La visite de la présidente péruvienne Keiko Fujimori au Salvador, du 28 au 31 octobre 2026, s’est achevée sur un bilan qualifié de « très fructueux » par l’exécutif péruviens, axé principalement sur l’observation des modèles de sécurité et de gestion pénitentiaire du présidente Nayib Bukele.
La présidente de la République, Keiko Fujimori, a souligné de retour à son pays, que sa visite officielle de trois jours au Salvador a été « très fructueuse », lui ayant permis de découvrir et de recueillir des expériences positives dans les domaines de la sécurité publique, de l’éducation et de la santé. À cet égard, elle a indiqué qu’en matière de sécurité publique, son gouvernement débloquera la construction de six établissements pénitentiaires. À ceux-ci s’ajouteront deux nouvelles prisons — l’une destinée aux détenus très dangereux et l’autre aux délinquants de droit commun — dont la réalisation pourrait être menée avec la même rapidité que celle observée dans ce pays d’Amérique centrale, soit en sept mois.
« Nous achevons cette visite de trois jours, une visite très fructueuse. Dans le domaine de la santé, nous retenons et rapportons dans notre pays la plateforme « Doctor SV », qui facilite grandement l’accès aux soins primaires », a-t-elle déclaré en guise de bilan de son déplacement dans ce pays d’Amérique centrale, effectué en compagnie de plusieurs ministres. Elle a mis en avant, dans le secteur de la santé, les expériences de prise en charge des patients par visioconférence, ainsi que l’utilisation de l’intelligence artificielle pour transformer instantanément les consultations en dossiers médicaux numériques. Cela permet une orientation rapide, qu’il s’agisse de la prescription d’un médicament ou d’une orientation vers un hôpital voisin.
Par ailleurs, en évoquant l’expérience salvadorienne en matière de sécurité publique, elle a expliqué qu’au Pérou, la construction de six prisons est actuellement à l’arrêt. Ces travaux seront donc « débloqués », tout comme d’autres projets qui ont fait l’objet de mesures de déblocage depuis le début de son mandat. « C’est pourquoi il a été si important de pouvoir découvrir de près le CECOT, d’en faire la visite et de s’entretenir avec les personnes chargées de réaliser ce mégaprojet en sept mois. Nous sommes infiniment reconnaissants pour toutes ces informations ; et, point essentiel, des protocoles d’accord ont été signés dans divers domaines, et des canaux de communication entre nos deux pays ont d’ores et déjà été établis », a-t-elle déclaré. Keiko Fujimori a également souligné qu’il était important que la construction de méga prisons dans le pays bénéficie du soutien du Conseil de sécurité et de défense nationale (Cosedene), des projets dont le budget est déjà programmé pour l’année prochaine.
« Je suis très optimiste quant à la mise en œuvre de ces établissements pénitentiaires. Par ailleurs, grâce au soutien dont nous bénéficions de la part de la police, des forces armées et du système judiciaire, nous pensons que nous constaterons progressivement des résultats très positifs dans la lutte contre la criminalité », a-t-elle affirmé. Elle a également salué les pouvoirs législatifs délégués à l’exécutif par le Congrès de la République sur 27 points, en insistant sur le plus important d’entre eux : la possibilité de qualifier les organisations criminelles de « groupes hostiles » ou « terroristes ». « C’est un élément clé pour toute l’action à venir », a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs mis en avant les mesures de sécurité publique mises en œuvre par son gouvernement via le Commandement unifié, ainsi que l’état d’urgence décrété dans cinq établissements pénitentiaires du pays, ce qui permet de reprendre le contrôle de ces prisons. Elle a cité l’exemple de la prison El Milagro à Trujillo, où le nombre de visites quotidiennes a été réduit de moitié, passant de 1 200 à 600.
Confirmation de sa confiance
Par ailleurs, la chef de l’État a réaffirmé sa confiance absolue envers le président du Conseil des ministres, Luis Galarreta, ainsi qu’envers le cabinet ministériel, tout en écartant les rumeurs faisant état d’éventuels remaniements au sein de son équipe ministérielle. « Je tiens à souligner qu’il ne s’agit là que de simples rumeurs. Ma confiance envers le Premier ministre et le cabinet est absolue », a-t-elle déclaré, tout en écartant tout remaniement ministériel. Elle a par ailleurs affirmé que, dans le cadre de la lutte contre la criminalité dans notre pays, son gouvernement respecte scrupuleusement l’indépendance des pouvoirs et travaille en étroite coordination avec le pouvoir judiciaire et le ministère public.
Enfin, la chef de l’État a exprimé ses remerciements pour l’accueil et les facilités offertes par le président du Salvador, Nayib Bukele, lors de sa visite dans ce pays d’Amérique centrale, et a réitéré à son homologue l’invitation à se rendre au Pérou. « Je le remercie pour l’invitation qu’il nous a adressée ; comme je l’ai déjà indiqué, le président Bukele et son cabinet sont cordialement invités au Pérou. Je tiens à dire aux journalistes salvadoriens que, au Pérou, le président Bukele est considéré comme une figure de référence majeure ; il y sera accueilli à bras ouverts, avec la même affection que celle dont j’ai bénéficié, ainsi que les personnes qui m’accompagnaient », a-t-elle affirmé.
D’après la presse du Pérou
Traduit par Espaces Latinos


