Sommet de la rénovation

Sommet Ibéroaméricain


Le 24e Sommet Ibéroaméricain : Changer ou disparaître

Réunis au Mexique, les chefs de 22 gouvernements cherchent à relancer cette institution en perte de vitesse. Un programme d’action ambitieux basé sur l’inclusion sociale par l’éducation, la culture et l’innovation. Plusieurs absents de taille…

Il s’agissait de resserrer les liens entre les 22 pays membres, soit les pays latino-américains plus l’Espagne, le Portugal et l’Andorre. Ce « sommet de la rénovation », réuni les 8 et 9 décembre au Centre de Conventions du World Trade Centre de Boca del Rio à Vera Cruz au Mexique, a convenu d’un programme d’action basé sur le développement de l’éducation et de la culture ainsi que d’une incitation à l’innovation comme moteurs d’une meilleure intégration des pays membres.  Il s’agit « de combattre la pauvreté et l’inégalité en recherchant un modèle de développement en équité ». Ces sommets avaient un peu perdu d’importance devant l’action plus efficace d’autres instances inter-américaines telles que l’UNASUR out la CELAC (1)

Il y avait cependant quelques grands absents : les présidents du Venezuela, Nicaragua, Cuba, Brésil, Argentine, Bolivie et El Salvador, qui participaient à d’autres rencontres internationales. Par contre, un invité de marque, le nouveau roi Felipe (Philippe) VI d’Espagne dans sa première représentation de l’Espagne. On se souvient que son père, le roi Juan Carlos, avait lancé un retentissant « Ferme-la » au président Chavez du Venezuela, qui n’avait pas exactement rehaussé le prestige de l’Espagne lors du sommet précédent.

Pour la secrétaire-générale de la réunion, la costaricaine Rebeca Grynspan, « Ce qui est fondamental ici, ce n’est pas la compétition mais la complémentarité ». Un des objectifs principaux du sommet est de le repenser « en construisant le futur » et en s’attaquant aux problèmes régionaux. Résultat : une douzaine de « communications spéciales » sur des thèmes d’actualité tels que le soutien du sommet à l’Argentine dans son conflit avec des fonds vautours, l’opposition au blocus US contre Cuba, le soutien aux négociations de paix entre les FARC et le gouvernement en Colombie

Pour relancer la pertinence de ce type de sommet, il a aussi organisé des réunions des ministres de l’éducation, de la santé, des relations extérieures, de la réorganisation de l’État, de la culture, des problèmes de genre et de la coopération. Bref, une ambitieuse remise en route d’une institution dévalorisée. Une autre décision importante est de bi-annualiser les rencontres, la prochaine étant donc prévue pour 2016 en Colombie.

Jac FORTON

(1) UNASUR : Union des Nations d’Amérique du Sud. CELAC : Communautés des nations latinoaméricaines et caraïbes.

 

 

 

 

 

 

 
 

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