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Événéments

L’auteur argentin José Emilio Burucúa à la Maison de l’Amérique latine de Paris

La Maison de l’Amérique latine de Paris propose ce jeudi 16 janvier à 19 h., une rencontre avec l’auteur argentin José Emilio Burucúa né à Buenos Aires en 1946, est un des grands historiens latino-américains. Historien de l’Art, critique et écrivain. Il sera en compagnie de Roger Chartier et de Antonella Romano.

Photo : Univ-Nantes

José Emilio Burucúa, né à Buenos Aires en 1946, est un des grands historiens latino-américains. Historien de l’Art, critique et écrivain, son œuvre magistrale porte entre autres sur l’histoire de la perspective et sur les relations entre les images et les idées, sur l’histoire du rire dans l’Europe de la Renaissance mais aussi sur le mythe d’Ulysse. Enciclopedia B-S publié en 2019 est un livre total, où mémoire, histoire, analyse politique et récits de voyages se conjuguent entre la guerre et la paix. Roger Chartier est professeur honoraire au Collège de France. Le rencontre sera animée par Antonella Romano , directrice d’études à l’EHESS.

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Le « Cannes du court métrage » à Clermont-Fd. avec toujours une belle présence latino-américaine

Le Festival du court métrage de Clermont-Ferrand est aujourd’hui la plus importante manifestation cinématographique mondiale consacrée au court métrage. En termes d’audience et de présence professionnelle, c’est le deuxième festival de cinéma en France après le festival de Cannes. Il se tiendra cette année du 31 janvier au 8 février 2020.

Photo : Visuel de l’édition 2020

Le visuel de l’édition 2020 du Festival du court métrage de Clermont-Ferrand a été réalisé par l’illustratrice portugaise Susa Monteiro, qui nous avait fait l’honneur d’y participer en février dernier en tant que membre du jury international. À travers cette projection à multiples niveaux, il rend hommage à la fois aux grands classiques du cinéma, au festival comme fenêtre ouverte sur le monde, mais aussi et surtout à son public, qui fait battre le cœur de l’événement depuis plus de quarante ans. Cette juxtaposition de représentations de soi et du monde qui se confondent dans cette cour d’immeuble devenue intime laisse naître une nouvelle réalité partagée qui permettra à chacun d’y projeter ses propres rêves, ses fantasmes et ses espoirs. Car c’est aussi cela, le cinéma : un miroir tendu au public.

La compétition internationale est le lieu de rencontre et de croisement des différents horizons constituant la richesse du court métrage mondial. Chefs-d’œuvre de l’animation, documentaires, comédies, réalités contemporaines, films de genre, travaux de fin d’études des meilleures écoles du monde vous entraînent vers des univers dont seule la jeune création cinématographique a le secret. Laissez-vous aller, dépaysement assuré.

Inscrire son film à Clermont-Ferrand c’est, non seulement, tenter sa chance dans une compétition recherchée mais c’est aussi, de facto, lui donner une visibilité, de manière automatique et gratuite, jusqu’au marché du film court où se rencontrent 3500 professionnels.

Avoir son film à Clermont-Ferrand, c’est participer à la plus belle aventure qu’un film puisse connaître. Les professionnels qui l’ont vécue, dans les salles pleines et enthousiastes du festival, sont unanimes à ce sujet. Bienvenue !

La compétition Labo : on s’y bouscule pour découvrir des œuvres détonantes, littéralement hors du ton. Croisements inattendus, regards originaux, art consommé du risque, le Labo clermontois ouvre ses portes aux plus curieux d’entre vous. Venez vite vous exciter et vous enivrer d’expériences que nos cinéastes fous d’images et de sons nous ont concoctées.

Texte adapté de la page officielle
du Festival de Court-Métrage de Clermont-Ferrand

Des grands écrivains latino-américains au prochain Quais du Polar de Lyon en avril 2020

La prochaine édition de Quais du Polar sera du vendredi 3 au dimanche 5 avril 2020 à Lyon pour rencontrer des auteurs (liste à venir) lors de dédicaces et conférences, mais aussi un programme de projections cinéma et de séries tv, la grande enquête et des événements en écho au festival dans la ville et en région !

Photo : Quai de Polar

En avril 2005 naissait à Lyon le festival Quais du Polar, organisé par l’association Quais du Polar, en partenariat avec la Ville de Lyon, les Institutions et les organismes culturels lyonnais, et des partenaires privés. Pendant trois jours (quatre jours en 2013), le festival propose une programmation autour de la littérature, du cinéma, et de toutes les formes d’art et de culture qui s’intéressent au genre « noir » : un salon du livre, des conférences et débats, des projections de films, des jeux et enquêtes, du théâtre, des concerts, des visites thématiques, des expositions inédites…

Le festival vise à offrir un panorama de la littérature policière actuelle : Quais du Polar propose au public de rencontrer les auteurs de littérature policière et les œuvres littéraires qui ont fait l’actualité dans l’année, à travers des conférences, des séances de dédicaces, ou différents événements associés (présentation de films dans les cinémas partenaires, intervention dans plusieurs musées de la ville, etc.).

Quais du Polar mène également plusieurs projets de lutte contre l’illettrisme et plus généralement milite pour l’accès à la lecture, l’écriture et la culture pour tous (notamment avec la gratuité du festival). Des actions sont menées auprès des publics scolaires (de la maternelle à l’université), des hôpitaux et des centres pénitentiaires de la région.

Pour l’édition d’avril prochain le site du festival mentionne déjà une partie de la liste d’auteurs invités dans laquelle figurent deux grands auteurs latino-américains déjà venus à notre festivals Belles Latinas  : Le Cubain Leonardo Padura, l’Argentin Martín Caparros et le Salvadorien Horacio Castellanos Moya.Suite sur le site.

Site Quai de polar

Site

L’Argentin Oscar Gianfredo, mosaïque artistique et photographies, expose au siège de Nouveaux Latinos à Lyon

L’Argentin Oscar Gianfredo présente au siège de notre publication à Lyon, une exposition de photographies de ses voyages en Amérique latine, et une série de mosaïques uniques en son genre réalisées avec de la terre cuite émaillée et des azulejos de récupération des années 60 et 70. Quatre de ces mosaïques sont tirées d’une série consacrée au thème du Vélo, faisant partie de son projet de diffusion de la mobilité non motorisée en faveur de l’écologie. A Lyon à partir de ce mercredi 18 décembre et jusqu’au fin janvier prochain.

Photo: Eduardo Ugolini

Nommé Artiste émergeant en 2016 dans la catégorie mosaïque, O. Gianfredo a été très vite remarqué par sa démarche artistique singulière, notamment au cours de sa première année de formation lors de la 1re Biennale des Arts du Feu (Mar del Plata, 2013) avec l’œuvre Atardecer («Tombée du jour») qui a été doublement primée (1er prix du jury académique, et 1er prix du public). Le mosaïste argentin, qui expose régulièrement en Argentine et en France, poursuit ses études de Technique Supérieure en Mosaïque Artistique et Technique Supérieure en Céramique à l’École de Céramique Rogelio Yrurtia « Les Arts du Feu » de la ville de Mar del Plata (province de Buenos Aires, Argentine). En 2015, il réalise la mosaïque intitulée Alejandro, inspirée d’un portrait du célèbre homme de radio et écrivain Alejandro Dolina, œuvre que ce dernier reçut en mains propres par l’artiste. Ses derniers travaux, auxquels s’ajoutent la série intitulée Le livre de papier est toujours vivant – en faveur du livre imprimé – s’orientent vers un style iconoclaste, lié à la photographie et basé sur l’absence de joint entre les fragments de céramique, comme lui-même l’explique :

« Au début de ce projet, décliner photographies en mosaïque s’est révélé très intéressant dans une optique des contrastes. De cette recherche sur les contrastes, où s’opposent et se complètent ombres et lumières, la matière et le vide, les couleurs chaudes et les couleurs froides, est née l’idée d’Absence. L’épaisseur propre de la matière, dans ce cas la céramique et les azulejos, confère à la mosaïque une profondeur qui permet de mettre en évidence l’absence.

C’est un processus qui demande beaucoup de temps, et un accord harmonieux entre réflexion et spontanéité, en commençant par le choix de l’image et la façon dont elle peut-être adaptée à la technique de la mosaïque. Justement, la spécificité de mon travail repose sur la technique dite du « Trencadis », une technique à laquelle j’ai ajouté le mot Sauvage (Trencadis Salvaje). Ce terme s’explique par l’impression de rusticité qui caractérise les fragments de céramiques cassés, sans polissage. Par rapport au matériau, j’ai utilisé des anciens azulejos de récupération (dont certains des années 60 et 70), de couleurs pastel, ainsi que des céramiques blanches à l’origine et émaillées ensuite.Ce choix a été déterminé par les différentes nuances des couleurs, mais aussi par leur luminosité: ceux qui ne s’associent pas par la couleur s’associent par la luminosité. À cette technique s’ajoute un élément qui dépasse les codes de la mosaïque classique, mais qui joue un rôle déterminant pour être cohérent avec l’idée de représenter l’absence : c’est l’absence de matière (ou joint) entre les fragments de céramique.

De cette façon, la mosaïque sans joint évoque l’idée paradoxale de l’absence pour celui ou celle qui la ressent avec tout son poids : c’est la présence des choses et des personnes absentes. Ainsi, la sensation que l’absence provoque quand elle se perpétue et s’étend, conquiert des nouveaux espaces en s’insérant entre les plis de la réalité immédiate, se ramifie à partir de figures absentes entre les veines de la matière en créant une trame qui, dans ce cas, est représentée par les espaces vides entre les fragments de céramiques qui composent les mosaïques exposées ici. »

Parmi ses objectif immédiats, Oscar Gianfredo a le projet d’enrichir sa technique en suivant une formation au Musée Gallo-Romain de Vienne (France), au cœur même de la mosaïque ancienne. Un autre projet s’inscrit dans le cadre de ce qu’on appelle street art : proposer à la ville de Lyon l’installation permanente sur la façade d’un immeuble d’une mosaïque grand format, sur le thème du vélo, en faveur de la mobilité non polluante.

Eduardo UGOLINI

Pessac : l’Amérique latine au cœur du Festival international du film d’histoire

Depuis trente ans, le programme est désormais rodé. La 30e  édition du film d’histoire de Pessac propose aux 35  000 spectateurs attendus plus de cent films dont treize avant-premières et dix documentaires. 

Photo : Histoire Pessac

Les spectateurs ont besoin de comprendre. Ils veulent aller au-delà de l’émotion et resituer l’actualité dans le temps long de l’histoire », avance Jean-Noël Jeanneney, le président d’honneur du festival.  Et cette année encore, le festival a visé dans le mille. Avec l’Amérique latine en thème principal, il est de nouveau au cœur de l’actualité, avec les manifestations qui bousculent plusieurs pays sud-américains. 

« Nous avions déjà pensé à l’Amérique latine, mais nous avions peur de ne pas avoir assez de matière. En effet, ils ont moins la culture de la conservation de leurs archives. Mais l’actualité avec l’élection de Bolsonaro et la crise au Venezuela nous a décidé », explique François Aymé, commissaire général du festival. 

Avec 63 films latino-américains, les spectateurs pourront donc découvrir un cinéma, parfois oublié des salles françaises. Parmi les réalisateurs, Patricio Guzman, grand nom du cinéma chilien, primé au festival de Cannes pour son film La cordillère des Songes est présent. 

Autre grand cinéaste, Kleber Mendonça Filho présentera son film Bacurau, caméra d’or du festival de Cannes. Un film engagé sur la destruction d’un village brésilien, qui fait écho aux pressions exercées par le nouveau président brésilien. « Le nouveau gouvernement considère le cinéma et la culture comme un ennemi naturel, ce qui est absurde, car le cinéma fait partie intégrante de l’économie du Brésil. » 

Pinochet en débat 

Parfois, l’actualité reprend le dessus sur l’histoire. Une dizaine de Chiliens bordelais ont organisé une manifestation surprise devant le cinéma, lundi soir. En cause, le visage d’Augusto Pinochet, dictateur chilien qui a dirigé le pays de 1974 à 1990, sur l’affiche du festival. « Une honte », pour une manifestante. « C’est un dictateur, un assassin qui n’a jamais payé pour ses crimes », explique Katerin Barrera, une manifestante. 

Pour eux, cette mobilisation voulait aussi soutenir leur famille, restée au Chili. Devant le cinéma, les manifestants ont également discuté avec Patricio Guzman, pour connaître son point de vue. 

De son côté, Alain Rousset comprend la mobilisation. Pourtant, il assume le choix du festival. « On fait un festival du film d’histoire. Malheureusement, Pinochet comme les conquistadores ont traversé le continent et l’ont martyrisé. » 

Terre d’asile des nazis ? 

Dans son histoire tumultueuse, l’Amérique latine a aussi dû faire face à un nouvel arrivant européen : les nazis. Partie intégrante de l’histoire européenne également, les nazis sont régulièrement évoqués lors du festival. 

Cette année, une dizaine de film relatait leur histoire, et les conséquences sur les continents européens et américains. Vendredi matin, une conférence intitulée : « Argentine : terre d’exil pour les réfugiés nazis », évoquait cette période. 

Un film était d’ailleurs en compétition, Jojo Rabit, qui raconte le lien que crée un garçon allemand avec son ami imaginaire, Hitler. Et pour raconter les camps, Chochana Boukhobza a décidé d’animer les dessins d’enfants détenus à celui de Terezin. 

Trente bougies 

Il y a trente ans, Jean Lacouture, un écrivain et Alain Rousset, le maire de Pessac d’alors, décident de lancer le festival. 40  000 personnes étaient au rendez-vous. Et depuis, la machine continue de rouler, sans rater aucune édition. Seule celle de 2015, qui avait pour thème « Un si proche Orient », a dû être différée, suite aux attentats. 

Des invités illustres, comme Lucie et Raymond Aubrac, héros de la Résistance, font partie des invités qui ont foulé les salles du cinéma Jean Eustache. 

Perpétuer la mémoire 

Ce festival, s’il veut faire découvrir de nouvelles pépites du 7e  art, veut surtout transmettre l’histoire aux générations futures.  Les scolaires, majoritairement des lycéens, sont leur coeur de cible. « Ca permet d’aborder des sujets pour lesquels nous n’avons pas ou peu de documents tout faits« , explique Aurélie Berlam, enseignante au lycée Pape Clément. 

Avec l’Amérique latine au programme du lycée, le festival ne pouvait pas mieux tomber. « J’ai du mal avec l’histoire mais la voir sous forme de film c’est plus attirant », explique une lycéenne.  Près de 120 séances ont été organisées pour les élèves et leurs professeurs, diffusées à Pessac mais aussi dans d’autres villes de la Nouvelle-Aquitaine. 

Dans les coulisses 

Et si le festival tourne aussi bien depuis 30 ans, c’est aussi grâce à ces petites mains qui, à l’ombre des projections, s’activent pour que tout soit au mieux pour les visiteurs. Femme de ménage, projectionniste, traiteur, pour chacun le festival est un moment particulier. « Pour l’occasion, on ressort les vieilles bobines. C’est plus animé, et plus fatiguant aussi« , avoue Nicolas Gardien, projectionniste. 

Si les projections nourrissent l’esprit, l’estomac n’est pas en reste. Des milliers de victuailles ont été proposées aux spectateurs, au cours des différentes soirées. Le lendemain, seules les miettes témoignent d’un festin passé. Mais pas question de rouvrir les portes du cinéma dans cet état. Aspirateurs accrochés sur le dos leur donnant des allures de  Ghostbuster, les femmes de ménage s’activent au petit matin, pour rendre le cinéma intact. « C’est plus sale que d’habitude« , glisse l’une d’entre elles. 

D’après France3 régions

Retrouvez le reportage ici.

Hommage à l’écrivaine péruvienne Patricia de Souza décédée à Paris en octobre dernier

Nous apprenons par le site de la Maison de l’Amérique latine de Paris que Patricia de Souza, écrivaine, traductrice et enseignante péruvienne, née dans le département d’Ayacucho (Pérou) en 1964, est décédée à Paris le 24 octobre 2019. Ses romans ont marqué une époque par l’originalité de leur thématique. Elle était aussi engagée dans la défense des droits des femmes. 

Photo : La Casa Peruana

Patricia de Souza est une figure importante du paysage intellectuel et littéraire péruvien contemporain. Son œuvre ample et complexe va du roman à l’essai critique en passant par le journalisme et la traduction. Sa réflexion tourne autour de la place de la littérature dans le monde et son importance dans la résolution des conflits et problèmes du monde contemporain comme le post-colonialisme et le féminisme. 

En compagnie de Grecia Cáceres, poète et romancière, directrice du Département Amérique latine de l’IESA art@culture et Nataly Villena, écrivaine et critique littéraire, administratrice du site littéraire Las críticas. Quelques lectures complèteront la soirée. 

D’après le site de la Maison de l’Amérique latine

Hommage à Patricia de Souza 1964-2019. 25 novembre 2019 à 19 h à la Maison de l’Amérique latine. 217, Bd. Saint-Germain, 75007 Paris.

Affiches cubaines – « Révolution et Cinéma », une conférence au Musée des Arts Décoratifs de Paris

Le Musée des Arts décoratifs de Paris dans le cadre l’exposition « Affiches cubaines – Révolution et cinéma » propose le mercredi 27 novembre prochain avec plusieurs spécialiste sur l’Amérique latine dont Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine, directeur du CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques) et Eduardo Manet, écrivain cubain.

Photo : Musée des Arts décoratifs de Paris

Soixante ans après la révolution à Cuba, le musée des Arts Décoratifs dévoile, dans une exposition, l’âge d’or de l’affiche cubaine des années 1960 et 1970 dans un contexte culturel et politique dont les artistes se sont emparés. Longtemps méconnue en raison du blocus et de l’isolement de Cuba, cette école stylistique commence tout juste à sortir du huis clos dans lequel elle s’est construite. « Affiches cubaines. Révolution et Cinéma » propose d’explorer cette effervescente production graphique à travers 250 affiches, principalement issues des collections du musée. Elle permet de découvrir et de comprendre l’éclosion de cette grande école d’affichistes et de suivre, à travers elle, l’histoire de l’État insulaire. Cette table ronde permettra d’évoquer le contexte historique, politique et culturel dans lequel s’est développé l’âge d’or de l’affiche à Cuba.

Intervenants : Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine, directeur du CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques) ; Amélie Gastaut, conservatrice et commissaire de l’exposition « Affiches cubaines. Révolution et Cinéma » ; Magali Kabous, maître de conférences, Département d’Études des Mondes Hispanophone et Lusophone, Université Lumière-Lyon 2 ; Darius Kaufmann et Eytan Jan, documentaristes auteurs de À la chaleur des années froides et Eduardo Manet, écrivain.

Musée des Arts Décoratifs, 107-111, rue de Rivoli 75001 Paris. – madparis.fr

Temps fort à la Maison d’Amérique latine de Paris en novembre entre livres et expositions

Sur le site de la Maison de l’Amérique latine de Paris dans l’agenda mensuel elle propose une riche programmation dont nous soulignons ici deux moments forts : l’exposition de photo de l’artiste argentin Miguel Rothschild et la Tribune des fictions du mercredi 20 novembre. 

Photo : MAL217

À partir du 15 octobre, la Maison de l’Amérique latine de Paris, et dans le cadre de Photo Saint-Germain, offre son espace d’exposition du rez-de-chaussée à l’artiste argentin Miguel Rothschild qui produit à cette occasion une création inédite. Installé à Berlin depuis le début des années 1990, Miguel Rothschild développe une œuvre composite mêlant installation, sculpture, verre, matière organique et photographie. Si au début de sa pratique, la performance tient une place importante, il s’en éloigne au fil des années, pour aborder d’autres supports comme la photographie n’hésitant pas à la brûler ou à la trouer.  

Le mercredi 20 novembre à 19 h, la Tribune des fictions animée par Patrick Straumann. Une rencontre bimestrielle consacrée à l’actualité éditoriale et aux nouvelles voix de la littérature de fiction d’Amérique latine. Les romans et récits présentés seront discutés en présence des auteurs ou de leurs traducteurs. Invités : Santiago Amigorena (Argentine), pour son livre Le Ghetto Intérieur, P.O.L. Éditeur,· Matthieu Dosse, pour le livre Le soleil sur ma tête de Geovani Martins (Brésil), éd. Gallimard, dont il a assuré la traduction. Également au programme :· Parmi d’étranges victimes, de Daniel Saldaña Paris (Mexique), Editions Métaillé. 

D’après le site
MAL217

« Les Curieux Polyglottes » à Lyon… et « Que tal América del Sur » à Ecully

Depuis trois ans, l’association Les Curieux Polyglottes réunit à Lyon les cultures et les langues du monde entier. Autour du théâtre, la musique, l’association organise plusieurs événements, dont une célébration d’anniversaire le vendredi 15 novembre. Dans la même semaine et depuis le 8 novembre, Cin’Ecully propose des séances des films d’Amérique du sud. 

Photo : Les Polyglottes

L’association Les Curieux Polyglottes a été créé à Lyon en août 2016. En privilégiant des thématiques sociétales d’actualité, son objectif est de promouvoir les auteurs  et compositeurs contemporains francophones ou étrangers, par le biais de lectures mises en jeu et de spectacles, bilingues ou non, de petit format. Les professionnels du spectacle de la région ARA sont engagés, en priorité. Elle fête ce vendredi 15 novembre ses trois ans avec de rencontres musicales et théâtrales.

En 2016, « Les Curieux Polyglottes » ont représenté l’adaptation théâtrale Tejas Verdes, l’heure de la vérité a sonné d’après le dramaturge espagnol Fermin Cabal, à l’Amphi Opéra de Lyon, et à Genève pour l’rganisation mondiale contre la torture en 2017. Plusieurs lectures d’autres textes ont été représentées en 2017 et 2018.  

Le 15 novembre 2019, en partenariat avec la Mairie de Lyon 4ème et Les Nouveaux Espaces Latinos, Les Curieux Polyglottes organisent des « Rencontres Musicales et Théâtrales » autour du mexicain Javier Malpica, de l’argentin Juan Diego Botto et la lyonnaise Katherine Battaiellie. Ces lectures d’extraits seront assurées par les actrices.eurs Virginie HardillierMarie FernandezRaymonde PalcyEmmanuel AmadoTristan BruemmerDiego Martinez et la violoncelliste Lucie Lacour. Mise en jeu : Chris Berna

M. N.

Vendredi 15 novembre, 18 h 30. Entrée libre. Buffet offert. Salle de la Ficelle, 65 Bd des Canuts – 69004 Lyon. Réservation conseillée :  lescurieuxpolyglottes@gmail.com.  

« ¿ Que tal América del Sur ? » : Un évènement culturel en résonnance avec l’actualité

Le journal Le Progrès de Lyon publie un article sur la cinquième édition du festival latino-américain que l’association Cin’Ecully propose cette semaine sur la région de Lyon.

Henri Gautron a des raisons particulières de s’intéresser à l’Amérique du Sud : avec son épouse Brigitte, bien connue de ceux qui ont fréquenté la bibliothèque des Sources dont elle fut la responsable jusqu’à l’été dernier, il a là-bas un bout de son cœur. L’un de leur fils s’est établi à Buenos Aires, et leur petit-fils a la nationalité argentine. Mais le contexte socio-politique actuel du sous-continent donne tout son intérêt à la 5ème édition du festival latino-américain que son association Cin’Écully propose prochainement.

Préparé en partenariat avec « Nouveaux Espaces Latinos » et l’Institut Cervantès qui est à l’espagnol ce qu’est l’Alliance Française à notre langue, l’évènement intitulé « ¿ Que tal América del Sur ? » offrira une riche palette de 7 films ou documentaires récents qui aideront à « sentir » l’Amérique du Sud d’aujourd’hui comme la prégnance de son passé colonial. La puissance des images sera introduite par une conférence donnée en français à l’Institut Cervantès intitulée : « La politique des États-Unis à l’égard de l’Amérique latine sur le temps long (XIXe – XXIe siècles) ». Les films, suivis de débats parfois animés par leurs auteurs, feront voyager dans le temps comme dans l’espace : Chili, Guatemala, Mexique, Argentine, Brésil, Venezuela… mais aussi violences, convulsions politiques, écologie, foot (avec le film « Diego Maradona » de 2019)…

Le film « Nuestras Madres », qui a reçu le prix « Caméra d’Or » (distinguant un premier film d’auteur) au festival de Cannes 2019, sera présenté en avant-première. Il y aura même, entre les deux films du samedi 9 novembre, une dégustation d' »empanadas » avec vin argentin, sur fond de musiques sud-américaine avec les musiciens d’Échappée Belle. Le détail de ce riche programme figure dans le dépliant à disposition du public dans tous les lieux socio-culturels d’Écully.

Jean DESFONDS
Le Progrès Lyon Ouest

« ¿ Que tal América del Sur ? », du vendredi 8 novembre au lundi 18 novembre à Écully Cinéma (Centre Culturel, 21 avenue Édouard Aynard). Conférence jeudi 7 novembre à 18 h 30 à l’Institut Cervantès, 58 Montée de Choulans – 69005 Lyon (entrée libre) De notre correspondant

À Lyon du 14 au 23 novembre, la nouvelle édition de Documental – Le programme est en ligne

Le programme définitif de Documental, l’Amérique latine par l’image est désormais en ligne. Dix excellents films documentaires, inédits dans la région lyonnaise, proposent un regard diversifié des réalités latino-américains, au moment où nous assistons à un regain de tension sociale qui motivera les spectateurs de s’intéresser aux débats et réflexions qui accompagneront chaque projection.

Au fil des ans et dans les lieux ouverts gratuitement à tous, le festival propose aux publics des films sous-titrés en français, absents dans les grands circuits de diffusion, toujours récents car produits dans l’année du festival ou l’année antérieure. Les Nouveaux Latinos ont pour vocation la connaissance des sociétés et des cultures d’Amérique latine. Le Festival Belles Latinas, avec 18 éditions, le fait chaque année et offre des occasions de découvertes et de rencontres avec la littérature latino-américaine d’aujourd’hui. Le Festival Documental en est le pendant par l’image. En treize éditions, l’Amérique latine actuelle est donnée à voir et à comprendre au plus près : éclectique, surprenante, dérangeante et enchantante, du Mexique à la Terre de feu.

Chaque film a sa singularité : après les projections les débats donnent l’occasion d’aborder des questions sociétales, politiques, écologiques, historiques, culturelles. En 2019, les thématiques qui prédominent ont trait à l’enfermement (Prisons et centres psychiatriques) aux droits humains et aux révoltes, utopies et projets politiques et sociaux. Ces films nous parlent parfois de territoires inconnus mais plus souvent de notre proximité lointaine avec les peuples de cette vaste région du monde. Le public décerne ses préférences ainsi qu’un jury de professionnels, chacun accordant son prix pour plus de visibilité à des « pépites » et de chances à de talentueux réalisateurs. 

 Depuis sa fondation, le festival Documental est organisé autour d’une équipe de bénévoles qui prépare le festival autour d’un ou plusieurs coordonnateurs pour sélectionner les films à programmer. Documental se déroule sur la Métropole de Lyon et n’a pas cessé d’évoluer. Ce parcours doit beaucoup à ceux qui nous ont accueilli et accompagné et que nous remercions : en 2007 et 2008 la mairie de Lyon 1eret la Marmite Colbert, local municipal juste en face de notre siège ; en 2009 et 2010, la Maison du Passage (Lyon 5e) ; en 2011 et 2012, la MJC du Vieux Lyon puis en 2013, la Villa Gillet. De 2014 à 2017, l’Amphi Opéra de Lyon nous a accueilli dans un espace central. Depuis 2018, le Festival est devenu décentralisé et itinérant assurant une semaine de projections à la Maison des cultures et des langues de Lyon 3, la Manufacture des Tabacs, l’Insa de Lyon, au Cin’ Ecully, à l’Instituto Cervantes de Lyon, à l’Ecole normale supérieure….

Cette année, du 18 au 23 novembre,nous sommes à nouveau à l’Université Jean Moulin-Lyon 3 (Manufacture des Tabacs), à l’INSA Lyon (La Doua), à l’Instituto Cervantes de Lyon, au Cin’ Ecully Maison de rencontre, et nous saluons de nouveaux partenaires :  la Médiathèque de Lyon Bachut et la Ferme du Vinatier ainsi que La Villa Gillet pour la clôture du Festival et la projection des deux films primés (prix du public et du jury) le samedi 23 novembre… Dès le lendemain de cette édition, une équipe renouvelée préparera l’édition 2020 soucieuse d’améliorations et de nouvelles initiatives permettant de garantir la bonne continuité de Documental.

Maurice NAHORY

Le programmme ici.

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