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Événéments

Pessac : l’Amérique latine au cœur du Festival international du film d’histoire

Depuis trente ans, le programme est désormais rodé. La 30e  édition du film d’histoire de Pessac propose aux 35  000 spectateurs attendus plus de cent films dont treize avant-premières et dix documentaires. 

Photo : Histoire Pessac

Les spectateurs ont besoin de comprendre. Ils veulent aller au-delà de l’émotion et resituer l’actualité dans le temps long de l’histoire », avance Jean-Noël Jeanneney, le président d’honneur du festival.  Et cette année encore, le festival a visé dans le mille. Avec l’Amérique latine en thème principal, il est de nouveau au cœur de l’actualité, avec les manifestations qui bousculent plusieurs pays sud-américains. 

« Nous avions déjà pensé à l’Amérique latine, mais nous avions peur de ne pas avoir assez de matière. En effet, ils ont moins la culture de la conservation de leurs archives. Mais l’actualité avec l’élection de Bolsonaro et la crise au Venezuela nous a décidé », explique François Aymé, commissaire général du festival. 

Avec 63 films latino-américains, les spectateurs pourront donc découvrir un cinéma, parfois oublié des salles françaises. Parmi les réalisateurs, Patricio Guzman, grand nom du cinéma chilien, primé au festival de Cannes pour son film La cordillère des Songes est présent. 

Autre grand cinéaste, Kleber Mendonça Filho présentera son film Bacurau, caméra d’or du festival de Cannes. Un film engagé sur la destruction d’un village brésilien, qui fait écho aux pressions exercées par le nouveau président brésilien. « Le nouveau gouvernement considère le cinéma et la culture comme un ennemi naturel, ce qui est absurde, car le cinéma fait partie intégrante de l’économie du Brésil. » 

Pinochet en débat 

Parfois, l’actualité reprend le dessus sur l’histoire. Une dizaine de Chiliens bordelais ont organisé une manifestation surprise devant le cinéma, lundi soir. En cause, le visage d’Augusto Pinochet, dictateur chilien qui a dirigé le pays de 1974 à 1990, sur l’affiche du festival. « Une honte », pour une manifestante. « C’est un dictateur, un assassin qui n’a jamais payé pour ses crimes », explique Katerin Barrera, une manifestante. 

Pour eux, cette mobilisation voulait aussi soutenir leur famille, restée au Chili. Devant le cinéma, les manifestants ont également discuté avec Patricio Guzman, pour connaître son point de vue. 

De son côté, Alain Rousset comprend la mobilisation. Pourtant, il assume le choix du festival. « On fait un festival du film d’histoire. Malheureusement, Pinochet comme les conquistadores ont traversé le continent et l’ont martyrisé. » 

Terre d’asile des nazis ? 

Dans son histoire tumultueuse, l’Amérique latine a aussi dû faire face à un nouvel arrivant européen : les nazis. Partie intégrante de l’histoire européenne également, les nazis sont régulièrement évoqués lors du festival. 

Cette année, une dizaine de film relatait leur histoire, et les conséquences sur les continents européens et américains. Vendredi matin, une conférence intitulée : « Argentine : terre d’exil pour les réfugiés nazis », évoquait cette période. 

Un film était d’ailleurs en compétition, Jojo Rabit, qui raconte le lien que crée un garçon allemand avec son ami imaginaire, Hitler. Et pour raconter les camps, Chochana Boukhobza a décidé d’animer les dessins d’enfants détenus à celui de Terezin. 

Trente bougies 

Il y a trente ans, Jean Lacouture, un écrivain et Alain Rousset, le maire de Pessac d’alors, décident de lancer le festival. 40  000 personnes étaient au rendez-vous. Et depuis, la machine continue de rouler, sans rater aucune édition. Seule celle de 2015, qui avait pour thème « Un si proche Orient », a dû être différée, suite aux attentats. 

Des invités illustres, comme Lucie et Raymond Aubrac, héros de la Résistance, font partie des invités qui ont foulé les salles du cinéma Jean Eustache. 

Perpétuer la mémoire 

Ce festival, s’il veut faire découvrir de nouvelles pépites du 7e  art, veut surtout transmettre l’histoire aux générations futures.  Les scolaires, majoritairement des lycéens, sont leur coeur de cible. « Ca permet d’aborder des sujets pour lesquels nous n’avons pas ou peu de documents tout faits« , explique Aurélie Berlam, enseignante au lycée Pape Clément. 

Avec l’Amérique latine au programme du lycée, le festival ne pouvait pas mieux tomber. « J’ai du mal avec l’histoire mais la voir sous forme de film c’est plus attirant », explique une lycéenne.  Près de 120 séances ont été organisées pour les élèves et leurs professeurs, diffusées à Pessac mais aussi dans d’autres villes de la Nouvelle-Aquitaine. 

Dans les coulisses 

Et si le festival tourne aussi bien depuis 30 ans, c’est aussi grâce à ces petites mains qui, à l’ombre des projections, s’activent pour que tout soit au mieux pour les visiteurs. Femme de ménage, projectionniste, traiteur, pour chacun le festival est un moment particulier. « Pour l’occasion, on ressort les vieilles bobines. C’est plus animé, et plus fatiguant aussi« , avoue Nicolas Gardien, projectionniste. 

Si les projections nourrissent l’esprit, l’estomac n’est pas en reste. Des milliers de victuailles ont été proposées aux spectateurs, au cours des différentes soirées. Le lendemain, seules les miettes témoignent d’un festin passé. Mais pas question de rouvrir les portes du cinéma dans cet état. Aspirateurs accrochés sur le dos leur donnant des allures de  Ghostbuster, les femmes de ménage s’activent au petit matin, pour rendre le cinéma intact. « C’est plus sale que d’habitude« , glisse l’une d’entre elles. 

D’après France3 régions

Retrouvez le reportage ici.

Hommage à l’écrivaine péruvienne Patricia de Souza décédée à Paris en octobre dernier

Nous apprenons par le site de la Maison de l’Amérique latine de Paris que Patricia de Souza, écrivaine, traductrice et enseignante péruvienne, née dans le département d’Ayacucho (Pérou) en 1964, est décédée à Paris le 24 octobre 2019. Ses romans ont marqué une époque par l’originalité de leur thématique. Elle était aussi engagée dans la défense des droits des femmes. 

Photo : La Casa Peruana

Patricia de Souza est une figure importante du paysage intellectuel et littéraire péruvien contemporain. Son œuvre ample et complexe va du roman à l’essai critique en passant par le journalisme et la traduction. Sa réflexion tourne autour de la place de la littérature dans le monde et son importance dans la résolution des conflits et problèmes du monde contemporain comme le post-colonialisme et le féminisme. 

En compagnie de Grecia Cáceres, poète et romancière, directrice du Département Amérique latine de l’IESA art@culture et Nataly Villena, écrivaine et critique littéraire, administratrice du site littéraire Las críticas. Quelques lectures complèteront la soirée. 

D’après le site de la Maison de l’Amérique latine

Hommage à Patricia de Souza 1964-2019. 25 novembre 2019 à 19 h à la Maison de l’Amérique latine. 217, Bd. Saint-Germain, 75007 Paris.

Affiches cubaines – « Révolution et Cinéma », une conférence au Musée des Arts Décoratifs de Paris

Le Musée des Arts décoratifs de Paris dans le cadre l’exposition « Affiches cubaines – Révolution et cinéma » propose le mercredi 27 novembre prochain avec plusieurs spécialiste sur l’Amérique latine dont Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine, directeur du CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques) et Eduardo Manet, écrivain cubain.

Photo : Musée des Arts décoratifs de Paris

Soixante ans après la révolution à Cuba, le musée des Arts Décoratifs dévoile, dans une exposition, l’âge d’or de l’affiche cubaine des années 1960 et 1970 dans un contexte culturel et politique dont les artistes se sont emparés. Longtemps méconnue en raison du blocus et de l’isolement de Cuba, cette école stylistique commence tout juste à sortir du huis clos dans lequel elle s’est construite. « Affiches cubaines. Révolution et Cinéma » propose d’explorer cette effervescente production graphique à travers 250 affiches, principalement issues des collections du musée. Elle permet de découvrir et de comprendre l’éclosion de cette grande école d’affichistes et de suivre, à travers elle, l’histoire de l’État insulaire. Cette table ronde permettra d’évoquer le contexte historique, politique et culturel dans lequel s’est développé l’âge d’or de l’affiche à Cuba.

Intervenants : Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine, directeur du CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques) ; Amélie Gastaut, conservatrice et commissaire de l’exposition « Affiches cubaines. Révolution et Cinéma » ; Magali Kabous, maître de conférences, Département d’Études des Mondes Hispanophone et Lusophone, Université Lumière-Lyon 2 ; Darius Kaufmann et Eytan Jan, documentaristes auteurs de À la chaleur des années froides et Eduardo Manet, écrivain.

Musée des Arts Décoratifs, 107-111, rue de Rivoli 75001 Paris. – madparis.fr

Temps fort à la Maison d’Amérique latine de Paris en novembre entre livres et expositions

Sur le site de la Maison de l’Amérique latine de Paris dans l’agenda mensuel elle propose une riche programmation dont nous soulignons ici deux moments forts : l’exposition de photo de l’artiste argentin Miguel Rothschild et la Tribune des fictions du mercredi 20 novembre. 

Photo : MAL217

À partir du 15 octobre, la Maison de l’Amérique latine de Paris, et dans le cadre de Photo Saint-Germain, offre son espace d’exposition du rez-de-chaussée à l’artiste argentin Miguel Rothschild qui produit à cette occasion une création inédite. Installé à Berlin depuis le début des années 1990, Miguel Rothschild développe une œuvre composite mêlant installation, sculpture, verre, matière organique et photographie. Si au début de sa pratique, la performance tient une place importante, il s’en éloigne au fil des années, pour aborder d’autres supports comme la photographie n’hésitant pas à la brûler ou à la trouer.  

Le mercredi 20 novembre à 19 h, la Tribune des fictions animée par Patrick Straumann. Une rencontre bimestrielle consacrée à l’actualité éditoriale et aux nouvelles voix de la littérature de fiction d’Amérique latine. Les romans et récits présentés seront discutés en présence des auteurs ou de leurs traducteurs. Invités : Santiago Amigorena (Argentine), pour son livre Le Ghetto Intérieur, P.O.L. Éditeur,· Matthieu Dosse, pour le livre Le soleil sur ma tête de Geovani Martins (Brésil), éd. Gallimard, dont il a assuré la traduction. Également au programme :· Parmi d’étranges victimes, de Daniel Saldaña Paris (Mexique), Editions Métaillé. 

D’après le site
MAL217

« Les Curieux Polyglottes » à Lyon… et « Que tal América del Sur » à Ecully

Depuis trois ans, l’association Les Curieux Polyglottes réunit à Lyon les cultures et les langues du monde entier. Autour du théâtre, la musique, l’association organise plusieurs événements, dont une célébration d’anniversaire le vendredi 15 novembre. Dans la même semaine et depuis le 8 novembre, Cin’Ecully propose des séances des films d’Amérique du sud. 

Photo : Les Polyglottes

L’association Les Curieux Polyglottes a été créé à Lyon en août 2016. En privilégiant des thématiques sociétales d’actualité, son objectif est de promouvoir les auteurs  et compositeurs contemporains francophones ou étrangers, par le biais de lectures mises en jeu et de spectacles, bilingues ou non, de petit format. Les professionnels du spectacle de la région ARA sont engagés, en priorité. Elle fête ce vendredi 15 novembre ses trois ans avec de rencontres musicales et théâtrales.

En 2016, « Les Curieux Polyglottes » ont représenté l’adaptation théâtrale Tejas Verdes, l’heure de la vérité a sonné d’après le dramaturge espagnol Fermin Cabal, à l’Amphi Opéra de Lyon, et à Genève pour l’rganisation mondiale contre la torture en 2017. Plusieurs lectures d’autres textes ont été représentées en 2017 et 2018.  

Le 15 novembre 2019, en partenariat avec la Mairie de Lyon 4ème et Les Nouveaux Espaces Latinos, Les Curieux Polyglottes organisent des « Rencontres Musicales et Théâtrales » autour du mexicain Javier Malpica, de l’argentin Juan Diego Botto et la lyonnaise Katherine Battaiellie. Ces lectures d’extraits seront assurées par les actrices.eurs Virginie HardillierMarie FernandezRaymonde PalcyEmmanuel AmadoTristan BruemmerDiego Martinez et la violoncelliste Lucie Lacour. Mise en jeu : Chris Berna

M. N.

Vendredi 15 novembre, 18 h 30. Entrée libre. Buffet offert. Salle de la Ficelle, 65 Bd des Canuts – 69004 Lyon. Réservation conseillée :  lescurieuxpolyglottes@gmail.com.  

« ¿ Que tal América del Sur ? » : Un évènement culturel en résonnance avec l’actualité

Le journal Le Progrès de Lyon publie un article sur la cinquième édition du festival latino-américain que l’association Cin’Ecully propose cette semaine sur la région de Lyon.

Henri Gautron a des raisons particulières de s’intéresser à l’Amérique du Sud : avec son épouse Brigitte, bien connue de ceux qui ont fréquenté la bibliothèque des Sources dont elle fut la responsable jusqu’à l’été dernier, il a là-bas un bout de son cœur. L’un de leur fils s’est établi à Buenos Aires, et leur petit-fils a la nationalité argentine. Mais le contexte socio-politique actuel du sous-continent donne tout son intérêt à la 5ème édition du festival latino-américain que son association Cin’Écully propose prochainement.

Préparé en partenariat avec « Nouveaux Espaces Latinos » et l’Institut Cervantès qui est à l’espagnol ce qu’est l’Alliance Française à notre langue, l’évènement intitulé « ¿ Que tal América del Sur ? » offrira une riche palette de 7 films ou documentaires récents qui aideront à « sentir » l’Amérique du Sud d’aujourd’hui comme la prégnance de son passé colonial. La puissance des images sera introduite par une conférence donnée en français à l’Institut Cervantès intitulée : « La politique des États-Unis à l’égard de l’Amérique latine sur le temps long (XIXe – XXIe siècles) ». Les films, suivis de débats parfois animés par leurs auteurs, feront voyager dans le temps comme dans l’espace : Chili, Guatemala, Mexique, Argentine, Brésil, Venezuela… mais aussi violences, convulsions politiques, écologie, foot (avec le film « Diego Maradona » de 2019)…

Le film « Nuestras Madres », qui a reçu le prix « Caméra d’Or » (distinguant un premier film d’auteur) au festival de Cannes 2019, sera présenté en avant-première. Il y aura même, entre les deux films du samedi 9 novembre, une dégustation d' »empanadas » avec vin argentin, sur fond de musiques sud-américaine avec les musiciens d’Échappée Belle. Le détail de ce riche programme figure dans le dépliant à disposition du public dans tous les lieux socio-culturels d’Écully.

Jean DESFONDS
Le Progrès Lyon Ouest

« ¿ Que tal América del Sur ? », du vendredi 8 novembre au lundi 18 novembre à Écully Cinéma (Centre Culturel, 21 avenue Édouard Aynard). Conférence jeudi 7 novembre à 18 h 30 à l’Institut Cervantès, 58 Montée de Choulans – 69005 Lyon (entrée libre) De notre correspondant

À Lyon du 14 au 23 novembre, la nouvelle édition de Documental – Le programme est en ligne

Le programme définitif de Documental, l’Amérique latine par l’image est désormais en ligne. Dix excellents films documentaires, inédits dans la région lyonnaise, proposent un regard diversifié des réalités latino-américains, au moment où nous assistons à un regain de tension sociale qui motivera les spectateurs de s’intéresser aux débats et réflexions qui accompagneront chaque projection.

Au fil des ans et dans les lieux ouverts gratuitement à tous, le festival propose aux publics des films sous-titrés en français, absents dans les grands circuits de diffusion, toujours récents car produits dans l’année du festival ou l’année antérieure. Les Nouveaux Latinos ont pour vocation la connaissance des sociétés et des cultures d’Amérique latine. Le Festival Belles Latinas, avec 18 éditions, le fait chaque année et offre des occasions de découvertes et de rencontres avec la littérature latino-américaine d’aujourd’hui. Le Festival Documental en est le pendant par l’image. En treize éditions, l’Amérique latine actuelle est donnée à voir et à comprendre au plus près : éclectique, surprenante, dérangeante et enchantante, du Mexique à la Terre de feu.

Chaque film a sa singularité : après les projections les débats donnent l’occasion d’aborder des questions sociétales, politiques, écologiques, historiques, culturelles. En 2019, les thématiques qui prédominent ont trait à l’enfermement (Prisons et centres psychiatriques) aux droits humains et aux révoltes, utopies et projets politiques et sociaux. Ces films nous parlent parfois de territoires inconnus mais plus souvent de notre proximité lointaine avec les peuples de cette vaste région du monde. Le public décerne ses préférences ainsi qu’un jury de professionnels, chacun accordant son prix pour plus de visibilité à des « pépites » et de chances à de talentueux réalisateurs. 

 Depuis sa fondation, le festival Documental est organisé autour d’une équipe de bénévoles qui prépare le festival autour d’un ou plusieurs coordonnateurs pour sélectionner les films à programmer. Documental se déroule sur la Métropole de Lyon et n’a pas cessé d’évoluer. Ce parcours doit beaucoup à ceux qui nous ont accueilli et accompagné et que nous remercions : en 2007 et 2008 la mairie de Lyon 1eret la Marmite Colbert, local municipal juste en face de notre siège ; en 2009 et 2010, la Maison du Passage (Lyon 5e) ; en 2011 et 2012, la MJC du Vieux Lyon puis en 2013, la Villa Gillet. De 2014 à 2017, l’Amphi Opéra de Lyon nous a accueilli dans un espace central. Depuis 2018, le Festival est devenu décentralisé et itinérant assurant une semaine de projections à la Maison des cultures et des langues de Lyon 3, la Manufacture des Tabacs, l’Insa de Lyon, au Cin’ Ecully, à l’Instituto Cervantes de Lyon, à l’Ecole normale supérieure….

Cette année, du 18 au 23 novembre,nous sommes à nouveau à l’Université Jean Moulin-Lyon 3 (Manufacture des Tabacs), à l’INSA Lyon (La Doua), à l’Instituto Cervantes de Lyon, au Cin’ Ecully Maison de rencontre, et nous saluons de nouveaux partenaires :  la Médiathèque de Lyon Bachut et la Ferme du Vinatier ainsi que La Villa Gillet pour la clôture du Festival et la projection des deux films primés (prix du public et du jury) le samedi 23 novembre… Dès le lendemain de cette édition, une équipe renouvelée préparera l’édition 2020 soucieuse d’améliorations et de nouvelles initiatives permettant de garantir la bonne continuité de Documental.

Maurice NAHORY

Le programmme ici.

Amnesty International lance une campagne pour cesser la répression au Nicaragua

« Le gouvernement du Nicaragua doit mettre fin à la stratégie répressive qu’il mène depuis le 18 avril 2018 et qui comprend actuellement des mesures pour fermer, maîtriser ou réduire au silence les organisations de la société civile et les médias indépendants », a déclaré Amnesty International vendredi 18 octobre à l’occasion du lancement de sa campagne What we left behind: fleeing repression in Nicaragua.

Photo : Amnesty

La communauté internationale doit savoir que la crise des droits humains qui a commencé au Nicaragua en avril 2018, provoquée par le gouvernement de Daniel Ortega, se poursuit et que les autorités ne montrent aucune volonté de veiller à ce que la population puisse exercer ses droits. Cette stratégie répressive a conduit des dizaines de milliers de personnes à vivre en exil, notamment des défenseurs des droits humains et des journalistes », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.

« Par le biais de cette campagne, nous appelons le gouvernement du Nicaragua à cesser la répression, à libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique, et à faire le nécessaire pour que les courageux défenseurs des droits humains et journalistes puissent travailler dans un environnement sûr et favorable, sans craindre de représailles. Nous continuerons de faire entendre notre voix pour le peuple nicaraguayen. »

Cette campagne comportera notamment des pétitions, des événements et la diffusion d’informations et de supports audiovisuels contenant les témoignages de personnes qui ont fui le pays à cause de la crise, afin de mettre en lumière les violations des droits humains qui continuent de se dérouler au Nicaragua. Elle se composera également d’actions consacrées à des défenseur∙e∙s des droits humains et des journalistes nicaraguayen∙ne∙s, comme Francisca Ramírez, Lucía Pineda Ubau et Vilma Núñez, dans le cadre de la campagne mondiale Osons le courage d’Amnesty International.

Selon certaines organisations internationales de défense des droits humains, plus de 80 000 personnes ont été contraintes de fuir le Nicaragua en raison de la crise actuelle. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que plus de 68 000 personnes avaient sollicité une protection au Costa Rica. D’après le HCR, le Costa Rica, le Panama, les États-Unis, l’Espagne et le Mexique sont les pays qui ont reçu le plus grand nombre de demandes d’asile présentées par des Nicaraguayens en 2018.

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a fait savoir que plus de 100 journalistes et autres professionnels des médias avaient dû quitter le pays. 

Francisca Ramírez, dirigeante de communauté paysanne et militante des droits humains nicaraguayenne bien connue, s’est réfugiée au Costa Rica il y a plus d’un an après avoir reçu de graves menaces. Lucía Pineda Ubau, journaliste pour la chaîne d’information 100% Noticias, a quitté le Costa Rica dès sa sortie de prison en juin, après avoir passé presque six mois en détention arbitraire. Par ailleurs, les autorités ont annulé l’enregistrement du Centre nicaraguayen des droits humains (CENIDH), qui était coordonné par Vilma Núñez ; les biens et les actifs de cette organisation ont été saisis en décembre 2018 et ne lui ont pas encore été restitués. À cause du harcèlement de l’organisation, certains de ses membres ont dû fuir le pays.

Amnesty International France  

Créée en 1961, Amnesty International est un mouvement mondial et indépendant de plus de 7 millions de membres et sympathisants qui œuvrent pour le respect, la défense et la promotion de tous les droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Amnesty International a reçu le prix Nobel de la paix en 1977. La section française (AIF) a été créée en 1971. Son financement repose sur la générosité du public (200 000 donateurs), sur les ventes de produits de soutien et les cotisations de plus de 90 000 membres. AIF est agréée par le Comité de la charte du don en confiance.

Visa pour l’image 2019 : Guillermo Arias récompensé du Visa d’or pour son travail sur les caravanes de migrants

Le photographe mexicain Guillermo Arias (AFP) a remporté samedi 7 septembre le Visa d’or pour son travail sur les caravanes de migrants d’Amérique centrale qui se dirigent vers les États-Unis. C’est la troisième fois en cinq ans qu’un photographe de l’AFP décroche ce prix. Le festival Visa pour l’Image, qui a lieu à Perpignan du 7 au 15 septembre, est considéré comme le plus grand rassemblement photojournalistique au monde. Le reportage de Guillermo Arias, réalisé entre 2018 et 2019, sera exposé jusqu’au 15 septembre à Perpignan. 

Photo : Paris Mach

Interviewé par Laure Etienne pour Paris Match News, le photographe indépendant a déclaré  : « J’ai été très surpris. Les travaux de mes collègues finalistes [Ivor Prickett, Goran Tomasevic  et  Lorenzo Tugnoli] sont incroyables et puissants. En comparaison, le mien est plus discret.(…) Être invité par le festival et voir mon travail exposé, c’était déjà un rêve devenu réalité. Je suis vraiment heureux. » Il a ajouté : « Je suis très ému, très honoré, d’être récompensé par le plus prestigieux festival de photojournalisme au monde » à l’AFP après la remise du prix. 

Les spécialistes ont particulièrement salué son travail à la fois engagé et poétique. Pour Marielle Eudes, Directrice de la Photo à l’AFP, cette récompense « salue le travail au long cours de Guillermo, un photographe à la fois humble et extrêmement talentueux, qui porte un regard singulier, sensible, et toujours à la bonne distance sur les thématiques migratoires liées à la frontière. Il réalise depuis plusieurs années un travail extrêmement précieux pour documenter ce qui se passe sur cette frontière, qu’il a parcourue de très nombreuses fois. » 

Guillermo Arias est un photographe indépendant local qui travaille principalement sur les questions de migration. Dans son interview à Paris Match News, il a déclaré que « ce sujet constitue la part la plus importante de [s]on travail. [Il] habite à Tijuana au Mexique, les problématiques frontalières font partie de [s]on quotidien. [Il] avai[t] commencé à [s’]intéresser à cette question avant même de [s’]établir dans la ville. Entre autres lorsqu’[il] travaillai[t] pour Associated Press. ». 

Pour traiter de thématiques complexes comme les migrations, l’artiste a une méthode bien à lui  : « C’est le point de vue d’une personne qui vit sur place, qui connaît l’histoire et qui ne veut pas tomber dans les stéréotypes« , a-t-il déclaré en fin de semaine. « Mes images ne sont pas aussi dramatiques que si elles avaient peut-être été prises par un photographe occidental. Je n’aime pas l’idée de victimiser mes sujets, il y a assez de drame comme ça autour d’eux« , avait-il ajouté. 

Cette distance et cette pudeur relèvent d’un profond respect pour les migrants qu’il a accompagnés. Artiste engagé, il a suivi la première caravane de migrants d’Amérique centrale avec beaucoup d’intérêt. « J’ai voyagé avec la “caravane” pendant douze jours d’affilée, dans le sud du Mexique. La journée, je voyais ce qu’ils vivaient, mais le soir je les quittais. J’avais la chance de pouvoir avoir un vrai repas et de dormir dans une chambre. Ensuite, je les ai attendus dans le nord du pays. En tout, j’ai passé quatre mois à couvrir le sujet. » a-t-il déclaré dans son interview à Paris Match News. C’est ainsi qu’il considère son rôle de photographe. 

Le phénomène migratoire étudié dans son documentaire a démarré en 2018 et s’est renouvelé depuis. La première caravane de migrants d’Amérique centrale s’est formée et dirigée vers les États-Unis en 2018, il y a un an environ. C’était une nouvelle forme de migration  : la migration en masse. Les migrants recherchaient un travail, une vie meilleure, ils fuyaient la violence et la peur instaurées par les gangs et les narco-trafiquants au Mexique. 

Ce phénomène s’est renouvelé par la suite, ce qui a suscité la colère de Donald Trump et une augmentation des tensions entre les États-Unis et le Mexique. Selon le photographe Guillermo Arias, ce phénomène est mondial et doit être mis en lumière par les photographes. « Le plus important, c’est qu’on puisse donner de la visibilité à ce problème des migrants, qui est universel. Et si à travers les migrants centraméricains, on peut mettre la lumière sur tous les migrants du monde, c’est notre rôle« , a-t-il déclaré à l’AFP après avoir reçu sa récompense. 

Guillermo Arias succède à la française Véronique de Viguerie, la première femme à décrocher la récompense du  Visa d’or Paris Match News en 20 ans. C’était seulement la cinquième depuis la première édition du festival en 1989. 

Le festival récompense souvent des photographes engagés pour des causes dramatiques, mondiales et locales. Ainsi, le Belge Laurent Van der Stockt fut lauréat en 2017 pour sa couverture de la bataille de Mossoul en Irak. 

Lors de cette 31ème édition, les autres nominés pour le Visa d’or étaient le photographe irlandais Ivor Prickett (The New York Times) pour « La fin du califat » du groupe État islamique en Irak/Syrie, le Serbe Goran Tomasevic (Reuters) pour « Une autre guerre civile en Libye » et l’Italien Lorenzo Tugnoli (The Washington Post / Contrasto-Rea) pour la crise au Yémen. 

Francesco Anselmi (Contrasto) a reçu le Visa d’or de la presse quotidienne, Abdulmonam Eassa (AFP) le Visa d’or humanitaire du CICR, Frédéric Noy le prix de la Région d’Occitanie, William Albert Allard le Visa d’or d’honneur du Figaro Magazine et « made in france » (un documentaire réalisé pour le site d’investigation Disclose) pour le Visa d’or de l’information numérique France Info, entre autres. 

Guillermo Arias, le grand gagnant de ce festival, est un photographe à surveiller. Nous le retrouverons très certainement sur la place publique. « Je compte continuer à travailler sur la migration. Étant établi à Tijuana, j’habite pour ainsi dire dans mon sujet. » a-t-il déclaré dans son interview à Paris Match News. 

Inès JACQUES

SITE 

Mélenchon, Lula, Iglesias appellent à « la fin des procès politiques »

Nous publions une tribune du dernier Journal du Dimanche. Dans une déclaration commune, plus de deux cents personnalités, parmi lesquelles Jean-Luc Mélenchon, mais aussi les anciens présidents Luiz Inácio Lula da Silva (Brésil) et Rafael Correa (Équateur) ou encore le secrétaire général de Podemos Pablo Iglesias (Espagne), appellent à la « vigilance pour défendre les victimes » du « lawfare », un concept qui désigne une instrumentalisation politique de la justice.  « Nous invitons à la vigilance pour défendre les victimes de ce type d’opération quelle que soit leur appartenance politique », écrivent-ils.

L’ex-president Lula Da Silva : Le Monde du 13 septembre publie un premier entretien à un média français depuis son incarcération.

Photo : Heuler Andrey

« Non, la justice  ne doit pas servir d’arme de persécution politique. Pourtant c’est devenu le cas aujourd’hui presque partout dans le monde. Déjà, avec la criminalisation des lanceurs d’alerte, des syndicalistes, des militants écologistes et des participants aux manifestations interpellés arbitrairement, les droits des citoyens ont beaucoup reculé. Le maintien de l’ordre libéral coûte cher à la démocratie. À présent, un seuil est en train d’être franchi. C’est ce que l’on appelle la tactique du « lawfare ». Il s’agit de l’instrumentalisation de la justice pour éliminer les concurrents politiques. 

« Le « lawfare » enferme les débats politiques dans les cours de justice […] il fausse le déroulement des élections ».

Le « lawfare » commence avec des dénonciations sans preuves, se prolonge dans d’obsédantes campagnes de dénigrement médiatique et oblige ses cibles à d’interminables justifications sans objet. Puis c’est la prison et les amendes. Le « lawfare » enferme les débats politiques dans les cours de justice. Pour finir, il fausse le déroulement des élections qui ne sont plus vraiment libres. Les exemples sont nombreux. Citons, en Amérique du Sud, le Brésilien Lula, condamné sans preuve et empêché de se présenter à l’élection présidentielle. Son « juge », Sergio Moro, est devenu depuis ministre de la Justice du président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Mais aussi l’Équatorien Rafael Correa et l’Argentine Cristina Kirchner, persécutés sans trêve. 

Citons, en Afrique, le Mauritanien Biram Dah Abeid, emprisonné sur une dénonciation sans preuve retirée au bout de plusieurs mois de détention. Et encore l’avocat égyptien Massoum Marzouk, opposant au régime de Sissi emprisonné sur le prétexte fallacieux de charges antiterroristes. Il y aussi le cas de Maurice Kamto, arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle au Cameroun et emprisonné depuis janvier dernier, ou l’ancien député gabonais Bertrand Zibi, condamné à six ans de prison. 

« Nous appelons à la coopération mondiale des résistances juridiques ». 

Citons, en Europe, le Français Jean-Luc Mélenchon, poursuivi sans preuve et jugé pour rébellion, ou le Russe Serguei Oudaltsov, dirigeant du Front de gauche, condamné à quatre ans et demi de prison pour avoir organisé des manifestations contre le pouvoir. Citons, en Asie, le Cambodgien Kem Sokha, principal leader de l’opposition emprisonné à la veille des élections législatives de 2017. Ou l’acharnement judiciaire aux Philippines contre la sénatrice Leila de Lima, figure de l’opposition. 

De nombreuses voix se sont élevées dans le monde pour dénoncer cette situation : des groupements de juristes, des autorités religieuses comme le pape François, des figures de la défense des droits de l’homme, des dirigeants syndicalistes ou politiques. Notre déclaration commune salue ces protestations. Nous invitons à la vigilance pour défendre les victimes de ce type d’opération quelle que soit leur appartenance politique. Nous appelons à la coopération mondiale des résistances juridiques. Nous demandons que soient dénoncés devant l’opinion publique les gouvernements et les magistrats comme le juge Sergio Moro, au Brésil, qui acceptent de jouer ce rôle néfaste aux libertés individuelles et politiques. » 

L’ex-president Luiz Inacio Lula da Silva : Le Monde du 13 septembre publie un premier entretien à un média français depuis son incarcération.

Les signataires : 

Adolfo Pérez Esquivel, prix Nobel de la paix, Argentine 
Hebe de Bonafini, présidente de l’association des Mères de la place de Mai, Argentine, prix Sakharov de l’Union européenne 
Ignacio Ramonet, écrivain, journaliste et président d’honneur d’ATTAC, Espagne 
Aminata Traoré, essayiste, Mali 
Manon Aubry et Martin Schirdewan, co-présidents du groupe GUE au Parlement européen, France et Allemagne 
Shumona Sinha, romancière, prix de l’Académie Française, Inde 
Eugenio Raul Zaffaroni, juge à Cour Intéramericaine des Droits de l’Homme, Argentine 
Rashida shams al Din, journaliste, Soudan 
Janak Chaudhari, secrétaire général du syndicat GEFONT, Népal 
Luiz Inácio Lula da Silva, ex-président de la République fédérative du Brésil 
Rafael Correa, ex-président de la République d’Équateur 
Pepe Mujica, ex-président de la République orientale de l’Uruguay 
Pablo Iglesias, député, secrétaire général de Podemos, Espagne 
Lucia Topolanski, vice-présidente de l’Uruguay 
Jane Vargas, dirigeante du syndicat de la construction NUDCW, Philippines 
Almir Narayamoga Surui, chef de la tribu Paiter Surui, Brésil 
Marisa Matias, ancienne candidate à la présidence de la République, Portugal 
Le groupe des députés de la France Insoumise à l’Assemblée Nationale et la délégation Insoumise au Parlement européen 
Esther Benbassa, sénatrice 
André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale 
Noël Mamère, ancien candidat écologiste à l’élection présidentielle 
Marion Esnault, porte-parole de l’association écologiste ANV-COP21 
Vikash Dhorasoo, ancien joueur de l’équipe de France de football 
Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme aux Nations Unies, Suisse 
Edward Bond, dramaturge, Royaume-Uni 
Pipo Delbono, metteur en scène, Italie 
Biram Dah Abeid, chef de file de l’opposition, prix des Droits de l’Homme des Nations Unies, Mauritanie 
Thomas Porcher, économiste 
Arié Alimi, avocat au barreau de Paris 
Hamma Hammami, porte-parole du Front populaire, Tunisie 

Le film « Yvonne » de Marina Rubino à la Maison de l’Amérique latine de Paris

Photo : Misiones Online

Yvonne Pierron est née en Alsace en 1928. Entrée très vite comme sœur des Missions étrangères, elle émigre en 1955 en Argentine puis est forcée à l’exil, dès 1976, au Nicaragua, jusqu’en 1984. Surnommée Hermana Yvonne, elle a marqué les esprits et les consciences dans son combat contre toutes les oppressions. 

 Parfois institutrice et/ou infirmière, Yvonne Pierron parcourt le pays en se plaçant toujours du côté des plus faibles. En Patagonie, avec la communauté Mapuche, à Buenos Aires dans les villas miserias, à Corrientes avec les paysans des « Ligues agraires », ces mouvements syndicaux d’origine rurale catholique dans lesquelles les agriculteurs, petits et moyens, s’unissent afin de mieux s’opposer aux grands propriétaires terriens et aux monopoles commerciaux. Lors de la terrible dictature militaire qui s’abat sur l’Argentine entre 1976 et 1983, elle est recherchée par les répresseurs et devra s’exiler en 1978, exfiltrée par l’Ambassade de France, échappant ainsi au sort qui attendait ses deux coreligionnaires Alice Domon et Léonie Duquet

C’est alors qu’elle se rend au Nicaragua, jusqu’en 1984, où elle découvre les préceptes de la révolution sandiniste qui lui font écrire que « redonner du pouvoir au peuple c’est (…) lui donner des armes intellectuelles pour ne plus se laisser soumettre ». Elle appliquera ces convictions en revenant en Argentine, fondant une communauté éducative à Pueblo Illia (province de Misiones). Yvonne fut aussi et bien sûr de tous les combats pour les droits de l’homme, toujours prête à se lever afin de dénoncer les injustices contre les opprimés. Jamais en reste pour défiler avec les Mères et les Grands-mères de la Place de Mai, elle fut un des piliers pour dénoncer les horreurs perpétrées par la dictature militaire argentine. 

Décédée le 28 mars 2017 à l’âge de 89 ans, le sénat argentin a tenu à honorer sa mémoire en mars dernier. En 2005, Hermana Yvonne avait été décorée de la Légion d’honneur. Elle repose aujourd’hui à Pueblo Illia. 

Le « Collectif argentin pour la mémoire » lui rend hommage avec la projection du film Yvonne (2019), de l’Argentine Marina Rubino, à la Maison de l’Amérique latine ce 20 septembre à 19h. 

Fabrice BONNEFOY 

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