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Événéments

Un épisode de l’émission «Des trains pas comme les autres» consacré à la Colombie

Pour la 9e saison de Des trains pas comme les autres, Philippe Gougler embarque les téléspectateurs pour sept nouvelles destinations : en Namibie, en Colombie, au Canada, en Irlande, en Espagne, à Taïwan et au Portugal. Le jeudi 26 juillet, après la Namibie, France 5 diffuse le reportage consacré à la Colombie à partir de 20 h 55.

Photo : Des trains pas comme les autres
En Colombie, les transports ferroviaires s’avèrent peu développés. Ainsi, depuis le début des années 2000, le trafic de passagers s’est interrompu. Seul le transport de marchandises est encore opérationnel, sur un réseau de plus en plus vétuste. Dans la région montagneuse et agricole de l’Antioquia, les «motomesas» permettent d’utiliser certaines portions du réseau ferroviaire désaffecté.
 
Ces motos tractent les passagers sur des planches, pour quelques pesos. À Bogota, un train vintage permet aux plus nostalgiques de goûter aux plaisirs du rail, sur une courte distance. À Medellín circule l’unique métro de Colombie. Il constitue la fierté des habitants.
 
À la question comment l’ont accueilli les Colombiens posée par le magazine TéléZ, Philippe Gougler répond ainsi : «J’ai remarqué que dans les pays où il y avait très peu de trains, c’étaient souvent des trains extraordinaires. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit alors souvent d’une dernière ligne de vie, un dernier moyen d’aller dans les villages. Ce sont des trains avec lesquels les gens se débrouillent. Par exemple en Colombie, c’est le seul moyen de transport public du coin. Parfois, là où ils s’arrêtent, les habitants tendent des câbles entre deux vallées pour les traverser. Avant de les suivre, un Colombien m’a dit : pour ne pas avoir peur, il faut bien se tenir à ses cheveux !»
 
Retrouvez les autres aventures de Philippe Gougler découvrant les pays du monde entier dans les trains les plus originaux du monde dans l’émission Des trains pas comme les autres diffusée sur France 5 sur tous les jeudis de l’été à partir du jeudi 16 juillet, 20 h 55.

D’après France 5

Exposition hors les murs de Carlos Cruz-Diez au Centre Pompidou-Metz

En coproduction avec la Ville de Metz pour le festival Constellations de Metz et la Cruz-Diez Art Foundation, et en lien avec l’exposition L’Aventure de la couleur, le Centre Pompidou-Metz présente l’artiste Carlos Cruz-Diez, invité à intervenir de manière exceptionnelle sur le Parvis des Droits de l’Homme. Après les rues de Mexico, Paris ou Miami, l’artiste investit le sol aux abords du Centre Pompidou-Metz du 28 juin 2018 au 16 septembre 2019.

Photo : Centre Pompidou-Metz

Pour Carlos Cruz-Diez, la couleur a le pouvoir de transfigurer le monde qui nous entoure. Ses œuvres explorent depuis la fin des années 1950 la condition éphémère, instable et ambiguë de la couleur. Celle-ci devient un événement, une réalité qui évolue dans l’espace et le temps et donne son sens profond à la perception immédiate.

«J’ai toujours voulu – dit Cruz-Diez – lancer la couleur au-delà de son support, la projeter dans l’espace. Pour moi, la couleur n’est pas juste une anecdote de la forme, elle n’est pas seulement le rouge de la pomme, le bleu du ciel. La couleur est autonome, fugace, en mouvement perpétuel. La couleur est comme la vie : un présent permanent.»

Pour le Centre Pompidou-Metz, l’artiste investit le Parvis des Droits de l’Homme avec un Environnement Chromatique qui accompagne et bouscule les habitudes du public liées à ce lieu : ses lignes, ses formes, ses tonalités. Le passant devient à la fois témoin et acteur du spectacle qui se déploie au gré de ses déplacements et l’entoure sur plus de 500 m2. Il découvre sa capacité à créer, par ses propres moyens perceptifs, des couleurs qui ne sont pas présentes sur le support de l’œuvre, mais qui sont pourtant tout aussi réelles que les pigments utilisés dans la peinture. En proposant des stimuli visuels nouveaux, Carlos Cruz-Diez offre une expérience à la fois esthétique, poétique et sensorielle au cœur de la ville.

Environnement Chromatique est une œuvre continuellement changeante. Elle dialogue avec l’architecture, anime l’espace et lui confère une dimension inédite et ludique pour révéler avant toute chose l’expérience vitale de la couleur. «L’une des conditions de l’art est l’étonnement. Dès que vous sortez de chez vous et dépassez la porte cochère, vous devenez un robot. Vous traversez la rue sans y penser sans être attentif à la beauté du dessin du pavé, de l’espace qui vous entoure, de la couleur de l’atmosphère. C’est à l’artiste de provoquer l’étonnement, de proposer des objets insolites, des situations inédites, de déplacer les codes. On déclenche des bouleversements, une remise en cause, une prise de conscience. Rien n’est stable et tout peut être modifié. Contrairement à la peinture qui arrête le temps, ma technique produit un événement instable. C’est toute la réflexion sur l’éphémère, sur l’ambigu, sur l’instabilité, sur la continuité de la vie.», explique Carlos Cruz-Diez.

D’après le Centre Pompidou-Metz

À vos agendas ! Le Brésilien Caetano Veloso en concert à Lyon et à Paris

Chaque semaine, nous réservons un espace dédié aux événements et aux invitations. Il vous suffit de nous envoyer un courrier électronique avec des informations susceptibles d’intéresser nos internautes en indiquant simplement le titre de votre manifestation, le lieu, la date et l’heure, un visuel et un contact. Le temps fort de cette semaine se déroulera successivement à Lyon et à Paris. Les 5 et 7 juillet prochains, le chanteur brésilien Caetano Veloso se produira d’abord à Lyon, dans le cadre des Nuits de Fourvière, puis au Grand Rex à Paris. Pour le reste des semaines du 23 juin au 6 juillet, voici notre sélection.

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VENDREDI 29 JUIN – 21H — PARIS — CONCERT

Hommage à Mercedes Sosa à la MAL par les musiciens Martín Oliva et Lucas Velich

Martín Oliva vient de Córdoba (Argentine), accompagné pour la première fois à Paris de son complice le guitariste Lucas Velich avec lequel il parcourt les scènes les plus prestigieuses de la musique populaire argentine et latino-américaine. Un voyage musical à travers les régions, les paysages et les réalités sociales du continent latino-américain… avec le chanteur argentin qui fut l’ami et partenaire de Mercedes Sosa. Artistes invités : Pelu Merco (voix), Fermín Juarez (percussion) et Emilio Ortecho (basse électrique). Plus d’infos

SAMEDI 30 JUIN — AIX-EN-PROVENCE — BRÉSIL

La Roda propose une semaine autour des expressions brésiliennes au Château de l’Horloge 

Le samedi 30 juin 2018, au Château de l’Horloge, la Roda et ses adhérents vous invitent à venir découvrir ou redécouvrir la musique populaire brésilienne. Nous vous donnons rendez-vous à partir de 16h avec, au programme : projection du film Na Rodas do Choro (Dans les Rondes du Choro) de Milena Sà ; un documentaire qui traverse l’univers du choro, en mettant l’accent sur les processus de transmission de cette musique typiquement brésilienne. Concert-Roda, un atelier de choro, un «brin de causette», Roda des enfants dans le parc, restauration Roda de samba. Infos et réservations

DÉBUT JUILLET — GRANDS CONCERTS D’ÉTÉ

Caetano Velozo aux Nuits de Fourvière à Lyon et au Grand Rex à Paris Réservations ouvertes

En France, c’est en 2002 que Caetano Veloso crève l’écran, grâce à sa délicieuse reprise de Cucurrucucú Paloma dans Parle avec elle de Pedro Almodóvar. Le grand public découvre alors ce chanteur étourdissant de génie, à la fois héritier des classiques (Tom Jobim, João Gilberto) et inventeur de formes – il fut le principal artisan du tropicalisme, qui rénova en profondeur les musiques brésiliennes. À 75 ans, Caetano nous embarque dans une nouvelle aventure en compagnie de ses trois fils, Moreno, Zeca et Tom. Tout Veloso est là, résumé dans ce qui promet d’être un sommet de musicalité. Infos Nuits de Fourvière et Grand Rex

MERCREDI 3 JUILLET — 19H — PARIS — LITTÉRATURE

«Aucune pierre ne brise la nuit» par Frédéric Couderc aux éditions Héloïse d’Ormesson

En 1998, Gabriel et Ariane se croisent dans un musée du Havre, face à l’œuvre d’un figuratif argentin. Ils l’ignorent encore, mais l’Argentine et l’amour viennent de se poser là, entre eux, faisant resurgir les fantômes du passé. Assis sur un axe Paris-Buenos Aires, la tragédie des «vols de la mort», les complicités innombrables de la France et d’anciens de l’OAS, Frédéric Couderc livre un roman bouleversant, dans lequel une folle histoire d’amour cherche la vérité. Présentation animée par le Collectif argentin pour la mémoire, à la Maison de l’Amérique latine de Paris. Plus d’infos

JUSQU’AU 7 JUILLET — LILLE ET SES ENVIRONS — PHOTOGRAPHIE

Suites des manifestations «Ola Cuba !» – Exposition des photographies d’Alejandro González

Dans le cadre de son partenariat officiel avec Auchan Retail, lille3000 a imaginé une exposition itinérante afin de connecter un nouveau public à la photographie d’art dans les hypermarchés et galeries marchandes Auchan de la métropole lilloise, ainsi que le centre commercial V2. L’exposition se présentera sous forme de cubes sur lesquels seront affichées des clichés du photographe cubain Alejandro GonzálezPlus d’infos

LES 6, 7 et 8 JUILLET — LYON — RÉFLEXIONS ET ÉCHANGES 

Trois jours de dialogues en humanité au parc de la Tête d’or à Lyon

Le mouvement des Dialogues en humanité a germé à Johannesburg en 2002. Il s’agit d’un forum mondial sur la question humaine, dont l’objectif est de sortir de l’impuissance et de l’indifférence. Que ce soit à Lyon ou sur tous les continents, le mouvement permet chaque année, sur une durée d’un à trois jours, de réunir dans la bienveillance et la convivialité des citoyens du monde entier de tous âges et de tous horizons pour tisser des liens et agir ensemble. Dans la riche programmation de cette année, nous prêtons attention à la pièce Papa est dans l’Atlantide du dramaturge mexicain Javier Malpica par Les Curieux Polyglottes. Plus d’infos

DU 25 AU 29 JUIN — EN DIRECT DU PARLEMENT EUROPÉEN

Cinq députés européens se rendent en Colombie et au Brésil pour étudier les conditions des Vénézuéliens

Le Venezuela a sombré dans une crise politique, économique et humanitaire sans précédent. La semaine prochaine, cinq députés européens se rendront en Colombie et au Brésil pour étudier sur le terrain la situation humanitaire aux frontières avec le Venezuela. La délégation visitera des postes frontières et rencontrera des représentants des autorités locales, régionales et nationales, ainsi que des organisations internationales et des ONG en charge de gérer l’afflux de citoyens vénézuéliens fuyant vers les pays frontaliers. Plus d’infos

EN LIBRAIRIE 

Un numéro spécial été de la revue littéraire «Europe» consacré à l’écrivain chilien Roberto Bolaño

Depuis 1923, Europe est une revue littéraire d’audience internationale. Sa dernière édition (n° 1070-71-72) est consacrée à l’écrivain chilien Roberto Bolaño (1953-2003), figure majeure de la littérature contemporaine, dont l’œuvre est traduite dans le monde entier et dont le rayonnement ne cesse de s’accroître. Pour sa part, Philippe Lançon, dans le journal Libération de ce samedi 23 juin, propose une chronique sur Bolaño, chevalier troubadour raconté par ses compagnons de route. Plus d’infos

ÉCHOS DE PRESSE 

José Luis Fuentes, un architecte chilien en charge de la Tour Eiffel

Plan vigipirate oblige, depuis les attentats de novembre 2015, la Tour Eiffel est entouré d’un important périmètre de sécurité permettant de filtrer ses visiteurs. Une nécessité sécuritaire peu esthétique, qui avait malheureusement tendance à entacher la majesté de ce monument visité par sept millions de touristes par an. Le Chilien José Luis Fuentes a alors imaginé une structure de verre de 3 mètres de hauteur et de 6,5 cm d’épaisseur, capable de résister à tout impact, y compris celui des balles, conformément aux règles requises par la préfecture de police de la ville de Paris. Plus d’infos

EXPOSITION INTERACTIVE

(Re)découvrez l’œuvre et la vie de l’artiste mexicaine Frida Kahlo sur Google Arts & Culture

Google Arts & Culture consacre en ce moment une exposition interactive baptisée Face of Frida, entièrement consacrée à l’œuvre de Frida Kahlo. Articles thématiques, expositions en ligne, un regard intime sur sa vie à travers ses écrits et celui d’autres artistes, divers témoignages… : plongez dans la vie de Frida Kahlo (les moments heureux, douloureux et tragiques) à travers ses œuvres. Une façon originale de (re)découvrir l’œuvre de l’iconique peintre mexicaine. Voir l’exposition interactive

Discours à Lyon de Jean-François Ploquin, directeur de Forum Réfugiés

Lors de la Journée mondiale du réfugié ce mercredi 20 juin 2018, le directeur de Forum Réfugiés, Jean François Ploquin, en présence du maire de Lyon, Georges Képénékian, a lu un mot lors du départ de la quinzième Marche des parapluies ; un discours qui nous interpelle et que nous avons souhaité reproduire ici.

Photo : Lyon Capitale Lyon

«Monsieur le Maire de Lyon, cher Georges Képénékian, Mme la vice-présidente de la métropole de Lyon, Mme la représentante de la délégation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en France et à Monaco, Mme Khatib, qui allait témoigner dans un moment de votre parcours de réfugiée, Mesdames et messieurs, demandeurs d’asile, réfugiés, collègues, partenaires, citoyennes et citoyens,

Pour la 15e fois, dans cette ville de Lyon qui la vit naître, nous allons entreprendre la «marche des parapluies» qui exprime de la manière la plus simple –c’est la force des symboles–, qu’il existe des femmes, des hommes, des enfants, qui doivent s’en remettre à un autre pays, un autre État que le leur, à d’autres sociétés que la leur, pour que leur existence, leur corps, leur esprit, leur destinée, ne soit pas brisée par la violence, l’avilissement, le deuil, la mort, pour que ces femmes, ces hommes, ces enfants, trouvent un lieu durablement sûr et protecteur –un refuge–, pour rester vivants, sinon indemnes du moins entiers, retrouver leurs forces et leur dignité, retrouver la capacité à agir, à bâtir, à faire société dans un pays et une culture différente.

Ce matin, un groupuscule lyonnais d’extrême-droite a déployé une banderole sur la façade de l’immeuble où se trouve la plateforme d’accueil des demandeurs d’asiles gérés par notre association, rue Garibaldi (tiens ! un grand Italien !). Sur la banderole s’étalait un immense cadenas. Si ce n’était pas leur donner davantage de poids qu’ils n’en ont, je dirais : voilà le combat où nous sommes aujourd’hui, qui sonne comme le titre d’une fable de La Fontaine : «Les réfugiés, le cadenas et le parapluie.»

Faut-il cadenasser un pays, le nôtre, dont l’histoire des derniers siècles –depuis la révocation de l’édit de Nantes, au moins,– est marquée par l’exil de centaines de milliers de Français contraints de fuir, ou partis chercher sur d’autres continents un avenir meilleur ? Une histoire marquée aussi par l’accueil de nombreux réfugiés, plus spécialement depuis un siècle (le génocide arménien, la révolution russe, la guerre d’Espagne, le fascisme, le nazisme, la guerre, la répression en Hongrie en 1956, le coup de Prague en 1968, les dictatures militaires en Amérique Latine, les boat people, l’invasion de l’Afghanistan en 1979, les guerres des Balkans… et jusqu’aux conflits actuels, en Syrie, en Centrafrique ou en Ukraine  ?

Faut-il cadenasser un pays qui a inscrit comme un droit sacré – laïquement sacré – le droit d’asile dans son préambule ?

Notre pays, la France, n’est pas aux premières loges des conflits, comme le sont le Liban, la Turquie, le Pakistan ou encore l’Ouganda, qui accueillent les réfugiés par millions. La France n’est pas aux premiers rangs de l’accueil en Europe, puisqu’elle occupe la 11e place, si l’on rapporte à sa population le nombre de demandeurs d’asile qui ont frappé sa porte l’an passé. 74.000 premières demandes en 2017, 91.000 en comptant les mineurs qui accompagnent leurs parents, c’est moins qu’en Allemagne ou en Italie en valeur absolue, et c’est beaucoup moins qu’en Grèce, à Malte, en Autriche ou en Suède, en valeur relative. Autrement dit, la France, en Europe, fait gentiment sa part. Alors, parce qu’elle fait gentiment sa part, fallait-il que la France accueille l’Aquarius, le bateau de sauvetage affrété par l’association SOS-Méditerranée, dans un de ses ports de la Corse ou du golfe du Lion ?

Une fois qu’on a rappelé, à juste titre, que la République italienne était mise au devoir de laisser accoster un bateau ayant à son bord des personnes certes secourues, mais toujours vulnérables, et que, ne l’ayant pas fait, elle a méconnu le droit international, que faut-il faire ? On peut interpréter le droit international, brandir les chiffres pour savoir qui accueille plus que qui et qui refoule à ses frontières plus que qui, faire valoir avec raison que la dimension du problème ce n’est pas un navire de 600 naufragés, mais des centaines de milliers de personnes jetées sur les routes périlleuses du désert, de la Libye et de la mer. Ou encore que c’est compliqué, que c’est un sujet européen –et en effet ça l’est !– que plus largement encore sont concernés de nombreux pays d’origine, de transit ou d’accueil, quand l’alternative c’est «est-ce qu’on laisse ces personnes errer des jours en mer» ou «est-ce qu’on les accueille sur la terre ferme, et après on verra», eh bien on aurait aimé, peut-être parce qu’on se fait «une certaine idée de la France», on aurait aimé que la France fît ce que l’Espagne a fait.

Quand un plaisancier imprudent est au péril de la mer, les sauveteurs vont le chercher ! Quand il y a 40 ans, le drame des boat people suscita l’envoi du bateau Île de Lumière en Asie du Sud-Est, Jean-Paul Sartre le justifia ainsi : «ce qui compte ici, c’est que ce sont des hommes. Des hommes en danger de mort.» À la suite de quoi, la France accueillit plus de 130.000 Cambodgiens, Laotiens et Vietnamiens, qui font partie de la France d’aujourd’hui.

Dans l’édition du 14 juin dernier du Progrès, un sondage indiquait que 71% des 17 000 votants comprenaient «qu’on refuse d’accueillir un bateau de migrants en détresse». C’est un peu ce qui se joue là, aujourd’hui, en ce moment : qu’est-ce qui aura le plus d’influence dans les mois et les années qui viennent sur les décisions politiques, la France du cadenas, ou bien la France du parapluie ? Un morceau de la réponse est dans nos mains. L’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés doit être clairement assumé, les yeux grand ouverts, à la hauteur des enjeux et des besoins, chacun dans ses compétences : État, services publics, collectivités territoriales, bailleurs sociaux, secteur associatif, mais aussi simples citoyens.

Et c’est bien ce que nous faisons à Lyon et sur le territoire métropolitain (merci à Georges Képénéhian et à l’équipe municipale, aux maires d’arrondissement qui accueillent nos équipements, à commencer par Nathalie Perrin-Gilbert dans cet arrondissement), merci au président de la Métropole David Kimelfeld, à vous aussi, Murielle Laurent, en charge de l’action sociale et éducative). Oui, c’est bien ce que nous faisons à Lyon et sur le territoire métropolitain, en accueillant chaque jour les personnes qui se confient à nous, en les accompagnant avec professionnalisme, en leur ouvrant simplement notre porte.

Ce que nous expérimentons chaque jour, c’est que la passion de vivre et la force d’agir des réfugiés apportent à notre société d’accueil plus de richesse, plus de solidarité, plus d’humanité. Je nous souhaite donc, au nom du président de Forum réfugiés-Cosi, Marc Noailly, des salariés, bénévoles et adhérents de l’association, avec les partenaires ici présents qui soutiennent cette marche, avec les élus, avec les demandeurs d’asile et les réfugiés, une marche des parapluies tranquille et joyeuse, sous la conduite en musique des Zurbamateurs, jusqu’à la Place Carnot où nous attendent, sous la statue de la République, la fanfare Marcel Frontale, des stands associatifs et de quoi se réconforter après l’effort.

Jean-François PLOQUIN

Plus d’informations sur Forum Réfugiés COSI

Lire aussi notre article sur l’essais Raconte-moi la fin de l’écrivaine mexicaine Valeria Luiselli édite aux édition L’Olivier  ICI

À vos agendas ! Exposition du Cubain Jesse A. Fernández à l’Institut culturel du Mexique

Chaque semaine, nous réservons un espace dédié aux événements et aux invitations. Il vous suffit de nous envoyer un courrier électronique avec des informations susceptibles d’intéresser nos internautes en indiquant simplement le titre de votre manifestation, le lieu, la date et l’heure, un visuel et un contact. Le temps fort de cette semaine se déroulera à Paris. Dans le cadre de la Semaine de l’Amérique latine, l’Institut culturel du Mexique organise une exposition accompagnée de diverses conférences autour de l’œuvre de Jesse A. Fernández. Pour le reste de la semaine du 18 au 24 juin, voici notre sélection.

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MARDI 19 JUIN – PARIS — CONFÉRENCE

Le regard littéraire de Jesse A. Fernández à l’Institut Culturel du Mexique à Paris

Dans le cadre de l’exposition De Mexico à Paris, l’Institut culturel du Mexique organise ce mardi 19 juin, à partir de 18h30, une conférence autour de l’œuvre de l’artiste cubain Jesse A. Fernández. Animée par Eduardo Ramos Izquierdo, directeur du séminaire Amérique latine au Centre de recherches interdisciplinaires sur les mondes ibériques contemporains à l’université de la Sorbonne, la discussion portera sur l’expression littéraire de l’artiste à travers son œuvre photographique et les portraits d’écrivains qu’il a réalisés. Plus d’infos

LES 18, 19 et 23  JUIN — LYON — SPECTACLE

Les Nuits de Fourvière aux couleurs de l’Andalousie : le flamenco à l’honneur

Les amateurs de flamenco seront servis ! C’est la danseuse sévillane María Pagès, fidèle aux Nuits de Fourvière, qui ouvrira le bal. Accompagnée de huit danseurs et de sept musiciens, elle présentera, les lundi 18 et mardi 19 juin, son dernier spectacle Una oda al tiempo. La semaine se clôturera également sur des airs de flamenco, mais en chanson cette fois, avec l’incontournable Miguel Poveda, considéré comme l’une des grandes voix actuelles du flamenco. Infos et réservations

SAMEDI 16 JUIN — ÎLE-DE-FRANCE — THÉÂTRE 

Bagneux met en valeur le théâtre amateur sous la direction du dramaturge bolivien Marcos Malavia

Le samedi 16 juin se déroulera la 11e édition de «Faites du Théâtre» organisée par la Cie SourouS, en collaboration avec le Théâtre Victor Hugo de Bagneux. Au programme, quatre représentations réalisées par des compagnies amateurs : à 15h, Voi(x)Sinâge, farces de quartier suivi par Les licenciés de l’école moderne, puis Les murmures de Mnémosyne. Enfin, pour clôturer la journée, le spectacle Théâtrogrammes commencera à 20h30. Pour échanger avec les comédiens, buvette et restauration légère seront proposées sur place par l’association Inde Maha France. Plus d’infos

DU 9 AU 15 JUILLLET — ARLES — MUSIQUE

De l’exil à la scène musicale arlésienne : mettre en valeur les conséquences de l’exil sur la musique

 «La musique que fait notre monde…» C’est l’intitulé choisi par les Suds pour leur 23e édition dont le but est de mettre en valeur les conséquences de l’exil sur la musique et le métissage culturel qui en découle. L’Amérique latine sera de la partie. Laissez-vous porter par les rythmes populaires du Brésil avec Gilberto Gil, dansez sur les airs de Puerto Candelaria et voyagez à Cuba avec La trova. Vous pourrez également participer à d’autres activités (stages, master classes de danse, etc.). La billetterie est ouverte et les places sont limitées, réservez-vite ! Infos et réservations

RETRANSMISSION — GRENOBLE — LITTÉRATURE

Soirées littéraires et musicales aux tonalités du Chili : une rencontre à réécouter

Le jeudi 7 juin dernier, la Chilienne María Isabel Mordojovich était invitée à la Maison de l’international de Grenoble. Accompagnée de Franck Gaudichaud, elle a présenté son roman Piedras Blancas, un récit qui plonge le lecteur dans l’horreur de la dictature de Pinochet, le monde des tortionnaires et de leurs victimes, de 1973 à 1990. Vous étiez absent ce jour-là ? La présentation a été enregistrée et est disponible en ligne. Nous vous rappelons que vous pourrez rencontrer María Isabel Mordojovich aux Belles Latinas 2018, à Lyon, au mois d’octobre. Réécouter la rencontre

EN LIGNE — AMNESTY INTERNATIONAL — NEWSLETTER

«L’Hebdo», la newsletter hebdomadaire d’Amnesty International ouverte à tous

Cette semaine, nous vous invitons à vous inscrire à la newsletter hebdomadaire tenue par l’association Amnesty International. Mise à jour tous les vendredis, cette dernière concentre l’essentiel de l’actualité concernant les droits humains partout dans le monde. À l’inscription, vous pouvez également souscrire aux thématiques que vous ne voulez surtout pas rater (liberté d’expression, réfugiés et migrants, crises et conflits armés, etc.) et vous créer ainsi une sorte de journal personnalisé. Plus d’infos

 

À vos agendas ! Une semaine de films d’animation brésiliens à Annecy

Chaque semaine, nous réservons un espace dédié aux événements et aux invitations. Il vous suffit de nous envoyer un courrier électronique avec des informations susceptibles d’intéresser nos internautes en indiquant simplement le titre de votre manifestation, le lieu, la date et l’heure, un visuel et un contact. Le temps fort de cette semaine se déroulera à Annecy lors du festival international du film d’animation, qui consacre une semaine au Brésil image par image – 100 ans d’animation brésilienne. Pour le reste de la semaine du 11 au 17 juin, voici notre sélection.

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DU 9 AU 16 JUIN – ANNECY — ANIMATION

Festival d’Annecy : le Brésil image par image – 100 ans d’animation brésilienne

Célébrez 100 ans d’animation brésilienne à travers cette exposition inédite en plein cœur d’Annecy ! Conçue par l’Association brésilienne du cinéma d’animation, produite en partenariat avec Klaxon Cultura Audiovisual et une production locale Les Artychauts, et sponsorisée par le ministère de la Culture brésilien. Cette année, le festival d’Annecy rend hommage à l’animation brésilienne. Un aperçu de l’exposition Brésil image par image – 100 ans d’animation brésilienne vous entraînera sur les chemins parcourus par les réalisateurs et producteurs qui ont contribué à élever le pays au rang de l’animation mondiale. Plus d’infos

9 JUIN — PARIS — SUR ARTE

«Re-Calais», le documentaire de Yann Moix sur la question migratoire

Le documentaire (50 min) de Yann Moix, dont le tournage a duré plusieurs mois, sera diffusé pour la premier fois ce samedi sur Arte. Celui-ci a été réalisé de manière originale puisqu’il donne la parole tant aux exilés qu’aux habitants de la ville. Avec «Re-Calais», Yann Moix apporte un regard différent sur la question migratoire à Calais. Objectif affiché : donner la parole à tout le monde (ou presque), tout en assumant un point de vue partial… et artistique ? Suite à sa diffusion, le film sera disponible sur le site d’Arte.Plus d’infos

EN KIOSQUE – CHILI — LIBÉRATION

Des milliers de Chiliennes dans les rues pour dénoncer inégalités et sexisme

Dans l’édition du quotidien Libération datée du 6 juin dernier se trouve un reportage sur les milliers de Chiliennes qui ont manifesté le jour même dans plusieurs villes du pays pour réclamer davantage d’égalité et une éducation moins sexiste, dans le cadre d’un mouvement né à l’université qui fait peu à peu tâche d’huile dans l’ensemble du pays. Mobilisées sous le slogan: «Nous sommes toutes victimes de la précarisation: étudiantes, migrantes, mères et travailleuses dans la rue!», les manifestantes se disent victimes d’un machisme tenace et d’une inégalité de traitement dans la société chilienne. Plus d’infos

2 JUIN — 19 AOÛT — LILLE — MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE

Une exposition métisse : entre France et Costa Rica au Colysée de Lambersart, dans la banlieue de Lille

«Ticos» est une exposition de peinture autour du Costa Rica qui aura lieu au Colysée de Lambersart du 2 juin au 19 août 2018. Dans cette commune toute proche de la ville de Lille, les spectateurs pourront découvrir les œuvres de Pierre Buclon, un Français qui a établi son atelier au Costa Rica il y a une dizaine d’années et qui a invité pour cette occasion Alonso Pereira, un peintre costaricain qui crée des tableaux de jeunes femmes pensées de manière idéalisée. Laissez-vous tenter par cette exposition qui rend hommage à l’exubérance de ce pays et aux femmes qui le représentent ! Plus d’infos

14 JUIN — 19 H — PARIS — MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE

Tribune de la musique «Tango Roots Festival» par Silvia Gerbi et présentation de l’ouvrage «De la salsa… au reggaeton»

Première partie : Tango Roots Festival 2018Sylvia Gerbi présentera la huitième édition de son festival Tango Roots qui aura lieu du 22 au 29 juillet à Montreuil et où seront proposés des bals, des concerts, des spectacles, des conférences, des projections de films, des apéros-tango et des masterclass. La présentation sera suivie de De la salsa… au reggaeton – Un phénomène social, par Saúl Escalona,docteur en sociologie de l’Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris 3). Il interviendra sur les pratiques du reggaeton et de la salsa, thème qu’il a exploré dans son livre De la salsa… au reggaeton – Un phénomène socialPlus d’infos

15 JUIN — 19 H — PARIS — AMBASSADE DU CHILI

Présentation de l’anthologie de Gabriela Mistral, «De désolation en tendresse»

Le chargé d’affaires de l’Ambassade du Chili, M. le ministre-conseiller Oscar Alcamán, présentera la nouvelle traduction du livre De désolation en tendresse (éditions Caractères) de la poétesse chilienne, prix Nobel de Littérature, Gabriela Mistral, le vendredi 15 juin, avec la participation de Pedro Pablo Zegers, directeur de la Bibliothèque nationale du Chili et auteur de la postface, et des traducteurs de l’ouvrage Laëtitia Boussard et Benoît Santini. Plus d’infos

RÉGION PARISIENNE EN JUIN

Que tal Paris?, l’édition de juin des meilleurs plans latinos en ligne

Il existe certaines propositions cinématographiques qui sortent complètement de l’ordinaire et nous font découvrir des lieux et des histoires inattendues. C’est le cas du documentaire de Catalina Mesa, «Jericó», un petit bijou cinématographique tourné dans ce village éponyme, situé dans la région d’Antioquia en Colombie. Dans ce long métrage, ce sont les femmes qui ont la parole. Jericó rend donc un bel hommage à ces femmes touchantes qui partagent avec naturel leurs parcours de vie avec le spectateur. Un film plein de poésie et d’humanité ! Retrouvez toute l’actualité : musique, théâtre, cinéma, expos, livres… dans le tout nouveau numéro de Que tal Paris ?. Plus d’infos

L’Argentin Juan Sáenz Valiente invité pour une performance au Lyon BD festival 2018

Pour sa 13e édition qui se déroulera à Lyon les 9 et 10 juin prochains, le Lyon BD festival innove et propose au public d’assister à une performance artistique des plus originales. Dix auteurs de bande dessinée sont invités à revisiter les œuvres de la collection du Musée d’art contemporain le samedi 9 juin de 14h30 à 17h30. L’Argentin Juan Sáenz Valiente figure parmi les artistes invités.

Photo : Juan Sáenz Valiente/labd.net

Né à Buenos Aires le 1er octobre 1981, Juan Sáenz Valiente est le fils d’une mère juive architecte puis écrivaine et d’un père catholique cinéaste d’animation. Il expérimente l’illustration, la bande dessinée et les dessins animés depuis son plus jeune âge. 

Ses plus beaux succès sont le court métrage d’animation Jubilados (Retraités, 2003) et la bande dessinée Sarna (Iron eggs & Albin Michel, 2005) avec le fameux scénariste Carlos Trillo, la compilation de sa bande dessinée Stealth (Domus, 2008), la compilation de sa bande dessinée Matufia (+Infos, 2010), la bande dessinée El hipnotizador (Sudamericana, 2010), scénarisée par Pablo de Santis, puis traduite par Andrea Beyhaut et publiée chez Casterman en 2012 (L’hypnotiseur).

Depuis août 2009, Juan Sáenz Valiente s’auto-interprète dans la série télévisée Impreso en Argentina dans laquelle, en compagnie du journaliste et historien Diego Valenzuela, il enquête sur les textes fondamentaux de la littérature argentine (Borges, Cortazar…). 

Considéré en Argentine comme l’un des meilleurs auteurs de bande dessinée de sa génération, il fera une performance le samedi 9 juin prochain aux côtés de Sankha Banerjee (Inde), Edmond Baudoin (France), Lucie Castel (France), Jean Dytard (France), Elosterv (France), Hunt Emerson (Royaume-Uni), Geoffroy Monde (France), Gilles Rochier (France), et Julia Zejn (Allemagne), au Musée d’art contemporain de Lyon.

L’objectif de cette rencontre entre artistes internationaux est de revisiter la collection du MAC au sein même du musée, de manière publique et en BD. Les planches des dix artistes seront ensuite exposées dans le musée toute la journée du dimanche. 

Juan Sáenz Valiente sera également présent au salon d’honneur qui se tiendra à l’Hôtel de ville, dans le salon Justin Godart, le dimanche 10 juin de 10h à 18h.

Laura CHANAL 

Plus d’informations sur le site du festival Lyon BD

À vos agendas ! Exposition de l’artiste mexicaine Claudia Figueroa à la Maison de Mai

Chaque semaine, nous réservons un espace dédié aux événements et invitations. Il suffit de nous envoyer un courrier électronique avec des informations susceptibles d’intéresser nos internautes en indiquant simplement le titre de votre manifestation, le lieu, la date et l’heure, un visuel et un contact. Nous soulignons comme temps fort de la semaine l’exposition autour de l’artiste mexicaine Claudia Figueroa à la Maison de Mai de Paris. Voici le reste de la sélection de la semaine du 4 au 10 juin.

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DU 1ER AU 30 JUIN–  PARIS – MAISON DE MAI

Exposition de l’artiste mexicaine Claudia Figueroa à la Maison de Mai à Paris

La Maison de Mai est un lieu de diffusion culturelle et de pratiques artistiques proposant des concerts, des expositions, des projections. Elle propose durant tout le mois de juin une exposition sur l’artiste mexicaine Claudia Figueroa dont la vie prend un tournant radical lorsqu’elle décide, en 2014, de se consacrer à plein temps aux arts plastiques. Elle se considère actuellement comme une artiste puriste de la technique du pastel. Plus d’infos

3 JUIN – PARIS  – TOUTE LA JOURNÉE

Premier festival de danses boliviennes organisé par la fédération d’associations et la communauté bolivienne de Paris

La fédération d’associations et la communauté bolivienne, avec le soutien de l’ambassade de la Bolivie en France, invite les Boliviens et amis de la Bolivie au 1er festival de danses et de gastronomie bolivienne à Paris le dimanche 3 juin, de 13 h à 23 h au CICP, 21 ter rue Voltaire à Paris (métro rue de Boulets). Danses, musique et plats typiques. Entrée libre. Animation de DJ Jose Luis Ferrufino qui met subtilement en avant les singularités de ce monde andin. Plus d’infos

4 JUIN–  PARIS – INSTITUTO CERVANTES

Projection du film documentaire «Ciudad Blanca» d’Olivier Chiabodo et découverte de trois villes

À l’occasion de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, et en collaboration avec l’Ambassade du Honduras en France, sera projeté à l’Auditorium de l’Instituto Cervantes de Paris le documentaire Ciudad Blanca, réalisé par Oliver Chiabodo réalisateur, producteur et fondateur d’Explorer’s Network. Le gouvernement du Honduras a désigné Kaha Kamasa, la ville blanche, le complexe archéologique découvert dans une forêt vierge dans la région de La Mosquitia dans l’est du Honduras. National Geographic et l’Université du Colorado aux États-Unis ont trouvé trois villes. Plus d’infos

7 JUIN – PARIS – 21 H – MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE

Les poètes chiliens Manuel Silva Acevedo, Juana Puga et Yasmin Navarrete, traduits en français

Toujours dans le cadre de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, l’ambassade du Chili propose une rencontre autour de la poésie chilienne. Trois poètes viennent d’être traduits aux éditions L’Harmattan. Manuel Silva Acevedo, auteur de Mont de Venus, Image, Le vin de l’oubli, Sans savoir où tu vas et Depuis toujours. Juana Puga, auteur de Le captif, L’atténuation dans l’espagnol du Chili et Comment parle-t-on lorsqu’on parle ? Et Yasmin Navarrete, auteur de Par Descartes et Au-delà de l’équilibre. Lectures de poèmes en espagnol et en français. Plus d’infos

7 JUIN – GRENOBLE – MAISON DE L’INTERNATIONAL

Soirée littéraire et musicale aux tonalités chiliennes à la Maison de l’International

La Maison de l’International de Grenoble vous propose une soirée autour du livre Piedras Blancas de Maria Isabel Mordojovich (éd. Ovadia, Nice) et de la musique du trio chilien Amsur. Cette manifestation organisée en collaboration avec Maison Latina sera l’occasion de (re)découvrir le Chili sous différentes facettes. L’auteure Maria Isabel Mordojovich, dans son livre Piedras blancas (Pierres blanches), nous fait plonger au cœur du coup d’État du 11 septembre 1973. Cette fiction inspirée de lieux et de faits réels raconte d’une autre manière l’horreur qu’a été la dictature de Pinochet. Plus d’infos

8 JUIN – PARIS – MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE DE PARIS

Projection du film documentaire «Paname» de Daniel Zapateiro

La Maison de l’Amérique latine propose le projection du film documentaire Paname ( 77 min) de Daniel Zapateiro (2017, VOstF). Produit par Alexandre de Villeneuve. En 1879, Ferdinand de Lesseps, créateur du Canal de Suez, se lance dans le pharaonique projet du Canal de Panama. Mais très vite, celui qu’on surnomme alors le «Grand Français» fait face à des obstacles inattendus… Plus d’infos

EN KIOSQUE

Interview de l’écrivain vénézuélien Alberto Barrera Tyszka cette semaine dans l’OBS

Alberto Barrera Tyszka, qui est né le 18 février 1960 à Caracas, est l’auteur d’une biographie de référence d’Hugo Chávez. Son dernier livre, Les Derniers jours du Commandant, est un roman très politique qui nous plonge dans l’atmosphère irréelle des mois qui précédèrent la mort d’Hugo Chávez. Il vient de sortir en France. Au Venezuela, ce 20 mai 2018, c’est l’élection présidentielle. Mais pour l’écrivain Alberto Barrera Tyszka, le successeur d’Hugo Chávez «ressemble plus à Pinochet qu’à Allende». Plus d’infos

RÉGION PARIS – JUIN

Que tal Paris?, l’édition de juin des meilleurs plans latinos en ligne

Il existe certaines propositions cinématographiques qui sortent complètement de l’ordinaire et nous font découvrir des lieux et des histoires inattendues. C’est le cas du documentaire de Catalina Mesa, Jericó, un petit bijou cinématographique tourné dans ce village éponyme, situé dans la région d’Antioquia en Colombie. Ce long métrage, ce sont les femmes qui ont la parole. Jericó est un bel hommage à ces femmes touchantes qui partagent avec naturel leurs parcours de vie avec le spectateur. Un film plein de poésie et d’humanité ! Retrouvez toute l’actualité : musique, théâtre, cinéma, expos, livres… dans le tout nouveau numéro de Que tal Paris? Plus d’infos

 

À la une cette semaine : l’exposition «Quel amour !?» Images de Marseille et de Lisbonne

Chaque semaine, nous réservons un espace dédié aux événements et invitations. Il suffit de nous envoyer un courrier électronique avec des informations susceptibles d’intéresser nos internautes en indiquant simplement le titre de votre manifestation, le lieu, la date et l’heure, un visuel et un contact. Nous soulignons comme temps fort de la semaine 22 la riche programmation de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes qui démarre ce vendredi 25 et qui s’achèvera le dimanche 10 juin prochain. Voici le reste de la sélection de la semaine du 28 mai au 3 juin.

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25 – 31  MAI –  IVRY-SUR-SEINE

«Requiem des innocents», création dirigée par Marcos Malavia et la compagnie Sourous

Théâtre Clown. «Requiem des Innocents» est un texte qui réunis dix créatures clowns qui échouent dans un lieu où ils chercheront à comprendre le pourquoi et le comment de leur mort. Ils étaient innocents, ils ne savaient pas qu’ils pouvaient porter une marque ancestrale qui faisait d’eux des victimes de la violence. Ce spectacle est le fruit d’un atelier-laboratoire mis en place depuis un an par Marcos Malavia au Théâtre El Duende (en partenariat avec le Théâtre Victor Hugo de Bagneux et la Compagnie Sourous) avec un groupe des neuf comédiens, qui grâce à leurs clowns donnent vie à ce texte. Plus d’infos

25 MAI- 2 JUIN – 18 H 30 – MARSEILLE

La Quinzaine des Réalisateurs organisent des reprises dans des salles comme l’Alhambra à Marseille

Depuis plusieurs années, la Quinzaine des Réalisateurs organise des reprises afin de permettre au plus grand nombre de découvrir sa sélection de films. Ainsi, cette année encore, après le Festival de Cannes, les films de la 50e Quinzaine des Réalisateurs seront présentés à Marseille. Ce rendez-vous, c’est la possibilité offerte aux cinéphiles de la métropole marseillaise de découvrir en avant-première 20 longs métrages inédits dans de très bonnes conditions d’accueil et de projections. Plus d’infos

LUNDI 28 MAI – 19 H – PARIS

«Nouvelles du Pérou» – Présentation du livre par Ina Salazar aux éd. Magellan & Cie à la MAL

Eldorado ou le pays de l’or a longtemps fait rêver les Européens. Peut-être le plus secret, en tout cas l’un des plus méconnus des pays d’Amérique du Sud, le Pérou actuel fut l’épicentre de la fascinante civilisation inca qui, du XIIe au XVIe siècle, se déploya dans la cordillère des Andes, avant d’être annexé par les conquistadors espagnols. Les six cuentos (nouvelles) de ce volume, tous traduits de l’espagnol, reflètent subtilement les singularités de ce monde andin. Voir aussi l’agenda global de la Maison de l’Amrique latine de Paris. Plus d’infos

LECTURES ET LIVRES

Création de l’association «La Charca» sur la Métropole de Lyon – À découvrir sans modération sur facebook

C’est dans le but de promouvoir les cultures hispano-américaines dans toute leur diversité que vient de se créer, à Lyon, l’association «La Charca». Celle-ci centrera dans un premier temps son activité sur le livre et la lecture. Afin de permettre au plus grand nombre d’avoir accès à des productions culturelles venues de loin, elle mettra tout d’abord à disposition de ses membres une bibliothèque d’ouvrages en espagnol et en traduction française, et pour tous une librairie. Des textes méconnus en France à découvrir sans plus tarder. Plus d’infos

BANDE ANNONCE

Le prochain festival de Biarritz, 24 au 30 septembre prochain, invite l’Uruguay

Enserré entre deux voisins imposants, politiquement stable depuis la fin de la dictature dans les années 80, socialement progressiste, prospère d’un point de vue économique, l’Uruguay fait figure de phénomène. Berceau de Lautréamont et de Jules Supervielle, patrie du candombe et de la murga, copropriétaire du tango, sa culture riche et bigarrée rayonne bien au-delà de ses 3,5 millions d’habitants : l’Uruguay est le joyau secret de l’Amérique latine. Illuminée du soleil de la République orientale, l’affiche de cette année est inspirée du programme proposé. Plus d’infos

EXPOSITION

«Quel amour !?» Images de Marseille et de Lisbonne : une entité passionnée, foisonnante et contrastée

Forte de cette expérience et de ses 2 600 ans d’histoire, Marseille continue de miser sur la culture pour accélérer son développement et s’impose comme une métropole euro-méditerranéenne de premier plan. L’amour n’est-il pas la grande affaire de l’existence ? La seule qui, au dire de Stendhal, re-passionne la vie. Si l’unique mesure de l’amour ne peut être que la démesure, reconnaissons que les artistes, pour l’exprimer, savent convoquer le langage du désir dans sa démesure même. Entre exclamations et interrogations, «Quel Amour !?» laisse donc ouvertes toutes les voies et réponses imaginables pour les faire vivre dans le foisonnement de plus de 150 créations de 68 artistes, toutes générations confondues. Plus d’infos

De multiples initiatives au-delà de la «semaine» de l’Amérique latine et des Caraïbes en France

Du 25 mai au 10 juin 2018, pour la cinquième année consécutive et sous l’impulsion du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, se tient la «semaine» de l’Amérique latine et des Caraïbes en France. Revenons sur l’histoire de cette initiative et profitons de cette occasion pour rendre hommage aux différentes institutions et organisations culturelles, telles que les Nouveaux Espaces Latinos, qui fourmillent tout au long de l’année pour enrichir le dialogue franco-latino-américain.

Photo : Présidence de la République

En France, en 2011, sous l’impulsion de l’ex-sénateur Jean-Pierre Bel, le 31 mai a été désigné comme date officielle de la «journée» nationale consacrée à l’Amérique latine. Quatre ans plus tard, le 4 juin 2015, le président François Hollande a tenu un discours à l’Élysée lors de la réception offerte à l’occasion de la semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, dans lequel il souligne les liens entre la France et l’Amérique latine. «Notre proximité est due à l’histoire mais également à la géographie. C’est peu connu, y compris de mes compatriotes, la France, à travers ses collectivités des Antilles mais aussi la Guyane, fait partie de l’Amérique. Nous avons une longue frontière. La plus longue frontière de la France est en effet avec le Brésil et le Suriname. Je ne dis pas cela pour minimiser la relation forte que nous avons avec nos amis allemands ou espagnols mais c’est ainsi. […] Nous voulons aussi que la France fasse pleinement partie du continent latino-américain parce que nous portons des valeurs communes : valeurs d’indépendance, d’émancipation, de culture, de diversité, d’exception également pour nos langues que nous voulons offrir au monde. Nous voulons également que les défis de la planète, en particulier celui du réchauffement climatique, soient abordés ensemble

Bien que l’on parle de «journée» ou de «semaine» de l’Amérique latine, la présence du continent latino-américain est permanente en France. De nombreuses structures culturelles et associatives dont les moyens sont parfois très limités mais qui regorgent d’une force et d’une réactivité à toute épreuve, créent des événements dans le but de faire connaître la grande variété des expressions latino-américaines qu’elles soient cinématographiques, littéraires, musicales, photographiques ou encore théâtrales. Soulignons également les initiatives bilatérales, telles que le programme France-Colombie mis en place pour l’année 2017, qui se développent sur le plus long terme.

Cette semaine est aussi l’occasion d’adresser un clin d’œil à la Maison de l’Amérique latine de Paris, fondée en 1946 dans le sillage de la Résistance, sous l’impulsion du général de Gaulle et du ministère des Affaires étrangères et présidée depuis par Alain Rouquié, ancien ambassadeur de France au Salvador, au Mexique et au Brésil et directeur des Amériques et Caraïbes au ministère des Affaires étrangères. Haut lieu de la culture latino-américaine en France, cet espace culturel a fêté ses 70 ans en octobre 2016. À cette occasion, un numéro spécial du Monde, a été édité, comprenant une centaine de pages, sous le titre L’Amérique latine de A à Z. Aujourd’hui encore, le site web et la riche programmation culturelle de cette maison font d’elle un lieu incontournable des expressions latinos en France.

De son côté, depuis sa fondation en 1984 à Lyon, les Nouveaux Espaces Latinos n’ont jamais cessé de rayonner : une revue distribuée à l’échelle nationale, un site web dont la newsletter hebdomadaire diffuse les actualités du continent, et quatre festivals annuels aux programmations riches et créatives. Par ailleurs, toutes les mutations nécessaires ont été apportées à la structure pour en garantir la pérennité : on pense notamment au développement quotidien de toute la partie numérique qui a permis la création d’un réseau d’internautes et qui a donné lieu à la trimestrialisation de l’édition papier qui propose à présent davantage d’articles thématiques autour de la culture et des idées. L’implication quotidienne de bénévoles dévoués, depuis tant des années, témoigne vivement de la place que prend l’Amérique latine en France, où des réseaux se tissent pour véhiculer la flamme de sa présence.

Bien entendu Lyon et Paris ne sont pas isolées. Partout en France, de nombreuses villes manifestent régulièrement leur intérêt pour l’Amérique latine qui connaît désormais plusieurs temps forts tout au long de l’année. Le mois de mars, par exemple, laisse place aux festivals de cinéma latino-américains aux publics toujours plus nombreux. Pendant la période estivale, de nombreux évènements (on pense notamment au festival d’Avignon) convient des artistes du monde entier. La liste est longue, mais désormais, grâce aux technologies de la communication, les programmations culturelles autour de l’Amérique latine sont accessibles à tous.

En 2015 à l’Élysée, devant un parterre de représentants de la communauté franco latino-américaine, M. François Hollande terminait son discours par un vœu : «Voilà […] la signification que je voulais donner à cette Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes. Une semaine où les relations entre la France et votre continent sont portées à leur niveau d’excellence. Une semaine où nous multiplions les initiatives. Une semaine que nous aurions envie de prolonger pendant les 51 autres. Mais nous voulons aussi – et nous y sommes prêts – que chacun de vos pays puisse consacrer une semaine à la France et, pour commencer, un jour, un jour et une nuit. Nous en serions très heureux. Vive l’Amérique latine et vive la France !»

Januario ESPINOSA

  • Le discours complet, les photos ainsi que l’historique de La Semaine sont en ligne sur notre site. ICI
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