Archives des catégories :

Événéments

Libérez Ahmet Altan, romancier et journaliste turc, condamné à perpétuité

Les éditions Actes Sud viennent de lancer une campagne signée conjointement avec l’association Les Nouveaux Dissidents pour demander la libération d’Ahmet Altan, un des journalistes les plus renommés de Turquie, dont l’œuvre littéraire a connu un succès mondial. Il vient d’être condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Photo : DW
Accusé d’avoir participé au putsch manqué du 15 juillet 2016, alors qu’il ne fait que dénoncer, depuis plusieurs décennies, toutes les atteintes du pouvoir à la démocratie, Ahmet Altan était incarcéré depuis septembre 2016 à la prison de Silivri (à 70 kms d’Istanbul). Vendredi 16 février 2018, il a été reconnu coupable ainsi que cinq autres personnes dont son frère, le journaliste Mehmet Altan, d’avoir tenté de « renverser l’ordre prévu par la Constitution de la République de Turquie ou de le remplacer par un autre ordre ou d’avoir entravé son fonctionnement pratique au moyen de la force et de la violence ». Il est condamné à la réclusion à perpétuité.
 
« Après le coup d’État manqué de juillet 2016, nous sommes les deux premiers écrivains à avoir été arrêtés sur des chefs d’accusation kafkaïens. La prison à vie a été requise contre nous et nous avons cru d’abord que c’était une blague. Nous avons cru qu’ils nous libéreraient après avoir eu la satisfaction de nous avoir maltraités. Ils m’ont relâchée, mais lui, ils l’ont condamné à perpétuité. Sans preuve, sans faits avérés, c’est purement atroce ! J’appelle tous les écrivains, les éditeurs, les journalistes à être solidaires d’Ahmet Altan et de tous les écrivains, journalistes, jetés en prison ou persécutés. » Asli Erdogan, le 19 février 2018.
 
Ahmet Altan, né en 1950, est un des journalistes les plus renommés de Turquie, son œuvre de romancier a par ailleurs connu un grand succès, traduite en de nombreuses langues (anglais, allemand, italien, grec…). Deux de ses romans sont parus en français, chez Actes Sud : Comme une blessure de sabre (2000) et L’Amour au temps des révoltes (2008). Son père, le journaliste Çetin Altan, fait partie des dix-sept députés socialistes qui entrent au Parlement turc en 1967. Pour ses articles, il sera condamné à près de 2 000 ans de prison. En 1974, dans le contexte de L’Opération de maintien de la paix (invasion de la partie nord de Chypre par les forces militaires turques), Ahmet Altan s’engage dans le journalisme : très vite, il commence à être connu pour ses articles en faveur de la démocratie. Il publie en 1982 son premier roman (vendu à 20 000 exemplaires) puis devient, en 1985, rédacteur en chef du journal Günes. Il publie son deuxième roman qui est condamné pour atteinte aux bonnes mœurs et fait l’objet d’un autodafé.
 
Esprit critique et très en prise avec la société turque, il est arrêté le 10 septembre 2016 ainsi que son frère Mehmet Altan, également journaliste, accusés d’avoir participé au putsch manqué du 15 juillet 2016. Douze jours plus tard, il est mis en liberté provisoire, mais vingt-quatre heures plus tard, il est de nouveau incarcéré et reste en prison, inculpé « d’appartenance à une organisation terroriste » et de « tentative de renversement de la République de Turquie ». Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, le vendredi 16 février 2018, par le 26e tribunal pénal d’Istanbul.
Éditions Actes Sud
 

Caroline Dumas est nommée Secrétaire générale de la Semaine de l’Amérique latine en France

Depuis la création de la Semaine de l’Amérique latine en France, nous avons suivi pas à pas les différentes étapes de cette manifestation si nécessaire pour dynamiser les rapports entre Latino-Américains et Français. À l’initiative du Sénat depuis 2010, le 31 mai avait été désigné journée nationale de l’Amérique latine en France. En 2014, sous l’impulsion du président François Hollande et de Jean-Pierre Bel, président du Sénat à ce moment-là, cette journée s’est étendue à une semaine depuis 2015.

Photo : Palacio de La Moneda en Chile

La semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes en France a ainsi dépassé une bonne dizaine de jours de manifestations et d’activités. L’ambassadeur Philippe Bastelica a été le premier responsable nommé par le quai d’Orsay. En 2017, avec M. Antoine Grassin, le second responsable, la manifestation s’est déroulée avec un programme riche et varié sur deux semaines. Pour accompagner cette belle initiative unique en France, nous avons nous-mêmes été motivés à créer le festival Primavera Latina – dialogues entre sciences et littérature.

Depuis novembre dernier, nous étions bien inquiets qu’un nouveau responsable ne soit nommé. Début janvier, nous avions pensé que la Semaine ne connaîtrait pas de continuité et nous avons avancé notre quatrième édition de Primavera Latina au mois d’avril afin d’atteindre les étudiants des universités et des grandes écoles les plus intéressés par les relations entre la France et l’Amérique latine. Vers la fin janvier, nous étions informés par M. Bastelica qu’il y aurait bien une suite et nous venons d’apprendre officiellement que Mme Caroline Dumas, en poste d’ambassadeur au Chili, revenait à Paris pour devenir la secrétaire générale de la semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes en France.

Nommée en février 2018 Secrétaire générale de la Semaine de l’Amérique Latine et des Caraïbes, Mme Caroline Dumas arrive donc du Chili, où elle était Ambassadrice de France depuis début 2016. Elle avait auparavant été également ambassadrice de France en Islande (2009-2011) et en Jordanie (2013-2016). Elle est diplômée de Sciences Po Paris et de l’Institut national des langues et civilisations orientales, en dominante arabe. Elle est également titulaire d’une licence de lettres. Sa formation l’amène à intégrer le ministère des Affaires étrangères en 1985. Elle y travaille d’abord au sein de la Direction des projets de développement, sur la zone Afrique, puis rejoint la Direction d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, et enfin celle d’Amérique et des Caraïbes. En 1990, Caroline Dumas devient première secrétaire à Pretoria, puis première conseillère à Nairobi, fin 1993.

De retour à Paris en 1997, elle est chargée de mission sur le Proche Orient auprès du Directeur des relations culturelles, scientifiques et techniques du MAE. Elle dirige ensuite le Département d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, au sein de la Direction générale de la Coopération internationale et du Développement. En 2004, elle devient première conseillère à l’ambassade de France à Washington. Elle rentre à Paris fin 2006 où elle devient directrice adjointe d’Afrique et de l’Océan Indien pour trois ans, avant de partir sur son premier poste d’Ambassadrice.

Januario ESPINOSA

« Pentagon Papers » : le soutien de Steven Spielberg, Meryl Streep et Tom Hanks à Reporters sans frontières

Le journalisme de qualité est au cœur du film Pentagon Papers, qui sort le 24 janvier. Le réalisateur et les acteurs mettent à profit la promotion pour défendre une liberté de la presse mise à mal, y compris aux États-Unis. Nous reproduisons ici l’article de Reporters sans Frontières dont le secrétaire général a rencontré le réalisateur.

Photo : Pentagon Papers

À l’occasion de la sortie en Europe du film Pentagon Papers, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a rencontré le réalisateur Steven Spielberg et les acteurs Meryl Streep et Tom Hanks, une manière pour ces derniers d’afficher leur soutien à la liberté de la presse et à RSF. Intitulé en anglais The Post, le film raconte des heures historiques au Washington Post au début des années 70. Le président du conseil d’administration de Reporters Without Borders USA, Peter Price, ancien président de l’Académie nationale des Arts et sciences de la télévision américaine, qui avait remis un Emmy Award à RSF, était également présent lors de cette entrevue organisée dans le cadre d’un partenariat entre RSF et Universal Pictures France.
 
« Qu’un réalisateur comme Steven Spielberg et des acteurs comme Meryl Streep et Tom Hanks livrent un aussi bel hommage au journalisme de qualité dans une période où la liberté de la presse est mise à mal par le président des États-Unis lui-même est déjà extrêmement important, déclare Christophe Deloire. Mais en plus ces derniers profitent de leurs interviews pour démontrer un engagement en faveur de ce pilier de la démocratie qui va très au-delà de la promotion du film. Toute l’équipe de RSF remercie Steven Spielberg, Meryl Streep et Tom Hanks pour ce soutien crucial à l’heure où les journalistes qui représentent un contre-pouvoir font l’objet d’attaques d’une violence inédite. »
 
À l’occasion de la publication du Classement mondial de la liberté de la presse 2017, RSF avait organisé une table ronde au siège du Washington Post, animée par la journaliste d’investigation Dana Priest. L’organisation a apporté un soutien concret au journal notamment lorsque l’un de ses journalistes, Jason Rezaïan, a été retenu arbitrairement en Iran de juillet 2014 à janvier 2016. Il est par ailleurs prévu que le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, et la directrice du bureau de l’organisation à Washington, Margaux Ewen, rencontrent la rédaction en chef du Post ce 19 janvier dans le cadre d’une mission aux États-Unis. RSF organise une projection du film en avant-première le 22 janvier, deux jours avant la sortie en France. « Nous remercions Universal Pictures France, et son directeur Xavier Albert, ainsi que l’agence Trouble Shooter et son fondateur Jacques Benloulou, pour leur soutien à notre cause », ajoute Christophe Deloire.

D’après RSF

Le film Pentagon Papers sera en salle du 24 février. SITE

Rencontre autour de l’évolution de la musique bolivienne depuis les années 1960 jusqu’à nos jours à la MAL à Paris

Comme tous les deuxièmes jeudis de chaque mois, de 19 h à 20 h 30, la Tribune de la Musique, des Disques et des Spectacles invite à la Maison de l’Amérique latine à Paris des musiciens, chanteurs, interprètes, compositeurs, ethnomusicologues, danseurs, anthropologues, vidéastes, cinéastes documentaristes à débattre autour des musiques d’Amérique latine, qu’elles soient traditionnelles, populaires et/ou savantes à l’occasion d’une publication récente. Le jeudi 18 janvier prochain à partir de 19 h est organisée une rencontre autour de la musique bolivienne et de son évolution, animée par Oscar Barahona, Nelson Gómez, Francisco González et Michel Plisson, en présence de José Mendoza.

Photo : Tribune de la Musique

« Dans cette première séance de 2018, nous explorerons avec le charanguiste virtuose José Mendoza l’évolution de la musique bolivienne depuis les années 1960 jusqu’à nos jours. José Mendoza est né en 1956 à La Paz (Bolivie). Il commence la pratique musicale à 10 ans avec le trio Los Jairitas et d’autres groupes. À 18 ans, il part en mission culturelle au Venezuela avec le groupe Los De Canata, qui pratique la musique traditionnelle et folklorique, où il restera trois ans. C’est avec un autre groupe qu’il arrive en France en 1978 où il rencontre les guitaristes Gérard Verba et Raoul
Maldonado. Avec eux il crée El Cuarteto Atahualpa, puis plus tard El Cuarteto Agustín Barrios Mangoré. Aujourd’hui, il a rejoint le Trio à Cordes Pincées de Paris. José Mendoza est actuellement professeur de guitare au conservatoire d’Antony. Au cours de ces années, il a été un des acteurs de l’évolution du charango tant en Bolivie qu’à l’extérieur, notamment en créant le premier Festival de Charango à Paris à l’Unesco.

José Mendoza conjuguera dans son intervention son histoire personnelle et celle de la musique bolivienne. Un temps fort sera consacré au phénomène des estudiantinas, orchestres de cordes pincées comprenant parfois un nombre considérable de musiciens, présentes dans toute l’Amérique latine, du Chili au Venezuela et jusqu’au Brésil. Cette formation vient des orchestres à cordes pincées qui existent depuis longtemps dans toute la péninsule ibérique. José Mendoza tient à préciser que le développement de la musique traditionnelle en Bolivie n’aurait pas pu se faire sans le rôle très important de Pepe Ballón, grand intellectuel bolivien, créateur du premier centre culturel à La Paz. »

D’après la Tribune de la Musique, des Disques et des Spectacles
Plus d’informations sur le site de la Maison de l’Amérique latine

Reporters Sans Frontières salue le soutien d’Emmanuel Macron à ses initiatives

Lors de ses vœux à la presse, le président a plusieurs fois fait allusion aux initiatives de RSF. L’organisation salue la détermination du chef de l’État en faveur de la défense de la liberté de la presse. Elle sera vigilante sur le plein respect des libertés journalistiques dans le cadre des réformes ébauchées.

Photo : Dominique Gerbaud, président de Reporters sans frontières, Lucie Morillon, responsable du bureau à Paris (Kakemono)

Lors de ses vœux à la presse, ce 3 janvier au Palais de l’Élysée, Emmanuel Macron a évoqué les violences commises contre les journalistes, “cibles privilégiées” selon lui. Comme Reporters sans frontières (RSF) le dévoilait dans son bilan publié le 19 décembre, 326 sont actuellement en détention et 65 journalistes ont été tués au cours de l’année 2017 dans le cadre ou en raison de l’exercice du journalisme : 1035 journalistes ont été tués depuis 15 ans, ces homicides demeurant impunis neuf fois sur dix.

« RSF se félicite de l’attention apportée par Emmanuel Macron à la répression dont sont victimes les journalistes, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. La nomination d’un représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la protection des journalistes, que le chef de l’État a à nouveau appelée de ses vœux, constituerait une réponse institutionnelle forte au niveau internationalRSF mène campagne depuis 2015 pour la création de ce mécanisme concret d’application du droit international et nous sommes satisfaits des premières mesures prises par Antonio Guterres, en attendant qu’il aille plus loin. »

Face à la gravité de la répression des journalistes et des menaces pesant sur le journalisme dans les dictatures et dans les « démocraties illibérales », notamment en Turquie et en République populaire de Chine, RSF appelle aussi le président de la République à entretenir avec ses homologues étrangers un dialogue bilatéral franc et sans concession. Le président Erdogan effectuera une visite prochaine en France, peu avant que le président Macron se rende en visite officielle en Chine.

Emmanuel Macron, qui évoquait la prolifération des « fake news », a évoqué l’idée d’une régulation pour lutter contre les fausses nouvelles notamment en période électorale. RSF s’exprimera sur ce projet lorsqu’un texte sera proposé. Le chef de l’État a par ailleurs déclaré soutenir une réflexion de RSF sur les principes journalistiques. Cette démarche fait l’objet d’un travail interne important autour des questions d’indépendance, de transparence de déontologie et de qualité, qui a été discutée lors d’une réunion avec environ trente grands médias européens, associations et syndicats à Bruxelles le 29 septembre dernier. L’initiative est à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil d’administration de RSF, le 9 janvier.

Contact : RSF

Discours du président de la République : Emmanuel Macron adresse ses vœux à la presse

Ce mercredi 3 janvier 2018 à l’Élysée, le président de la République française, Emmanuel Macron a adressé ses vœux pour la nouvelle année à la presse. L’occasion de revenir sur les événements qui ont marqué l’année 2017. Nous reproduisons des larges extraits de son discours.

« Je suis très heureux, quoi qu’en disent certains, de vous retrouver aujourd’hui en ce lieu pour, en effet, vous venez de le rappeler, ce qui est une tradition mais ce qui consiste, à un moment où l’année tourne sur ses gonds, à la fois à venir sur ce qui a été, à se fixer quelques résolutions et à partager quelques convictions. Avant toute chose et avant que ces convictions ne soient partagées, ce sont bien évidemment des vœux, des vœux de santé, de réussite personnelle et professionnelle que je veux ici formuler à votre endroit.

Quelques convictions parce que, ce qui nous lie, ce qui vous fait présents ici, dans cette salle, c’est cette grande Histoire démocratique qui lie en effet la presse au pouvoir. Et pour la considérer pleinement, regarder tous les défis, il ne faut pas simplement regarder notre quotidien et ses vicissitudes, mais peut-être commencer par regarder plus au large et vous l’avez là aussi mentionné.

En 2017, 67 de vos confrères sont morts en exerçant leur métier. Ils sont morts sur des théâtres de guerre, ils sont morts assassinés par les criminels qu’ils dénonçaient, ils sont morts pour avoir cherché la vérité là où régnait souvent le mensonge. Et si ce chiffre est en baisse par rapport à 2016, c’est parce qu’il est des endroits du monde où les journalistes ont compris qu’ils étaient des cibles privilégiées et où beaucoup ont renoncé à se rendre. Et je voudrais ici que nous ayons une pensée toute particulière pour Stephan Villeneuve et Véronique Robert, ainsi que pour leur fixeur kurde, Bakhtiyar Haddad, tous les trois morts à Mossoul cette année dans l’explosion d’une mine.

Ce sont aussi 326 journalistes aujourd’hui emprisonnés parce que leur parole dérange. Parce qu’il n’a pas suffi de censurer, il a fallu mettre au secret ceux qui s’aviseraient d’écrire ou de parler. La liberté de la presse n’est pas une liberté spéciale, elle est la plus haute expression de la liberté. C’est pourquoi elle est la première liberté supprimée par les régimes autoritaires. Cette situation n’est jamais acceptable et chaque fois que nous le pouvons, nous devons intervenir pour que les journalistes emprisonnés soient libérés.

C’est pour cela que la France ne doit pas renoncer à dialoguer avec les régimes qui ne partagent pas nos valeurs et j’ai constamment tenu cette ligne consistant à la fois à défendre nos principes, nos libertés, notre exigence, mais à poursuivre le dialogue indispensable qui permet à un moment d’obtenir des résultats.

Se murer dans un silence qui peut être un temps confortable, dicté par la réprobation morale, ne permet pas bien souvent d’obtenir les résultats concrets et indispensables. Avec la Turquie, nous avons eu deux épreuves au cours des derniers mois avec les arrestations du photo reporter Mathias Depardon et de l’étudiant en journaliste Loup Bureau, vous vous en souvenez, Madame la Ministre. (…)

C’est aussi pourquoi je veux que cette liberté, reconnue et garantie par les conventions internationales, soit effectivement protégée et placée sous la protection des Nations Unies. Lors de mon intervention à l’assemblée générale des Nations Unies en septembre dernier, j’ai plaidé pour la création d’un poste de représentant spécial du secrétaire général à la protection des journalistes. Antonio Guterres a entendu ce vœu, il en partage la préoccupation et il a déjà commencé à mettre en place cette mission qui devrait voir le jour durant le semestre à venir. Parce que nous vivons aujourd’hui en un temps si barbare, comme l’aurait écrit Péguy, écrire la vérité, chercher la vérité, écrire – je le cite de mémoire donc imparfaitement – « sur une feuille propre et proprement » est irremplaçable.

La liberté de la presse aujourd’hui n’est plus seulement attaquée par les dictatures notoires, elle est aussi malmenée dans des pays qui font partie des plus grandes démocraties du monde. Elle est malmenée jusqu’en Europe. Vous avez à l’instant, Madame la Présidente, cité plusieurs pays européens qui, en effet, sont en train de bousculer la liberté de la presse et lorsque je me suis rendu devant la Cour européenne des droits de l’homme, j’ai fait part avec détermination de mon souhait que la Turquie et la Russie, signataires de la Convention européenne des droits de l’homme, respectent les engagements qu’implique leur adhésion, notamment en matière de liberté de la presse. (…)

Mettre plusieurs de ces pays au ban qui de la Convention européenne des droits de l’homme, qui parfois de l’Union européenne serait trop facile. Il faut mettre en place les sanctions prévues par nos traités, ce que, pour ce qui est de l’Union européenne, la Commission européenne a commencé de faire. Mais tout en les gardant dans le cercle exigeant de ses acquis de l’Histoire, nous devons mener cette bataille et cette bataille a un nom, c’est celle qui consiste à défendre pleinement l’effectivité de toutes les libertés de nos démocraties parce qu’une tentation est là qui existe, croissante, aux frontières de l’Europe comme au sein de l’Europe, c’est la tentation des démocraties illibérales.

La crise que nous vivons aujourd’hui n’a pas de précédent dans notre époque contemporaine, c’est cette rupture entre une économie de marché, des classes moyennes, des équilibres sociaux, la démocratie et l’attachement aux libertés qui vont avec. Ce socle, qui depuis le XVIIIe siècle avait construit le progrès continu de nos démocraties, est en train de se fissurer et, au nom de la protection d’un État, au nom parfois de la lutte contre tel ou tel risque, telle ou telle menace extérieure, d’une fascination nationaliste qui revient au portillon, plusieurs régimes politiques sont tentés par l’illibéralisme politique et à chaque fois, c’est évidemment la presse qui est la première menacée.

Lorsque le contrepouvoir que la presse constitue commence à être bâillonné, limité, encadré, lorsque l’indépendance de la Justice est remise en cause – et bien souvent, ces réformes sont jumelles –, c’est la vitalité de nos démocraties dans ce qu’elles portent depuis plusieurs siècles qui est ainsi bousculé. C’est un édifice fragile que la démocratie et nous sommes en train à nouveau d’en mesurer la fragilité. Elle tient à quoi ? À l’exigence des peuples, au sens de l’histoire des dirigeants et à la capacité des puissances voisines de porter cette exigence aussi.

(…) Cette montée des fausses nouvelles est aujourd’hui totalement jumelle de cette fascination illibérale que j’évoquais puisqu’elle est bien souvent financée par les mêmes, elle est bien souvent utilisée par des puissances qui s’amusent en quelque sorte des faiblesses de la démocratie, de son ouverture extrême, de son incapacité à trier, à hiérarchiser, à reconnaître au fond une forme d’autorité. Mais qu’est-ce que l’autorité au sens étymologique du terme ? Le fait de reconnaître même qu’il y a un auteur, l’auteur de quelque chose qui est inventé ou l’auteur d’une vérité construite par un travail d’investigation. Vous êtes toutes et tous des auteurs et vous avez, dans ce monde des nouvelles devenu mondialisé, permanent, instantané, une part d’autorité. La nier ou considérer qu’elle vaut la même chose que le moindre blogueur, que le moindre diffuseur de propagande, c’est nier la spécificité même de ce qui vous constitue et c’est accepter collectivement de laisser progressivement la défiance s’installer dans notre système démocratique.

(…) Les pouvoirs du régulateur, qui seront par ailleurs profondément repensés durant l’année 2018, seront accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des États étrangers. Cela permettra au CSA repensé notamment de refuser de conclure des conventions avec de tels services en prenant en compte tous les contenus édités par ces services, y compris sur Internet. Cela lui permettra aussi, en cas d’agissement de nature à affecter l’issue du scrutin, que cela soit en période préélectorale ou électorale, à suspendre ou annuler la convention.

Si nous voulons protéger les démocraties libérales, nous devons savoir être forts et avoir des règles claires. Ce nouveau dispositif impliquera un devoir d’intervention de la part des intermédiaires techniques afin de retirer rapidement tout contenu illicite porté à leur connaissance. Le contenu de ce texte sera détaillé dans les semaines qui viennent. Sa préparation sera importante car aucune des libertés de la presse ne doit être remise en cause par ce texte et votre regard sera à cet égard très important et des consultations seront prévues à cet effet. Au-delà, il est évident que nous devons continuer à responsabiliser les plateformes et les diffuseurs sur Internet qui ne peuvent continuer de mélanger toutes les catégories d’informations et qui, comme nous avons commencé à le faire sur la propagande terroriste, doivent être responsabilisés sur toutes les formes d’intervention qu’ils véhiculent.

Mais le deuxième type d’action indispensable dépend de vous. Je sais que beaucoup parmi vous réfléchissent sur la déontologie du métier de journaliste et la démarche de Reporters sans frontières d’inventer une forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier me paraît à cet égard non seulement intéressante, mais souhaitable. Il vous revient d’organiser en quelque sorte les règles de votre profession si nous ne voulons plus que tout puisse se valoir et qu’aucune hiérarchie ne soit faite. L’heure est sans doute venue pour votre profession de s’unir autour de principes fortement réaffirmés en un temps de fragilité démocratique et 2018, je le souhaite vivement, sera l’année de ce débat de fond parce que toutes les paroles ne se valent pas et parce qu’il est même des paroles qui ne sont ni journalistiques ni innocentes, mais de propagandes et de projets politiques nocifs pour nos démocraties.

Cela est d’autant plus nécessaire que le système médiatique est en pleine recomposition. Vous l’avez évoqué, Madame la Présidente, l’impact du numérique ne cesse de se prolonger et de bouleverser les pratiques et la logique économique. Il bouleverse et continue de bouleverser, parce que cette chronique n’est pas nouvelle, les modes de diffusion de la presse écrite, ce qui impliquera, dans l’année qui vient, des actions des actions indispensables de l’ensemble des acteurs de la profession pour que celles et ceux qui diffusent, des messageries jusqu’aux kiosquiers, puissent continuer à avoir un modèle économique soutenable qui vous permette, pour celles et ceux qui travaillent dans le cadre de la presse écrite, de pouvoir toucher le lecteur final et de continuer à avoir l’organisation, la logistique, le maillage qui permette l’efficacité de votre action.

(…) Il nous reviendra au niveau national et européen durant l’année 2018 d’aborder ce sujet qui a une dimension fiscale, économique, culturelle mais qui est un indispensable chantier si nous voulons préserver le pluralisme et récompenser celles et ceux qui produisent, font œuvre de vérification ou d’invention. Dans ce contexte tout particulier il est évident que la France et l’Europe devront tirer toutes les conséquences de la décision prise par les Etats-Unis de mettre fin à la neutralité d’Internet et que cette décision aura des conséquences économiques qui impacteront immanquablement certains acteurs de votre secteur et qui contribueront là où elle sera pratiquée vraisemblablement à accroître les travers que je viens d’évoquer en donnant un pouvoir plus prescripteur à des plateformes qui peuvent décider sans doute encore demain davantage qu’hier des règles économiques là où elles sont devenues dominantes.

Il y a donc une économie des médias à réinventer en profondeur qui impliquera une réflexion collective que je souhaite que nous menions durant l’année 2018. Une part de ces réflexions aura des conséquences nationales, d’autres des conséquences européennes. Et aussi vrai que nous nous battons au quotidien pour défendre le droit d’auteur et l’ensemble des droits y afférant il est indispensable que l’Europe porte un modèle économique viable pour le pluralisme et la presse.

De même, et c’est un des autres aspects indispensables de l’évolution de votre secteur, les bouleversements dans l’actionnariat des médias suscitent parfois une certaine inquiétude sur la liberté de la presse. Certaines habitudes rédactionnelles ont été prises pour signaler les conflits d’intérêts possibles entre actionnaires et rédactions mais ce n’est sans doute pas suffisant, il faudrait sérieusement réfléchir à un système de fondation entre actionnaires et rédactions afin que s’interpose une structure mixte garantissant la pleine indépendance rédactionnelle, institutionnalisant cette indépendance et protégeant ainsi les deux parties du soupçon, toujours lui, d’ingérence.

(…) Le service public doit pouvoir par nature s’adresser à tous et pour cela il doit travailler sur les contenus et sur les usages, les contenus, l’organisation, l’organisation de la tutelle aussi par trop tatillonne et de fait inefficace sont des sujets que nous avons souhaités avec le Premier ministre et la ministre remettre sur le métier.

Ce contexte global, les valeurs que nous souhaitons défendre, la situation des médias est claire, le tour que j’ai souhaité donner à notre relation et sur lequel, Madame la Présidente, vous êtes revenue. Parce que je crois justement que nous vivons un temps où cette relation doit reposer sur une exigence accrue et sur un principe partagé, celui de la dignité démocratique. Trop souvent pouvoir et médias ont donné l’impression d’une complicité et parfois d’une brutalité qui était son revers dont cette dignité démocratique fut la première victime.

C’est pourquoi je crois beaucoup plus fécond que chacun exerce son rôle dans son intégrité à distance des tentations de castes et de pugilats outranciers et avec un retour aux fondamentaux qui est d’abord le respect. Vous n’avez jamais entendu dans ma bouche des mots irrespectueux à l’égard de la presse et vous ne les entendrez jamais. Car nous vivons aujourd’hui bien plus au fond qu’un quotidien mais un combat commun, celui que j’évoquais au début de mon propos. Et il implique une exigence réciproque, celle que vous avez rappelée, d’avoir du côté du gouvernement mais de l’ensemble de ceux qui sont dans l’action politique une action, la clarté et des réponses aux questions soulevées et une question n’est jamais mauvaise.

De l’autre côté, une exigence de vérité, d’équanimité, une culture de l’interrogation qui ne peut pas être non plus celle du soupçon. Cette distance légitime c’est celle qui existe entre le pouvoir et le contre-pouvoir et la proximité à laquelle nous avions pu parfois nous habituer je pense n’était bonne ni pour le pouvoir politique ni pour l’exercice du métier de journaliste. Parce qu’elle a consisté parfois à donner plus de place à des propos d’antichambres qu’aux propos tenus de manière officielle.

(…) C’est pourquoi ces vœux sont pour moi aussi l’occasion de vous remercier du travail que vous accomplissez chaque jour. Je suis attentif aux fruits de ce travail, je lis, j’écoute, je regarde, pas tout mais beaucoup, et il ne suffit pas de chanter les mérites du pluralisme et de la liberté de la presse, nous nous devons comme dirigeants politiques d’être attentifs aux voix qui s’élèvent et qui sans vous resteraient muettes parce qu’elles expriment une inquiétude, une indignation intime que porte un journaliste ou parce qu’elles retranscrivent une part de ce qui a été ainsi capturé dans la population.

Nous nous devons de prendre en considération ces regards, ces opinions, ces interpellations que vous faites émerger, car cela nous éclaire. Parce que cela fait vivre la réflexion, parce que cela développe cette capacité de jugement qui est au cœur de la vitalité démocratique. C’est pourquoi je tenais, en ce moment des vœux, à vous remercier pour le travail accompli dans ce contexte.

Parce qu’à la fin, ce qui justifie ce à quoi je crois profondément dans la relation qui nous lie, c’est que ni le pouvoir politique, ni les journalistes ne sont le fond de l’affaire. Nous avons parfois collectivement, par narcissisme, trop tendance à le penser, faisant de la vie des gens le fond du décor. Le cœur de ce qui nous lie, c’est le quotidien de nos concitoyens et le destin du pays. A la fin, il n’y a que cela qui compte.

(…) La France est une grande Nation politique et démocratique. Nos concitoyens aiment ce qui fait notre quotidien en partage. Donc, ils aiment lire, entendre, comprendre, contester, soutenir, débattre. Pour toutes ces raisons, le travail des journalistes que vous êtes est indispensable. Plus la presse française sera forte, écoutée, respectée, plus la France le sera. Plus la presse internationale présente ici sera forte, écoutée, respectée, plus la France sera comprise, partagée et pourra rayonner. C’est pourquoi les vœux que je forme à votre endroit sont des vœux que je forme aussi pour le pays. Je vous en remercie et bonne année. Merci à vous. »

Emmanuel Macron

Ci-joint la version complète en format PDF

L’artiste colombienne Beatriz González au Musée d’art contemporain de Bordeaux jusqu’au 25 février 2018

Dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017 est coorganisée une exposition consacrée à la colombienne Beatriz González, jusqu’au dimanche 25 février 2018 dans la Nef du musée d’art contemporain de Bordeaux par le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, et le KW Institute for Contemporary Art de Berlin.

Photo : Beatriz González/Las2orillas
Artiste et pédagogue établie à Bogotá, Beatriz González est née en 1938, à Bucaramanga en Colombie. À travers le dessin, la peinture, l’illustration et la sculpture, elle traite de sujets en lien avec le contexte historique et culturel colombien. Elle a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives dans différentes institutions en Amérique latine, aux États-Unis et en Europe. Ses œuvres sont présentes dans les collections du MoMA, de la Tate Modern ou du Museum of Fine Arts de Houston, entre autres. Outre la Documenta 14 en 2017, elle a également participé à la Biennale de Venise en 1978 et à celle de São Paulo en 1971.
 

Artiste emblématique et fondamentale de la scène artistique d’Amérique latine, Beatriz González a marqué des générations d’artistes et de penseurs. Son travail, qui dépasse les limites de la peinture par la multiplicité des supports utilisés, convoque l’histoire, la politique, l’humour, le privé et le public. En 1964, elle adopte un mode opératoire auquel elle restera fidèle par la suite, en faisant d’une image issue de la presse colombienne une série de tableaux. Les archives qu’elle collectionne montrent que l’imagerie populaire façonne son œuvre et constitue un terrain de recherche et de création fertile, dont elle extrait le folklore et le pittoresque.

S’appuyant souvent sur la documentation photographique des reporters de presse, certaines œuvres de Beatriz González expriment aussi la douleur provoquée par la violence et la mort. Au sujet de cet aspect de son travail, Boris Groys affirme que loin de chercher la neutralité par l’appropriation qu’elle fait des images de presse, « sa peinture reste personnelle et même intime » dans la mesure où « elle trouve le moyen de faire des journaux quotidiens son propre journal intime et, inversement, de faire de son propre journal intime un outil politique ».

Beatriz González s’intéresse également à la représentation des icônes de la culture populaire (des idoles sportives aux politiciens en passant par les leaders religieux) et à celle des cultures indigènes et de l’art précolombien. Ses productions, qui apparaissent parfois comme des ready-made aidés, se déclinent sur divers supports incluant des meubles et des rideaux. Toujours en activité, l’artiste qui se décrit ironiquement comme une « artiste de province », accompagne les vives mutations sociales et politiques de la Colombie. Réunissant peintures, dessins, estampes, sculptures et installations, cette première grande exposition rétrospective de Beatriz González en Europe, permettra de découvrir un ensemble d’environ 130 œuvres réalisées entre 1965 et 2017.

 
Présentation de l’exposition par

Exposition « Botero, dialogue avec Picasso » : les femmes aux formes volumineuses du grand peintre colombien à Aix-en-Provence

Du 24 novembre 2017 au 11 mars 2018 à l’Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence, l’exposition Botero, dialogue avec Picasso présente la riche production du maître colombien sous un angle inédit qui explore ses affinités artistiques avec Pablo Picasso. À la soixantaine d’œuvres de Botero (huiles, œuvres sur papier, sculptures) font écho une vingtaine d’œuvres majeures de Picasso, issues notamment des collections du Musée national Picasso-Paris et du Museu Picasso de Barcelone.

Photo : Fernando Botero/Artes Andinos

Malgré des origines éloignées, des histoires et des trajectoires différentes, ces deux grands artistes partagent des références géographiques et culturelles communes. Dès sa jeunesse, Fernando Botero (né en 1932) a observé l’œuvre de Pablo Picasso (1881-1973), dont il admire la riche palette, la monumentalité et la sensualité des volumes. Mais Botero admire plus encore le « non conformisme » de Picasso. Chez les deux artistes, la déformation des corps et des volumes correspond à un regard résolument subjectif sur la réalité. Elle traduit aussi une posture radicalement moderne dans l’histoire de la figuration, à l’origine chez chacun d’entre eux d’un langage artistique inimitable, propre à chacun.

Les carrières respectives de Botero et de Picasso sont traversées par des interrogations majeures sur la peinture et sur l’art. À l’Hôtel de Caumont, l’exposition « Botero, dialogue avec Picasso » propose de parcourir de salle en salle des thématiques qu’ils se sont appropriées : le portrait et l’autoportrait, les appropriations de l’histoire de l’art, la nature morte, le nu, l’artiste face aux grands événements historiques et politiques, la corrida, le monde du cirque, la musique et la danse. 

Parmi les œuvres phares, on peut citer le dyptique de Botero D’après Piero della Francesca (1998), la gigantesque Poire (1976), le Pierrot (2007) ou La Fornarina, d’après Raphaël (2008) de Botero ; mais aussi L’Acrobate (1930), La danse villageoise (1922), Massacre en Corée (1951) de Pablo Picasso ou encore son interprétation des Ménines de Velázquez, de 1968.

En parallèle aux peintures, l’exposition présentera quelques sculptures de Botero dont son imposant Cheval (1999), ainsi qu’une vingtaine de dessins des deux artistes. Technique largement exploitée par les deux artistes, le dessin permet de découvrir un aspect moins connu de l’œuvre de Botero et un côté plus intime de sa pratique artistique.

Présentation de l’exposition par
Hôtel de Caumont – Centre d’Art
Aix-en-Provence

Sept pays de l’Amérique latine seront en Russie en juin prochain pour participer au mondial de football

Les actualités sportives ne font normalement pas partie de nos priorités, mais nous ferons une exception grâce au regard décalé de l’écrivain et spécialiste de football, Nestor Ponce, qui nous accompagnera durant cette compétition avec ses chroniques d’un mondial bien singulier. Voici les dates des rencontres des équipes latino-américaines face au reste du monde. 

Les dates des rencontres

Les équipes latinas sont souvent craintes par les autres pays car l’Amérique latine est le berceau de nombre de joueurs exceptionnels ; on se souviendra des Pélé et autres Maradona. Le 15 juin, l’Uruguay affrontera l’Egypte. Le lendemain, l’Argentine jouera face à l’Islande. Le dimanche 17 juin, le Costa Rica jouera contre la Serbie et le Brésil contre la Suisse. Le Lundi 18 juin, le Panama devra faire face à la Belgique et le mardi 19 la Colombie au Japon. Le jeudi 21 juin, le Pérou rencontra la France et l’Argentine la Croatie. Le vendredi 22, le Brésil affrontera le Costa Rica et le samedi 23 le Mexique débute devant la Corée du Sud. Le dimanche 24, le Panama joue contre l’Angleterre et le lundi 25, l’Uruguay contre la Russie. Mardi 26, l’Argentine joue contre le Nigéria et le Pérou contre l’Australie. Le Mercredi 27, le Mexique joue contre la Suède et le Brésil contre la Serbie. Finalement, le 28 juin, la Colombie affronte le Sénégal et le Panama la Tunisie. Le mercredi 29, l’Uruguay sera face à l’Arabie Saoudite.

Plusieurs équipes latinas peuvent aller loin dans la compétition mais il faut reconnaître que beaucoup n’ont plus le niveau d’antan. On souhaite beaucoup de victoires et même une équipe en finale !

Maintenons les dialogues entre la France et l’Amérique latine. Devenez adhérent « Amigo »

Comme chaque année en cette période de fêtes, nous lançons un appel à nos lecteurs, à nos abonnés et à nos amis afin qu’ils nous soutiennent pour que se poursuive notre travail de médiation culturelle via notre espace culturel, notre rédaction, notre trimestriel, nos newsletters hebdomadaires et quatre festivals annuels uniques en France par leur contenu et par la composition de leurs membres, tous bénévoles et volontaires. Dans le cadre de notre statut d’association loi 1901, vous avez la possibilité de verser un don qui sera déductible des deux tiers de vos impôts. Pensez-y.

Vous pouvez devenir membre de notre association à travers une Adhésion « Amigo » annuelle de 20 euros. Vous pouvez également vous abonner à notre revue trimestrielle et offrir à vos proches une souscription annuelle, ou encore leur faire cadeau d’une session de cours d’espagnol pour la prochaine session de printemps (mars-juin 2018). Et cette année, nous avons mis en place les services de PayPal sur notre site web afin de faciliter vos dons, vos abonnements ou vos achats de sessions d’espagnol à offrir pour les fêtes de fin d’année.

Januario ESPINOSA (Fondateur)

Page 1 sur 11123...Last »