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Événéments

Les Assises internationales du roman, un rendez-vous littéraire incontournable

Du 20 au 26 mai 2019 aux Subsistances, le rendez-vous est littéraire. Les Assises internationales du roman, festival lyonnais qui fête la littérature, réuniront journalistes, écrivains, artistes, chercheurs, scientifiques et penseurs du monde entier pour des débats, tables rondes et entretiens sur des questions littéraires. Plusieurs écrivains latino-américains seront notamment présents.

Photo : Freddie Marriage

Rodrigo Fresán, auteur argentin, sera de la partie. Ses critiques littéraires et romans à succès font de lui un homme talentueux et incontournable. Sa littérature fut reconnue de nombreuses fois par plusieurs prix mondiaux, tels que le Prix Roger Caillois et le Best Translated Book Award. Venez le rencontrer le mercredi 22 mai de 19h à 20h30 dans le cadre des Artisans de la Fiction.

Le lendemain, la librairie Ouvrir L’oeil à Lyon accueillera de 12h à 13h30 Daniel Galera. Écrivain brésilien, né à la fin des années 1970, il marque la littérature de sa génération. Son œuvre, traduite dans une douzaine de langues, représente l’originalité prodigieuse de cet auteur plein de ressources. Édité par les éditions Gallimard, le romancier pourra, lors de cette entrevue, vous livrer les secrets de Paluche ou bien de La Barbe ensanglantée

Le même jour, le festival se poursuit avec la présence de l’auteur Santiago Gamboa à la médiathèque de Tassin-la-Demi-Lune. Ce journaliste colombien rencontrera ses lecteurs pour parler de son œuvre. Ses nombreux reportages à travers le monde sont souvent au service de journaux latino-américains. La discussion pourra aussi tourner autour de ses romans, dont Nécropolis 1209, roman de 2010 ayant remporté le prix La Otra Orilla.

Si la rencontre avec les auteurs n’est pas votre priorité, venez participer aux conférences et débats proposés. D’humeur politique, venez donc à la soirée de fermeture du festival dédiée aux élections européennes. Les personnalités et écrivains présents livreront reportages, analyses et réactions à chaud au sujet des tout nouveaux élus.

Finalement, les Assises internationales du roman s’inscrivent dans la culture comme un festival littéraire innovant, dont il ne faut pas passer à côté.

Eulalie PERNELET

Hommage à l’artiste péruvien Herman Braun-Vega, maître de l’interpicturalité et du métissage

Herman Braun-Vega, artiste peintre péruvien né à Lima en 1933, est décédé mardi dernier à Paris où il avait choisi de poursuivre son art. L’ensemble de son travail a fait de lui le maître du syncrétisme et du métissage artistique et culturel. Ses œuvres aux couleurs vives mêlent les thèmes abordés par les grands maîtres de l’histoire de l’art à une juxtaposition des styles et d’une technique jouant entre l’acrylique, les collages et le mouvement, qui lui était propre.

Photo : Herman Braun-Vega

Dans son essai Race et histoire, Claude Lévi-Strauss, pour critiquer la thèse raciste de Joseph Arthur de Gobineau, explique que «L’attitude la plus ancienne, […] quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions». La méthode du peintre Herman Braun-Vega s’inscrivait en réaction à cette position collective et habituelle. C’est pourquoi, dans son travail, il utilisait le syncrétisme pour décomposer la réalité et proposer une nouvelle vision mixte du monde.

Dans ses œuvres, l’artiste expliquait travailler sur la mémoire du spectateur à trois niveaux –individuel, social et historique– afin que les enfants, et aussi les adultes les moins préparés, puissent avoir accès au premier niveau. Les deuxième et troisième devaient être plus facilement accessibles aux spectateurs politiquement et/ou culturellement mieux formés.

Ainsi la mémoire «historique» dont il parle est représentée par tous les personnages et situations qui caractérisent l’histoire de la peinture que l’on retrouve dans ses tableaux peints à partir de 1973. La mémoire «sociale» est alors les faits décisifs de l’histoire du monde, et ceux de la vie du peintre lui-même représentent la mémoire «individuelle» ou «quotidienne».

La plupart des œuvres de Braun-Vega ont des fenêtres, comme dans Les Inattendus où l’ouverture du tableau est présentée comme une porte arrondie. Si le spectateur peut ainsi s’échapper du tableau –ce que la femme occidentale, représentée par la «grande baigneuse» d’Ingres, ne peut faire malgré son mouvement vers la droite–, il peut aussi entrer dans l’œuvre par cette ouverture qui sépare avant tout deux univers, deux mondes : le monde de l’extérieur, des apparences, de la société, et le monde de l’intérieur, de l’intimité, de l’individualité, du silence.

Herman Braun-Vega connaissait très bien la tradition artistique occidentale qu’il aimait confronter aux réalités caractéristiques de sa terre natale, l’Amérique latine, dans un processus de recréation. Cette méthode se reflète dans ses tableaux, bien que la propension à utiliser la représentation iconographique occidentale dans ses peintures ait tendance à disparaître dans les années 1990. Il a ainsi interrogé à travers l’ensemble de son œuvre plusieurs générations de peintres occidentaux et le langage de leur création, de Rembrandt à Vélasquez, en passant par Ingres et de La Tour, Manet et Monet, Cézanne et Picasso…

C’est de ce langage qu’il nourrissait sa propre peinture, avec beaucoup de liberté afin de produire sa vision unique et globale du monde. Ainsi dans Le Déjeuner sur l’Herbe d’Édouard Manet, il peint par exemple du Picasso accompagné de Vélasquez. Avec La Leçon d’anatomie du docteur Tulp de Rembrandt, le discours du peintre prend une connotation politique inattendue.

En se réappropriant les tableaux de ces artistes connus, il introduisait de nouveaux personnages pour produire ce métissage à la fois artistique, historique et social. Cette question du métissage était une motivation importante du travail de Braun-Vega comme il l’explique : «Mon attention est attirée par les conséquences des rencontres qui se sont produites sur le continent américain à partir de 1492, de façon violente et dans des temps très courts. Cela a eu comme conséquences le syncrétisme et le métissage qui caractérisent notre identité américaine.»

«Dans ma peinture, il y a une sensualité froide, comme dans celles d’Ingres et de Poussin. C’est sensuel, mais comme c’est également intellectuel, cela crée une distanciation. Humour et ironie sont indispensables pour aborder les choses graves. Nous vivons à une époque très sollicitée par les images et, en particulier, les images de violence. Au cinéma, quand on se prend au jeu de l’artifice, ou bien chez soi devant les journaux télévisés, souvent à l’heure des repas, on se trouve exposé à la distanciation et à la froideur face aux événements dont on est témoins. En peinture, pour que le contenu puisse passer, il doit séduire, c’est-à-dire être attrayant dans sa construction picturale. C’est seulement ainsi que la violence du contenu peut se transmettre d’une manière efficace.»

Herman Braun-Vega avait l’habitude de créer des mondes opposés avec ses propres couleurs, ses propres formes et ses choix esthétiques, afin que ces mondes se rencontrent et que se produise une synthèse de deux ou plusieurs caractéristiques culturelles d’origine différente pour produire de nouvelles formes culturelles. Cette méthode a fait de lui le maître du syncrétisme et de l’interpicturalité.

Marlène LANDON

Site Braun Vega

Exposition autour du Chilien Francisco Sepúlveda à la Galerie des Tuiliers à Lyon

Après avoir étudié le dessin, la peinture et la gravure à l’École des Beaux-Arts de Santiago puis à l’Atelier Wifredo Lam où il explore les techniques expérimentales de la gravure, Francisco Sepúlveda expose depuis 1995 régulièrement en France, en Suisse, en Allemagne, aux États-Unis et en Amérique latine. Les œuvres de ce jeune artiste figurent déjà dans quelques collections publiques et le Grand Prix Azart 2009 du magazine éponyme vient de lui être décerné. La Galerie des Tuiliers lui consacre une exposition à Lyon du 4 avril au 1er juin 2019.

Photo : Galerie des Tuiliers

L’artiste d’origine chilienne Francisco Sepúlveda (né en 1977) jouit d’une reconnaissance internationale. Peintre et graveur formé aux Beaux-Arts de Santiago du Chili, sa ville natale, il développe un corpus plongeant dans ses racines latino-américaines. Ses œuvres récentes sont empreintes de cette verve narrative qui le caractérise. Un univers foisonnant traduit dans des compositions solidement peintes. Une lisibilité qui porte cependant ses énigmes. Comment interpréter ces personnages décrits avec précision, acteurs de contes chimériques ?

Sepúlveda conjugue l’héritage des anciennes civilisations et une inventivité détonante. Symboles et fétichisme habitent ses personnages d’une puissance invocatrice qui s’impose dans une merveilleuse simplicité. Les images iconiques se détachent sur des fonds colorés, elles-mêmes formes pures et plates sans modèle soulignées par le contour de la ligne qui souligne chaque élément pour laisser s’épancher la couleur luxuriante, généreuse, posée en aplats joyeux.

Cette économie de moyens et une manière franche qu’a l’artiste d’interrompre le récit, lui permettant d’en tirer parti pour mieux le relancer. La mise en scène ne refuse ni l’hyperbole ni la césure pour s’affranchir du réel. Seule compte l’efficacité de la narration qui bouscule le regard. Une peinture pure, aux lointaines résonances avec l’esthétique pop. Les gros plans, leur juxtaposition sont d’une audace formelle en accord avec le climat onirique et surréel de sa peinture. Dans un espace délibérément sobre, l’ellipse est une des clés ouvrant la porte de cet univers intemporel. Sa vision du monde lui permet d’affirmer le sujet dans sa peinture, qui se retrouve également dans sa pratique de la gravure en couleurs.

D’après Lydia HARAMBOURG,
La Gazette de Drouot

«Exubérante, mystérieuse et magique à la fois, l’œuvre polymorphe de Sepúlveda foisonne de références à ses racines sud-américaines et aux différentes cultures auxquelles il a été exposé lors de ses nombreux et incessants voyages. Les critiques se sont penchés sur son travail et parlent de la Galaxie Sepúlveda, la palette des dieux et ils le comparent avec un ogre joyeux au rire tonitruant, un géant vorace et insatiable, qui dévore des univers, s’en repaît, pour mieux n’en modeler qu’un : le sien, unique, éclatant, fascinant.», Micheline Vorbe – Images entre rêve et réalité.

«Voici des années maintenant que je suis le travail de Francisco Sepúlveda, artiste d’origine chilienne qui n’a rien perdu de ses racines latino-américaines, ni de son humour. Dans ses toiles, les images s’installent comme dans un surgissement depuis ce seuil subtil qui sépare le rêve de la réalité. Des plans de couleur et une atmosphère surréelle l’aident à composer une œuvre sillonnée d’une charge onirique très significative. Sepúlveda recrée son propre univers dans un espace volontairement sobre, articulé à partir d’une grande économie de moyens plastiques et où ses figures acquièrent une présence sans équivoque.», Antonio Segui, Arcueil, octobre 2011.

Ses personnages énigmatiques se baladent dans des scènes dénudées où tout est possible. À la diversité des sujets répond la multiplicité des interprétations. Sepúlveda entreprend d’éla­borer son monde pour exorciser un imaginaire foisonnant dans lequel les mythes et les légendes se mêlent pour réécrire le quotidien. C’est plein d’humour et de dérision mais ce qu’il ra­conte ne peut l’être que par la peinture.

D’après la Galerie des Tuiliers

L’Amérique latine, l’invitée du dernier numéro de la revue Le Débat

Fondé en mai 1980 par l’historien Pierre Nora,Le Débat est une revue d’analyse et de discussion, éditée par Gallimard, ouverte à toutes les réflexions qui permettent de mieux comprendre les évolutions du monde contemporain. Sa dernière livraison datée de janvier-février propose quatre articles sur l’Amérique latine, «de l’ancien au nouveau populisme».

Photo : Le Débat/The New York Times

L’Amérique latine a eu son moment de grâce, quand, une fois la page des dictatures militaires et des régimes autoritaires tournée, l’insertion dans la mondialisation paraissait la destiner à un développement économique rapide, en plus de la consolidation démocratique. Or, la voici rattrapée par ses vieux démons sous de nouveaux visages.

D’importantes échéances électorales ont achevé de mettre ce tournant en lumière. Alain Rouquié analyse dans cette perspective la signification des élections présidentielles récentes au Mexique et au Brésil. En se concentrant sur l’Amérique du Sud au sens strict, Christian Girault dresse le tableau de ces incertitudes et difficultés résurgentes.

La Bolivie d’Evo Morales défraie peu la chronique. Elle illustre pourtant au mieux, comme le montre Philippe Boulanger, la façon dont un sursaut populaire salué pour sa promesse démocratique peut se dévoyer en populisme destructeur. Quant au Venezuela de Nicolás Maduro, nul n’ignore plus son évolution catastrophique. La question, se demande Élisabeth Burgos, est de savoir jusqu’à quel point il est une exception.

Les intervenants

Alain Rouquié : Universitaire et diplomate, Ambassadeur de France au Brésil de 2000 à 2003, aujourd’hui président de la Maison de l’Amérique latine. Auteur de nombreuses études sur l’Amérique latine contemporaine, notamment de Le Brésil au XXIe siècle : naissance d’un nouveau grand (Fayard, 2006).

Christian Girault : Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris (1967),
professeur agrégé de géographie (1969). Promu Directeur de recherche au CNRS 1990. Nommé «Directeur émérite» au CREDA en 2009. Professeur des Universités en géographie.

Philippe Boulanger : spécialiste des questions de géographie historique, géopolitique, géographie militaire et géostratégie. Il est professeur à l’Institut français de géopolitique (Université Paris VIII). Il est intervenant extérieur au département de géographie de l’ENS depuis 2011.

Elizabeth Burgos : historienne, anthropologue et écrivain vénézuélienne, spécialiste de l’ethnopsychanalyse.

D’après Le Débat

Célébrer les droits humains : la 17e édition du FIFDH se tiendra du 8 au 17 mars à Genève

Le Festival du film et forum international sur les droits de l’homme (FIFDH) s’est construit en parallèle et en soutien du Conseil des droits de l’homme de l’ONU réuni à Genève. Chaque année, dix jours durant, ce sont des ateliers, des conférences, des lectures, du théâtre, un hackathon, des films suivis de débats qui prennent place dans la ville suisse et dans la Suisse romande pour dénoncer toutes les formes de violation des droits de l’homme tout en célébrant les initiatives d’ouverture, où qu’elles se déploient. Ainsi le grand public peut-il côtoyer diplomates, membres d’ONG, artistes, militants, journalistes et financiers en participant aux discussions et en confrontant leurs points de vue, chaque débat étant retransmis sur internet en direct.

Photo : FIFDH

Dans son éditorial, la directrice générale du festival se pose sans conteste pour la liberté dans toutes ses manifestations et contre ce qui menace ses digues, et plus généralement une espèce d’inquiétude qui se répand dans le monde actuel. L’entraide est remise à l’honneur pour une «réaffirmation des valeurs fondamentales». Le FIFDH s’érige alors comme un foyer de vie qui «brûle» dans «un monde qui semble de plus en plus gelé», affirme-t-elle.

Un rempart contre «l’intranquilité»

L’édition 2019 s’ouvrira le 8 mars, date symbolique de la journée internationale des femmes où sera projeté un film consacré à Nadia Murad, prix Nobel de la paix 2018, en présence de la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet et de la secrétaire d’État suisse aux Affaires étrangères Pascale Baeriswyl.

Au cours du festival, deux compétitions de longs métrages proposeront en première et en présence des cinéastes et acteurs une sélection de films internationaux, avec Leïla Slimani comme présidente du jury documentaire.

Les trois thématiques à l’honneur

Cette année, le festival célèbrera les trente ans du web en présence de son créateur, Tim Berners-Lee. Au programme : les humains du futur, diffusion du film Internet ou la révolution du partage de Philippe Borrel, hackathon pour les droits humains.

Une large part des débats sera accordée également à la santé publique mondiale : autour de la criminalisation de la solidarité envers les migrants, discussion avec Édouard Louis sur son livre Qui a tué mon père, interrogation sur les solutions pour faire face au virus Ebola, le droit au logement.

Enfin, le festival se propose cette année de s’interroger sur les féminités en revenant sur des parcours remarquables de femmes insoumises : hommage à Evdokia Romanova, qui a œuvré à la défense des personnes LGBTI+ en Russie, retour sur le rôle des palestiniennes au Moyen-Orient.

Ces trois thématiques seront étayées par une très large sélection de films documentaires, de reportages, de fictions et de films thématiques. Retrouvez tout le programme de l’édition 2019 sur le site du FIFDH.

Lou BOUHAMIDI

Concert sur le thème du tango argentin avec le compositeur Martín Palmeri à Aix-les-Bains

Le vendredi 22 février, 20 H, est organisée à l’église Notre-Dame d’Aix-les-Bains une soirée «Misatango», musique d’Argentine, avec au piano la participation exceptionnelle du compositeur argentin Martín Palmeri. Un concert caritatif destiné aux enfants porteurs de handicaps.

Photo : Lions club

Quelques noms célèbres de compositeurs aujourd’hui disparus illustreront la première partie de ce concert, comme Carlos Gardel, Aníbal Troilo et Astor Piazzola. Quelques pièces seront interprétées par les solistes d’Allegri.

Pour ce qui est de la seconde partie, c’est le compositeur Martín Palmeri en personne qui sera au piano jouant son œuvre la plus célèbre du moment, «La Misatango», accompagné des musiciens Savoyards du quintet Ad Libitum, de Jérémy Vannereau au bandonéon et pour la partie chant le groupe Allegri sous la baguette de Jean-Marie Puissant.

Né en 1965 à Buenos Aires, Martín Palmeri suit des études de musique classique dès l’âge de 13 ans. Il abordera plus tard le tango argentin avec un maître incontesté : Rodolfo Mederos. C’est véritablement son univers, ce qui a pour résultat une musique faite de sonorités très riches, magnifiquement rythmée et sous l’influence permanente du Tango nuevo.

Martín Palmeri compose aussi bien des pièces instrumentales comme «Las estaciones» (Les quatre saisons) que de la musique de chant choral ayant été pendant vingt-huit ans chef de différents chœurs en Argentine.

Sa notoriété est internationale et sa musique jouée sur tous les continents. Le maestro a été élu «compositeur de l’année» par les Américains et produira cette œuvre que vous aurez le privilège d’écouter au Carnegie Hall de New York en juin prochain. Ne ratez pas ce concert exceptionnel !

D’après le Lions club

Réservations : 06 70 75 37 84
Billetterie : OT Aix les Bains

Célébration de la 3ᵉ édition de la Nuit des idées au Musée Rufino Tamayo de Mexico

Le 31 janvier prochain se tiendra la troisième édition de la Nuit des idées au Musée Rufino Tamayo de Mexico, où des spécialistes français et mexicains de différentes disciplines débattront sur «L’urgence des bouleversements» pour faire face aux enjeux globaux. La journée de réflexion collective débutera à partir de 18 h et sera dirigée par l’écrivain Francis Marmande Charlas. Elle comprendra des projections cinématographiques, des concerts ainsi que des performances artistiques.

Photo : La Nuit des idées

La Nuit des idées est née à Paris en 2016 à l’initiative de l’Institut français, dans le cadre d’une rencontre exceptionnelle entre des intellectuels français et internationaux, pour discuter et débattre des grands enjeux actuels.

Chaque dernier jeudi de janvier, la libre circulation des idées et des connaissances est célébrée par des conférences, des rencontres, des tables rondes, des projections, des performances artistiques, entre autres, autour d’un seul thème partagé par les pays participants.

Cette année, des centres culturels, des universités, des musées, des centres d’art et des cinémas de plus de cent vingt villes et de soixante-dix pays participeront à l’échange d’idées sur le thème «Faire face au présent».

Pour l’édition 2019 au Musée Tamayo, les philosophes Cynthia Fleury et Jorge Linares réfléchiront sur les changements qu’impliquent les technologies dans nos sociétés. La participation de Federico César Lefranc Weegan, professeur de Droit, et de Constanza Gómez-Mont, consultante en développement, sera également l’opportunité de mieux comprendre les transformations que peuvent apporter les nouvelles technologies.

Des académiciens tels que la philosophe Catherine Larrère, connue pour avoir introduit en France le concept d’éthique environnementale, l’historien et spécialiste des problèmes liés à l’eau au Mexique, Juan Humberto Urquiza, et le biologiste Constantino de Jesús Macías García débattront d’un point de vue global et, chacun depuis l’étendue de son domaine d’expertise, sur les enjeux que suppose le changement climatique. Les documentaires Xochimilco, le dernier souffle de Mexico et Demain illustreront et proposeront plusieurs solutions aux enjeux globaux du présent, d’après un communiqué.

Quant au sujet des migrations, la journée accueillera le géographe français Laurent Faret, le journaliste photographe Javier García, l’avocate et présidente du Conseil national pour prévenir la discrimination (Conapred en espagnol) Alexandra Haas Paciuc et l’anthropologue Yerko Castro Neira.

La projection du documentaire La Cuisine des patrons de Javier García, qui raconte l’histoire d’un groupe de femmes dans l’État de Veracruz venu en aide aux migrants centraméricains, accompagnera la discussion.

En plus de ces tables rondes, l’on réfléchira au travers de l’art avec les morceaux de musique contemporaine programmés par Eric Namour et François Bonnet, l’imprimerie mobile de Nuria Montiel, le concert de Jac Berrocal et Vincent Epplay, et la performance de Guillermo Santamarina.

La cérémonie d’inauguration de la Nuit des idées sera présentée par l’ambassadrice de France au Mexique Anna Grillo, ainsi que par le directeur du Musée Tamayo Juan Gaitán.

D’après Excelsior
Traduit par Lou Bouhamidi

Trois brigades latino-américaines au rendez-vous mondial de la gastronomie à Lyon

Du 26 au 30 janvier 2019, la 19e édition du Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation (Sirha) se tiendra à l’Eurexpo de Lyon et prend de l’ampleur avec un hall supplémentaire de 10 000 m², permettant d’accueillir les 3 000 exposants et marques des 12 secteurs représentés (de l’alimentation aux services), et de proposer aux 200 000 professionnels du monde entier (dont 20 000 chefs) une offre encore plus large et plus variée. Trois brigades latinos participent cette année au concours, venant d’Argentine, du Chili et du Brésil.

Photo : DR

«Nous enregistrons une forte croissance d’exposants internationaux, puisqu’ils représenteront un quart du nombre total d’exposants au Sirha 2019. Au fil des années, l’événement a pris une place unique dans l’univers de la restauration et de l’hôtellerie et est devenu un grand rendez-vous de l’alimentation au niveau mondial» souligne Marie-Odile Fondeur, Directrice générale du Sirha.

Mais le salon est célèbre pour ses 24 concours. Les plus prestigieux sont les épreuves Traiteur qui mettent en compétition douze pays dont le Brésil et le Mexique, la coupe de la Pâtisserie avec 63 candidats de 21 pays dont trois d’Amérique latine (Argentine, Chili, Mexique). Mais le plus mondialement connu est le Bocuse d’Or qui rassemble 24 candidats de 24 pays qui s’affronteront en 5h35. À l’initiative du chef Paul Bocuse, le Bocuse d’Or réunit tous les deux ans depuis 1987 des jeunes talents de la gastronomie internationale pour distinguer les chefs les plus prometteurs de leur génération.

À chaque édition, la finale de la compétition est le résultat de sélections nationales et continentales. Les candidats sont jugés par des chefs émérites sur leur capacité technique mais aussi en fonction de la créativité, de l’audace et de l’innovation qu’ils déploient. Chacun d’entre eux doit ainsi mettre en œuvre les codes de la grande cuisine tout en valorisant sa tradition et son héritage culinaire national. Résultat mercredi 30 en fin de journée.

Alain LIATARD

Salon Sirha

3ᵉ édition du festival culturel chilien Activa tu presente con memoria

Le festival culturel chilien Activa tu presente con memoria, dédié à l’expression artistique collaborative liée aux problématiques mémorielles, a lancé sa troisième édition du 9 au 18 janvier 2019 au sein de l’espace culturel Federico Ramírez de la ville de Concepción (région du Biobío).

Photo : Loreto Heredia/Activa tu presente con memoria

Le festival aborde la problématique de la construction du récit mémoriel liée aux nombreuses disparitions causées par la dernière dictature chilienne conduite par Pinochet dans les années 1973 et 1990. Quel est le rôle et comment se construit la mémoire collective aujourd’hui ? Les initiatives artistiques mises à l’honneur à l’occasion de ce festival révèlent la mémoire comme un espace de partage et de création d’un récit national et communautaire. Le festival Activa tu presente con memoria a réuni des intervenants de tous horizons, chercheurs et artistes invités à débattre sur ce thème et à contribuer à la construction de ce récit.

Contrairement aux versions précédentes, qui envisageaient des expériences métropolitaines, cette année, le festival s’est concentré exclusivement sur la région du Biobío, rassemblant l’échange d’initiatives locales gérées principalement par des femmes. Mêlant expérience mémorielle et dimension locale, le festival a réuni la danse, le théâtre, la photographie, les arts visuels, le patrimoine urbain, la psychologie, les musées et les arts sonores parmi d’autres disciplines.

Outre le focus régional, le festival met l’accent sur l’importance de la collecte, la conservation, et la circulation des mémoires personnelles au gré des initiatives artistiques et culturelles. Il redéfinit la mémoire collective comme un processus inachevé qui nécessite la contribution de chaque récit personnel pour l’enrichir.

Cette mémoire collective est récoltée de diverses manières et sur une multitude de supports : pièces sonores, archives audiovisuelles, improvisation théâtrale, mais aussi expérience éditoriale. Prenons en exemple le projet Cuadernos de memorias, les carnets de mémoire, tenus par des femmes membres de l’Association des parents de détenus disparus de Concepción. «Sept histoires de vie, sept femmes, âgées de 57 à 83 ans, des mères, des filles et des amies, toutes à la recherche de leur mari ou de leur frère», explique Alejandra Villarroel, directrice et promotrice de l’initiative. Cette expérience redonne une visibilité à la mémoire à travers son écriture.

En valorisant la production de récits mémoriels et en travaillant sur les archives locales, le festival Activa tu presente con memoria a un double objectif de prise de conscience et de construction collaborative de la mémoire collective de la région du Biobío.

Astrid MORIN

Retrouvez toute la programmation du festival

Le Chili affirme qu’il organisera la COP25 en janvier 2020 en lien avec le Costa Rica

Le gouvernement du Chili confirme qu’il organisera le prochain sommet de l’ONU pour le changement climatique. Cette information a été confirmée par le Président Piñera durant la conférence de presse qui a eu lieu au Palais de La Moneda. Le pays organisera le rendez-vous annuel de janvier 2020 avec le Costa Rica. Nous traduisons ici un article publié dans La Tercera.

Photo : Radio Canada

«Je veux avant tout remercier la Conférence des Parties pour le soutien apporté afin d’accueillir la COP25 au Chili, permettant ainsi de maintenir la COP dans la région de l’Amérique Latine et des Caraïbes.» Tels ont été les mots de la ministre de l’Environnement du Chili, Carolina Schdmit, depuis la Pologne, après la confirmation du Chili comme prochain pays organisateur de la Conférence des Parties des Nations unies pour lutter contre le changement climatique. Le rendez-vous annuel se réalisera en 2020. La secrétaire d’État a affirmé que ceci représentait «un grand défi à assumer comme une tâche historique».

«Nous voulons que ce soit une opportunité pour montrer le meilleur de nous-mêmes et plus largement des richesses naturelles, culturelles et sociales de toute la région. Au nom du gouvernement chilien et de notre président Sebastián Piñera, je veux réaffirmer que nous croyons profondément que le véritable développement économique et social est possible uniquement si nous prenons soin de l’environnement. Diminuer et s’adapter au changement climatique est la clef pour réussir un développement complet et durable pour nos pays» s’est-elle exprimée.

Le Chili a mené d’intenses négociations cette semaine pour faire venir la conférence dans le pays et éviter qu’elle ne retourne dans la ville allemande de Bonn. Des conversations ont été échangées avec le Costa Rica, qui avait également manifesté son intérêt pour organiser le sommet. Toutefois, le pays a retiré sa candidature pour causes financières. Malgré cela, la décision finale a déterminé que la gestion de la rencontre de novembre prochain sera à la charge des deux pays.

La conférence de cette année a pour but de déterminer comment atteindre les objectifs adoptés en 2015 par l’Accord de Paris, qui a établi de limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète bien en deçà de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, et le plus proche possible de 1,5°C.

Quelques instants plus tard, et depuis le Palais de La Moneda, le Président Sebastián Piñera a annoncé la nouvelle au cours d’une conférence de presse : «Durant cette importante réunion, nous allons avoir l’extraordinaire responsabilité de mener et d’avancer vers un meilleur contrôle du changement climatique et du réchauffement mondial poursuivant les progrès obtenus par la COP 21 de Paris et la COP 24 de Katowice. […] Ainsi, en novembre de l’année prochaine, le Chili sera le pays siège du sommet de l’Apec et, en janvier 2020, nous serons le pays siège de la COP25.»

D’après La Tercera
Traduit par Cécile PILGRAM

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