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Événéments

Concert sur le thème du tango argentin avec le compositeur Martín Palmeri à Aix-les-Bains

Le vendredi 22 février, 20 H, est organisée à l’église Notre-Dame d’Aix-les-Bains une soirée «Misatango», musique d’Argentine, avec au piano la participation exceptionnelle du compositeur argentin Martín Palmeri. Un concert caritatif destiné aux enfants porteurs de handicaps.

Photo : Lions club

Quelques noms célèbres de compositeurs aujourd’hui disparus illustreront la première partie de ce concert, comme Carlos Gardel, Aníbal Troilo et Astor Piazzola. Quelques pièces seront interprétées par les solistes d’Allegri.

Pour ce qui est de la seconde partie, c’est le compositeur Martín Palmeri en personne qui sera au piano jouant son œuvre la plus célèbre du moment, «La Misatango», accompagné des musiciens Savoyards du quintet Ad Libitum, de Jérémy Vannereau au bandonéon et pour la partie chant le groupe Allegri sous la baguette de Jean-Marie Puissant.

Né en 1965 à Buenos Aires, Martín Palmeri suit des études de musique classique dès l’âge de 13 ans. Il abordera plus tard le tango argentin avec un maître incontesté : Rodolfo Mederos. C’est véritablement son univers, ce qui a pour résultat une musique faite de sonorités très riches, magnifiquement rythmée et sous l’influence permanente du Tango nuevo.

Martín Palmeri compose aussi bien des pièces instrumentales comme «Las estaciones» (Les quatre saisons) que de la musique de chant choral ayant été pendant vingt-huit ans chef de différents chœurs en Argentine.

Sa notoriété est internationale et sa musique jouée sur tous les continents. Le maestro a été élu «compositeur de l’année» par les Américains et produira cette œuvre que vous aurez le privilège d’écouter au Carnegie Hall de New York en juin prochain. Ne ratez pas ce concert exceptionnel !

D’après le Lions club

Réservations : 06 70 75 37 84
Billetterie : OT Aix les Bains

Célébration de la 3ᵉ édition de la Nuit des idées au Musée Rufino Tamayo de Mexico

Le 31 janvier prochain se tiendra la troisième édition de la Nuit des idées au Musée Rufino Tamayo de Mexico, où des spécialistes français et mexicains de différentes disciplines débattront sur «L’urgence des bouleversements» pour faire face aux enjeux globaux. La journée de réflexion collective débutera à partir de 18 h et sera dirigée par l’écrivain Francis Marmande Charlas. Elle comprendra des projections cinématographiques, des concerts ainsi que des performances artistiques.

Photo : La Nuit des idées

La Nuit des idées est née à Paris en 2016 à l’initiative de l’Institut français, dans le cadre d’une rencontre exceptionnelle entre des intellectuels français et internationaux, pour discuter et débattre des grands enjeux actuels.

Chaque dernier jeudi de janvier, la libre circulation des idées et des connaissances est célébrée par des conférences, des rencontres, des tables rondes, des projections, des performances artistiques, entre autres, autour d’un seul thème partagé par les pays participants.

Cette année, des centres culturels, des universités, des musées, des centres d’art et des cinémas de plus de cent vingt villes et de soixante-dix pays participeront à l’échange d’idées sur le thème «Faire face au présent».

Pour l’édition 2019 au Musée Tamayo, les philosophes Cynthia Fleury et Jorge Linares réfléchiront sur les changements qu’impliquent les technologies dans nos sociétés. La participation de Federico César Lefranc Weegan, professeur de Droit, et de Constanza Gómez-Mont, consultante en développement, sera également l’opportunité de mieux comprendre les transformations que peuvent apporter les nouvelles technologies.

Des académiciens tels que la philosophe Catherine Larrère, connue pour avoir introduit en France le concept d’éthique environnementale, l’historien et spécialiste des problèmes liés à l’eau au Mexique, Juan Humberto Urquiza, et le biologiste Constantino de Jesús Macías García débattront d’un point de vue global et, chacun depuis l’étendue de son domaine d’expertise, sur les enjeux que suppose le changement climatique. Les documentaires Xochimilco, le dernier souffle de Mexico et Demain illustreront et proposeront plusieurs solutions aux enjeux globaux du présent, d’après un communiqué.

Quant au sujet des migrations, la journée accueillera le géographe français Laurent Faret, le journaliste photographe Javier García, l’avocate et présidente du Conseil national pour prévenir la discrimination (Conapred en espagnol) Alexandra Haas Paciuc et l’anthropologue Yerko Castro Neira.

La projection du documentaire La Cuisine des patrons de Javier García, qui raconte l’histoire d’un groupe de femmes dans l’État de Veracruz venu en aide aux migrants centraméricains, accompagnera la discussion.

En plus de ces tables rondes, l’on réfléchira au travers de l’art avec les morceaux de musique contemporaine programmés par Eric Namour et François Bonnet, l’imprimerie mobile de Nuria Montiel, le concert de Jac Berrocal et Vincent Epplay, et la performance de Guillermo Santamarina.

La cérémonie d’inauguration de la Nuit des idées sera présentée par l’ambassadrice de France au Mexique Anna Grillo, ainsi que par le directeur du Musée Tamayo Juan Gaitán.

D’après Excelsior
Traduit par Lou Bouhamidi

Trois brigades latino-américaines au rendez-vous mondial de la gastronomie à Lyon

Du 26 au 30 janvier 2019, la 19e édition du Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation (Sirha) se tiendra à l’Eurexpo de Lyon et prend de l’ampleur avec un hall supplémentaire de 10 000 m², permettant d’accueillir les 3 000 exposants et marques des 12 secteurs représentés (de l’alimentation aux services), et de proposer aux 200 000 professionnels du monde entier (dont 20 000 chefs) une offre encore plus large et plus variée. Trois brigades latinos participent cette année au concours, venant d’Argentine, du Chili et du Brésil.

Photo : DR

«Nous enregistrons une forte croissance d’exposants internationaux, puisqu’ils représenteront un quart du nombre total d’exposants au Sirha 2019. Au fil des années, l’événement a pris une place unique dans l’univers de la restauration et de l’hôtellerie et est devenu un grand rendez-vous de l’alimentation au niveau mondial» souligne Marie-Odile Fondeur, Directrice générale du Sirha.

Mais le salon est célèbre pour ses 24 concours. Les plus prestigieux sont les épreuves Traiteur qui mettent en compétition douze pays dont le Brésil et le Mexique, la coupe de la Pâtisserie avec 63 candidats de 21 pays dont trois d’Amérique latine (Argentine, Chili, Mexique). Mais le plus mondialement connu est le Bocuse d’Or qui rassemble 24 candidats de 24 pays qui s’affronteront en 5h35. À l’initiative du chef Paul Bocuse, le Bocuse d’Or réunit tous les deux ans depuis 1987 des jeunes talents de la gastronomie internationale pour distinguer les chefs les plus prometteurs de leur génération.

À chaque édition, la finale de la compétition est le résultat de sélections nationales et continentales. Les candidats sont jugés par des chefs émérites sur leur capacité technique mais aussi en fonction de la créativité, de l’audace et de l’innovation qu’ils déploient. Chacun d’entre eux doit ainsi mettre en œuvre les codes de la grande cuisine tout en valorisant sa tradition et son héritage culinaire national. Résultat mercredi 30 en fin de journée.

Alain LIATARD

Salon Sirha

3ᵉ édition du festival culturel chilien Activa tu presente con memoria

Le festival culturel chilien Activa tu presente con memoria, dédié à l’expression artistique collaborative liée aux problématiques mémorielles, a lancé sa troisième édition du 9 au 18 janvier 2019 au sein de l’espace culturel Federico Ramírez de la ville de Concepción (région du Biobío).

Photo : Loreto Heredia/Activa tu presente con memoria

Le festival aborde la problématique de la construction du récit mémoriel liée aux nombreuses disparitions causées par la dernière dictature chilienne conduite par Pinochet dans les années 1973 et 1990. Quel est le rôle et comment se construit la mémoire collective aujourd’hui ? Les initiatives artistiques mises à l’honneur à l’occasion de ce festival révèlent la mémoire comme un espace de partage et de création d’un récit national et communautaire. Le festival Activa tu presente con memoria a réuni des intervenants de tous horizons, chercheurs et artistes invités à débattre sur ce thème et à contribuer à la construction de ce récit.

Contrairement aux versions précédentes, qui envisageaient des expériences métropolitaines, cette année, le festival s’est concentré exclusivement sur la région du Biobío, rassemblant l’échange d’initiatives locales gérées principalement par des femmes. Mêlant expérience mémorielle et dimension locale, le festival a réuni la danse, le théâtre, la photographie, les arts visuels, le patrimoine urbain, la psychologie, les musées et les arts sonores parmi d’autres disciplines.

Outre le focus régional, le festival met l’accent sur l’importance de la collecte, la conservation, et la circulation des mémoires personnelles au gré des initiatives artistiques et culturelles. Il redéfinit la mémoire collective comme un processus inachevé qui nécessite la contribution de chaque récit personnel pour l’enrichir.

Cette mémoire collective est récoltée de diverses manières et sur une multitude de supports : pièces sonores, archives audiovisuelles, improvisation théâtrale, mais aussi expérience éditoriale. Prenons en exemple le projet Cuadernos de memorias, les carnets de mémoire, tenus par des femmes membres de l’Association des parents de détenus disparus de Concepción. «Sept histoires de vie, sept femmes, âgées de 57 à 83 ans, des mères, des filles et des amies, toutes à la recherche de leur mari ou de leur frère», explique Alejandra Villarroel, directrice et promotrice de l’initiative. Cette expérience redonne une visibilité à la mémoire à travers son écriture.

En valorisant la production de récits mémoriels et en travaillant sur les archives locales, le festival Activa tu presente con memoria a un double objectif de prise de conscience et de construction collaborative de la mémoire collective de la région du Biobío.

Astrid MORIN

Retrouvez toute la programmation du festival

Le Chili affirme qu’il organisera la COP25 en janvier 2020 en lien avec le Costa Rica

Le gouvernement du Chili confirme qu’il organisera le prochain sommet de l’ONU pour le changement climatique. Cette information a été confirmée par le Président Piñera durant la conférence de presse qui a eu lieu au Palais de La Moneda. Le pays organisera le rendez-vous annuel de janvier 2020 avec le Costa Rica. Nous traduisons ici un article publié dans La Tercera.

Photo : Radio Canada

«Je veux avant tout remercier la Conférence des Parties pour le soutien apporté afin d’accueillir la COP25 au Chili, permettant ainsi de maintenir la COP dans la région de l’Amérique Latine et des Caraïbes.» Tels ont été les mots de la ministre de l’Environnement du Chili, Carolina Schdmit, depuis la Pologne, après la confirmation du Chili comme prochain pays organisateur de la Conférence des Parties des Nations unies pour lutter contre le changement climatique. Le rendez-vous annuel se réalisera en 2020. La secrétaire d’État a affirmé que ceci représentait «un grand défi à assumer comme une tâche historique».

«Nous voulons que ce soit une opportunité pour montrer le meilleur de nous-mêmes et plus largement des richesses naturelles, culturelles et sociales de toute la région. Au nom du gouvernement chilien et de notre président Sebastián Piñera, je veux réaffirmer que nous croyons profondément que le véritable développement économique et social est possible uniquement si nous prenons soin de l’environnement. Diminuer et s’adapter au changement climatique est la clef pour réussir un développement complet et durable pour nos pays» s’est-elle exprimée.

Le Chili a mené d’intenses négociations cette semaine pour faire venir la conférence dans le pays et éviter qu’elle ne retourne dans la ville allemande de Bonn. Des conversations ont été échangées avec le Costa Rica, qui avait également manifesté son intérêt pour organiser le sommet. Toutefois, le pays a retiré sa candidature pour causes financières. Malgré cela, la décision finale a déterminé que la gestion de la rencontre de novembre prochain sera à la charge des deux pays.

La conférence de cette année a pour but de déterminer comment atteindre les objectifs adoptés en 2015 par l’Accord de Paris, qui a établi de limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète bien en deçà de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, et le plus proche possible de 1,5°C.

Quelques instants plus tard, et depuis le Palais de La Moneda, le Président Sebastián Piñera a annoncé la nouvelle au cours d’une conférence de presse : «Durant cette importante réunion, nous allons avoir l’extraordinaire responsabilité de mener et d’avancer vers un meilleur contrôle du changement climatique et du réchauffement mondial poursuivant les progrès obtenus par la COP 21 de Paris et la COP 24 de Katowice. […] Ainsi, en novembre de l’année prochaine, le Chili sera le pays siège du sommet de l’Apec et, en janvier 2020, nous serons le pays siège de la COP25.»

D’après La Tercera
Traduit par Cécile PILGRAM

La venue à Lyon de la réalisatrice vénézuélienne Alexandra Henao pour le festival Documental 2018

La douzième édition du festival «Documental : l’Amérique latine par l’image» a accueilli la réalisatrice vénézuélienne Alexandra Henao, dans le cadre d’une collaboration avec le festival «Documenta» de Caracas. Elle a présenté son long-métrage documentaire Kuyujani envenenado à l’Institut Cervantès le mardi 20 novembre, son film étant en lice pour les prix du jury et des spectateurs décernés à la fin du festival.

Photo : Beto Benitez (Pérou)

Alexandra Henao est vénézuélienne. Elle est diplômée en communication sociale (Université Catholique André Bello, Caracas, Vénézuela) et en cinématographie (Nation Film & TV School, Beaconsfield, Angleterre). Directrice cinématographique et de la photographie, les courts et longs métrages qu’elle a réalisés ont tous été primés dans son pays d’origine ainsi qu’à l’international.

La réalisatrice s’est rendue à Lyon la semaine dernière afin de présenter un long-métrage sur les questions amérindiennes et écologiques au festival «Documental, l’Amérique latine par l’image». C’est dans le cadre d’une collaboration avec le festival «Documenta» de Caracas que la structure culturelle Espaces Latinos a eu l’honneur d’accueillir Alexandra Henao.

Entre 2010 et 2016, la réalisatrice vénézuélienne s’est rendue à trois reprises dans les communautés Yekuana et Sanema qui souffrent d’une catastrophe humaine et environnementale. En effet, ces peuples risquent de disparaître sous peu car les lacs qui traversent leurs territoires et dont ils se servent pour les activités quotidiennes sont empoisonnés au mercure. Cet élément chimique que les locaux appellent le «vif d’argent» est utilisé pour extraire l’or des exploitations minières qui se développent de manière exponentielle sur les territoires indigènes. Jusqu’à 2016, ce commerce était absolument illégal mais n’en demeurait pas moins réel. Kuyujani envenenado montre l’impossible affrontement entre les communautés Yekuana et Sanema et ceux qui bénéficient de cette activité illégale et l’autorisent, au détriment des locaux et de leur santé. Le documentaire met en exergue l’implication de commanditaires militaires dans ce commerce qui, loin de le faire cesser, l’alimentent.

Les différentes séquences du film montrent l’altération du quotidien de ces peuples à cause d’activités polluantes, dangereuses et très rentables, dans un Vénézuela en crise économique. On ne peut que regarder, abasourdi, cette réalité qui nous est si lointaine se déployer devant nous, et se sentir révolté par cette injustice. L’approche humaniste et militante de la réalisatrice est frappante en ce qu’elle montre le bienfondé des revendications des Yekuana et Sanema qui, malheureusement, sont les laissés-pour-compte de ce désastre sanitaire et écologique.

Le mercredi 21 novembre, c’est à l’École Normale Supérieure de Lyon que son documentaire a été projeté, en miroir avec le court-métrage Mi territorio, de Cécile Spanu et Arturo Rodríguez, lors d’une double-projection, suivie d’un échange avec le public.

Nina MORELLI

De gauche à droite : Nicolas Olivares Pereda, Alexandra Henao, Cécile Spanu, Arturo Rodriguez, Nina Morelli – Crédit : ENSeguida

“Les populations amérindiennes, la terre et l’écologie : un dialogue latino-américain”, une rencontre de réalisateurs à l’Ecole normale supérieure de Lyon

Dans le cadre du 12e festival «Documental : l’Amérique latine par l’image», les Nouveaux Espaces Latinos et ENSeguida, association latino-américaniste de l’ENS de Lyon ont organisé à l’ENS, avec le soutien de l’association écologiste ENvertS, une double projection de documentaires sur la condition de peuples amérindiens du Venezuela (communautés Yekuana et Sánema) et du Mexique (communauté Maya). Celle-ci s’est prolongée par une discussion avec les réalisateurs.

La rencontre a été modérée par Nina Morelli et interprétée par Nicolás Olivares Pereda. Les deux projections ont été suivies par un échange avec les réalisateurs Alexandra Henao (Kuyujani envenenado, Vénézuela), Cécile Spanu et Arturo Rodríguez (Mi territorio, France et Mexique). La rencontre a débuté avec une première interrogation : comment, en tant que réalisateur, peut-on s’intégrer à ces communautés indigènes ? Dans le cas d’Alexandra Henao, c’est un chef Yekuana qui lui a demandé de venir faire un documentaire sur une des fêtes traditionnelles les plus connues de cette communauté. Une fois sur place, elle a décidé de centrer son film sur la question des mines et des lacs empoisonnés au mercure, devant l’urgence de la situation.

Cécile Spanu et Arturo Rodríguez, sont initialement allés dans des communautés indigènes au Mexique afin de filmer et d’interroger des spécialistes sur des questions écologiques et agricoles, dans le cadre d’un projet documentaire plus vaste. L’association Maderas del pueblo les a introduit dans une petite communauté maya. Cette association aide à l’autonomisation des peuples indigènes. Ils insistent sur le fait qu’ils n’ont pas eu à faire beaucoup d’efforts pour s’intégrer : c’est bien plus la communauté qui les a intégrés.

L’échange s’est poursuivi sur les différences de modes de vie. Cécile Spanu et Arturo Rodríguez ont mis en avant ce qu’était le concept de «communauté». Ils ont découvert un tout, un fonctionnement harmonieux. Le rapport de la communauté à l’environnement est fusionnel. Arturo Rodríguez raconte le plaisir qu’il y a à se dire : «ce fleuve, c’est chez moi, cette forêt, c’est chez moi aussi. Finalement, pour nous qui cherchons une solution écologique et une manière de repenser notre vie avec le territoire, tout est déjà là. Ces peuples vivent selon le rythme de la nature, leur calendrier dépend de la croissance du maïs, et résulte donc d’une l’osmose avec la nature.»

La question du rapport à la modernité a également été abordée. Arturo Rodríguez raconte ainsi que ces communautés ne comprennent pas «l’idée d’avoir des cartes de crédits, le fait de ne pas être payé directement avec de l’argent, sinon de manière virtuelle». Le concret est bien plus ancré : les membres de la communauté qu’ils ont fréquentés ne veulent que ce dont ils ont besoin, aux niveaux matériel et pratique. Il y a malgré tout un certain sens de la modernité, car ils utilisent des moteurs et des panneaux solaires.

Les communautés amérindiennes du Venezuela, les Yekuana et les Sánema ont attisé la curiosité du public. Des questions ethnologiques ont été posées à Isabel Soto, chorégraphe et danseuse qui a vécu avec ces communautés pendant plusieurs mois. Les spectateurs se sont demandés quel était le rapport de ces peuples au territoire. Cela a permis d’ouvrir le débat sur la question des peuples déplacés. Arturo Rodríguez et Cécile Spanu ont  expliqué que la communauté Maya dans laquelle ils vivaient était constituée de personnes déplacées de leur territoire d’origine (pour l’exploitation de leur ancienne terre), et que «ces gens étaient plutôt contents d’avoir une terre à eux, sur laquelle ils puissent vivre en paix, et qu’ils peuvent s’approprier». La position d’Alexandra Henao était toute autre. Elle a mis l’accent sur le lien étroit entre les peuples des régions de l’Amazonas à leurs territoires. Elle a notamment insisté sur le choc du déplacement qui «serait une vraie rupture dans leur système de vie ancestral. Le lien au territoire est essentiel pour la survie de la communauté et pour la perpétuation de leur culture».

La discussion sur les communautés indigènes a amené une question sur les  métissages entre les communautés Sánema et et Yakuana et les «créoles» (c’est-à-dire toute personne non indigène). Isabel Soto a expliqué qu’il n’y a que peu de mélanges et que les communautés citées sont deux peuples très différents. Il n’y a presque pas de cas de couples mixtes, entre différentes communautés, et de même avec des créoles. Quoiqu’il en soit, elle a insisté sur le fait que toute personne née dans la communauté, qui y a grandi, qui en maîtrise la langue et la culture est parfaitement intégrée dans cette communauté, qu’il soit métisse ou non. Il n’y a pas de telle distinction qui soit faite, même si les cas sont rares.

Suite à cela, la discussion est devenue politique. Dans le documentaire Kuyujani envenenado plusieurs séquences montrent des militaires et leurs rapports aux mineurs illégaux qui pénètrent dans les territoires indigènes. La réalisatrice a expliqué qu’il lui était impossible de filmer les militaires : elle a été obligée de placer des caméras cachées sur les chefs indigènes qui allaient à leur rencontre. Dans d’autres séquences, on voit des assemblées qui réunissent les chefs des communautés indigènes, les militaires et la ministre des Peuples Indigènes Aloha Núñez, qui évoquent les différentes lois quant au respect des territoires indigènes.

Le documentaire vénézuélien concerne la période 2010-2016. Lors du débat, la question de l’état actuel du problème sous la gouvernance de Nicolás Maduro a été posée. En 2016, le président vénézuélien a signé un accord autorisant l’extraction d’or dans un arc minier au sein de ces territoires. Désormais, l’exploitation, en plus d’être extrêmement polluante, n’est plus illégale. Sa dangerosité pour l’environnement et la santé des populations est totale. Les mineurs ne respectent pas les frontières de l’arc minier et c’est ainsi 52% du territoire des indigènes qui est exploité. L’accord du gouvernement pour l’exploitation intensive de ces ressources minières s’explique par la chute des prix du pétrole, qui était le revenu principal de l’État vénézuélien. L’extraction de l’or au mercure est devenu pour le pays une nouvelle ressource économique.

Les territoires miniers souffrent également de pressions externes, comme celle du Cartel del Sol (cartel de militaires), qui récupère une grande partie des ressources des extractions minières. C’est ce qui amène Alexandra Henao à parler du Vénézuela comme d’une dictature narco-militaire. Elle rappelle également que, malgré les lois pour les droits de ces communautés mises en place par Hugo Chávez, les accords n’ont jamais été appliqués. La séquence dans laquelle apparaît la Ministre des Peuples Indigènes incarne ce dialogue et cette mise en pratique impossibles : tout son discours vise à éviter de répondre aux protestataires et à plutôt mettre en avant la révolution menée par Chávez et sa lutte pour les peuples indigènes.

Le débat s’est ouvert sur d’éventuelles situations similaires dans d’autres pays d’Amérique latine. Alexandra Henao a donné quelques exemples, comme celui de peuples indigènes en Colombie, dont le taux de contamination au mercure est tel que les premiers effets à long-terme se font déjà remarquer, surtout chez les enfants. Au Brésil, le nouveau président Bolsonaro compte développer l’exploitation minière dans le pays. Le Pérou rencontre aussi ce genre de problèmes, mais dans aucun des cas évoqués le gouvernement ne prend des mesures contre ce qu’on peut appeler des écocides et des génocides.

Les réalisateurs ont transmis une note finale positive malgré tout. Aborder ces questions grâce au cinéma documentaire permet de soulever une indignation et créer des dynamiques des mobilisations et des lutte. C’est aussi, pour Cécile Spanu et Arturo Rodríguez, «une bonne chose que d’apprendre que les solutions écologiques que nous cherchons aujourd’hui existent déjà chez ces communautés indigènes. Nous avons donc beaucoup à apprendre d’eux.»

Ève LE FESSANT COUSSONNEAU

EnSeguida

Succès de la 12ème édition du festival «Documental – l’Amérique latine par l’image»

Le festival Documental, un des quatre festivals annuels que nous organisons pour faire connaître la diversité des sociétés et des cultures de l’Amérique latine, s’est achevé ce vendredi 23 novembre. Durant une semaine, dix films ont été projetés dans plusieurs lieux culturels de la Métropole de Lyon.

Photo : Espaces Latinos

La douzième édition du festival Documental a pris fin ce vendredi à l’issue de la remise des prix et d’un concert pour fêter la clôture de l’événement. Documental 2018 a été un grand succès puisqu’un public nombreux est venu assister aux dix projections de documentaires latinos-américains pour découvrir notre sélection. Nous nous réjouissons de la qualité des films proposés et de l’intérêt qu’ils ont suscité lors des débats avec les intervenants et les réalisateurs venus échanger autour de leur film avec le public.

C’est le film «Los ojos del mar» de José Álvarez qui a remporté le prix du jury, séduit par la grande qualité cinématographique de ce documentaire et par le traitement réussi du thème du deuil de familles et de proches de pêcheurs disparus en mer au Mexique. 

Le film «Cine São Paulo» de Ricardo Martensen et Felipe Tomazelli a quant à lui suscité l’engouement des spectateurs. L’histoire d’un amoureux de cinéma qui se démène envers et contre tout pour rénover le vieux cinéma familial et lui redonner la splendeur de sa jeunesse a permis au film de remporter le prix du public.

Nous tenons à remercier chaleureusement nos partenaires et les spectateurs, grands artisans du succès de cette édition. Nous adressons également un immense remerciement à toutes les personnes qui ont soutenu le festival par l’intermédiaire de notre campagne de financement participatif Ulule sur internet. Cette campagne réussie nous permet d’assurer la pérennité du festival et d’envisager d’ores et déjà l’organisation de l’édition 2019 !

Gabriel VALLEJO

Retrouvez notre dossier Documental

Les gouvernements s’engagent pour la protection de l’information et la liberté d’opinion

Dimanche 11 novembre, à l’occasion du Forum de Paris sur la paix, douze pays démocratiques ont lancé un processus politique sur l’information et la démocratie. Ils se sont engagés sur la base de la Déclaration édictée par la Commission mise en place à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF).

Photo : RSF

C’est à l’évidence une démarche historique en faveur des garanties démocratiques pour l’information et la liberté d’opinion. Depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, jamais des chefs d’État de pays démocratiques ne s’étaient mobilisés sur une position aussi forte en faveur de la liberté, de l’indépendance, du pluralisme et de la fiabilité de l’information, sur la base d’une déclaration édictée par une commission indépendante. Le 11 novembre, à l’occasion du Forum de Paris sur la paix, 12 chefs d’État et de gouvernement (Burkina Faso, Canada, Costa Rica, Danemark, France, Lettonie, Liban, Lituanie, Norvège, Sénégal, Suisse, Tunisie) ont répondu à l’appel lancé par la Commission sur l’information et la démocratie présidée par Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), et Shirin Ebadi, lauréate du Prix Nobel de la paix.

Pour cette initiative, six chefs d’État et de gouvernement étaient réunis pendant une heure, de 17h à 18h, dans la salle de presse du Forum de Paris à la Grande Halle de la Villette. Dans son allocution de présentation de la Déclaration avec Shirin Ebadi, Christophe Deloire a déclaré que «Reporters sans frontières a initié cette Commission sur l’information et la démocratie au moment même où la démocratie connaît une crise profonde qui est aussi une crise systémique de l’espace public : (…) rumeurs, désinformation érigée en modèle, affaiblissement du journalisme de qualité, violence parfois extrême contre les reporters… Au-delà de ces phénomènes, a expliqué le co-président de la Commission, il est de notre responsabilité de considérer les causes structurelles et de prendre les mesures appropriées (…) car les démocraties, ouvertes, subissent de plein fouet ces bouleversements, tandis que les régimes despotiques en tirent profit».

Le président de la République française Emmanuel Macron, qui avait reçu la Commission à l’Élysée le 11 septembre à l’occasion de sa première réunion à Paris, a déclaré : «Nous sommes aujourd’hui à un tournant majeur 70 ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La liberté d’opinion et d’expression qui est au fondement de nos démocraties et dont nous pensions les progrès irréversibles, se trouve à nouveau menacée et contestée» avant d’ajouter «je soutiens votre initiative, je suis favorable en nous inspirant de la déclaration présentée aujourd’hui à ce que nous nous mettions d’accord sur un ensemble d’engagements et à ce que nous nous efforcions de rallier à ces engagements le maximum d’États. Je suis favorable à ce que nous mettions en place un groupement international d’experts sur ce sujet, parce qu’il n’y a pas de bonheur sans liberté et de liberté sans courage. Vous avez décidé de prendre vos responsabilités, je pense que nous devons en tant que chefs d’État et de gouvernement les prendre aussi, et donc je veux ici dire la mobilisation complète de la France dans ce soutien et remercier mes amis chefs d’État et de gouvernement ici présents qui je le sais partagent ces idées».

Puis sur scène, ont tour à tour pris la parole les présidents Carlos Alvarado (Costa Rica), Beji Caïd Essebsi (Tunisie), Macky Sall (Sénégal), et les Premiers ministres Justin Trudeau (Canada) et Erna Solberg (Norvège). Cette dernière a rappelé l’attachement de son pays à tout appel en faveur de la paix mondiale, des droits de l’Homme et du développement durable. «Sans la liberté d’expression et une vraie communication et un vrai espace pour cela, l’Etat de droit est menacé, les institutions qui les protègent seront sapées», a-t-elle expliqué. 

Saluant le travail de Reporters sans frontières (RSF) pour la défense des journalistes et de la liberté de la presse, le président du Sénégal Macky Sall a indiqué qu’«en Afrique, il y a une volonté de plus en plus affirmée d’assurer la protection des journalistes et de créer les conditions d’un exercice digne de ce processus». Le président sénégalais a déclaré « s’engager pleinement à accompagner le Pacte pour l’information et la démocratie». Tout comme le président tunisien Beji Caïd Essebsi qui a soutenu pleinement lors de son discours le processus politique sur l’information et la démocratie : «Nous sommes venus ici pour vous dire : oui, nous sommes pour cette initiative et justement l’avenir nous en apportera la preuve».

De son côté le Premier ministre canadien Justin Trudeau a rappelé la responsabilité des dirigeants des démocraties libres «de soutenir le besoin d’avoir des médias forts et indépendants en qui nos concitoyens ont confiance. Le Canada, a-t-il affirmé, s’engage à défendre la presse libre auprès de la Commission initiée par Reporters sans frontières».

Le président du Costa Rica a également rappelé l’importance de maintenir «un espace public pluraliste et libre et de préserver l’accès à information ». « Le pluralisme et la liberté d’opinion doivent être garantis. L’accès à des données factuelles, l’accès à la connaissance notamment en ce qui concerne les événements actuels relèvent d’un droit fondamental» a ajouté le chef d’État.

La directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay et le secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjørn Jagland ont également affiché leur soutien à la tribune. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait d’ailleurs enregistré un message vidéo quelques jours plus tôt dans lequel il assurait : «Je salue l’initiative que vous avez prise de créer la Commission sur l’information et la démocratie. Elle intervient à un moment critique où les nouveaux moyens de communication et de diffusion de l’information sont en train de transformer notre monde. Il est plus important que jamais d’avoir accès à des informations pertinentes et fiables. Or cette liberté est de plus en plus menacée (…). Aujourd’hui plus que jamais, nous devons réaffirmer l’importance du débat public, et rappeler qu’il doit se dérouler dans la rigueur et le respect, reposer sur des informations exactes et être ouvert à des voix plurielles. Je vous remercie de contribuer à ouvrir le chemin».

Les États, contactés par Reporters sans frontières à raison de leur respect des standards démocratiques, de leur place au Classement mondial de la liberté de la presse et des qualités personnelles de leurs dirigeants, se sont engagés à défendre des garanties démocratiques dans l’espace global de l’information et de la communication en prenant pour référence la Déclaration internationale sur l’information et la démocratie publiée le lundi 5 novembre. Après avoir salué «le travail de la Commission internationale indépendante sur l’information et la démocratie initiée par Reporters sans frontières (RSF)», les chefs d’État et de gouvernement ont annoncé avoir «décidé de lancer, en s’inspirant des principes énoncés par cette déclaration, une initiative pour l’information et la démocratie». A travers cette initiative, ils réitèrent leur engagement en faveur de la liberté d’opinion et d’expression. Les chefs d’État et de gouvernement annoncent qu’ils «définiront les objectifs à suivre pour en garantir l’exercice dans le contexte technologique et politique du 21ème siècle».

«Nous remercions les chefs d’État et de gouvernement d’avoir entendu notre appel» a déclaré Christophe Deloire, co-président de la Commission sur l’information et la démocratie avant d’ajouter qu’il est nécessaire de créer «un Groupe international d’experts pour l’information et la démocratie, à l’instar de ce qu’est le GIEC pour le réchauffement climatique. La comparaison avec le processus sur le climat ne relève pas du hasard car comme pour le climat, il y a pour l’information et la démocratie un risque de spirale et d’emballement. L’écosystème de l’information est lui aussi déréglé. Le point de rupture est proche», a conclu Christophe Deloire.

Présents à l’évènement, cinq membres de la Commission ont tour à tour pris la parole afin de rappeler que le journalisme, sous le feu de nombreuses menaces, est plus que jamais essentiel pour protéger la démocratie. «Il faut une information qui soit fiable, qui ne soit pas corrompue et aujourd’hui l’un des fléaux auquel on fait face ce sont les nouvelles corrompues comme la commission l’a souligné» a déclaré l’économiste indien Amartya Sen.

La Commission est composée de 25 personnalités de 18 nationalités : les lauréats du Nobel Amartya Sen, Joseph Stiglitz et Mario Vargas Llosa, la lauréate du prix Sakharov Hauwa Ibrahim, et également des spécialistes des nouvelles technologies, d’anciens dirigeants d’organisations internationales, des juristes et journalistes, à savoir par ordre alphabétique Emily BellYochai Benkler, Teng Biao, Nighat Dad, Can Dündar, Primavera de Filippi, Mireille Delmas-Marty, Abdou Diouf, Francis Fukuyama, Ulrik Haagerup, Ann Marie Lipinski, Adam MichnikEli Pariser, Antoine Petit, Navi Pillay, Maria Ressa,Marina Walker, Aidan White et Mikhail Zygar.

D’après RSF

L’exposition Genesis de Sebastião Salgado quittera Paris en décembre

Comprendre le monde, ses origines, et réhabiliter la grandeur de la nature et sa beauté. Voilà ce que réalise Sebastião Salgado avec son exposition Genesis, à l’affiche de la fondation GoodPlanet depuis juin, et ce jusqu’en décembre. Ses photos montrent un monde fragile et à préserver. Genesis est la quête du monde des origines, celui qui a évolué pendant des millénaires avant d’être confronté au rythme de la vie actuelle, avant d’oublier ce qui fait de nous des êtres humains.

Photo : Polka

La Fondation GoodPlanet accueille l’exposition Genesis du photographe Sebastião Salgado à compter du 9 juin jusqu’au 16 décembre 2018. 60 photos grand format présentées en extérieur comme la quête du monde des origines par son auteur. « Avec Genesis, j’ai essayé de montrer la dignité, la beauté de la vie sous toutes ses facettes et le fait que nous avons tous la même origine » – Sebastião Salgado.

Genesis

Genesis est la quête du monde des origines, celui qui a évolué pendant des millénaires avant d’être confronté au rythme de la vie actuelle, avant d’oublier ce qui fait de nous des êtres humains. Cette exposition nous présente des paysages, des animaux et des peuples qui ont su échapper au monde contemporain. Elle met à l’honneur ces régions vastes et lointaines où, intacte et silencieuse, la nature règne encore dans toute sa majesté. On peut s’abreuver à la splendeur des régions polaires, des forêts tropicales, des savanes, des déserts torrides, des montagnes dominées par des glaciers et des îles solitaires. Si certains climats sont trop froids ou arides pour la plupart des formes de vie, on trouvera dans d’autres régions des animaux et des peuples qui ne pourraient survivre sans cet isolement. Ils forment ensemble une incroyable mosaïque où la nature peut s’exprimer dans toute sa grandeur. Les photographies de Genesis aspirent à révéler cette beauté. L’exposition constitue un hommage à la fragilité d’une planète que nous avons tous le devoir de protéger.

                                                                                         Lélia WANICK SALGADO
                                                                                                                 Commissaire

Sebastião Salgado

Économiste de formation, Sebastião Salgado commence sa carrière de photographe à Paris en 1973. Il travaille successivement avec les agences Sygma, Gamma et Magnum Photos jusqu’en 1994, lorsque ensemble avec Lélia Wanick Salgado ils fondèrent l’agence de presse Amazonas images, exclusivement vouée à son travail photographique. Il voyage dans plus de 100 pays pour ses projets photographiques qui, au-delà de nombreuses publications dans la presse, furent ensuite pour la plupart présentés dans les livres tels que Autres Amériques (1986), Sahel, l’homme en détresse (1986), La main de l’homme (1993), Terra (1997), Exodes et Les enfants de l’exode (2000), Africa (2007), Genesis (2013), Terres de café (2015) et Koweït, un désert en feu (2016). Des expositions itinérantes de ces travaux ont été et continuent d’être présentées à travers le monde. Sebastião Salgado a reçu de nombreux prix, il est Ambassadeur de Bonne Volonté pour l’UNICEF, membre honoraire de The Academy of Arts and Science aux États-Unis et élu à l’Académie des beaux-arts – Institut de France le 13 avril 2016 au fauteuil de Lucien Clergue.

D’après la
Fondation GoodPlanet

Des Mochicas aux Incas: Le Pérou archéologique dans le Val d’Oise

Le musée archéologique du Val d’Oise vous propose de vous évader en Amérique latine ! Partez à la découverte des civilisations pré-incas et incas et parcourez deux mille ans d’Histoire au cœur du Pérou archéologique. Un espace découverte introduit ce voyage par une carte interactive, de la musique andine, des jeux et des livres pour une immersion totale. Jusqu’au 15 septembre 2019.

Photo : Musée archéologique du Val d’Oise

Le voyage commence cent ans avant notre ère par une expédition en terre nazca, sur les traces des mystérieux géoglyphes. Elle se poursuit chez les Mochicas connus notamment pour la très riche tombe du seigneur de Sipán, qui a livré de nombreuses parures en or et dont vous découvrirez une reconstitution grandeur nature. Votre exploration se prolonge en compagnie des peuples architectes Huari et Tiahuanaco, puis auprès des Chimús. Après avoir emprunté le mythique chemin de l’Inca, le périple s’achève à Cuzco, théâtre des conflits face aux conquistadors…

Cette exposition présente les traits culturels propres à chacune de ces civilisations finalement peu connues, illustrés par des objets phares, reproductions officielles des musées péruviens. Des collections archéologiques originales, provenant du musée du Quai Branly, sont également exposées en regard de vestiges valdoisiens contemporains. Un espace découverte introduit ce voyage par une carte interactive, de la musique andine, des jeux et des livres pour une immersion totale. Pour les plus jeunes, des contenus accessibles et des outils ludiques jalonnent le parcours pour une expérience vivante et dynamique.

Service presse Val d’Oise

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