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Événéments

Le Chili invité au 19e festival international du film insulaire de Groix en Bretagne

Le Festival International du Film Insulaire de l’île de Groix (Fifig) est né en 2001, lorsqu’une poignée de Groisillons a souhaité donner la parole aux insulaires du monde entier. D’emblée, l’envie de créer du lien les a guidés et ils se sont employés à rendre ce festival accessible, étonnant, humain et de qualité, proposant des films inédits et invitant des artistes du monde entier.

Photo : Films Insulaires de Groix

L’édition estivale du Fifig est le point d’orgue d’un projet mené à l’année : stage de création vidéo pour les collégiens avec les Tempestaires de Belle-Île, projections sur le caillou, au Quai Branly et même en Sicile. Si le cinéma est le premier langage du Fifig pour rapporter la parole insulaire, le festival a toujours pris vie en dehors des salles obscures. Se mêlent alors aux festivaliers et bénévoles, des réalisateurs, des artistes en tout genre et des invités des îles. A la sortie d’un film, après un débat passionné, autour d’un verre, devant un concert ou en flânant devant les expositions, le temps de quelques jours tous ces mondes se rejoignent.

Pour cette 19eédition, comme nous avons coutume de le dire, le Fifig «met le cap» vers les îles chiliennes. Pourtant c’est bien à Groix qu’est ancrée notre action, et celle-ci s’inscrit dans une dynamique associative locale, essentielle pour garantir l’accès à la culture sur l’île. Le Cinéma des Familles vient d’être acquis par la commune afin d’en confier la gestion à l’association Cinéf’îles qui a défendu ce projet durant de longs mois. 

Sarah FARJOT
Coordinatrice au FIFIG

Le festival du Film Insulaire 2019 aborde pour la première fois le continent sud-américain et donne un coup de projecteur sur les îles chiliennes : l’île de Chiloé, l’archipel Juan Fernandez avec l’île de Robinson Crusoé, les îles de Patagonie, l’île de Pâques ou Rapa Nui … Au programme : du cinéma documentaire et des fictions, des projections en plein-air, des concerts, expositions, débats, spectacles, une radio et une librairie. Du 21 au 25 août à Port Lay, île de Groix. Tous les soirs du festival sont animés par des concerts dans l’ancienne usine de Port Lay. Lors de concerts on pourra écouter le groupe chilien Valparaiso de Mora Luca.

Chaque année, le festival organise des expositions en lien avec l’île ou l’archipel à l’honneur. Avec un regard toujours porté vers l’insularité, les œuvres exposées peuvent aussi bien être des photographies, des vidéos, des peintures ou des installations multimédias. Le Festival se déroule dans le port et aux alentours de Port-Lay, sur l’île de Groix. Ce port est l’un des plus petits de Bretagne, il est spécialement aménagé pour l’occasion.

Le festival organise, en fonction des films projetés, des débats thématiques avec des réalisateurs et d’autres personnalités du monde insulaire. Parmi les invités chiliens, sont à l’honneur le photographe Rodrigo Gómez Rovira, le réalisateur Patricio Guzmán, dont on présente deux de ses films (Bouton de Nacar et L’île de Robinson Crusoé), José Domingo Rivera qui a réalisé le film sur l’île de Paques YorgosGeorgi Lazarevski, Zona Franca, tourné dans la Patagonie chilienne, Tiziana Panizza avec son film Tierra Sola, filmé en Rapa Nui, Iñaki Moulian et La isla y los hombres, entre autres. Ce sont une quinzaine de longs et courts métrages chiliens filmés dans les îles chiliennes dont un certain nombre sont en compétition.

La soirée d’ouverture présente la création (film, photographies et mise en musique par Mathilda Haynes) du Chilien Rodrigo Gomez Rovira intitulée Ultime Sud (Último Sur). «En Terre de Feu, on ne nomme pas le sud, il n’existe plus. La contemplation est quotidienne, le rapport au temps différent, en décalage avec nos sociétés. Les forces naturelles alimentent la poésie du lieu et façonnent le caractère de ses habitants. Le bout du monde n’est pas une métaphore, il est concret, palpable, permanent, c’est, el Último Sur» dit le photographe et réalisateur de Valparaiso.

Le festival Insulaire de Groix décerne cinq prix : L’île d’or (1er prix du jury), Prix Lucien Kimitété (2e prix du jury), Coup de cœur du jury, Prix du public et le Prix du jury jeune (compétition de courts métrages).

Olga BARRY

Visite de professionnels de la culture sud-américains en France pour les «Courants du Monde»

Ce mercredi 19 juin, les Nouveaux Latinos ont accueilli dans leurs locaux une dizaine de professionnels latino-américains issus du monde de la culture dans le cadre du programme «Courants du Monde», organisé par la sous-direction des affaires européennes et internationales du ministère de la Culture.

Photo : Nouveaux Espaces Latinos

Du 11 au 21 juin, 11 personnes issues du milieu de la culture en Amérique latine ont participé à « Courants du monde », séminaire d’accueil d’interlocuteurs étrangers organisé par la sous-direction des affaires européennes et internationales du ministère de la Culture. Cette année, le ministère a choisi de mettre à l’honneur le continent sud-américain et le but principal était de découvrir et d’échanger avec les institutions culturelles françaises. Cette année, le thème du programme était « Enjeux et mise en œuvre de la politique des publics ».

Depuis la mise en place de ce programme d’accueil il y a 25 ans, près de 3500 professionnels ont été accueillis en France, avec plus de 200 participants chaque année. Cette année, des personnes travaillant dans des centres culturels et artistiques, des musées et des institutions privées ont fait le déplacement depuis l’Argentine, le Mexique, le Brésil, l’Uruguay ou encore le Chili pour rencontrer des interlocuteurs hexagonaux.

Le séminaire a rencontré de nombreuses institutions culturelles parisiennes comme le musée d’art et d’histoire de Saint-Denis, le musée du Quai Branly, les micro-folies de Sevran, avant de prendre la route pour Lyon. Dans la Capitale des Gaules, les participants ont pu s’entretenir avec les représentants de la DRAC, le musée des Beaux-Arts, l’Orchestre National ou encore le Centre d’art Les Subsistances, pour finir en beauté avec une visite à Espaces Latinos. L’enjeu majeur et les axes de travail des visiteurs était notamment la démocratisation de l’accès à la culture et la relation entre les institutions culturelles et le public.

La rencontre avec notre équipe a permis aux participants de clore en beauté leur séjour lyonnais, apparemment apprécié de tous. Ils ont pu découvrir notre projet basé sur le bénévolat, dont la revue et les festivals annuels proposent au public de s’informer et se cultiver sur le monde latino-américain depuis déjà 1984. Cela nous a permis de confronter et d’échanger sur nos connaissances et nos pratiques en termes de démocratisation culturelle et de relation avec le grand public, dans le but de toujours plus et mieux toucher ce dernier.

Remerciements :

Anissa Rejeb, responsable de l’organisation du séminaire pour  la sous-direction des affaires européennes et internationales

Andrea Fantoni (Uruguay), directrice de la gestion des publics, des projets éducatifs et sociaux de l’Auditorio Nacional del Sodre

Valeria Escolar (Argentine), dirigeante de Ronda Cultural

Barbara Esmenia Pacheco Da Silva (Brésil), Serviço Social do Comércio (SESC)

Victoria Gil-Delgado (Espagne), responsable des programmes éducatifs du CA2M Centro de Arte Dos de Mayo

Elisa Granda Armas (Pérou), département de gestion des publics du musée Pedro de Osma de Lima

Ezequiel Grimson (Argentine), coordinateur exécutif du musée national des Beaux-Arts

Juan José Jaramillo Buitrago (Colombie), Secrétaire de district pour la culture, le patrimoine et le tourisme à la Barranquilla.

Denise Yaël Obrador (Argentine), coordonnatrice des programmes publics et communautaires du musée national d’art oriental d’Argentine

Cristian Prinea Montes (Chili), responsable des publics au sein du département de programmation et des publics du Centro Gabriela Mistral

Ana-Luisa Pulido (Mexique), municipalité de Xalapa et Universidad Autónoma Benito Juárez de Oaxaca

Alice DREILLARD

Marche des parapluies à Lyon pour la journée mondiale du réfugié

Lyon accueillera le 20 juin prochain sa 16e édition de la Marche des Parapluies, événement phare dans la lutte pour la protection des droits des réfugiés. Cette mobilisation s’inscrit dans la Semaine du réfugié, avec des activités durant lesquelles le grand public peut montrer son soutien aux familles déracinées.

Photo : Forum réfugiés – Cosi

Le Forum réfugiés – Cosi, fondé en 1982, est le fruit de la fusion de deux associations œuvrant pour la défense du droit d’asile et la promotion de l’état de droit. À l’instigation de cette journée annuelle, l’accueil et l’accompagnement sont au cœur de son action. En favorisant l’échange et le dialogue à travers des événements de sensibilisation, l’objectif est de faire évoluer les politiques publiques. C’est l’héritage d’une longue tradition qui se poursuit et s’adapte à travers cette symbolique Marche des Parapluies.

En 1914, l’Église avait déjà institué une Journée mondiale du migrant chaque deuxième dimanche de juin. En 2001, à l’occasion du 50e anniversaire de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, l’Assemblée Générale des Nations Unies a décidé de conserver cette date et d’instituer l’événement comme fête annuelle.

En réunissant 145 États autour d’une définition du terme controversé de «réfugié», la Convention énonce les droits de cette catégorie de la population. Elle insiste sur le principe du non-refoulement, garantissant le droit des réfugiés de rester si leur vie et leur liberté sont menacées dans leur pays d’origine, l’érigeant comme règle du droit international coutumier.

Cette commémoration annuelle ne se célèbre pas seulement à Lyon mais aussi dans plusieurs villes dans plus de 100 pays, durant laquelle se croisent des personnalités et citoyens de tous horizons. C’est l’occasion pour des représentants gouvernementaux, travailleurs humanitaires, célébrités, civils et réfugiés de se rencontrer autour de cette thématique qui relève de la responsabilité mondiale.

Ce jeudi, le départ de la marche est prévu à 18h sur la Place Maréchal Lyautey (Lyon 6e) et sera cadencé par les rythmes de la batucada Les Zurbamateurs.

Vous pourrez, si vous le souhaitez, acheter sur place un parapluie blanc au prix de 10 euros ; cet objet symbolise l’abri et la protection que doivent garantir les Etats signataires de la Convention de Genève aux réfugiés.

Musique, exposition, cuisine et animations seront les motifs de se réunir pour une soirée festive au jardin des Chartreux (Lyon 1er).

Le Forum réfugiés-Cosi y réunira son grand réseau associatif en invitant AEDH – Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, Amnesty International – Lyon, Le Tissu Solidaire, la Cimade Lyon, la Croix-Rouge française, Eris, « Tu seras », SOS Méditerranée, le Secours Catholique – Caritas France, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés et Singa. Vous pourrez les rencontrer au Village associatif à partir de 19h30.

Ce rendez-vous s’insère dans la Semaine du réfugié, durant laquelle de nombreuses actions sont déployées dans plusieurs départements. Vous pourrez par exemple visiter le mercredi 19 juin les Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile de Bron et de Villeurbanne et ainsi comprendre le rôle de ces lieux de ressource dans l’accompagnement administratif des nouveaux arrivants.

Marine COMMUNIER

Consultez le programme complet et l’événement Facebook

Le gouvernement mexicain accuse la marque Carolina Herrera d’appropriation culturelle

À l’issue de la nouvelle collection de Carolina Herrera, le Secrétariat de la Culture mexicain envoie une lettre à la marque vénézuélienne pour avoir utilisé des créations originaires de peuples indigènes.

Photo : Carolina Herrera

«Un lever de soleil à Tulum», «une promenade dans la ville de Mexico» ou encore «la joie de vivre», sont quelques-unes des descriptions utilisées pour parler de la nouvelle collection «Ressort 2020» de la marque vénézuélienne Carolina Herrera. Une collection qui déborde de couleurs et de textures sous l’argument d’être inspirée par des «vacances latino-américaines», provoque la fureur dans l’univers de la mode. Cependant, tout le monde n’est d’accord avec la nouvelle tendance. La Secrétaire de la Culture mexicaine, Alejandra Frausto, a sollicité par une lettre écrite à Carolina Herrera et au directeur créatif de la marque Wes Gordond’expliquer l’utilisation des créations et broderies originaires de peuples mexicains. 

Frausto signale dans sa lettre que «Ces broderies proviennent de la communauté de Tenango de Doria (Hidalgo) ; dans ces broderies on retrouve l’histoire même de la communauté, et chaque élément a une signification personnelle, familiale et communautaire». De même, on retrouve dans quelques robes des broderies florales qui sont particulièrement similaires aux broderies typiques de la région de Tehuantepec (Oaxaca), surtout dans le choix des formes et des couleurs. Un autre exemple est une robe fabriquée à partir du « Sarape Saltillo », un vêtement typique du nord du Mexique dans lequel « On observe le parcours du peuple de Tlaxcala pour la fondation de la région nord du pays». La secrétaire insiste sur le fait de parler d’un «principe de considération éthique», pour discuter publiquement la promotion de l’inclusion et de rendre «visibles les invisibles».

Pourtant, le cas de Carolina Herrera n’est pas le premier à être considéré comme plagiat de la part du gouvernement mexicain. Des marques comme Zara, Mango, Louis Vuitton et Michael Kors sont d’autres exemples à avoir reçu l’attention mexicaine. Un cas qui a soulevé beaucoup d’attention au niveau mondial a été celui d’Isabel Marant, couturière française qui a été accusée d’avoir utilisé les broderies originaires de Santa María Tlahuitoltepec (Oaxaca) dans sa collection Etoile printemps/été 2015. 

Ce scandale soulève ainsi la question des droits culturels des peuples indigènes, dont les créations sont très bien documentées au cours des années. On parle d’un travail artisanal réalisé par des peuples minoritaires, souvent oubliés par les grandes institutions politiques et médiatiques. Dans un contexte où plusieurs individus originaires de peuples indigènes doivent encore faire face à des situations de racisme dans leur propre pays, une perte et un oubli de leurs langues natales ou encore des inégalités de leurs droits en tant que citoyens, un souci de plagiat de leur travail artistique risquerait de passer inaperçu.

Cependant, en novembre 2018 le gouvernement de Morena au Mexique a commencé à travailler sur une stratégie législative qui protègerait la culture indigène pour éviter que le cas de Carolina Herrera se reproduise. Ce projet a pour objectif une loi qui «sauvegarde les connaissances, culture et identité des peuples indigènes et afro mexicains». Cela impliquerait de déroger à quelques lois de droits d’auteur pour éviter que les couturiers utilisent ce type d’illustrations sans le consentement des peuples. «C’est une très grande loi qui donne un titre à ces éléments de leurs cultures originaires. […] Ces créations sont des images de leur cosmovision. Les communautés demandent du respect, pas de l’argent. EIles veulent que les couturiers s’approchent et demandent la permission »dit Susan Harp, présidente de la Commission de la Culture. L’un des apartés de cette loi indique que les peuples originaires auront la possibilité de signer, ou non, des accords avec les couturiers qui prétendent utiliser leurs créations.

Amaranta ZERMEÑO

De juin à août, place aux Estivales avec l’Amérique latine au cœur des festivals de l’été 2019

Recevez l’été 2019 avec une longue sélection de festivals culturels organisés dans la France entière, avec à l’ordre du jour théâtre, danse et dessin. De juin à août, retrouvez une programmation complète de tous les événements en relation avec l’Amérique latine.

JUIN

Festival Très Court

Le festival Très Court International est un festival de courts métrages qui, durant 10 jours, projette une centaine de courts métrages. La seule règle ? Ils ne doivent pas excéder les 4 minutes. Le festival se déroule dans près de cent villes en France et 30 pays simultanément. Avec des films de partout dans le monde, y compris de l’Amérique latine, le festival cherche à mettre en valeur la diversité de la production audiovisuelle du court métrage.

Festival Très Court

Dimanche 7 à mardi 16 juin 2019

Voir la liste les villes de projections sur le site https://trescourt.com/fr/villes

Festival International de Contis – Grand Concours de Nanométrages

Le Festival International de Contis vous invite à vous plonger dans une nouvelle expérience de cinéma. A l’occasion du Festival, Betty Berr et Rainer, Directeurs du Cinéma de Contis, mettent à l’honneur des Films européens, africains et brésiliens, des avant-premières nationales, une Compétition européenne de courts-métrages, mais aussi de l’art visuel, des spectacles, des performances et des débats.

En partenariat avec l’association « Incubadora de artistas » à Atibaia au Brésil, le Festival International de Contis propose depuis 2016 un grand concours de Nanométrages, qui se tiendra lors de la 24e édition du Festival, du 20 au 24 juin 2019.

Festival International de Contis

Jeudi 20 au lundi 24 juin 2019

Le Cinéma de Contis

40170 Contis Plage

www.cinema-contis.fr/le-festival-international-de-contis/

Misatango

L’ensemble vocal Arcama-CNRS et le chœur d’hommes de Lyon vous invitent à découvrir le Misatango de Martin Palmeri au Grand Temple de Lyon. Parmi ses nombreuses œuvres, les concerts du 12 et 14 juin donnés au Grand Temple Augagneur à Lyon présenteront une œuvre instrumentale, Sobre las cuatro estaciones, ainsi que la déjà célèbre Misatango, composée pour un orchestre à cordes, piano, bandonéon, chœur mixte et mezzo-soprano solo.

L’ensemble vocal Arcama-CNRS, le Chœur d’Hommes de Lyon, les Chambristes de Lyon, le bandonéoniste Jérémy Vannereau, la soprano Lucie Minaudier seront sous la direction de Luping Dong.

Misatango

Mardi 12 et vendredi 14 juin 2019 à 20h30

Le Grand Temple de Lyon

3 Quai Victor Augagneur, 69003 Lyon

TARIF : 18€ / 14€ prévente/ (gratuit – de 15 ans)

http://lyon.aujourdhui.fr/etudiant/sortie/misatango-de-martin-palmeri-1.html

JUILLET

La Pamparina

La Pamparina est un festival de musique qui, depuis 1998, propose trois jours de concerts gratuits. Le festival se déroule dans le centre historique de Thiers et offre une programmation variée, internationale avec de jeunes talents comme des vétérans. Ne ratez pas les présentations de Sergent García et Sociedade Recreativo qui mettront respectivement en avant la musique des Caraïbes et du Brésil.

La Pamparina

Vendredi 5 au dimanche 7 juillet 2019

Centre historique de Thiers

Thiers, 63300

https://www.pamparinalefestival.com/2018/artiste/23/Br%C3%A9sil+Volcanique

Le festival de Carcassonne

Chaque été, le Festival de Carcassonne accueille plus de 200 000 spectateurs venus de France et de l’étranger et propose durant tout le mois de juillet 120 spectacles dont 80 entièrement gratuits. Un exemple de diversité culturelle qui a fait l’identité même de ce festival où se côtoient dans chaque discipline artistes émergents, artistes locaux et stars planétaires. Cette année le festival accueille le groupe Nito Quintana, qui mêle les rythmes latino-américains avec ceux du Vieux Continent.

Le festival de Carcassonne – Nito Quintana

Lundi 8 juillet 2019 à 21h

Place Marcou

Carcassonne, 11000

https://www.festivaldecarcassonne.fr/nito-quintana-grupo

Nice Jazz Festival

Le festival de jazz de Nice est souvent considéré le premier festival de jazz d’importance international. Créé en 1948 et organisé annuellement depuis 1971, le festival marque les tendances nouvelles du jazz. Trois scènes sont mises en place pour que les spectateurs puissent déambuler entre elles. Le festival accueille une variété de genres musicaux, des artistes de différentes générations, locaux comme internationaux. Les talents latino-américains sont toujours présents. Cette année le festival invite la légendaire diva du Buena Vista Social Club, Omara Portuondo, ainsi que ses compatriotes l’Orquesta Akokán, un big band composé des meilleurs musiciens de Cuba, mais aussi Nubya García, saxophoniste anglaise d’origine caribéenne.

Nice Jazz Festival

Du mardi 16 au samedi 20 juillet 2019

Théâtre de verdure – place Masséna

Place Massena, 06000 Nice

http://www.nicejazzfestival.fr/en/programmation/2019/20-07-2019

Cap Latino Festival

Quoi de mieux qu’un lieu éphémère pour accueillir un festival ? Plein air, festif, Ma Cimenterie est un écrin de rêve et surtout le lieu de vie idéal pour accueillir un festival latino : on y danse, on y boit, on y mange, on échange, bref, on y on fait la fête.

Cap Latino Festival

Samedi 22 et dimanche 23 juin 2019

Ma Cimenterie, 9001 chemin des Carrières

69250 Albigny-sur-Saône

https://www.facebook.com/events/383289192523063/

Nuits de Fourvière

Chaque été, à Lyon, les scènes des amphithéâtres gallo-romains se comblent de talents à l’occasion des Nuits de Fourvière. Théâtre, musique, danse, opéra, cirque… le festival offre auprès de 60 présentations. Voulant rendre le festival culturellement varié, les artistes viennent de partout dans le monde. Pour cette édition de Nuits de Fourvière, la chanteuse cubaine et star de Buena Vista Omara Portuondo et l’Orquesta Akokán sont invitées au festival pour une nuit spéciale cubaine.

Nuits de Fourvière

Vendredi 26 juillet à 21h

Grand théâtre, théâtres romains du parc archéologique de Fourvière

Rue de l’Antiquaille, 69005 Lyon

https://www.nuitsdefourviere.com/programme/omara-portuondo

Summer Vibration

Donnez de la couleur à votre été avec la 6ème édition du festival de musique Summer Vibration. Du 25 au 28 juillet 2019, Sélestat devient une (petite) capitale française du reggae international. Avec des artistes de partout dans le monde, venez découvrir la diversité et richesse de ce genre musical à l’échelle globale. En famille ou entre amis, savourez l’intensité d’un moment hors du temps au cœur d’un espace naturel verdoyant, animé par la gaieté, l’esprit de fête et du vivre ensemble. Cet été, Summer Vibration accueille l’Amérique latine en invitant quelques grands artistes originaires de la Jamaïque : The Skatalities, Third World, Don Carlos, Linval Thompson & The Ligerians, Johnny Osbourne & The Homegrown Band, Sista Nancy, entre autres. La fusion entre jazz, R&B et funk, permettent au reggae d’atteindre toute sorte de public, en invitant ainsi les amoureux de la musique à passer un bon moment en plein air.

Summer Vibration

Jeudi 25 au dimanche 28 juillet 2019

Les Tanzmatten, Quai de l’Ill,

67600 SÉLESTAT, ALSACE, France

summervibration.com

Tempo Latino

Après sa création en 1994, Tempo Latino est devenu le premier festival de musiques latines et afro-cubaines en Europe. Né de la volonté de faire connaître cette musique vivante et populaire, Tempo Latino et ses 500 bénévoles vous invitent à découvrir les rythmes latinos pendant 4 jours.

Tempo Latino

Vendredi 26 au dimanche 28 juillet 2019

Arènes de Vic-Fezensac

Vic-Fezensac, 32190

http://tempo-latino.com/accueil

Amaranta ZERMEÑO et Monica GIORDANELLI

L’animation latino-américaine au rendez-vous du festival international d’Annecy

La nouvelle édition du festival international d’animation d’Annecy se déroulera du 10 au 15 juin. La compétition met en lumière plusieurs films d’animation latino-américains.

Photo : Festival Annecy

Dans les années 1960, le festival d’animation d’Annecy voit le jour. Ce n’est pourtant que dans les années 2000 qu’il prendra un envol mondial. À la veille de son soixantième anniversaire l’an prochain, l’évènement demeure le plus grand festival d’animation d’Europe. Lors de cette édition, une centaine de films d’animation mondiaux seront en compétition dans une dizaine de catégories. Entre les projections, plusieurs conférences, rencontres et ateliers ont lieu autour de la création et de l’univers de certaines animations.

Le court métrage argentin Gloomy Eyes fait partie des œuvres VR en compétition. Réalisé par Jorge Tereso et Fernando Maldonado, l’anime retrace les inventions et le destin de Nena et Gloomy en 1983. Tout semble opposer ces deux enfants : tandis que Nena est une fillette, Gloomy est mi-homme, mi-zombie et vit à l’écart dans la forêt. Pourtant, leur union pourrait bien faire réapparaître le soleil de Woodland City, une ville plongée dans l’obscurité depuis des années.

L’anime Argentin est encore représenté grâce à Petit « I don’t want anymore suprises ». Ce film argentin, chilien et colombien présente la vie de Petit, enfant de cinq ans dont les théories expliquent tout. « Peu importe que celles si soient justes ou fausses, il n’abandonne jamais et réussit toujours, par tous les moyens possibles, mais jamais de la façon qu’il espère. » Réalisé par Bernardita Ojeda, l’animé est en compétition avec les autres films de la catégorie Films de télévision en compétition.

Pour la dernière projection argentine, c’est le court-métrage Pulsion qui a été sélectionné. Ce film de six minutes du réalisateur Pedro Casavecchia éclaire « les sentiments obscurs qu’un gamin a accumulés pendant son enfance, puis qui surgissent avec violence après la mort de sa mère. » L’animé est une vision de « l’exploration de la maltraitance et des dysfonctionnements dans le cadre familial. »

Place au Mexique avec Hideouser and Hideouser, un court-métrage de Aria Covamonas. Produit en 2018, le film d’animation a été réalisé grâce à des éléments découpés. Le film de sept minutes amène une idée, celle que « Chaque jour est le même, mais de plus en plus curieux. » Le second film mexicain du festival est Cut out fest 10 «opening titles, réalisé par Andrea Mondragón García. L’animé d’une minute met en action « un View-Master qui explose et fait alors détoner un délire de couleurs, de chats sauvages, de parties de corps et de formes ondulées pour nous entraîner dans un monde tropical en mouvement, comme un big bang. »

Por ahora un cuento est le court métrage colombien de la sélection latino-américaine du festival. Réalisé par Carla Melo, l’animé aux dessins sur papier, donne le récit d’un enfant oiseau qui rend visite à son père. Dans un village retiré en Colombie, « la nature empiète sur sa maison jusqu’à l’engloutir lentement. Un jour, le père devient muet, comme si un monstre était en lui. Une fois encore, ce vieux héron se retrouve seul. »

Finalement, Sangro, court-métrage brésilien, clôture la sélection latino-américaine de cette programmation. Projeté dans la catégorie court-métrage en perspective en compétition, l’animé aux techniques diverses à été réalisé par Thiago Amaral Minamisawa, Bruno H Castro et Guto BR. Pendant sept minutes, le public assiste aux confessions intimes d’une personne atteinte du VIH. Inspiré d’une histoire vraie, le film cherche à « démystifier les questions relatives au virus qui perdurent encore aujourd’hui dans l’imaginaire collectif. »

Le festival d’Annecy est aussi un lieu stratégique pour promouvoir de nouveau projet. Le nouveau prix Quirino de l’animation ibéro-américaine a était présenté mardi 11 juin à 18h. « Le rapport représente une carte de l’ensemble du secteur : la formation, la production et la promotion en animation. » Parmi les intervenants, Silvina Cornillon, l’Argentine de l’Institut national du cinéma et des arts de l’audiovisuel argentin, en fera partie.

Rendez-vous sur le site pour découvrir la suite du programme, ainsi que les horaires et lieux des projections. Retrouvez dès la semaine prochaine sur notre site, les résultats du Palmarès.

Eulalie PERNELET

Rencontres et débats par l’Observatoire de l’Amérique latine à Paris

Animées par Jean-Jacques Kourliandsky, l’Observatoire de l’Amérique latine de la Fondation Jean-Jaurès organise trois rencontres autour de divers sujets internationaux : le racisme et le sexisme au Brésil, l’immigration et la vie politique colombienne. 

Photo : Iris et édition Anacaona

La Fondation Jean-Jaurès est à la fois un «think tank», un acteur de terrain et un centre d’histoire au service de tous ceux qui défendent le progrès et la démocratie dans le monde. Reconnue d’utilité publique, la Fondation prend en charge de servir l’intérêt général. Par la mobilisation de pouvoirs publics, des politiques, des experts et des citoyens, ils encouragent la rencontre de leurs idées et le partage des meilleures pratiques par des débats, des productions et des actions de formation. Issue de la Fondation, l’Observatoire de l’Amérique latine entend contribuer, à son échelle, à rétablir un intérêt mutuel distendu entre les progressistes français et latino-américains en organisant régulièrement des rencontres entre différentes personnalités d’Amérique latine et des responsables politiques et associatifs français. Il réfléchit, dans un cadre d’analyse et de prospective, aux grandes thématiques politiques nationales, régionales mais aussi internationales.

Dans le cadre de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, la Fondation Jean Jaurès débute ses rencontres le 23 mai avec un débat autour le racisme et le sexisme dans le Brésil de actuel. La victoire à l’élection présidentielle du candidat d’extrême droite au Brésil, Jair Bolsonaro, ainsi que ses différentes prises de position, ont provoqué une très inquiétante augmentation de propos mais aussi d’actes racistes et sexistes. Autour de ses questions, sera programmé un débat à la Fondation avec l’activiste brésilienne Djamila Ribeiro. Sera également présente Paula Anacaona, directrice des Éditions Anacaona. Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l’Observatoire de l’Amérique latine de la Fondation, introduira et conclura le débat. La rencontre sera animée par Adèle Goliot, administratrice d’Autres Brésils. Rendez-vous le 23 mai de 18h30 à 20h30.

Attention : cette conférence est désormais complète, mais vous pouvez cependant la suivre en direct sur notre site le 23 mai à partir de 18h30 ! Si vous vous inscrivez ici, vous recevrez un message quelques heures avant le streaming pour vous le rappeler. 

Organisé en partenariat avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le 28 mai le focus latinoaméricain continue avec un ciné-débat : la diplomatie au service de la liberté. D’abord avec la projection du documentaire «Visa pour le paradis», réalisé par Lillian Liberman Shkolnikoff, et suivi d’une intervention avec Jean Mendelson, ancien ambassadeur de France à Cuba. Le documentaire «Visa pour le paradis» est consacré à Gilberto Bosques, consul du Mexique à Marseille en 1940, qui parviendra, avec son équipe, à sauver plus de 20 000 Espagnols et plusieurs milliers de Juifs, Libanais, Allemands, Autrichiens, qui couraient alors le danger de perdre la vie dans une France occupée par le régime nazi. On peut y retrouver les témoignages de Gilberto Bosques et de ceux qui furent sauvés. La rencontre permettra également d’aborder la question du rôle des diplomates face à des situations de crise de cet ordre. Le débat sera animé par Jean-Jacques Kourliandsky. Rendez-vous le 28 mai de 18h30 à 20h30. Inscrivez-vous par e-mail pour participer à cet événement.

Finalement, le 6 juin la Fondation vous invite à une rencontre autour de la vie politique colombienne. La victoire en 2018 à l’élection présidentielle colombienne d’Iván Duque, proche de l’ancien président Alvaro Uribe, semble avoir remis en cause l’accord de paix signé entre l’ancien président Juan Manuel Santos et les Farc. L’Observatoire de l’Amérique latine de la Fondation en débat avec trois éminents observateurs de la vie politique colombienne. Cette rencontre réunira Juan Carlos Ruiz Vasquez et Rubén Sánchez, professeurs de l’université del Rosario de Bogota, coauteurs de l’essai collectif «Notes au président colombien», et Angélica Montes Montoya, co-directrice du Grecol-ALC (Groupe de réflexion et d’études sur la Colombie-Amérique latine et Caraïbe). La rencontre sera également animée par Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l’Observatoire de l’Amérique latine de la Fondation. Rendez-vous le 6 juin de 18h30 à 20h30. Inscrivez-vous par e-mail pour participer à cet évènement.

D’après la Fondation Jean-Jaurès

Pour plus d’informations sur l’Observatoire et les événements à venir sur la Fondation Jean-Jaurès, 12 Cité Malesherbes, 75 009 Paris.

Les expositions «Lisières» et «Mimesis» à la Maison de l’Amérique latine de Paris

La Maison de l’Amérique latine à Paris reçoit David Solis et Marlov Barrios avec leur exposition Lisières et Mimesis, du 24 mai au 24 juillet 2019 à l’occasion de la 6e édition de la VI Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes en France.

Photo : Maison de l’Amérique latine  

Tous les deux formés d’abord dans l’architecture, David Solis et Marlov Barrios sont des artistes centre-américains qui, par la création de motifs élaborés, transmettent une ambiance mystique propre à leurs pays natals. À travers la nature et l’alliance syncrétique entre les mondes précolombien et contemporain, Solis et Marlov nous invitent à découvrir le Guatemala et le Panama par leurs diverses formes d’art.  Né à Panama en 1953, David Solis s’est installé à Montpellier pour développer sa carrière d’artiste. Même à distance, il demeure très présent dans le milieu culturel de sa ville natale. La galerie Habitante prend en charge de le représenter dès 1990 et durant les années qui suivirent. Depuis, le sujet de ses expositions se concrétise, les forêts denses, puis les troncs serrés et les rives deviennent sa matière première. C’est ce corpus d’œuvres «tropicales, urbaines et forestières» qui définit son style artistique. Un style qui pourrait se traduire comme un voyage à l’intérieur d’une nature secrète, humide et inatteignable par les hommes. Composée d’une cinquantaine d’œuvres (2008-2018), l’exposition Lisières à la Maison de l’Amérique latine est la première exposition monographique de David Solis à Paris.  

Marlov Barrios est né à Guatemala en 1980 et formé à Mexico. Il est le cofondateur du Taller Experimental de Gráfica de Guatemala (Atelier expérimental de graphique de Guatemala), association pour l’enseignement et la valorisation de la gravure. Il a aussi ouvert La Ruleta, un espace pour la promotion de l’art contemporain à Guatemala City. Jusqu’à présent, Barrios a présenté dix-sept expositions individuelles à Guatemala, à Mexico, au Costa Rica, ou encore au Salvador. Avec une formation similaire à celle de Solis, Barrios se démarque du reste de ses compatriotes artistes par sa pratique artisanale. Il utilise une convergence de la peinture à l’huile, les collages, le dessin à main levée et même la sculpture de bois. La Maison de l’Amérique latine à Paris invite Marlov Barrios à réaliser, dans le cadre de la 6e édition de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, une «intervention in situ» qui recouvrira directement les murs de la Salle Asturias. Il s’agit d’une œuvre murale sans sketch préparatoire, concept qui la rend particulièrement originale et éphémère.  

La Maison de l’Amérique latine ne met pas seulement en relation deux artistes, mais deux pays, deux générations et deux manières de saisir la réalité pour la transposer au moyen artistique. Le rassemblement de Solis et Barrios permet au spectateur de choisir un univers auquel il pourra s’immerger et découvrir, par un nouvel angle, les différentes facettes de ces pays centre-américains. La réunion de Lisières et Mimesis transforme une visite au musée en une expérience visuelle qui par l’accumulation de plusieurs éléments semble enserrer le spectateur.  

Amaranta ZERMEÑO  
D’après la Maison de l’Amérique latine 

Lisières – David Solís / Mimesis – Marlov Barrios – du 24 mai au 24 juil 2019. Infos pratiques : du lundi au vendredi  de 10h à 20h, le samedi de 14h à 18h, fermé les dimanches et jours fériés. Le vendredi 31 mai de 14h à 18h. Entrée libre. 

L’exposition «La recherche du rayon vert» d’Allan Villavicencio à Paris

Le mexicain Allan Villavicencio expose sa nouvelle collection «La recherche du rayon vert» à la Maëlle Galerie à Paris, du 5 avril au 25 mai 2019. L’exposition porte sur l’œuvre de l’artiste qui est selon lui «Gênante, fragmentée et débraillée». L’artiste a été deux fois lauréat de la Bourse Jeune Créateur. Depuis peu il est membre de la Bourse nationale des artistes «FONCA» (Système national des créateurs du Mexique).  

Photo  : Rodrigo Terreros et Maëlle Galerie  

Né à Querétaro en 1987, Allan Villavicencio est diplômé en arts visuels de l’École Nationale des arts plastiques à l’UNAM (Université Nationale Autonome du Mexique). Le jeune artiste a déjà exposé en Colombie, au Pérou, en Angleterre, et en France. Pendant presque dix ans d’expérience, il a accumulé plusieurs lauréats d’art. Aujourd’hui, il fait partie d’une nouvelle génération d’artistes visuels qui commencent à se démarquer dans la scène mexicaine. Inspiré de son quartier d’enfance, Villavicencio insiste sur l’importance de ses premières expériences avec l’art urbain. Il s’attarde surtout sur le concept d’expression à travers le graffiti. «L’école où j’ai fait mes études par exemple, était rembourrée par des tags faits avec l’aérosol, tous crées avec beaucoup d’habilité. De plus, c’était intéressant d’être témoin de la dispute entre les autorités scolaires qui peignaient les murs de gris pendant le matin, et les tagueurs qui trouvaient un mur prêt pour s’exprimer pendant la nuit. C’est ce bruit visuel et la manière de marquer leur territoire qui m’interpellaienten mettant en évidence les fragments et les couleurs des différentes couches de peinture.» Affirme-t-il.  

Ce sont les éléments fragmentés et inachevés qu’Allan Villavicencio incorpore dans ses outils de travail. Sa vision artistique reste très antagonique par rapport aux modèles basiques de l’art, puisqu’il tente de se démarquer de l’apparence esthétique. Villavicencio cherche tout le contraire en essayant d’atteindre un style bâclé et brut. Ses œuvres d’art ne suivent pas un prototype spécifique, mais conservent un point commun : l’artificialité. De puissantes couleurs néon prédominent dans ses peintures, parfois celles-ci contrastent avec des couleurs plus sombres. Cela peut créer une tension dans l’esprit des spectateurs. L’artiste joue aussi avec les limites des formes et des couleurs pour créer des paysages qu’il qualifie de «virtuels», du fait de la «surabondance» qu’il exprime dans ses toiles.  

Face aux difficultés du marché artistique mexicain que Villavicencio qualifie «d’élitiste», l’artiste a trouvé la manière de s’adapter. Avec Andrew Birk et Matías Solar, il est le cofondateur du projet Fuego, un atelier dans la ville de Mexico qui est à la fois un espace de travail et un lieu d’exhibition. Son objectif est celui de créer un espace plus intime pour l’artiste invité, et d’exposer trois ou quatre fois par an. Jusqu’à présent, ils ont collaboré avec des artistes nationales et internationales, telles que Ana SegoviaKorakrit ArunanondchaiSol Calero, et Dafna Maimo

La dernière exposition de Villavicencio, La recherche du rayon vert, est une nouvelle méthodologie pour saisir l’art. L’artiste expérimente les limites conventionnelles qui définissent où commence et où termine l’œuvre d’art. Enfin, il tente de  «penser à l’extérieur du cadre et au champ visuel dans lequel s’inscrit une peinture.» C’est donc la Maëlle Galerie qui devient la scène de cette expérience artistique. En invitant le public à devenir un acteur et à s’immerger dans l’univers de son œuvre, Villavicencio partage ce qu’il a construit.   

Amaranta ZERMEÑO

Plus d’informations sur l’exposition. 

Nouvelle édition de Primavera Latina 2019 : «Religions et Politique» en Amérique latine

La semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes en France revient cette année du 23 mai au 1er juin. Dans le cadre de cet événement, les Nouveaux Espaces Latinos présentent une nouvelle fois leur festival Primavera Latina à Lyon. Du 21 au 24 mai, projections de documentaires, animation musicale, conférences et exposition rythmeront l’événement.

Photo : Primavera Latina

Pour sa sixième édition, la semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes en France promet une riche programmation culturelle autour de l’Amérique latine. Par le biais de rencontres politiques et économiques, le festival tend à se questionner sur les défis du monde d’aujourd’hui. Depuis 2015, l’objectif des Nouveaux Espaces Latinos est de créer un événement littéraire selon les mêmes principes que la semaine de l’Amérique latine. Ainsi, depuis cette date, le festival Primavera Latina revient chaque année à Lyon. Pour cette cinquième édition, la thématique du festival est celle des religions et de la politique en Amérique latine. De ce fait, toute la programmation de l’événement tourne autour de problématiques liées à cette idée.

Le premier jour du festival est consacré à la projection du documentaire Sexo, pregações e política, au cinéma d’Écully. La version originale du documentaire brésilien, sous-titrée en français, aborde ainsi la politique brésilienne. Durant 72 minutes, les spectateurs découvriront les députés, religieux, et activistes brésiliens. Depuis l’élection de Jair Bolsonaro, le poids des conservateurs s’est renforcé, laissant l’image d’un pays fermé sur l’homosexualité. Une guerre idéologique voit donc le jour au Brésil, les deux réalisateurs Aude Chevalier-Beaumel et Michael Gimenez ne cesseront de la représenter dans leur documentaire. Ici, leur projet remet donc en question la pseudo liberté sexuelle au Brésil.

Aude Chevalier-Beaumel est une Française ayant vécu au Brésil. Son premier documentaire porte sur des jeunes habitants des favelas tués par la police. Après avoir réalisé deux documentaires au Mexique, elle a suivi un candidat politique brésilien menacé de mort à cause de son combat contre la corruption et la milice. Quant à Michael Gimenez, français lui aussi, au départ journaliste, il se rend au Brésil en 2009 pour filmer le premier documentaire d’Aude Chevalier-Beaumel. Tous deux continuent de collaborer et réalisent ensemble ce nouveau film qui pointe du doigt le paradoxe de la sexualité libérée et du conservatisme extrême du pays. La projection de ce documentaire sera suivie par la réflexion d’Olivier Chatelan, historien.

Mercredi 22 mai, la salle Malraux de l’Université Jean Moulin Lyon 3 accueillera la conférence «Religions et Politique en Amérique latine». Le politologue Jean-Jacques Kourliandsky et l’historien Olivier Chatelan seront présents pour débattre ensemble. La table ronde sera autour de la thématique principale du festival et reposera sur la question «Les Églises évangéliques à la conquête du pouvoir ?» À partir des années 1970, les Églises évangéliques latino-américaines ont commencé à prendre de l’ampleur. Malgré qu’il soit impossible de les quantifier, au Brésil la plupart d’entre elles ont appelé à voter pour le candidat d’extrême droite, actuellement président du pays, Jair Bolsonaro. Ces Églises représentent les mêmes combats que les partisans de l’extrême droite, c’est-à-dire un combat contre l’homosexualité, le mariage gay, l’avortement, la sexualité hors mariage, ou l’euthanasie. Le débat portera donc sur le lien entre les mouvements chrétiens évangéliques et la vague conservatrice.

La journée suivante de Primavera Latina se passera à la salle du Conseil municipal de la Mairie du 1er arrondissement de Lyon. Au programme, la projection du film documentaire Encantado, le Brésil désenchanté, premier long métrage de Filipe Galvon. Dans les années 2000, le Brésil était considéré comme un pays d’avenir. Mais depuis 2013, la puissance économique de l’Amérique latine connaît une grave crise économique et institutionnelle. À travers la décadence d’un quartier homonyme de la banlieue carioca, Encantado retrace les événements qui ont mené le pays à son désenchantement démocratique. Concernant le réalisateur Filipe Galvon, celui-ci, né à Rio, a travaillé pour divers magazines culturels et pour la télévision. Depuis 2013, il vit à Paris et se lance alors dans la réalisation de documentaires. 

Pour clore cette cinquième édition, les Nouveaux Espaces Latinos présenteront le 24 mai à Lyon l’exposition photographique d’Alexandre Bauer. En 2017, ce jeune clermontois est parti explorer l’Amérique du Sud durant plusieurs mois. À son retour, il revient avec des paysages insolites photographiés par ses soins. La Bolivie, le nord de l’Argentine, les chutes d’Iguazú, la forêt amazonienne et le Pantanal Brésilien donnent des couleurs différentes à son œuvre. L’exposition du photographe sera accompagnée par une animation musicale du pianiste et compositeur brésilien Ewerton Oliveira, qui propose un répertoire original, inspiré par des musiques traditionnelles de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Après trois ans de partenariats avec le Musée des Confluences, Primavera Latina rebondi finalement pour offrir une nouvelle dimension singulière au festival. Pour la prochaine édition en 2020, l’objectif sera de continuer dans cette dynamique unique tout en transmettant davantage. 

Eulalie PERNELET

Plus d’informations sur la page du festival.

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