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Événéments

« La Noche de cuentos » le jeudi 5 octobre au siège des Nouveaux Espaces Latinos à Lyon

Dans le cadre du Xe festival international de contes et pour la quatrième année, le siège à Lyon de Nouveaux Espaces Latinos accueille La Noche de cuentos « De bouche à oreille et de boca en boca ». Grâce à l’organisation de la conteuse cubaine Mercédes Alfonso à Lyon, la présentation se fera en présence de deux conteurs colombiens, Carolina Rueda y Jota Villaza, jeudi 5 octobre prochain à 20 h.

Lors des précédentes éditions, nous avons eu le plaisir de recevoir José Manuel Garzón d’Espagne, Angela Arboleda d’Équateur, et Carolina Rueda de la Colombie qui, pour la deuxième fois, vient nous enchanter avec sa parole voyageuse. Le festival « De bouche à oreille et de boca en boca » est né il y a dix ans sous la direction de Ligia Vázquez, directrice de la Maison de l’Amérique latine de  Strasbourg et de José Manuel Garzón ( de la Nona Teatro), avec le but de promouvoir la présence des artistes de l’espace ibéro-américain sur la scène européenne, sensibiliser l’opinion publique à la production artistique des pays hispano-américains à travers des séminaires, l’échange d’artistes et les ateliers de spectacle et favoriser l’intégration et la gestion professionnelle des structures en développant des projets culturels à caractère international. Un espace ouvert à la production de narrateurs oraux, venus d’ailleurs mais surtout d’Amérique Latine, d’Espagne et du Portugal.

En résonance avec l’ année de la Colombie en France, « La Noche de Cuentos »  invite le public franco-hispanophone, mais aussi les étudiants d’espagnol et tout public intéressé par la culture latino-américaine à connaître cette discipline liée à la tradition orale et à l’expression scénique contemporaine. On a eu le plaisir de recevoir dans les précédentes éditions José Manuel Garzon d’Espagne, Angela Arboleda d’Équateur, et Carolina Rueda de la Colombie qui pour la deuxième fois vient nous enchanter avec sa parole voyageuse.

Carolina Rueda : La force et la malice colombiennes. Carolina Rueda est une des narratrices colombiennes au parcours le plus long, sur les scènes colombiennes et du monde. Carolina a été primée et s’est fait connaître non seulement en tant que narratrice mais aussi comme professeur, animatrice d’ateliers de narration orale et comme directrice d’un des plus grand et important festival de contes du monde. Caroline narratrice, et conteuse. Elle explicite la différence entre l’amuseur, le comédien, l’orateur et le narrateur oral. Elle est le reflet de la nature de notre festival. Un festival où l’artiste monte sur scène sans décor, sans artifice, sans soutien. Seule avec sa voix, avec sa magie, avec son charme et son style qui font voyager l’imagination. Avec des histoires universelles et son professionnalisme. Prodigieuse sur scène, Caroline nous fait cadeau de sa présence chaleureuse et de ses mondes intérieurs. Jota Villaza : il a été considéré comme le meilleur narrateur de contes traditionnels dans divers événements locaux, nationaux et internationaux. Instituteur, acteur, metteur en scène, dramaturge et poète pendant plus de vingt ans, il a surtout consacré ces dix dernières années à la recherche, la transcription, la création et la narration de contes populaires.

La Noche de cuentos, le 5 octobre 2017 à 20 h aux Nouveaux Espaces Latinos (PAF 10 euros)

Pour une histoire des relations culturelles des Amériques au XXe siècle

L’Institut d’Études Transtextuelles et Transculturelles (IETT) de l’Université Jean-Moulin de Lyon sous l’initiative de Símele Soares Rodrigues, Maître de conférences et de Julie Sylvestre coordinatrice du laboratoire IETT, propose un colloque international sur les relations entre les pays du continent américain et aussi les relations avec l’Europe. Ce colloque aura lieu les mercredi 27 et jeudi 28 septembre prochains sur inscription obligatoire.

S’inscrivant au carrefour de l’histoire (culturelle, politique et des relations internationales) et des études culturelles des pays américains, ce colloque multidisciplinaire se propose de réunir des spécialistes, qu’ils soient doctorants ou chercheurs confirmés, en histoire, sociologie, musicologie, sciences politiques, ou tout autre discipline des sciences humaines et sociales, autour de l’écriture d’une histoire des relations culturelles des Amériques au XXe siècle.
 Dans le sillage de la réflexion ouverte par Pierre Milza autour des « forces profondes » culturelles qui existent entre la politique internationale et les phénomènes de mentalité, et tant d’autres études françaises ou anglophones mettant en exergue l’importance de la culture dans les relations internationales (Robert Frank, François Chaubet, Alain Dubosclard, Ludovic Tournès, J. Manuel Espinosa, John Matthew Mitchell, Akira Iriye, entre autres), ce colloque international se propose de mettre en débat des études développées par des spécialistes de pays américains. Il adoptera une perspective transnationale.

Cette rencontre permettra de réaliser une première cartographie des relations culturelles bilatérales, multilatérales et transnationales des trois Amériques, en privilégiant celles établies avec/entre les pays du Cône Sud (Argentine, Brésil, Chili, Uruguay, Paraguay). Les pays du cône Sud seront le pôle géographique central, mais non exclusif, de ce colloque. Les trois axes/objets d’études principaux sont : 1) les « décideurs » culturels, à savoir les acteurs ou médiateurs aussi bien de la diplomatie culturelle officielle que des associations privées ou instituts culturels ; 2)  les lieux et espaces de rencontres : théâtres, galeries d’art, musées, centres
binationaux, salons d’humour, etc. ; 3)  les politiques ou programmes culturels (la danse, le théâtre, les arts plastiques, la
musique, les échanges académiques ou intellectuels) mis en place dans des contextes historiques précis, par exemple, la Guerre froide.

On s’interrogera également sur l’usage de la culture, au moins dans trois aspects centraux : le premier, comme « arme » géopolitique, pouvant notamment servir à établir ou renforcer des rapports de tutelle ou d’influence entre les nations du continent américain ; le deuxième, comme outil dans le but de consolider les liens d’amitié afin de promouvoir et de « maintenir la paix » ; et le troisième, d’utiliser la culture comme un rempart contre les ennemis communs, et cela surtout pendant les périodes de guerre « chaude » ou « froide ».

Quelques pistes de réflexion

1) Les relations bilatérales et/ou multilatérales dans un contexte régional: la circulation des arts plastiques brésiliens (ou d’un artiste et ses œuvres) au Chili et en Argentine ; la présence mexicaine dans la scène du théâtre argentin Colón ; l’influence esthétique de la danse folklorique chilienne en Uruguay ; la diplomatie culturelle argentine au Brésil durant la dictature militaire, etc.  2) Les relations bilatérales /multilatérales dans un contexte continental, ayant le Brésil ou les Etats-Unis comme axe principal. Pistes de réflexion : le ballet argentin aux États-Unis ; les tournées du théâtre populaire brésilien dans les pays américains (du Canada à l’Argentine), etc.   3)  Les relations transcontinentales entre au moins un pays américain et un pays européen, asiatique ou africain. Pistes de réflexion : la réception du ballet africain au Brésil ; les critiques d’art comme médiateurs ou formateurs de l’opinion durant la guerre froide en relation à la circulation artistique soviétique au cône Sud ; la concurrence artistique entre France et États-Unis dans la scène artistique sud-américaine. Ces pistes de réflexion ne sont pas exhaustives et peuvent donner lieu à d’autres thématiques placées autour des lieux de rencontres, des décideurs culturels ou de programmes artistiques internationaux.

Programme du Colloque international
Mercredi  27 septembre 2017

9 h 15-9 h 30 : Introduction du colloque. Peter WIRTZ (Directeur de la Recherche de l’Université de Lyon) ; Gregory LEE (Directeur de l’IETT) ; Alice PANTEL (Assesseur du Doyen de la Faculté des Langues).

9 h 30-10 h 30 : conférence d’ouverture : Vientos de cambio: arte y política en el Teatro Solis 1945-60. Daniela BOURET-VESPA (historienne, directrice du Teatro Solis – Montevideo)

10 h 40-12 h 40 : Première Table
Transferts culturels et lieux de rencontres. Modérateur : Antoine ACKER (Université de Zurich).

10 h 50-11 h 10 : Lorenzo DELGADO (Instituto de Historia CCHS-CSIC – Madrid) : « Un contrepoids européen à l’influence culturelle des États-Unis en Amérique latine. La Latinité à la veille de la Guerre froide ».

11 h 10-11 h 30 : Vanessa TESSADA (Universidad de Chile – Santiago) : « Los Círculos Culturales Femeninos Hispanoamericanos y de las Filipinas como espacios de sociabilidad cultural y educativa hispanistas. Chile y Argentina, 1950 – 1960 ».

11 h 30-11 h 50 : Olivier CHATELAN (Université Jean Moulin/LARHRA – Lyon) : « Un lieu de rencontre et une préparation insolites pour les missionnaires nord-américains en partance pour l’Amérique du Sud : le Centre de formation interculturelle d’Ivan Illich (1960-1969) ».

11 h 50-12 h 10 : Mélanie TOULHOAT (Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine-IHEAL-Paris) : « Le Salon International de l’Humour de Piracicaba : lieu de circulations et de rencontres du dessin d’humour politique sous le régime militaire brésilien (1974-1985) ». Suivi d’une discussion

14 h 30-16 h 30 : Deuxième Table
La culture comme arme du pouvoirModérateur : Delphine TEMPÈRE (Université Jean Moulin – Lyon 3).

14 h 30-14 h 50 : Francisco RODRIGUEZ-JIMENEZ (Universidad de Salamanca) : « ¿La cara amable del imperio ? Sobre el Poder Blando estadounidense en Latinoamérica ».

14 h 50-15 h 10 : Pierre CRAS (Institut Catholique de Paris – ICP) : « Entre ‘politique de bon voisinage’ et films d’animation de propagande: Walt Disney s’en va-t-en guerre (1941-1948) ».

15 h 10-15 h 30 : Marita FORNARO (Universidad de la República – Montevideo) : « Estrategias artísticas del franquismo al sur de América: la construcción de una “España sin conflictos ».

15 h 30-15 h 50 : Gilberto ARANDA BUSTAMANTE (Universidad de Chile – Santiago) : « Museo de la Solidaridad como expresión de la disputa por la hegemonía cultural en el marco de la Guerra Fría ». Suivi d’une discussion.

16 h 30 : conclusion de la journée par Símele Soares Rodrigues

19 h : Amphithéâtre Malraux – Manufacture de Tabacs
Concert d’ouverture avec Maria-Paz SANTIBAÑEZ,
(Pianiste et Attachée culturelle de l’Ambassade du Chili en France)

Programme du Colloque international
Jeudi 28 septembre 2017

10 h-11 h 20 : Troisième Table
Diplomaties culturelles : acteurs et représentations artistiques. Modérateur : Kelly ALVES (Universidade Federal da Bahia).

10 h-10 h20 : Valeska ANDREA-DIAZ (Universität Bonn) : « Políticas culturales y la formalización de la tradición popular, el caso de los ballets folklóricos nacionales ».

10 h 20-10 h 40: Mauricio GOMEZ GALVEZ (Université Paris-Sorbonne/ IReMus) :  « Entre appropriation du minimalisme et diffusion de la musique latino-américaine : l’exemple de Patricio Wang, acteur majeur dans les relations culturelles entre le Chili et les Pays-Bas (1976-2000) ».

10 h 40-11 h : Monica VERMES (Universidade Federal do Espírito Santo) : « Abul de Alberto Nepomuceno em Buenos Aires: a ópera como lugar de encontro ».

11 h-11 h20 : Juliette DUMONT (Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine-IHEAL-Paris): « Les relations culturelles Argentine/Brésil dans la première moitié du XXe siècle : jalons et typologie ». Suivi d’une discussion.

14 h 30-15 h 20 : Quatrième Table
Ecrire les Amériques : diffusion, réseaux, représentation. Modérateur : Antonio Acker (Université de Zurich).

14 h 30-14 h 50 : Etienne SAUTHIER (Université Sorbonne-Nouvelle/ CREDA – Paris) : « Le livre que l’Europe a fermé se rouvrira en Amérique ».

14 h 50-15 h 10 : Roberto GARCIA (Universidad de la República – Montevideo) : « Enrique Amorim, el ‘escritor comunista’. Anticomunismo y cultura en los inicios de la guerra fría uruguaya, 1947-1950 ».

15 h 10-15 h 30 : Laure ASSAYAG-GILLOT (Ecole Normale Supérieure – ENS Paris) :  « La réception de Leroi Jones en France : la représentation de Les Joies de la Vie au Centre américain en 1973 ».

15 h 30-15 h 50 : Natalia GUERELLUS (Université de Nanterre/CRILUS – Paris) : « Rachel de Queiroz e o imaginário sobre os Estados Unidos durante a Guerra Fria (1945-1975) ». Discussion.

16 h 50-17 h 40 : Cinquième Table
Les relations culturelles des Amériques : où nous en sommes ? Modératrice : Juliette DUMONT (Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine-IHEAL-Paris).

Januario ESPINOSA (Nouveaux Espaces Latinos), Maria-Paz SANTIBANEZ (Pianiste et Attachée culturelle de l’Ambassade du Chili en France), Daniela BOURET-VESPA (directrice du Teatro Solís – Montevideo). 17 h 40 : Conclusion du colloque suivi d’un cocktail de clôture

Organisateurs : Université de Lyon, IETT – MILC, Université Jean Moulin – Lyon 3 / Partenaires : Ambassade du Chili, ARBRE, Association Nouveaux Espaces Latinos, Association Les curieux polyglottes. Site du colloque ici

Daniel Buren expose pour la première fois en Colombie au MAMBO de Bogota

L’artiste français, né en 1938 et considéré comme l’un des piliers de la création internationale contemporaine, présente une œuvre créée spécifiquement pour le Museo de Arte Moderno de Bogota (MAMBO), situé au cœur de la capitale colombienne. Cette initiative s’inscrit dans les nombreuses manifestations de l’Année France-Colombie.

Photo : Museo de Arte moderno de Bogota

Ce qui caractérise le travail de Buren, et son œuvre en général, est basé sur son concept de création in-situ, c’est-à-dire une pièce conçue pour être réalisée, appréciée, traversée et même détruite dans le lieu où elle a été exposée. L’aspect le plus intéressant de cette installation originelle réside dans l’intention de décomposer la lumière à travers des panneaux translucides colorés. Le jeu d’ombres et de lumières qui émanent des portiques et demi-cercles, évoquant les vitraux des églises, invite le spectateur à porter un nouveau regard sur l’architecture, où les formes, lignes et courbes sublimées par la lumière naturelle se combinent pour créer une nouvelle conception du volume de l’espace public.

Ainsi, la composition que Buren exhibe actuellement dans le musée colombien se situe dans la lignée de certaines de ses créations réalisées dans le passé, parmi lesquelles Les deux plateaux  appelée aussi « Les colonnes de Buren », sur la cour d’honneur du Palais Royal à Paris (1985/6), les rayures blanches de la place des Terreaux et du parc des Célestins à Lyon (1994) et sa récente intervention, en 2016, dans le bois de Boulogne avec l’œuvre intitulée L’Observatoire de la Lumière, sur l’enveloppe du bâtiment de la fondation Louis Vuitton (conçu par l’architecte étasunien Frank Ghery, auteur du célèbre musée Guggenheim de Bilbao).

Mentionnons aussi que si l’installation de Buren se trouve à l’extérieur du musée ; le Mambo accueille à l’intérieur de ces murs une sélection d’œuvres de la 32 Biennal de Sao Paulo, Incerteza Viva (« Incertitude Vivante »). Les œuvres des artistes Francis Alÿs, Ana Mazzei et Carolina Caycedo réinterprètent l’espace pour le déstabiliser, s’interrogeant sur son rôle physique-politique dans une société souvent considérée comme un ensemble d’individus isolés, mais qui en réalité fonctionne et évolue comme une unité vivante structurée comme un organisme. D’autres œuvres, comme Tears of Afrique (Larmes d’Afrique) de l’artiste Sebidi, rappellent l’histoire des pays colonisés par l’impérialisme et les conséquences de son influence sur leur avenir. L’installation de Daniel Buren sur le parc du Mambo s’étendra jusqu’au 7 janvier 2018, tandis que Incerteza Viva sera exposé jusqu’au premier octobre de cette année.

Eduardo UGOLINI

Site Mambo

Mé-tissages, une exposition à l’Institut Culturel du Mexique à Paris : marie l’artisanat mexicain et les tissus de haute tradition

L’Instituto cultural de Mexico à Paris propose du 8 septembre au 14 octobre prochain l’exposition Mé-Tissages – Savoir-faire ancestral, design contemporain  Exposition présentée à partir du 7 septembre àl’Instituto culturel du Mexique à Paris. Cette exposition s’inscrit dans le cadre de Mexico Design Week, la ville de Mexico a été désignée capitale mondiale du design pour 2018.

C’est dans cette dynamique que l’Institut culturel du Mexique présente, en partenariat avec Paris Design Week, l’exposition Mé-Tissages qui met à l’honneur deux entités mexicaines engagées dans la préservation et la valorisation d’un patrimoine commun, dans le respect du développement durable et équitable, à travers l’autonomisation des femmes, héritières d’un savoir-faire traditionnel fascinant ancré dans la vie contemporaine. Les tisserandes d’El Camino de Los Altos élaborent, en étroite collaboration avec les designers françaises d’El Camino, une collection textile unique, alliant design contemporain et patrimoine maya. Ces tissages, réalisés sur métier à ceinture préhispanique sont créés dans le respect du savoir-faire et des motifs traditionnels, tout en proposant un renouvellement du design, une gamme de couleurs raffinée sur coton grand teint, qui permettent d’inscrire cette collection authentique dans un marché éthique et haut de gamme. A travers ses collections, Aniza marie l’artisanat mexicain et l’excellence des tissus européens de haute tradition. Elle rassemble un savoir-faire ancestral et le design contemporain dans un esprit de simplicité et de raffinement.

Les fondatrices 

Mexicaine née en Turquie, Ana Iza Castro Valle Motteau a grandi entre la Suède et le Mexique. Elle a étudié la mode à l’école Polimoda de Florence (Italie) et obtenu son diplôme au Fashion Institute of Technology de New York. Après avoir travaillé près de vingt ans dans le monde de la mode, entre New York et l’Europe, elle vit aujourd’hui entre Paris et Amsterdam. Son amour pour son pays, sa passion pour le textile, ses convictions à l’égard des droits de l’domme et son expérience professionnelle ont donné naissance à Aniza. Ana Iza Castro Valle entourée de membres des coopératives et de représentantes de l’Organisations non gouvrnemenateles Semillas engagée dans l’évolution de la société mexicaine à travers les femmes. Portée par Véronique Tesseraud,et sept autres designers textiles françaises, El Camino de los Altos tisse un lien entre la France et le Mexique et s’est engagée dans la valorisation des savoir-faire textiles des femmes mayas qui vivent dans les Hauts-Plateaux du Chiapas, au Sud-Est du Mexique. Fondée en 1996, l’association a reçu de nombreux soutiens en reconnaissance de son action en faveur des femmes.

 

Institut Cultural de Mexico Contacts : Aniza. Voir aussi El Camino – ICM – Instituto Cultural de México, du 8 septembre au 14 octobre 2017. 119, rue Vieille-du-Temple, Paris 3e | 01 44 61 84 44 | idemexfra@sre.gob.mx – Entrée libre, du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h, le samedi de 15 h à 19 h. Fermé le dimanche et les jours fériés. 

À Paris, Journée internationale des victimes de disparitions forcées dans le monde

Pour commémorer la Journée internationale des disparus dans le monde, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées, Amnesty International France, le Collectif des familles des disparus en Algérie, Association de Parents et Amis de Disparus au Maroc, le Forum marocain pour la Vérité et la Justice, le Collectif argentin pour la mémoire, et le Collectif Paris-Ayotzinapa invitent le public à assister et à exprimer son soutien en participant aux différentes manifestations.

Photo : Collectif pour la mémoire

La journée internationale des victimes de disparitions forcées a été proclamée par les Nations unies en 2010 et célébrée depuis 2011. Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU avait déjà, en 2006,  adopté la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, votée ensuite par l’assemblée générale en décembre de cette même année. Utilisée par de nombreux États, la pratique de la disparition forcée n’a cessé de croître ces dernières années partout dans le monde, et particulièrement dans la région euro-méditerranéenne. Pourtant, la disparition forcée est un crime continu, un crime contre l’humanité, privant ses victimes de liberté et leurs familles de toutes informations.

Pour commémorer la journée internationale, la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées, Amnesty International France, le Collectif des familles des disparus en Algérie, Association de Parents et Amis de Disparus au Maroc, le Forum marocain pour la Vérité et la Justice, le Collectif Argentin pour la Mémoire, et le Collectif Paris-Ayotzinapa invitent le public à assister et à exprimer son soutien en participant le vendredi 1er septembre 2017, à la conférence sur le thème Vérité et Justice  au siège d’Amnesty International France, à partir de 18 h 30, entrée libre.  Avec la participation de S.E. François Croquette, ambassadeur pour les droits de l’Homme ; Geneviève Garrigos, ancienne présidente d’Amnesty International France ; Emmanuel Decaux, ancien président du comité des disparitions forcées des Nations Unies ; Nassera Dutour, présidente de la FEMED (Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées) ; Rachid El Manouzi, vice-président de la FEMED ; Alicia Bonet-Krueger du Collectif argentin pour la mémoire ; Taher Mokhtar, militant des droits de l’Homme égyptien, et du Collectif Paris-Ayotzinapa. La conférence sera suivie de projections et d’une discussion ouverte. Le samedi 2 septembre 2017 de 14 h à 20 h au sit-in, place de la République (métro République) à Paris (stands de documentation, projections, exposition, musique…)

De son côté, l’Association des ex-prisonniers politiques chiliens en France, dont la devise est « Vérité, justice et mémoire », a présenté le 25 août dernier à la Maison de l’Amérique latine, son Archive orale, un fonds constitué d’une centaine de témoignages qui composent une image assez complète et fidèle de l’époque de l’Unité Populaire. La présentation a été suivie d’une discussion avec le philosophe Miguel Benasayag.

Le Collectif argentin pour la mémoire annonce l’ouverture d’un « Centre de culture et mémoire latino-américaine » à Fontenay-sous-Bois, associée à la mémoire historique et la solidarité internationale, avec le soutien de la mairie. L’objectif : mettre à disposition du public toute l’information liée aux circonstances et aux raisons de la création du Foyer des réfugiés latino-américains à Fontenay ; faire valoir la relation d’amitié et de solidarité entre la mairie, la Maison du citoyen et la communauté latino-américaine ; informer sur la situation politique actuelle et les liens entre la France et l’Amérique du Sud.

Bonne nouvelle enfin : le 28 août dernier, une Cour de cassation argentine a voté pour le maintien en prison de Alfredo Astiz, connu comme l’Ange blond de la mort, pour disparitions et crimes contre l’humanité commis pendant la dictature argentine. Il avait déjà été condamné en absence à la perpétuité par la justice française pour la disparition des deux religieuses françaises Alice Domon et Léonie Duquet. Seul le corps de cette dernière avait été rejeté sur une plage du Río de la Plata dans lequel les prisonniers politiques étaient jetés vivants depuis des avions militaires.

Jac FORTON

Amnesty France : 72-76 boulevard de la Villette, métro Colonel Fabien ou Belleville. Collectif argentin pour la mémoire  /  Asexppch

 

« La liberté d’information est le fondement de toute démocratie » : Reporters sans frontières sera en Colombie ce vendredi 1er septembre

Dans le cadre de sa lutte pour la liberté de l’information, l’association Reporters sans frontières annonce qu’elle tiendra une conférence de presse ce vendredi 1er septembre au sein de la capitale colombienne, Bogotá. L’objectif principal est de dresser un bilan de la situation internationale et latino-américaine de la liberté de la presse. Nuis suivrons de près cette rencontre et de la semaine prochaine nous reviendrons sur les bilan de RSF sur la presse en Amérique latine. 

Photo : RSF Espagne

Cet événement sera animé par le secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF) Christophe Deloire ainsi que par le directeur du groupe sud-américain de l’association Emmanuel Colombié. Dans cette optique, différentes thématiques seront abordées telles que le recul de la démocratie, l’intensification des répressions et de la censure, l’impunité des crimes commis contre des journalistes, l’accès à une information libre et variée, etc. Par ailleurs, l’actualité mouvementée du sous-continent, véritable foyer des luttes politiques et sociales contemporaines, nous rappelle que la liberté d’informer et d’être informé n’est pas un droit définitivement acquis.

Selon le classement mondial de la liberté de la presse 2017 produit chaque année par RSF, la situation des pays latino-américains est plus qu’inquiétante. Sur un total de 180 nations, la Colombie, le Venezuela, le Honduras et le Mexique sont respectivement classés 129e, 137ème, 140e et 147e. Pour ce dernier, l’intégrité physique des journalistes est particulièrement menacée, comme en témoignent les 276 agressions subies comptabilisées au seul premier semestre 2017, dont 6 homicides. Le 22 août dernier, le journaliste de l’État de Veracruz Cándido Ríos Vázquez a été abattu à proximité d’un commerce de village. À maintes reprises, il avait dénoncé des faits de corruption impliquant d’anciens responsables politiques locaux. Dans ces conditions, il est donc plus que nécessaire de poursuivre la lutte pour garantir la sécurité et la liberté des professionnels de l’information.

Léopold MOLLARD

RSF

Retour sur les XXVIe « Lectures sous l’arbre » au lieu-dit Cheyne en Ardèche où le Chili était à l’honneur

Découvrir, surprendre et être surpris : poésie, lectures d’extraits de livres, conférences, cycle de ciné chilien, théâtre étaient au rendez-vous des 26e Lectures sous l’arbre du 13 au 20 août dernier. Coorganisées avec Cheyne éditeur qui publie de très beaux livres de poésie, les invités d’honneur étaient le Chili et les éditions du Seuil. Jac Forton nous livre ses notes après son séjour ardéchois. Après trente-huit années à la tête de la maison, Jean-François Manier, cofondateur et éditeur de Cheyne, cède la place à deux de ses salariés : Elsa Pallot et Benoît Reiss (en photo).

Photo : La commère43

Les lieux : tout part de l’Arbre vagabond, une librairie-bar à vin située au lieu-dit Cheyne en Ardèche. Les activités ont eu lieu au Chambon-sur-Lignon et à Tence en Haute-Loire (43), à Devesset, Cheyne et Saint-Agrève en Ardèche (07). Cycle de cinéma chilien : les participants ont pu voir Poesia sin fin d’Alejandro Jodorowsky, Violeta d’Andrés Wood, No et Neruda de Pablo LarraínLectures de textes.   « Poésie sur la place » : lectures de courts textes sur la place du village du Chambon, à la bibliothèque, à la terrasse des cafés par la comédienne Camille Buès. Plus tard, à l’Arbre, Cécile Falcon a lu plusieurs extraits du Vieux qui lisait des romans d’amour de l’écrivain chilien Luis Sepúlveda. Également au programme, des « Ballades-lectures » : un parcours en bois et prairies ponctué d’arrêts pendant lesquels des artistes lisent des extraits de livres. Ou encore « Parcours de lecteur » : le poète Martin Wable propose, raconte et lit des extraits de trois livres qu’il apprécie plus particulièrement.

Poésie chilienne : deux invités prestigieux, Oscar Hahn et Waldo RojasOscar Hahn a reçu plusieurs prix pour son œuvre, dont le prix national de littérature 2012 au Chili. En 1974, la dictature l’oblige à quitter le pays, il se réfugie aux États-Unis où il enseigne la littérature latino-américaine. Aux Lectures, il évoque pour nous le rôle qu’a joué pour lui la découverte des poètes Vicente Huidobro et Pablo Neruda. Pour certains critiques, il serait à la même hauteur de qualité poétique que ce dernier. Waldo Rojas est poète, essayiste, traducteur et ancien maître de conférence en histoire à l’université de Paris I. Considéré comme l’un des poètes les plus importants de la « génération des années 60 », il est arrivé en France en 1974 en tant que réfugié politique fuyant la persécution du dictateur Pinochet. Cécile Falcon a ensuite lu des extraits de sa poésie.

Soirée « Aux livres citoyens ! »  Lecture du Matin Brun de Franck Pavlov et de Traverser l’autoroute du poète Maxime Fleury à la Salle des Arts pleine à craquer de Saint-Agrève par l’extraordinaire comédien Denis Lavant accompagné des commentaires politiques d’Edwy Plenel, cofondateur de Mediapart. Nous étions présents aux Lectures, d’abord en commentant le film documentaire « Le juge et le général » (le juge Juan Guzmán qui essaie d’inculper le général Pinochet pour crimes contre l’humanité) à la bibliothèque du Chambon, puis, le lendemain, en présentant une conférence sur le thème « Quarante-cinq ans de luttes à l’ombre de Pinochet » : pourquoi le Chili est un pays toujours divisé 27 ans après la fin de la dictature et 11 ans après la mort du dictateur.

En fin de séjour, « Soirée Pablo Neruda » : André Marcon lit en Français des poèmes de Neruda extraits de Chant général et de Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée. Lecture en espagnol par Nicole Mersey. On ne peut détailler toutes les autres manifestations de ce festival (la peintre Anne Slacik, le musicien Alexis Kowalczewski, l’écrivain Ito Naga…). Superbement organisé par ses administrateurs Elsa Pallot, Jean-François Manier et Benoît Reiss soutenus par une équipe de bénévoles efficaces et à l’écoute, on attend simplement avec impatience les 27es Lectures de 2018.

Jac FORTON

Cheyne éditeur : www.cheyne-editeur.com

Puisssante présence de l’Amérique latine aux Rencontres photographiques d’Arles dans les traces de l’année France-Colombie

L’Amérique latine était bien présente à Arles, comme terre de photographie, avec la Colombie en point d’orgue. Dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017, nous avons suivi toute l’année 2017, les multiples événements de la France en Colombie et, depuis juin, de la Colombie en France jusqu’à fin décembre prochain.Avec environ quarante expositions, les Rencontres d’Arles – du 3 juillet au 24 septembre 2017 – s’affirment comme un observatoire de la création actuelle et des pratiques photographiques. Des rapprochements au sein de la programmation se déclinent comme des séquences. Ils permettent d’identifier des rubriques et favorisent, année après année, un suivi au plus près des évolutions de la photographie. Toutes les expositions sont  organisées dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017, avec le soutien de son Comité des mécènes.

Photo : D’après le catalogue des Rencontres d’Arles 2017

Pulsions urbaines – Toute l’Amérique latine de 1960 à 2016

À Arles donc, quatre points forts pour l’Amérique latine. D’abord à l’Espace Van Gogh, Pulsion urbaines – Photographies latino-américaines 1960-2016. Pulsions urbaines est conçu comme un essai visuel sur une ville qui trouve sa signification dans son mouvement même. L’exposition embrasse un demi-siècle de photographie latino-américaine et plusieurs centaines d’images choisies dans la collection de Leticia et Stanislas Poniatowski. Le regard porté ici s’attache à reconstruire l’imaginaire des villes du continent à partir de travaux réalisés par des photographes eux-mêmes entraînés dans la création de l’identité conflictuelle de l’être latino-américain. La présente exposition énonce les contradictions d’un continent hybride pris entre les mondes préhispanique et postcolonial et la société de marché qui s’est implacablement emparée des processus de solidification des villes. On y voit la transition du rural à l’urbain, ou mieux encore, cette façon qu’ont le rural et le populaire de vivre ensemble dans la métropole rêvée. Ces Pulsions urbaines se jettent dans l’avenir. Le chaos agit en elles comme une force émancipatrice et, sur ce chemin, aucun mur n’y pourra rien, l’Amérique latine ne peut être minorisée.

Alexis Fabry et María Wills, Commissaires de l’exposition. Publication : Pulsions urbaines : photographie latino-américaine 1960-2016, Toluca éditions, 2017. Encadrements réalisés par Circad, Paris.

L’immense exposition de Paz Errázuriz, l’histoire en portraits, entre dictature et démocratie chilienne

Dans l’imposant Atelier des Forges, l’exposition de la photographe chilienne Paz Errázuriz, née en 1944 à Santiago où elle vit et travaille. Une poétique de l’humain.  Paz Errázuriz a débuté sa carrière artistique en autodidacte dans les années soixante-dix, sous la dictature de Pinochet. Cofondatrice de l’Association des photographes indépendants (AFI), elle utilise le portrait en noir et blanc pour dénoncer la dictature mais aussi les diktats sociaux condamnant des individus et des groupes à une marginalisation qui les rend invisibles. Son travail, qui s’inscrit dans le genre du documentaire social, traduit, depuis ses débuts, une énergie créative et une insatiable curiosité pour le genre humain. Ses images brisent de nombreux tabous dans la société privée de liberté qu’était le Chili jusqu’à la restauration de la démocratie. Par sa photographie engagée, Paz Errázuriz montre l’histoire troublée du Chili et explore son pays avec exhaustivité en donnant à voir ceux que la société ne regarde pas. Chronologique et thématique, l’exposition rassemblera environ 150 tirages des années 1970 à nos jours.

Paz Errázuriz, vient d’être décernée au Chili prix national des Arts platiques 2017

La ministre de l’Éducation, Adriana Delpiano, a annoncé que la gagnante du Prix national des Arts Plasqtiques 2017 a été attribué à Paz Errázuriz Korner « pour sa trajectoire et sa contribution artistique au pays à travers la photographie, genre peu reconnu dans les 70 ans de ce Prix ». Pour le ministère de l’Éducation, « Paz Errázuriz a montré la vie même, mais la vie qui n’est pas toujours visible à simple vue, celle des impasses obscures des prostituées, des travestis, des gens de la rue… Un regard qui humanise des situations que nous ne voyons ou ne voulons pas voir… Elle s’est intéressée à la photo journalistique, ce qui l’a menée à connaître les problèmes sociaux des classes pauvres du Chili. Elle a conservé son engagement à montrer les espaces fermés et marginaux. Elle a aussi publié plusieurs livres parmi lesquels on peut citer L’infarctus de l’âme, écrit avec l’auteure Diamela Eltit, La pomme d’Adam, avec Claudia Donoso et Kaweshqar : les enfants de la Femme soleil.
Commissaire de l’exposition : Juan Vicente Aliaga. Exposition organisée par la Fundación MAPFRE, en collaboration avec le Jeu de Paume et les Rencontres d’Arles. Publication : Paz Errázuriz, Aperture/Fundación MAPFRE, 2016.Traduction française disponible gratuitement sur jeudepaume.org.

 La Vuelta : le travail de 28 photographes colombiens de différentes générations

La Chapelle Saint-Martin du Méjean a été réservée pour présenter La Vuelta, l’exposition de 28 photographes colombiens de différentes générations, appartenant aussi bien à de genres traditionnels de la photographie qu’à des pratiques expérimentales fondées sur la recherche. Les projets sélectionnés explorent les mutations du paysage culturel, social et politique des identités, des valeurs et des  croyances, et interrogent les notions de classe, d’identité, de survie économique, ainsi que l’histoire du conflit armé qui a duré soixante ans et qui a alimenté le trafic de drogue. L’exposition s’articule autour de quatre axes conceptuels : histoire/mémoire, lieu/territoire, nature/culture e identité/représentation, regroupés en quatre sections. Souvenirs subjectifs aborde l’expérience du conflit armé qui n’a fait que perpétuer une culture de la violence politique en Colombie au cours des six dernières décennies Cartographies urbaines explore le dialogue entre les artistes et la mobilité urbaine, de la mémoire des lieux aux paysages socio-économiques des villes latino-américaines d’aujourd’hui. Nouvelles cultures de la nature interroge la division entre nature et culture à travers les enquêtes historiques et la recherche scientifique. Enfin, Nouvelles cultures de l’image se penche sur la construction sociale des identités et des représentations culturelles à travers la réponse critique des artistes à la manière dont les médias et les réseaux sociaux influencent la perception des identités raciales, sexuelles et de genre.

Le titre de l’exposition, La Vuelta, est emprunté à une œuvre de Juan Fernando Herrán. Dans son travail, le terme vuelta, tiré de l’argot colombien, renvoie à une activité illégale : vol, meurtre, trafic de stupéfiants ou d’armes. Dans le cyclisme et d’autres sports, la vuelta est une course par étapes qui fait le tour d’un pays ; l’exposition est ainsi présentée comme la visite d’un pays au prisme de sa production artistique. Enfin, le terme vuelta suggère un retour, un come-back, au moment où la Colombie entre dans une nouvelle ère après la conclusion d’un accord de paix avec le groupe insurgé des FARC. Vuelta exprime donc autant la tension de l’attente que la possibilité d’un renouveau – un mot riche de sens, et particulièrement pertinent pour tous les thèmes abordés.   Carolina Ponce de León.

Commissaires de l’exposition : Carolina Ponce de León et Sam Stourdzé. Publication : La Vuelta, Seguros Bolívar, 2017. Tirages réalisés par Fanlab, International Printer, Poder Fotográfico et Mauricio Mendoza de Fotografía, Colombie, et Diamantino Labo Photo, Paris. Encadrements réalisés par Fanlab et Edwar Domínguez A., Colombie, et Plasticollage et Circad, Paris.

La vache et l’orchidée, une collection délirante de photographies

Enfin à La Croisière, La Vache et l’Orchidée, toute la richesse et la diversité de la Colombie à travers la collection délirante de photographies vernaculaires d’Archive Modern Conflict photographie vernaculaire colombienneJe collectionne des photographies de la Colombie depuis plus de dix ans. Parfois, j’en trouve une ou deux, tandis qu’à d’autres moments, elles se présentent à moi. Leur variété en termes de sujets, de régions ou d’époques représentés a été une véritable révélation pour moi. Ces images m’ont aidé à comprendre un peu mieux ce pays incroyable, bien qu’en réalité cette compréhension reste minime. La Colombie, au même titre que la photographie, n’est jamais ce qu’elle prétend être. La comédie y est omniprésente et se teinte parfois de tragédie En entremêlant et en superposant divers éléments d’une imagerie vernaculaire, La vache et l’orchidée forme un collage qui puise dans la diversité des paysages : des côtes des Caraïbes et du Pacifique aux plaines fertiles en  passant par les Andes ; de la jungle amazonienne aux villes inconnues et tentaculaires. L’exposition s’articule autour de deux symboles nationaux : la vache et l’orchidée. Timothy Prus.

Commissaire de l’exposition : Timothy Prus, avec la collection d’Archive of Modern Conflict. Wallpapers et encadrements réalisés par l’Atelier SHL, Arles.
Site des Rencontres

La musique latino-américaine à l’honneur lors des Tempo Latino et aux Nuits du Sud

La culture latino-américaine est à l’honneur cette semaine avec le festival Tempo Latino et Nuits du Sud. Les deux festivals nous font voyager en Amérique Latine le temps de quelques soirées à travers des concerts de musique colombienne, cubaine.

La 24e édition du festival Tempo Latino se tiendra du 27 au 30 juillet dans le Gers, à Vic-Fezensac.

Tempo Latino est le 1er festival européen de musiques latines et afro-cubaines, il offre une grande diversité musicale, il défend le métissage du rythme, du son, de la voix. Il s’inscrit parmi les 250 événements dédiés cette année à « France-Colombie 2017 » qui se déroule dans toute la France. Durant 4 jours, Tempo latino nous invite à découvrir les rythmes latins avec ces 3 scènes et sa programmation riche et variée. Au programme : Jeudi 27 juillet, une soirée d’ouverture placée sous le signe de l’amitié France-Colombie, avec Puerto Candelaria et La-33. Vendredi 28 juillet,  Un Cocktail Métissé mettant à l’honneur et respect aux métissages culturels avec Calypso Rose et Richard Bona & Mandekan Cubano. Samedi 2 juillet est consacré au péruvien Tony Succar et son projet ‘’Unuty’. Ce projet, innovant et décapant, en hommage à Michael Jackson, vient prouver au public que la Salsa est bien vivante, toujours Fière et rassembleuse des générations. Tony Succar est aujourd’hui le représentant de cette nouvelle « vague » de la musique Afro-caribéenne et du Latin/jazz qui surgit de Miami. Dimanche 30 juillet : Clôture de la 24ème édition de Tempo Latino avec Orkesta Mendoza à 21 h & Diego El Cigala.

Le festival Nuits du sud a lieu du 6 au 29 juillet 2017 dans les Alpes Maritimes, à Vence

Le festival fête cette année ces vingt ans, celui-ci met en avant les musiques de tous les horizons, de toutes les cultures. Lors des onze soirées du festival, 26 groupes se succèdent sur scène, qu’ils soient de renommée internationale, nationale ou en pleine ascension. Des artistes cubains sont à l’affiche pour cette dernière semaine du festival. Au programme : Vendredi 28 juillet : Eliades Ochoa. Après avoir participé à l’Histoire de ‘Buena Vista Social Club’, Eliades Ochoa nous fait découvrir son nouveau projet. La fraîcheur de son nouvel album a été entièrement enregistrée dans son Cuba natal, du folk latino-américain avec des instruments traditionnels cubains… « Pour la musique que je fais, il n’y a pas de pays lointain, de langues ou de frontières ». Samedi 29 juillet : Asere  – Le groupe cubain fête en 2017 leur 20e année à succès depuis leur premier album ‘Cuban Soul’. Formé à la Havane en 1996, la contribution d’ASERE à l’évolution et à l’appréciation de la musique cubaine dans le monde au fil de ces années, a été significative, en innovant, et révisant respectueusement le travail émouvant des précurseurs de la musique cubaine.

Camille FERON

Tempo LatinoNuits du Sud

Le festival international de théâtre Sens interdits à garde le cap et prépare la cinquième édition

Dans un monde en mouvement, et face à une économie culturelle fragilisée, l’association Sens Interdits annonce la cinquièmeème édition de son festival international de théâtre du 19 au 24 octobre 2017, à Lyon et dans la métropole lyonnaise.

La cinquième édition du Festival Sens Interdits – mémoires, résistances – une fenêtre sur le monde nous propose à nouveau un théâtre international où les expressions esthétiques se confrontent les et réflexions intellectuelles, politiques touchent les réalités et difficultés du monde contemporain. Des œuvres venant de différents coins du monde, nous ferons voir la diversité et l’universalité de sujets universels comme la violence contre les femmes, la guerre, l’exode, mais aussi de l’espoir et de la fraternité. Ces questionnements nous interpellerons dans notre relation à l’autre, à la vie collective et au monde.

Sens interdits poursuit son exigence de ne pas être un festival généraliste, mais plutôt un kaléidoscope de confrontations esthétiques au service de la liberté d’expression, de la tolérance et de la démocratie. Riche d’un repérage de productions européennes et au-delà (Argentine, Chili, Israël, Rwanda), le directeur artistique du festival Patrick Penot fait le pari d’attirer une génération nouvelle de diffuseurs et de spectateurs. Passeur de frontières expérimenté et également conscient de la précarité générale des budgets accordés à la culture, P. Penot et son équipe travaillent sans faille à persuader mécènes et particuliers de la nécessité de s’impliquer dans le soutien du festival. L’engagement à leurs côtés de 325 associations est une légitime fierté.

Une édition riche en propositions : 21 spectacles dont 3 en complicité (La Maison de la Danse, Les Ateliers Frappaz, le Théâtre des Asphodèles), 48 représentations, 2 créations, 5 coproductions, 6 premières en France. Une large vision d’un monde en mutation, 17 pays, 21 compagnies dont un focus colombien de 3 spectacles. Au cœur de l’agglomération dans 13 théâtres et 1 chapiteau place des Célestins, lieu de débats et de rencontres thématiques.

Des spectacles avec des artistes d’Amérique du Sud (Colombie, Bolivie), d’ex-Yougoslavie (Serbie), d’ex-URSS (Lituanie, Russie, Kazakhstan), de Roumanie, du Moyen et Proche Orient (Syrie, Liban, Irak), d’Afrique (Égypte, Cameroun, Rwanda) et d’Europe (Grèce, Suisse, Belgique, France). Au programme notamment, Oskaras Koršunovas avec Martyr un texte sur l’excès religieux, et La Mission d’Heiner Müller par Matthias Langhoff avec les élèves de l’École d’acteurs de Santa Cruz en Bolivie. Deux grands noms de la mise en scène européenne à découvrir pour l’ouverture et la clôture du festival au Théâtre des Célestins partenaire principal du festival. Dans le cadre de l’année France-Colombie 2017, Sens Interdits, avec 3 spectacles, donne l’occasion unique de découvrir la vitalité théâtrale de ce pays qui vient de faire la paix après 52 ans de guerre civile. Depuis ses débuts Sens Interdits a invité des troupes et de dramaturges d’Amérique latine, notamment de l’Argentine, la Bolivie, le Chili.

Le Festival enrichit sa programmation également par des contributions scientifiques et des témoignages, en invitant des acteurs culturels, des universitaires, des journalistes et des citoyens. Conférences, rencontres, projections et ateliers sont proposés gratuitement. Et, une nouveauté : L’École éphémère. Ce dispositif, coproduit avec l’ENS de Lyon, propose à une soixantaine d’élèves d’Écoles d’art d’Europe et d’Afrique (CNSAD, ENSATT, École de St-Étienne, Conservatoire de Liège, Écoles d’acteurs de Tunis et de Ouagadougou) de s’immerger dans le théâtre citoyen. Au programme ateliers thématiques et master classes.

Olga BARRY 

Le site : http://www.sensinterdits.org/  Programme détaillé, informations et réservations sur www.sensinterdits.org
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