ».

Cette organisation radicale pro-Mapuche fait sans doute écho au mouvements de revendication territorial qui ont eu lieu dans les années 70 et 90 aux États-Unis et au Canada : « Les autochtones n’ont pas à attendre la souveraineté. Ils n’ont qu’à la prendre […] Si les gouvernements résistent, alors les Indiens vont répliquer en organisant des barrages routiers ou des sit-in », avait déclaré en juillet 1996 Olide Mercredi, grand chef de l’Assemblée des Premières Nations du Canada.

Au Pérou, dans une salle de Puerto Maldonado, le pape va se réunir avec environ 3 500 indiens de l’Amazonie, où 350 000 autochtones habitent distribués en une cinquantaine de groupes ethniques. Cette zone est victime d’une intense activité aurifère illégale. « La présence du pape dans la région de Madre de Dios est liée à la pollution et à l’exploitation de nos territoires, outre la manque de sécurité juridique pour les terres des communautés indigènes », s’est ainsi exprimé Julio Cusuriche, président de la Fédération des natifs de la rivière de Madre de Dios. Pour conclure, une information susceptible de fournir matière à méditer : la visite du pape François au Pérou,  va coûter au contribuable près de 10 millions d’euros, « une somme correspondant à ce type d’événements » selon le ministre péruvien du Travail, Alfonso Grados, coordinateur général de l’itinéraire papal. Bien sûr, le plus important est de ne pas perdre la foi.

Eduardo UGOLINI

Agenda de la semaine 3

Notre newsletter ouvre une nouvelle rubrique « À vos Agendas »

Chaque semaine nous allons réserver un espace dédié aux événements et invitations, pour informer nos lecteurs. Il suffit de nous envoyer un courrier électronique avec des informations susceptibles d’intéresser nos internautes en indiquant simplement le titre de votre manifestation, le lieu, la date et l’heure, un visuel et un contact. Voici la sélection de la semaine du 12 au 19 janvier. Contact ici

Photo : Las Marimbas del Infierno

À PARTIR DU 12 JANVIER

Dans plusieurs villes en France, projection du film chilien Mariana. Los Perros de Marcela Said

Le service culturel de l’ambassade du Chili annonce la projection du film Mariana. Los Perros de Marcela Said. Mariana, une quadragénaire, éprouve une étrange attirance pour un ex-colonel suspecté d’exactions pendant la dictature. Cette liaison ébranle les murs invisibles qui protègent sa famille du passé. Le film sera projeté du 12 au 16 janvier à La Courneuve, Arles, Belfort, Montpellier, La Roche sur Yon et ailleurs. Plus d’informations sur les dates et les lieux ICI.

LUNDI 15 JANVIER – 14 H 30

À Paris, Amnesty International : Conférence de presse sur l’arrestation de Milagro Sala   

Le 16 janvier 2016, la dirigeante indigène argentine Milagro Sala était mise en détention préventive. Malgré les recommandations des Nations unies et de la Cour interaméricaine des droits de l’homme de la libérer, deux ans plus tard, sa détention a été prolongée, dans un contexte de recul des droits en Argentine. Avec la participation de l’avocate Sophie Thonon, de Javier Zorilla, de l’Assemblée de Citoyens Argentins en France, de l’ancienne présidente d’Amnesty France Geneviève Garrigos, et de Christine Villeneuve, de l’Alliance des femmes pour la démocratie. Amnesty France, 72-76 Bd de la Villette, Paris 19e. Plus d’infos ICI.

LUNDI 15 JANVIER – 19 H 30

À Grenoble : Projection du film Berta Vive ! Honduras Vive ! de Katia Lara 

Projection organisée par France Amérique Latine Isère avec le soutien de Versión Original et du Centre d’Information Inter Peuples (CIIP), à 19 h 30, Maison des associations, 6 rue Berthe de Boissieux. Documentaire sur la lutte et l’assassinat de Berta Cáceres, indigène hondurienne lenca et militante écologiste au Honduras. La projection sera suivie d’un débat sur la grave crise démocratique actuelle que traverse le pays. Ce film a gagné le Prix du meilleur court métrage (30 minutes) au festival Documental de Lyon en novembre dernier. SITE de FAL Isère.

MARDI 16 JANVIER – 20 H 40

À Paris : Projection du film Las Marimbas del Infierno de Julio Hernández Cordon 

Projection organisée par le Collectif Guatemala au cinéma Espace St-Michel, 7 Place St-Michel, Paris 5e. Trois personnages aux caractères et identités sensiblement opposés vont se réunir autour d’une même passion pour la musique. Si l’invraisemblable rencontre entre l’instrument traditionnel guatémaltèque (les marimbas) et le métal offre des situations cocasses, c’est aussi la description d’une société qui se retrouve dans ses différences (Cinélatino). Une expérience unique de fusion musicale et d’esprit rock dans un pays en plein chaos (Allocine). La projection sera suivie d’une discussion. Informations au 01 43 73 49 60.

MERCREDI 17 JANVIER – 19 H 

À Paris : Présentation du livre de l’écrivain péruvien Paul Baudry : El arte antiguo de la Cetreria 

Rencontre en espagnol. Este volumen ofrece cuatro piezas narrativas de largo aliento en las que el escritor peruano Paul Baudry recrea otros tantos episodios de la literatura, del arte y de la historia de la segunda mitad del siglo XX. Impregnadas de una sutil ironía estas ficciones proponen una perspectiva personal de los hechos bajo escrutinio, donde la mirada del narrador nos invita a desentrañar los mecanismos de filiación, poder y deseo que subyacen en ellas. El vuelo de un halcón sobre la Casa del Pueblo del APRA, la relación que se teje entre Ray Bradbury y María Reiche en el desierto de Nazca, el invento que comparten los franceses con los argentinos para eliminar a sus enemigos sobre la Bahía de Samborombón, y las ocurrencias de la viuda de un escritor mexicano en Londres para alcanzar la fama, son las piezas que componen este mosaico narrativo. Presentan: Félix Terrones, escritor y académico, y Martín Arias, académico. MAL217

JEUDI 18 JANVIER – 18 H

À Lyon : Concert de João Roquer à l’Université Jean Moulin

À l’auditorium André Malraux de l’Université Jean Moulin à Lyon, le chargé des Relations internationales et le directeur de l’IUT Jean Moulin ont le plaisir de vous convier au concert du chanteur brésilien João Roquer dans le cadre du partenariat entre l’IUT de l’Université Lyon 3, département GAO Arts et le Centro de Estudios Latino-Américanos sobre Cultura e Comunicaçao. Manufacture des Tabacs, Auditorium Malraux   6 rue Pr. Rollet, 69008 Lyon.  Contact : ICI

JEUDI 18 JANVIER – 21 H

A Paris : une projection du film Pastora du Chilien Ricardo Villaroel

À la Maison de l’Amérique latine, 217 Bd St-Germain. C’est un voyage à travers le temps, la mémoire et l’expérience des femmes aymaras des hauts plateaux andins chiliens. Entre volcans et zones humides, au fil des jours, les bergères réfléchissent sur la maternité, la vie et la mort, dans ces terres abandonnées à 4000 mètres d’altitude, où le pâturage des lamas et des alpagas est la source originelle d’une vie coupée du monde. Organisé par Maltrato Films, l’ambassade du Chili en France et l’Instituto Chileno Francés. Contact : ICI

Six pays latino-américains seront en campagne électorale en 2018 : d’abord le Costa Rica, puis le Paraguay et la Colombie

Les élections présidentielles, qui auront lieu dans six pays, vont-elles modifier le panorama politique en Amérique latine ? Le sentiment anti-partis traditionnels qui prévaut partout pourrait apporter bien des surprises. Un retour du centre gauche est-il possible ? Il y aura des élections au Paraguay, au Costa Rica, en Colombie, au Brésil, au Venezuela et au Mexique. En suivant l’ordre chronologique de ces élections 2018, cette première partie donne quelques indications sur les enjeux ; une deuxième partie sera à suivre la semaine prochaine.

Photo : TheTicoTimes

Le dimanche 4 février au Costa Rica

Les élections du 4 février verront s’affronter 13 candidats dont trois seulement qui ont de bonnes chances de l’emporter. Les candidats des deux partis traditionnels, le PLN (Partido Liberación Nacional, droite) et le PUSC (Partido Unidad Social Cristiana, centre gauche) sont respectivement Antonio Álvarez et Rodolfo Piza. L’avocat Juan Diego Castro du Partido Integración Nacional (PIN, très conservateur), qui revendique la « mano dura », pourrait faire la surprise. Le Partido Acción Ciudadana (Action citoyenne, centre gauche) de l’actuel président Luis Guillermo Solís et le Frente Amplio (Front élargi, gauche, pas encore de candidat définitif) ont peu de chances de réaliser un bon score. Et les (nombreux) autres petits partis, encore moins : le Partido Movimiento Libertario (PML) de Otto Guevara, le Partido Accesibilidad sin Exclusión (PASE) de Oscar López, le Partido Nueva Generación (PNG) de Sergio Mena, le Partido Renovación Costarricense (PRC) de Stephanie Campos (évangélistes), le Partido Restauración Nacional (PRN) de Fabricio Alvarado (conservateur), le Partido Republicano Social Cristiano (PRSC) de Rodolfo Hernández, ancien allié du PUSC. Ces partis cherchent bien sûr à former des alliances… Un deuxième tour en avril est plus que probable.

Le 22 avril le Paraguay élu tous la représentation nationale

Le 22 avril, en plus du nouveau président, les électeurs éliront gouverneurs, sénateurs et députés. La lutte pour la présidence verra s’affronter Mario Abdo Benítez du Partido Colorado actuellement au pouvoir, et Efraín Alegre de la Gran Alianza Nacional Renovada (GANAR), une coalition de centre gauche composée du Partido Radical et du Frente Guasu de l’ex-président Fernando Lugo. Le Parti Colorado a régné sur le pays pendant plus de 70 ans avant d’être défait par la Parti Libéral radical authentique qui avait mené Fernando Lugo à la présidence. Ses politiques de centre gauche déplaisant aux grands propriétaires terriens, ils fomentèrent un coup d’État et destituèrent le président Lugo illégalement en juin 2012. Mario Abdo Benítez, connu comme « Marito » et fils de l’ex-secrétaire personnel du dictateur Alfredo Stroessner, a battu lors des primaires Santiago Peña, le candidat de l’actuel président Horacio Cartes.

La Colombie organise de présidentielle le 27 mai 2018

Les élections du 27 mai sont étroitement liées au résultat du referendum « Si ó No » sur les accords de paix récemment signés entre le gouvernement du président Juan Manuel Santos et les guérilleros des FARC. La victoire surprenante du « No » fait que les alliances politiques en cours se définissent par rapport à la position des partis sur ce résultat. Plusieurs particularités : d’abord, de nombreux candidats ont préféré recevoir leur nomination par recueil de signatures citoyennes plutôt que par le soutien de partis ; un reflet du manque de confiance des électeurs envers les partis traditionnels. Ceux-ci par contre négocient des coalitions. Ensuite, première participation de l’ancienne guérilla FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) devenues le Partido FARC (Fuerza Alternativa Revolucionaria del Común, Force alternative révolutionnaire du commun, c’est-à-dire de la communauté). Finalement, pour tous, il s’agit de lutter contre l’abstention massive caractéristique des élections colombiennes.

La droite dure est représentée par le Centro Democrático de l’ancien président Alvaro Uribe unie au Partido Conservador de l’également ancien président Andrés Pastrana. Leurs candidats devront passer par une primaire : Iván Duque, proche de l’ancien président Alvaro Uribe, Marta Lucía Ramírez, ex-ministre de la Défense d’Uribe, et Alejandro Ordoñez, ancien procureur, ennemi des accords de paix. Leur programme : annuler les accords de paix et exonérer les transnationales d’impôts. Le favori semble être Iván Duque. Au centre, la Coalición Colombia réunit le Partido Compromiso Ciudadano (Parti de l’engagement citoyen) de Serge Fajardo, l’Alianza Verde de Claudia López et le Polo Democrático de Jorge Robledo. Fajardo devrait sortir gagnant de la primaire avec un programme fondé essentiellement sur la lutte contre la corruption.

Le centre gauche sera défendu par l’ancien maire de la capitale Bogotá, Gustavo Petro, du mouvement Colombia Humana, qui cherche à s’allier à l’Alianza Social Independiente (ASI) de Clara López, à la Fuerza Ciudadana (Force citoyenne) de Carlos Caicedo et au Partido Liberal de Humberto de la Calle, qui fut le négociateur principal du gouvernement lors des discussions menant à la paix à Cuba. Celui-ci a pourtant déjà laissé entendre qu’il ne rejoindrait pas cette coalition. À gauche, grande nouveauté : la FARC issue des FARC présentera son candidat Rodrigo Londoño. Ce sera la première action politique du nouveau parti de l’ex-guérilla. Les accords de paix lui octroient d’office lors de cette élection 5 sièges de sénateurs et 5 députés. Eections présidentielles On peut aussi noter la candidature de Piedad Córdoba du mouvement Poder Ciudadano (Pouvoir citoyen) dont le programme parle de ré-industrialisation et de réforme fiscale. Nous suivrons ces élections au fur et à mesure de l’actualité.

Jac FORTON

Reporters Sans Frontières salue le soutien d’Emmanuel Macron à ses initiatives

Lors de ses vœux à la presse, le président a plusieurs fois fait allusion aux initiatives de RSF. L’organisation salue la détermination du chef de l’État en faveur de la défense de la liberté de la presse. Elle sera vigilante sur le plein respect des libertés journalistiques dans le cadre des réformes ébauchées.

Photo : Dominique Gerbaud, président de Reporters sans frontières, Lucie Morillon, responsable du bureau à Paris (Kakemono)

Lors de ses vœux à la presse, ce 3 janvier au Palais de l’Élysée, Emmanuel Macron a évoqué les violences commises contre les journalistes, “cibles privilégiées” selon lui. Comme Reporters sans frontières (RSF) le dévoilait dans son bilan publié le 19 décembre, 326 sont actuellement en détention et 65 journalistes ont été tués au cours de l’année 2017 dans le cadre ou en raison de l’exercice du journalisme : 1035 journalistes ont été tués depuis 15 ans, ces homicides demeurant impunis neuf fois sur dix.

« RSF se félicite de l’attention apportée par Emmanuel Macron à la répression dont sont victimes les journalistes, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. La nomination d’un représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la protection des journalistes, que le chef de l’État a à nouveau appelée de ses vœux, constituerait une réponse institutionnelle forte au niveau internationalRSF mène campagne depuis 2015 pour la création de ce mécanisme concret d’application du droit international et nous sommes satisfaits des premières mesures prises par Antonio Guterres, en attendant qu’il aille plus loin. »

Face à la gravité de la répression des journalistes et des menaces pesant sur le journalisme dans les dictatures et dans les « démocraties illibérales », notamment en Turquie et en République populaire de Chine, RSF appelle aussi le président de la République à entretenir avec ses homologues étrangers un dialogue bilatéral franc et sans concession. Le président Erdogan effectuera une visite prochaine en France, peu avant que le président Macron se rende en visite officielle en Chine.

Emmanuel Macron, qui évoquait la prolifération des « fake news », a évoqué l’idée d’une régulation pour lutter contre les fausses nouvelles notamment en période électorale. RSF s’exprimera sur ce projet lorsqu’un texte sera proposé. Le chef de l’État a par ailleurs déclaré soutenir une réflexion de RSF sur les principes journalistiques. Cette démarche fait l’objet d’un travail interne important autour des questions d’indépendance, de transparence de déontologie et de qualité, qui a été discutée lors d’une réunion avec environ trente grands médias européens, associations et syndicats à Bruxelles le 29 septembre dernier. L’initiative est à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil d’administration de RSF, le 9 janvier.

Contact : RSF

Un documentaire « Grand théâtre du monde » sur l’artiste argentin Antonio Seguí disponible en DVD

Le photographe François Catonné, a réalisé un documentaire sur l’artiste argentin, Antonio Seguí. Directeur de la photo de plus de 35 longs métrages, il a travaillé avec Gérard Mordillat, Bertrand Blier, Régis Wargnier, Robert Enrico, Lucas belvaux, Jean Pierre Denis… Il a été César de la photo pour « Indochine ». Son documentaire sur Antonio Seguí est son septième film que vous pouvez commander en ligne ici.

Photo : Antonio Seguí/Les Inrocks

Antonio Seguí est un artiste et collectionneur, né le 11 janvier 1934, à Córdoba en Argentine. Issu d’une famille de commerçants fortunés, il vit et travaille en France (Paris puis Arcueil), depuis 1963, et à Córdoba, en Argentine. Il arrive en France en 1951 pour étudier la peinture et la sculpture. En 1952, il part aussi étudier en Espagne. En 1957, il fait sa première exposition individuelle en Argentine. En 1958, il effectue un long voyage dans toute l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, avant de s’installer au Mexique, où il étudie les techniques de la gravure. En 1961, il retourne travailler en Argentine, avant de partir définitivement à Paris en 1963. Il vit aujourd’hui à Arcueil dans l’ancienne propriété de Émile Raspail.

Antonio Seguí a aussi beaucoup voyagé en Afrique, d’où il a rapporté de nombreux objets, et il semble particulièrement intéressé par les éléphants. Au début de sa carrière, influencé par des artistes comme George Grosz ou Otto Dix, il pratiqua une figuration expressionniste d’où se dégageait de l’ironie.

Peu à peu, sa figuration évolua vers l’absurde, construisant une sorte de théâtre sur la scène duquel s’ébat un homme en mouvement recherchant sa place dans le monde. La facétie et l’humour supplantant l’angoisse existentielle, il tente d’orchestrer à sa façon les espoirs et les folies d’une comédie humaine, ironique, faussement naïve et inquiétante. Les militaires de la dictature argentine finirent par l’interdire de séjour : « Je n’ai pas cherché à les attaquer directement — je ne suis pas un militant, je ne crois pas à l’art engagé —, mais des gens pas très intelligents pensent que quand vous n’êtes pas avec eux, vous êtes contre eux. » Artiste latino-américain, chacune de ses œuvres porte en elle les images de la cité, de la nuit et de son pays natal : « J’ai réglé mes problèmes avec ma mère, avec Dieu, mais avec Córdoba, non ! La ville est restée telle qu’elle était dans mes souvenirs, et j’y reviens toujours en rêve… ».

Utilisant le fusain, le pastel, le crayon ou la plume, il fait vivre sur un fond d’agitation urbaine, un monde coloré et graphique qui semble surgir de l’univers de la bande dessinée. À partir de 2000, Antonio Seguí a enrichi sa création en collaborant avec Didier Marien de la galerie Boccara sur une série de tapis artistiques.

Portait d’Antonio Seguí par François Catonné, 52 min. 2017. Pour commander le DVD iciContact

Quarante-cinq ans de souvenirs sonores recueillis entre l’Amazonie et la Nouvelle-Calédonie dans « Jouer, danser, boire » de Jean-Michel Beaudet

Le livre est avant tout un parcours d’ethnologue : plus de quarante ans d’expériences ethnographiques – la première date de 1972 – en Amérique du Sud (Amazonie bolivienne, Minas Gerais, Guyane) et en Nouvelle-Calédonie. Dans cet ouvrage d’ethnomusicologie, l’auteur, pour comprendre des sociétés, des pratiques (chasse, chamanisme, guerre, manières de boire, partage sexué des tâches, etc.), prend comme voie d’entrée l’esthétique sonore des gens, la musique mais aussi la danse.

Ce livre est constitué d’un ensemble de brefs récits donnant un éclairage sur la relation ethnographique. Les musiciens, chanteuses, danseurs d’Amazonie et d’Océanie offrent leur propre musicologie, mais tressent aussi avec l’ethnologue des anthropologies renouvelées. On peut donc percevoir dans l’esquisse d’une anthropologie sensuelle et engagée, sonore et mouvementée, des propositions pour une anthropologie du plaisir.

Si le ton est libre, le propos s’inscrit dans une anthropologie de facture classique. Dans la lignée d’un Pierre Clastres, l’auteur observe et analyse la diversité des cultures. Cette ethnologie s’ancre par ailleurs dans l’actualité perturbée des communautés autochtones (infiltration du capitalisme ; intrusion missionnaire). L’ouvrage montre alors qu’il est possible d’étudier, d’une part, des schèmes culturels anciens et, d’autre part, des luttes ou revendications liées aux transformations du présent.

Jean-Michel Beaudet est professeur à l’Université Paris Nanterre où il enseigne l’anthropologie de la musique et de la danse. Spécialiste des musiques et danses d’Amazonie, il a séjourné longtemps dans des villages amérindiens au Brésil, en Bolivie et en Guyane. Il a publié Souffles d’Amazonie (Société d’ethnologie, 1997), Nous danserons jusqu’à l’aube (avec Jacky Pawe, CTHS, 2010), Parikwene agigniman. Une présentation de la musique parikwene (palikur) (avec Pival, Berchel Labonté et Ady Norino, Ibis Rouge, 2013). Il a réalisé en collaboration deux films documentaires (Tapaya. Une fête en Amazonie bolivienne, 2001 et Les trucs que grand-mère a fait, 2007).

Jouer, danser, boire – Carnet d’ethonographies musicales par Jean-Michel Beaudet aux éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, 195 p., 22 €.

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Januario ESPINOSA (Fondateur)

« Amazonie brésilienne : usages et représentations », une étude coordonnée par François-Michel Le Tourneau

François-Michel Le Tourneau, géographe, né à Léhon en 1972, est directeur de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur l’occupation et l’usage des espaces faiblement peuplés, en particulier dans l’Amazonie brésilienne. Il vient de publier aux éditions de l’Institut des Hautes études de l’Amérique latine (IHEAL) à Paris des travaux autour de l’Amazonie. Les auteurs invités sont Sophie Carlon, Ludivine Eloy, Floret Kohler, Guillaume Marchand, Stéphanie Nasuti, Céline Raimbert et Isabelle Tritsch.

Photo : Entretien avec François-Michel Le Tourneau – Le Grand Orchestre des Animaux/Youtube

Dans les années 1990 au Brésil, les territoires des populations traditionnelles amazoniennes sont, pour la première fois, reconnus par la loi. Le risque est clairement exposé : si l’accès aux ressources naturelles leur est coupé, ces peuples seront menacés de disparition. À partir de l’étude de cinq sites, une équipe de sociologues, géographes et anthropologues s’est efforcée de dégager les enjeux sociaux et spatiaux des populations traditionnelles. Ils ont, pour cela, minutieusement collecté et analysé des informations issues de données GPS, d’entretiens ou de rapports statistiques. Qu’entend-on par l’expression « populations traditionnelles » ? Quels rapports ces sociétés entretiennent-elles avec leur espace ? Comment le savoir territorial, qui fait leur originalité, se transmet-il des anciennes aux nouvelles générations ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage ambitieux et richement illustré.

Le géographe François-Michel Le Tourneau

Il a eu l’occasion à son entrée au CNRS de réaliser conjointement avec Martine Droulers des travaux sur les dynamiques territoriales en Amazonie brésilienne. Diverses missions de terrain ont été menées et lui ont permis de se familiariser avec le contexte de cette région en voyageant dans tous les États qui la composent. Des contacts étroits noués à ces occasions avec le Centro do Desenvolvimento Sustentave (CDS) de l’université de Brasília, lui ont permis d’exercer pendant cinq ans (2002-2005 et 2007-2008) en tant que chercheur invité au CDS. Cette période de résidence au Brésil lui a permis de s’intéresser de près à l’indigénisme et en particulier au cas des Yanomami, auprès desquels il a travaillé en étroite collaboration avec Bruce Albert. Ces recherches ont débouché sur un projet ACI dénommé « Cartographie Yanomami », puis sur un ouvrage de recherche publié aux éditions Belin en 2010, Les Yanomami du Brésil, Géographie d’un territoire amérindien. Après son retour en France en 2005, il a été le coordinateur de la rédaction du projet Duramaz, soutenu par l’ANR sur la période 2007-2010.

Entre 2009 et 2013, il a également dirigé le projet ANR USART destiné à analyser les relations entre les populations traditionnelles d’Amazonie et leur espace. Ce projet a permis la rédaction d’un ouvrage, en cours de parution. Enfin, depuis 2010, il organise régulièrement des expéditions, ou reconnaissances géographiques, dans des régions peu connues à la frontière entre le Brésil et la Guyane française. Ces travaux ont permis la réalisation d’un documentaire, Expédition Mapaoni, l’inaccessible frontière, et la réalisation d’un ouvrage sur le fleuve Jari, Le Jari, géohistoire d’un grand fleuve amazonien (Presses universitaires de Rennes).

Il a été le vice-coordinateur des activités de recherche liées à ce programme, dirigé par Martine Droulers. Là encore, les travaux menés ont fait la part belle aux activités de terrain, avec l’étude de treize sites dispersés sur l’ensemble de l’Amazonie brésilienne selon un protocole commun. Ce projet est maintenant dans sa phase n°2, financée de nouveau par l’ANR pour la période 2011-2015 et il en assure également la vice-coordination sous la férule de Hervé Théry.

D’après le site de l’IHEAL

Amazonie brésilienne, usages et représentations du territoire, sous la direction de François-Michel Le Tourneau dans la collection « Travaux et mémoires » des éditions de l’IHEAL, 376 p, 24 €. En vente en librairie et sur Le comptoir des presses d’universités (à partir du 12 décembre 2017).

« Los Modernos » : une exposition consacrée au dialogue entre la France et le Mexique au musée des Beaux-Arts de Lyon

Après son grand succès auprès du public du Museo Nacional de Arte de Mexico (MUNAL) et du MUSA de Guadalajara, où l’exposition a été vue par plus de 200 000 visiteurs mexicains, l’exposition « Los Modernos » est présentée à Lyon à partir du samedi 2 décembre 2017 jusqu’au 5 mars 2018. Nous consacrerons une partie de notre revue trimestrielle pour la période décembre-février à quelques artistes de cette exposition Los Modernos.

Photo : Autorretrato en la frontera entre México y Estados Unidos, Frida KHALO, 1932, huile sur métal, 31cm x 35cm, Collection Manuel Reyero, New York

Découvrez les liens qu’ont entretenu les plus grands noms de l’art moderne de chaque côté de l’Atlantique avec, entre autres, Léger, Picasso, Bacon, Rivera, Siqueiros, Orozco. L’exposition Los Modernos met en regard deux scènes de l’art moderne, à travers les collections Museo Nacional de Arte de Mexico (MUNAL) et du musée des Beaux-Arts de Lyon. Plus de 300 peintures, sculptures et photographies – une première au musée des Beaux-Arts de Lyon – mettent en lumière les correspondances et les influences entre art moderne français et mexicain, mais également leurs ruptures et leurs spécificités.

À Lyon, l’exposition reprend le principe de l’exposition mexicaine : montrer deux collections, celles du musée des Beaux-Arts de Lyon et celle du MUNAL, comme illustrant deux scènes de l’art moderne entre 1900 et 1960. Elle bénéficie de nombreux prêts provenant d’autres collections de musées et de collections particulières. Elle s’enrichit notamment de trois dossiers : le premier concerne le cubisme avec notamment la figure de Diego Rivera, le second traite de l’influence des artistes mexicains sur le mouvement surréaliste en France et le troisième s’intéresse aux regards croisés entre photographes mexicains, américains et français. L’exposition est introduite par un focus sur le patrimoine mexicain dans les collections lyonnaises (cinéma, estampes, objets ethnologiques).

Trois conférences

Découvrez en profondeur l’exposition Los Modernos. Dialogues France-Mexique et son univers artistique grâce à trois conférences. La première a lieu le 11 décembre. Les conférences peuvent être choisies individuellement ou réservées en un cycle de trois soirées ! Conférence d’introduction à l’exposition Los Modernos. Dialogues France-Mexique par Serge Fauchereau, historien de l’art. 18 h 30 – auditorium du musée. Conversations mexicaines : conférence de Bernard Plossu, photographe, et Jacques Damez, photographe, commissaire associé de l’exposition à la galerie « Le Réverbère » et co-directeur de la galerie.  Conférence suivie de la diffusion du film de Bernard Plossu, Le voyage mexicain (1965-1966 en 8 mm, durée 30 mn). Jeudi 25 janvier – 18 h 30 – auditorium du musée. Le cinéma mexicain : entre tradition hollywoodienne et modernités européennes. Conférence par Julie Amiot-Guillouet, maitre de conférences, Institut des Amériques, Université Paris-Sorbonne. Jeudi 8 février – 18 h 30 – auditorium du musée.

D’après le site du Musée des Beaux-Arts de Lyon

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