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Événéments

Les temps forts de la seconde partie du festival Belles Latinas et sa soirée de clôture

Avec des salles pleines tout au long de cette première semaine du 17festival Belles Latinas, la seconde partie s’annonce très prometteuse. Nous soulignons la rencontre symbolique du mercredi 17 octobre à la salle des mariages de la Mairie de Lyon Ier, place Sathonay, et la clôture du festival à Lyon le vendredi 19 octobre à l’auditorium de la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu. Deux événements qui compteront sur la participation d’Ivan Latapiat Newen Trio. Nous vous attendons nombreux pour participer à ces deux soirées à 18h30.

Photo : Espaces Latinos

Afin de souligner le soutien permanent de Nathalie Perrin Gilbert, maire du premier arrondissement de Lyon, depuis la création de Belles Latinas en 2002, et après avoir présenté pendant dix ans une partie de notre festival littéraire au sein de l’Amphi-Opéra de Lyon, nous avons choisi d’organiser une conférence dans la salle des mariages de la mairie, place Sathonay, afin de réunir deux écrivains latino-américains auteurs d’ouvrages autour de la thématique de la mémoire des années noires de l’Amérique latine, en particulier au Chili et au Pérou.

Avec le roman Piedras Blancas (Ovadia éditeur), la Chilienne María Isabel Mordojovich nous fait plonger, autour du coup d’État du 11 septembre 1973, dans l’horreur d’une école de torture destinée à former de jeunes officiers. Puis, dans une seconde partie située dans les années 2000, l’auteure aborde les réactions des proches des militaires, mère, femme, qui n’avaient rien vu, ni rien su.

Avec son nouveau roman Ayacucho, Alfredo Pita nous propose de revenir sur la fondation du Sentier lumineux (Partido Comunista del Perú – Sendero luminoso) par Abimael Guzmán. 1980 : Sentier lumineux se lance dans l’action de «guerre populaire». 1983 : des journalistes sont massacrés à Uchuraccay. 1989 : Vicente Blanco fait la connaissance de Rafael Pereyra, journaliste péruvien qui vit à Paris. 1991 : Vicente a convaincu son journal espagnol de lui confier un long reportage sur la guérilla au Pérou, il s’installe à Ayacucho, le foyer principal de la lutte où il restera plusieurs mois.

Une clôture en paroles et en musique

Pour la clôture de la 17e édition des Belles Latinas, l’équipe de médiation littéraire de la bibliothèque municipale de Lyon nous a proposé de mettre en relief deux auteurs du même pays, comme nous l’avons déjà effectué l’an dernier avec deux auteurs colombiens. Cette fois, le pays choisi est le Pérou et Alfredo Pita dialoguera avec son compatriote Renato Cisneros dont le dernier roman, La distance nous sépare, vient de paraître en français. Poète depuis son enfance, journaliste, présentateur de radio et de télévision, Renato Cisneros est aussi le fils d’un des dirigeants les plus durs de la dictature militaire qui a sévi au Pérou dans les années 1970. L’idée de ce qu’il appelle un roman s’est imposée à lui : tenter de reconstituer ce qu’il a vécu avec cet homme rigide, ami personnel de Raúl Videla ou d’Augusto Pinochet, qui était avant tout son père.

La rencontre sera animée par un membre de notre équipe littéraire, Maurice Nahory, accompagné d’un interprète pour partager les propos de Renato Cisneros, et toujours ponctuée par des morceaux musicaux avec le Ivan Latapiat Newen Trio.

J. E.

Lire les présentations de Piedras Blancas, Ayacucho et La distance qui nous sépare. Lire le programme complet des Belles Latinas.

Porteños, Melingo, Macha et El Bloque Depresivo en concert à l’Opéra de Lyon en octobre

Le jeudi 18 octobre 2018 à 20 h à la grande salle de l’Opéra de Lyon se tiendra un concert underground entre Buenos Aires et Valparaíso, de port en port, avec Melingo, Macha et Bloque Depresivo et la participation spéciale du Quatuor Wassily. Une belle occasion de découvrir la culture des Porteños, habitants des ports et éternels voyageurs intérieurs, en présence d’artistes latino-américains cultes, dignes ambassadeurs mais aussi perpétuels rénovateurs de leurs cultures.

Photo : Opéra de Lyon

Que ce soit à Buenos Aires, Montevideo, Veracruz ou Valparaíso les grands ports d’Amérique latine ont toujours été des hauts lieux de rencontres où se brassent les rythmes et mélodies aux origines les plus variées – musiques que les musiciens de lupanars se sont traditionnellement empressés de réinterpréter à leur manière. C’est souvent ainsi que sont nés des styles nouveaux parfois appelés à devenir les musiques emblématiques de leurs ports respectifs, tels que le tango ou la cueca.

Porteños rend hommage à deux des plus grandes villes portuaires d’Amérique du Sud : Buenos Aires et Valparaiso. Deux villes où les habitants se reconnaissent officiellement comme porteños. Deux villes qui allient une fierté citadine à un goût public pour des musiques locales bigarrées d’imports.

Natif de Buenos Aires, Melingo est une sorte de poète cubiste du tango. Sa voix grave et rocailleuse rappelle plus Tom Waits que Carlos Gardel, et c’est peut-être justement pour ça qu’il est un des musiciens les plus à même de représenter la modernité d’un tango toujours urbain et toujours en évolution. Clarinettiste classique, puis guitariste chanteur de rock reconverti, Melingo a redécouvert le tango de sa ville natale il y a une quinzaine d’années. Au cours de ses cinq disques, il a réinventé un tango personnel nourri de l’histoire de Buenos Aires.

Bloque Depresivo est le nouveau groupe de Aldo Asenjo (aka Macha) leader et chanteur du groupe culte chilien Chico Trujillo. Profondément ancré dans la culture de Valparaíso, le répertoire de Bloque Depresivo est nourri des classiques portuaires et des compositions de Macha qui expriment un désespoir réinterprété avec le Bonheur pervers des poètes dont partager la douleur est un sacerdoce. Valses, ballades et boléros se côtoient – pour le plaisir du public chilien qui ne semble pas connaître de plus grande joie que de pleurer sa douleur à tue‑tête.

D’après l’Opéra de Lyon
Pensez à réserver !

Un concert franco-colombien par Alain Pacquier à l’Arsenal de Metz le 21 octobre 2018

Alain Pacquier travaille depuis une trentaine d’années sur des projets artistiques avec des pays d’Amérique latine. A l’occasion du concert qu’il prépare dans le cadre de son nouveau projet France-Colombie, voici son portrait ainsi qu’un descriptif de ses actions. Un des premiers grands moments de cette collaboration musicale internationale sera le concert du 21 octobre 2018 à 16h à l’Arsenal de Metz, les «Couleurs symphoniques de l’Amérique latine».

Photo : Cité Musicale

Créer des ponts culturels entre l’Amérique latine et l’Europe, voilà la mission que s’est donné Alain Pacquier. Ce Lorrain passionné de musique, créateur et directeur artistique du festival de Saintes et du festival international de musique de Sarrebourg, œuvre depuis le couvent de Saint-Ulrich en Lorraine. Il y développe des activités autour de la découverte de musiques du monde parfois oubliées et incite les jeunes mosellans à la pratique instrumentale. Le lauréat en 1997 du Prix Monseigneur Marcel de l’Académie française pour son livre Les Chemins du baroque dans le Nouveau Monde monte depuis 2005 des projets de rencontres internationales entre musiciens latino-américains et mosellans.

Au cours de ses voyages en Amérique latine, il se rend compte que les populations locales entretiennent un rapport spécial au monde musical : dans la précarité et la pauvreté les plus extrêmes, la musique est une bouffée d’oxygène que l’on aime et que l’on pratique sans rien attendre en retour. La musique rend digne, en somme.

Dans des pays latino-américains comme le Mexique, la Colombie et le Venezuela où musique et action sociale vont de pair, comment ne pas imaginer un projet international ? C’est ce constat qui le pousse à former de jeunes musiciens à la pratique instrumentale symphonique et à promouvoir des collaborations outre-Atlantique, en organisant des rencontres et des concerts.

Nous le retrouvons dans le cadre de son nouveau projet d’échange musical avec la Colombie. Le but ? Réunir de jeunes colombiens et mosellans autour de musiques colombiennes, d’œuvres symphoniques et des figures du compositeur français emblématique Hector Berlioz et du maître du romantisme musical colombien José María Ponce de León, malheureusement moins connu que son contemporain.

Les « Couleurs Symphoniques de l’Amérique latine » en concert

La délégation colombienne qui se rendra en Lorraine en octobre 2018.

Photo : Alain Pacquier

«Mettre en commun ce que nous avons et qu’ils n’ont pas avec ce qu’ils ont et que nous n’avons pas.» Le projet France-Colombie repose sur ce principe et prend la forme d’un programme éducatif et musical original et historique : des rencontres musicales entre jeunes lorrains et colombiens.

Depuis 2013, grâce aux Rencontres Musicales de Saint-Ulrich, Alain Pacquier a mis en place ce projet pour favoriser la pratique instrumentale symphonique et promouvoir la mixité sociale, l’autonomie et la responsabilisation auprès des jeunes. L’objectif est d’organiser un échange et une coopération internationale avec les «Jeunes Symphonistes mosellans».

Ce projet se déroulera sur deux ans. Dans un premier temps, du 5 au 21 octobre 2018 en Lorraine. Les musiciens colombiens de Neira et Manizales seront d’abord reçus au couvent de Saint-Ulrich et prépareront un concert qui aura lieu le jeudi 11 octobre 2018 à l’Espace Lorrain de Sarrebourg. Puis ils rencontreront leurs camarades francophones de Sarrebourg et de Woippy, une ville près de Metz. Ensemble, ils répèteront pour deux concerts de clôture de la première phase du projet : d’abord à l’Espace René Cassin de Bitche, ensuite à l’Arsenal de Metz. L’année prochaine, ils se retrouveront de l’autre côté de l’Atlantique pour la deuxième phase du projet.

Ce sont plus de cent jeunes musiciens, stagiaires du programme et membres de la délégation colombienne qui se retrouveront sur scène pour offrir au public des «Couleurs symphoniques de l’Amérique latine», le 21 octobre 2018 à 16h à l’Arsenal de Metz. Ils interprèteront des œuvres de compositeurs colombiens (Felix Mendoza, Arturo Márquez, José Pablo Moncayo) ainsi que deux créations symphoniques de jeunes compositeurs, un français et un colombien (Simon Clausse et Cristhian Galindres).

Nina MORELLI

Las Marañas de la memoria, un spectacle du conteur cubain Pedro Mario López à Lyon le 9 octobre

Dans le cadre de la Nuit du conte, et en guise d’avant-goût de notre festival littéraire Belles Latinas, la conteuse cubaine Mercedes Alfonso nous propose une rencontre le mardi 9 octobre à 20 h au siège des Nouveaux Espaces Latinos, en présence d’un invité de marque : Pedro Mario Lopéz, poète, metteur en scène et universitaire qui présentera un spectacle sous le titre Las Marañas de la memoria. PAF 7 euros.

Photo : Pedro Mario Lopéz

Raconter des histoires, c’est ouvrir des portes, déployer des seuils de sens, c’est une jouissance, une pulsion créatrice et, surtout, la possibilité de rencontrer les autres pour entreprendre un voyage qui parviendra peut-être à nous ébranler, à nous amener plus loin, ou plus près… vers nous-mêmes. Ce spectacle, élaboré à partir d’histoires issues de la tradition orale, d’origine africaine, histoires urbaines et histoires inventées par l’auteur lui-même, invite le spectateur à partager avec l’artiste des moments intimes et personnels qui façonnent son existence et résonnent dans l’histoire de tous grâce à l’humour, la poésie, l’amour et l’ironie, sources de ce tissu puissant et essentiellement humain qu’est la mémoire.

C’est un spectacle pensé à la fois pour les grands et les petits, d’une durée d’une heure, adaptable en fonction des demandes, puisqu’il est conçu à partir d’une structure modulaire qui facilite l’ajustement de sa durée en fonction des contextes des événements dans lesquels il est présenté. La première de Las Marañas de la memoria a rencontré un franc succès en mai 2010 en Colombie, dans la ville de Bucaramanga. Fort de ce succès auprès du public et de la critique, il a ensuite été présenté aux festivals de Santa Fe, Rosario et Buenos Aires (Argentine) en octobre 2010, à Oaxaca et Mexico (Mexique) en mai 2011, à Los Silos et Tenerife (Îles Canaries) en 2017, et dans différentes villes de Colombie, dont Cali, Barranquilla et Medellín.

Pedro Mario López, conteur cubain fort de vingt-huit ans de pratique créative dans l’art de la parole, est à la fois poète, metteur en scène pour le théâtre et professeur d’université. Il a été récompensé par d’importants prix d’éloquence scénique au niveau international, comme le prix «Cuchillo canario», le prix «Cuentería» (Cuba), le prix d’éloquence scénique ibéro-américain «Chamán» (Madrid), le prix «Gran encantador» (Medellín) ou encore le prix ibéroaméricain «Maravilladores» (Santa Fe, Argentine). Il a participé à des festivals internationaux dans plusieurs pays. Il affirme qu’à chaque fois qu’il monte sur scène, c’est comme mourir et renaître à la fois, et qu’avoir l’opportunité de se présenter à Lyon et sur d’autres scènes françaises constitue une joie et un défi qu’il relève avec un plaisir extraordinaire.

Texte de présentation traduit par
Marlène LANDON

Entrée 7 euros (apéro offert)
4 rue Diderot 69001 Lyon

Du 20 au 23 septembre, le festival America accueille des auteurs latino-américains à Vincennes

Le festival America est devenu le rendez-vous bisannuel des auteurs nord-américains en France. Même si la programmation est principalement axée autour de la littérature de la zone anglophone du continent, elle offre aux amoureux de la langue castillane un panel d’auteurs à découvrir ou à retrouver avec plaisir. Parmi la longue liste d’écrivains figurent des auteurs venus du Mexique et de Cuba.

Photo : Paris Librairies

La première édition de 2002 et les sept suivantes ont été menées à bien grâce à des équipes de bénévoles motivés et à l’amour de la littérature de l’autre côté de l’Atlantique. Il ne s’agit pas pour cette structure d’organiser uniquement une série d’évènements le temps d’un week-end : elle propose également à des auteurs nord-américains de participer à des programmes de résidences d’écrivains. La neuvième édition du festival America de Paris, organisée à Vincennes, met cette année à l’honneur le Canada. Centrée autour des littératures nord-américaines, c’est une trentaine d’auteurs anglophones, francophones et hispanophones à retrouver du 20 au 23 septembre 2018.

Le festival propose une ouverture américaine sur des sujets de l’actualité mondiale et américaine, tels que la crise des migrants ou encore le rapport aux populations amérindiennes. De nombreuses rencontres sont organisées et de grands noms de la littérature hispanique seront conviés à non seulement donner leurs points de vue sur des réalités sociales et politiques, mais aussi à débattre sur des sujets artistiques. Les auteurs mexicains Emiliano Monge, Antonio Ortuño, Martín Solares et Aura Xilonen participeront à ces discussions, ainsi que les auteurs cubains Wendy Guerra, Vladimir Hernández et Karla Suárez. Nous aurons le plaisir de les écouter débattre lors de tables rondes et de conférences aux thématiques passionnantes et variées. Nous vous reproduisons la liste des sujets qui seront abordés par ces auteurs latino-américains.

Nina MORELLI

Thèmes politiques, historiques et philosophiques
Une société corrompue
Une odyssée vers la liberté
E… comme Exil : vivre autre part
F… comme Frontière : Passer la frontière
G… comme Guerre #2 : L’air de la guerre
H… comme Histoire #2 : Tours et détours de l’Histoire
P… comme Politique : Politiques fictions
R… comme Rêve américain : Que reste-t-il de l’American Dream ?

Thèmes sociaux
Les damnés de la Terre
La justice est un plat qui se mange froid
Une jeunesse tronquée
F… comme Femmes : portraits de femmes #1
H… comme Héroïne : Entre toutes les femmes
O… comme Origines : Là d’où je viens
P… comme Père : la place du père
S… comme Société : Le roman, miroir de la société #2
V… comme Violence : l’homme est un loup #1 et #2
V… comme Violence Sociale : Un monde sans pitié

Thèmes artistiques
A… comme Art : Pour l’amour de l’art
C… comme Corps : Écrire le corps
E… comme Écriture : l’art du roman
N… comme Noir : Toute la noirceur du monde
P… comme Personnages : Personnages en quête d’auteur
P… comme Polar : noir, c’est noir

L’Allemagne rend au Pérou un masque en or de l’époque précolombienne

L’Allemagne a rendu au Pérou un masque funéraire en or datant du VIIIe siècle issu de la culture précolombienne Sicán, après un processus judiciaire de près de vingt ans, a rapporté jeudi le ministère de la Culture du Pérou. Nous reproduisons ici un article de France 24.

Photo : France 24

La livraison, effectuée à l’ambassade du Pérou à Berlin, met fin à une longue lutte juridique et diplomatique des autorités péruviennes pour récupérer des pièces faisant partie du patrimoine culturel de leur pays.

«Je suis heureuse de recevoir l’un des biens les plus emblématiques des cultures du nord du Pérou, un masque Sicán», a déclaré la ministre de la Culture, Patricia Balbuena, dans un communiqué.

La ministre péruvienne a reçu le document archéologique de la main du plénipotentiaire de l’État libre de Bavière devant l’État fédéral, Rolf-Dieter Jungk, a indiqué le ministère.

Le masque était entre les mains de la justice allemande et avait été saisi par Interpol en 1999, dans la ville allemande de Wiesbaden. Ensuite, un processus judiciaire a commencé.

«En [décembre] 2016, le tribunal régional de Munich ordonne la libération du masque Sicán, confisqué par le bureau du procureur de Munich et autorise sa remise à notre pays», a indiqué le ministère de la Culture sur son compte Twitter.

Le Pérou avait signalé la disparition de la pièce en 1999. Le trésor retrouvera son pays d’origine dans les prochaines semaines. La culture Sicán s’est développée sur la côte nord du Pérou entre les VIIIe et le XVe siècles.

D’après France24
Traduit par Marlène LANDON

Un épisode de l’émission «Des trains pas comme les autres» consacré à la Colombie

Pour la 9e saison de Des trains pas comme les autres, Philippe Gougler embarque les téléspectateurs pour sept nouvelles destinations : en Namibie, en Colombie, au Canada, en Irlande, en Espagne, à Taïwan et au Portugal. Le jeudi 26 juillet, après la Namibie, France 5 diffuse le reportage consacré à la Colombie à partir de 20 h 55.

Photo : Des trains pas comme les autres
En Colombie, les transports ferroviaires s’avèrent peu développés. Ainsi, depuis le début des années 2000, le trafic de passagers s’est interrompu. Seul le transport de marchandises est encore opérationnel, sur un réseau de plus en plus vétuste. Dans la région montagneuse et agricole de l’Antioquia, les «motomesas» permettent d’utiliser certaines portions du réseau ferroviaire désaffecté.
 
Ces motos tractent les passagers sur des planches, pour quelques pesos. À Bogota, un train vintage permet aux plus nostalgiques de goûter aux plaisirs du rail, sur une courte distance. À Medellín circule l’unique métro de Colombie. Il constitue la fierté des habitants.
 
À la question comment l’ont accueilli les Colombiens posée par le magazine TéléZ, Philippe Gougler répond ainsi : «J’ai remarqué que dans les pays où il y avait très peu de trains, c’étaient souvent des trains extraordinaires. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit alors souvent d’une dernière ligne de vie, un dernier moyen d’aller dans les villages. Ce sont des trains avec lesquels les gens se débrouillent. Par exemple en Colombie, c’est le seul moyen de transport public du coin. Parfois, là où ils s’arrêtent, les habitants tendent des câbles entre deux vallées pour les traverser. Avant de les suivre, un Colombien m’a dit : pour ne pas avoir peur, il faut bien se tenir à ses cheveux !»
 
Retrouvez les autres aventures de Philippe Gougler découvrant les pays du monde entier dans les trains les plus originaux du monde dans l’émission Des trains pas comme les autres diffusée sur France 5 sur tous les jeudis de l’été à partir du jeudi 16 juillet, 20 h 55.

D’après France 5

Exposition hors les murs de Carlos Cruz-Diez au Centre Pompidou-Metz

En coproduction avec la Ville de Metz pour le festival Constellations de Metz et la Cruz-Diez Art Foundation, et en lien avec l’exposition L’Aventure de la couleur, le Centre Pompidou-Metz présente l’artiste Carlos Cruz-Diez, invité à intervenir de manière exceptionnelle sur le Parvis des Droits de l’Homme. Après les rues de Mexico, Paris ou Miami, l’artiste investit le sol aux abords du Centre Pompidou-Metz du 28 juin 2018 au 16 septembre 2019.

Photo : Centre Pompidou-Metz

Pour Carlos Cruz-Diez, la couleur a le pouvoir de transfigurer le monde qui nous entoure. Ses œuvres explorent depuis la fin des années 1950 la condition éphémère, instable et ambiguë de la couleur. Celle-ci devient un événement, une réalité qui évolue dans l’espace et le temps et donne son sens profond à la perception immédiate.

«J’ai toujours voulu – dit Cruz-Diez – lancer la couleur au-delà de son support, la projeter dans l’espace. Pour moi, la couleur n’est pas juste une anecdote de la forme, elle n’est pas seulement le rouge de la pomme, le bleu du ciel. La couleur est autonome, fugace, en mouvement perpétuel. La couleur est comme la vie : un présent permanent.»

Pour le Centre Pompidou-Metz, l’artiste investit le Parvis des Droits de l’Homme avec un Environnement Chromatique qui accompagne et bouscule les habitudes du public liées à ce lieu : ses lignes, ses formes, ses tonalités. Le passant devient à la fois témoin et acteur du spectacle qui se déploie au gré de ses déplacements et l’entoure sur plus de 500 m2. Il découvre sa capacité à créer, par ses propres moyens perceptifs, des couleurs qui ne sont pas présentes sur le support de l’œuvre, mais qui sont pourtant tout aussi réelles que les pigments utilisés dans la peinture. En proposant des stimuli visuels nouveaux, Carlos Cruz-Diez offre une expérience à la fois esthétique, poétique et sensorielle au cœur de la ville.

Environnement Chromatique est une œuvre continuellement changeante. Elle dialogue avec l’architecture, anime l’espace et lui confère une dimension inédite et ludique pour révéler avant toute chose l’expérience vitale de la couleur. «L’une des conditions de l’art est l’étonnement. Dès que vous sortez de chez vous et dépassez la porte cochère, vous devenez un robot. Vous traversez la rue sans y penser sans être attentif à la beauté du dessin du pavé, de l’espace qui vous entoure, de la couleur de l’atmosphère. C’est à l’artiste de provoquer l’étonnement, de proposer des objets insolites, des situations inédites, de déplacer les codes. On déclenche des bouleversements, une remise en cause, une prise de conscience. Rien n’est stable et tout peut être modifié. Contrairement à la peinture qui arrête le temps, ma technique produit un événement instable. C’est toute la réflexion sur l’éphémère, sur l’ambigu, sur l’instabilité, sur la continuité de la vie.», explique Carlos Cruz-Diez.

D’après le Centre Pompidou-Metz

À vos agendas ! Le Brésilien Caetano Veloso en concert à Lyon et à Paris

Chaque semaine, nous réservons un espace dédié aux événements et aux invitations. Il vous suffit de nous envoyer un courrier électronique avec des informations susceptibles d’intéresser nos internautes en indiquant simplement le titre de votre manifestation, le lieu, la date et l’heure, un visuel et un contact. Le temps fort de cette semaine se déroulera successivement à Lyon et à Paris. Les 5 et 7 juillet prochains, le chanteur brésilien Caetano Veloso se produira d’abord à Lyon, dans le cadre des Nuits de Fourvière, puis au Grand Rex à Paris. Pour le reste des semaines du 23 juin au 6 juillet, voici notre sélection.

Déposez votre annonce

VENDREDI 29 JUIN – 21H — PARIS — CONCERT

Hommage à Mercedes Sosa à la MAL par les musiciens Martín Oliva et Lucas Velich

Martín Oliva vient de Córdoba (Argentine), accompagné pour la première fois à Paris de son complice le guitariste Lucas Velich avec lequel il parcourt les scènes les plus prestigieuses de la musique populaire argentine et latino-américaine. Un voyage musical à travers les régions, les paysages et les réalités sociales du continent latino-américain… avec le chanteur argentin qui fut l’ami et partenaire de Mercedes Sosa. Artistes invités : Pelu Merco (voix), Fermín Juarez (percussion) et Emilio Ortecho (basse électrique). Plus d’infos

SAMEDI 30 JUIN — AIX-EN-PROVENCE — BRÉSIL

La Roda propose une semaine autour des expressions brésiliennes au Château de l’Horloge 

Le samedi 30 juin 2018, au Château de l’Horloge, la Roda et ses adhérents vous invitent à venir découvrir ou redécouvrir la musique populaire brésilienne. Nous vous donnons rendez-vous à partir de 16h avec, au programme : projection du film Na Rodas do Choro (Dans les Rondes du Choro) de Milena Sà ; un documentaire qui traverse l’univers du choro, en mettant l’accent sur les processus de transmission de cette musique typiquement brésilienne. Concert-Roda, un atelier de choro, un «brin de causette», Roda des enfants dans le parc, restauration Roda de samba. Infos et réservations

DÉBUT JUILLET — GRANDS CONCERTS D’ÉTÉ

Caetano Velozo aux Nuits de Fourvière à Lyon et au Grand Rex à Paris Réservations ouvertes

En France, c’est en 2002 que Caetano Veloso crève l’écran, grâce à sa délicieuse reprise de Cucurrucucú Paloma dans Parle avec elle de Pedro Almodóvar. Le grand public découvre alors ce chanteur étourdissant de génie, à la fois héritier des classiques (Tom Jobim, João Gilberto) et inventeur de formes – il fut le principal artisan du tropicalisme, qui rénova en profondeur les musiques brésiliennes. À 75 ans, Caetano nous embarque dans une nouvelle aventure en compagnie de ses trois fils, Moreno, Zeca et Tom. Tout Veloso est là, résumé dans ce qui promet d’être un sommet de musicalité. Infos Nuits de Fourvière et Grand Rex

MERCREDI 3 JUILLET — 19H — PARIS — LITTÉRATURE

«Aucune pierre ne brise la nuit» par Frédéric Couderc aux éditions Héloïse d’Ormesson

En 1998, Gabriel et Ariane se croisent dans un musée du Havre, face à l’œuvre d’un figuratif argentin. Ils l’ignorent encore, mais l’Argentine et l’amour viennent de se poser là, entre eux, faisant resurgir les fantômes du passé. Assis sur un axe Paris-Buenos Aires, la tragédie des «vols de la mort», les complicités innombrables de la France et d’anciens de l’OAS, Frédéric Couderc livre un roman bouleversant, dans lequel une folle histoire d’amour cherche la vérité. Présentation animée par le Collectif argentin pour la mémoire, à la Maison de l’Amérique latine de Paris. Plus d’infos

JUSQU’AU 7 JUILLET — LILLE ET SES ENVIRONS — PHOTOGRAPHIE

Suites des manifestations «Ola Cuba !» – Exposition des photographies d’Alejandro González

Dans le cadre de son partenariat officiel avec Auchan Retail, lille3000 a imaginé une exposition itinérante afin de connecter un nouveau public à la photographie d’art dans les hypermarchés et galeries marchandes Auchan de la métropole lilloise, ainsi que le centre commercial V2. L’exposition se présentera sous forme de cubes sur lesquels seront affichées des clichés du photographe cubain Alejandro GonzálezPlus d’infos

LES 6, 7 et 8 JUILLET — LYON — RÉFLEXIONS ET ÉCHANGES 

Trois jours de dialogues en humanité au parc de la Tête d’or à Lyon

Le mouvement des Dialogues en humanité a germé à Johannesburg en 2002. Il s’agit d’un forum mondial sur la question humaine, dont l’objectif est de sortir de l’impuissance et de l’indifférence. Que ce soit à Lyon ou sur tous les continents, le mouvement permet chaque année, sur une durée d’un à trois jours, de réunir dans la bienveillance et la convivialité des citoyens du monde entier de tous âges et de tous horizons pour tisser des liens et agir ensemble. Dans la riche programmation de cette année, nous prêtons attention à la pièce Papa est dans l’Atlantide du dramaturge mexicain Javier Malpica par Les Curieux Polyglottes. Plus d’infos

DU 25 AU 29 JUIN — EN DIRECT DU PARLEMENT EUROPÉEN

Cinq députés européens se rendent en Colombie et au Brésil pour étudier les conditions des Vénézuéliens

Le Venezuela a sombré dans une crise politique, économique et humanitaire sans précédent. La semaine prochaine, cinq députés européens se rendront en Colombie et au Brésil pour étudier sur le terrain la situation humanitaire aux frontières avec le Venezuela. La délégation visitera des postes frontières et rencontrera des représentants des autorités locales, régionales et nationales, ainsi que des organisations internationales et des ONG en charge de gérer l’afflux de citoyens vénézuéliens fuyant vers les pays frontaliers. Plus d’infos

EN LIBRAIRIE 

Un numéro spécial été de la revue littéraire «Europe» consacré à l’écrivain chilien Roberto Bolaño

Depuis 1923, Europe est une revue littéraire d’audience internationale. Sa dernière édition (n° 1070-71-72) est consacrée à l’écrivain chilien Roberto Bolaño (1953-2003), figure majeure de la littérature contemporaine, dont l’œuvre est traduite dans le monde entier et dont le rayonnement ne cesse de s’accroître. Pour sa part, Philippe Lançon, dans le journal Libération de ce samedi 23 juin, propose une chronique sur Bolaño, chevalier troubadour raconté par ses compagnons de route. Plus d’infos

ÉCHOS DE PRESSE 

José Luis Fuentes, un architecte chilien en charge de la Tour Eiffel

Plan vigipirate oblige, depuis les attentats de novembre 2015, la Tour Eiffel est entouré d’un important périmètre de sécurité permettant de filtrer ses visiteurs. Une nécessité sécuritaire peu esthétique, qui avait malheureusement tendance à entacher la majesté de ce monument visité par sept millions de touristes par an. Le Chilien José Luis Fuentes a alors imaginé une structure de verre de 3 mètres de hauteur et de 6,5 cm d’épaisseur, capable de résister à tout impact, y compris celui des balles, conformément aux règles requises par la préfecture de police de la ville de Paris. Plus d’infos

EXPOSITION INTERACTIVE

(Re)découvrez l’œuvre et la vie de l’artiste mexicaine Frida Kahlo sur Google Arts & Culture

Google Arts & Culture consacre en ce moment une exposition interactive baptisée Face of Frida, entièrement consacrée à l’œuvre de Frida Kahlo. Articles thématiques, expositions en ligne, un regard intime sur sa vie à travers ses écrits et celui d’autres artistes, divers témoignages… : plongez dans la vie de Frida Kahlo (les moments heureux, douloureux et tragiques) à travers ses œuvres. Une façon originale de (re)découvrir l’œuvre de l’iconique peintre mexicaine. Voir l’exposition interactive

Discours à Lyon de Jean-François Ploquin, directeur de Forum Réfugiés

Lors de la Journée mondiale du réfugié ce mercredi 20 juin 2018, le directeur de Forum Réfugiés, Jean François Ploquin, en présence du maire de Lyon, Georges Képénékian, a lu un mot lors du départ de la quinzième Marche des parapluies ; un discours qui nous interpelle et que nous avons souhaité reproduire ici.

Photo : Lyon Capitale Lyon

«Monsieur le Maire de Lyon, cher Georges Képénékian, Mme la vice-présidente de la métropole de Lyon, Mme la représentante de la délégation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en France et à Monaco, Mme Khatib, qui allait témoigner dans un moment de votre parcours de réfugiée, Mesdames et messieurs, demandeurs d’asile, réfugiés, collègues, partenaires, citoyennes et citoyens,

Pour la 15e fois, dans cette ville de Lyon qui la vit naître, nous allons entreprendre la «marche des parapluies» qui exprime de la manière la plus simple –c’est la force des symboles–, qu’il existe des femmes, des hommes, des enfants, qui doivent s’en remettre à un autre pays, un autre État que le leur, à d’autres sociétés que la leur, pour que leur existence, leur corps, leur esprit, leur destinée, ne soit pas brisée par la violence, l’avilissement, le deuil, la mort, pour que ces femmes, ces hommes, ces enfants, trouvent un lieu durablement sûr et protecteur –un refuge–, pour rester vivants, sinon indemnes du moins entiers, retrouver leurs forces et leur dignité, retrouver la capacité à agir, à bâtir, à faire société dans un pays et une culture différente.

Ce matin, un groupuscule lyonnais d’extrême-droite a déployé une banderole sur la façade de l’immeuble où se trouve la plateforme d’accueil des demandeurs d’asiles gérés par notre association, rue Garibaldi (tiens ! un grand Italien !). Sur la banderole s’étalait un immense cadenas. Si ce n’était pas leur donner davantage de poids qu’ils n’en ont, je dirais : voilà le combat où nous sommes aujourd’hui, qui sonne comme le titre d’une fable de La Fontaine : «Les réfugiés, le cadenas et le parapluie.»

Faut-il cadenasser un pays, le nôtre, dont l’histoire des derniers siècles –depuis la révocation de l’édit de Nantes, au moins,– est marquée par l’exil de centaines de milliers de Français contraints de fuir, ou partis chercher sur d’autres continents un avenir meilleur ? Une histoire marquée aussi par l’accueil de nombreux réfugiés, plus spécialement depuis un siècle (le génocide arménien, la révolution russe, la guerre d’Espagne, le fascisme, le nazisme, la guerre, la répression en Hongrie en 1956, le coup de Prague en 1968, les dictatures militaires en Amérique Latine, les boat people, l’invasion de l’Afghanistan en 1979, les guerres des Balkans… et jusqu’aux conflits actuels, en Syrie, en Centrafrique ou en Ukraine  ?

Faut-il cadenasser un pays qui a inscrit comme un droit sacré – laïquement sacré – le droit d’asile dans son préambule ?

Notre pays, la France, n’est pas aux premières loges des conflits, comme le sont le Liban, la Turquie, le Pakistan ou encore l’Ouganda, qui accueillent les réfugiés par millions. La France n’est pas aux premiers rangs de l’accueil en Europe, puisqu’elle occupe la 11e place, si l’on rapporte à sa population le nombre de demandeurs d’asile qui ont frappé sa porte l’an passé. 74.000 premières demandes en 2017, 91.000 en comptant les mineurs qui accompagnent leurs parents, c’est moins qu’en Allemagne ou en Italie en valeur absolue, et c’est beaucoup moins qu’en Grèce, à Malte, en Autriche ou en Suède, en valeur relative. Autrement dit, la France, en Europe, fait gentiment sa part. Alors, parce qu’elle fait gentiment sa part, fallait-il que la France accueille l’Aquarius, le bateau de sauvetage affrété par l’association SOS-Méditerranée, dans un de ses ports de la Corse ou du golfe du Lion ?

Une fois qu’on a rappelé, à juste titre, que la République italienne était mise au devoir de laisser accoster un bateau ayant à son bord des personnes certes secourues, mais toujours vulnérables, et que, ne l’ayant pas fait, elle a méconnu le droit international, que faut-il faire ? On peut interpréter le droit international, brandir les chiffres pour savoir qui accueille plus que qui et qui refoule à ses frontières plus que qui, faire valoir avec raison que la dimension du problème ce n’est pas un navire de 600 naufragés, mais des centaines de milliers de personnes jetées sur les routes périlleuses du désert, de la Libye et de la mer. Ou encore que c’est compliqué, que c’est un sujet européen –et en effet ça l’est !– que plus largement encore sont concernés de nombreux pays d’origine, de transit ou d’accueil, quand l’alternative c’est «est-ce qu’on laisse ces personnes errer des jours en mer» ou «est-ce qu’on les accueille sur la terre ferme, et après on verra», eh bien on aurait aimé, peut-être parce qu’on se fait «une certaine idée de la France», on aurait aimé que la France fît ce que l’Espagne a fait.

Quand un plaisancier imprudent est au péril de la mer, les sauveteurs vont le chercher ! Quand il y a 40 ans, le drame des boat people suscita l’envoi du bateau Île de Lumière en Asie du Sud-Est, Jean-Paul Sartre le justifia ainsi : «ce qui compte ici, c’est que ce sont des hommes. Des hommes en danger de mort.» À la suite de quoi, la France accueillit plus de 130.000 Cambodgiens, Laotiens et Vietnamiens, qui font partie de la France d’aujourd’hui.

Dans l’édition du 14 juin dernier du Progrès, un sondage indiquait que 71% des 17 000 votants comprenaient «qu’on refuse d’accueillir un bateau de migrants en détresse». C’est un peu ce qui se joue là, aujourd’hui, en ce moment : qu’est-ce qui aura le plus d’influence dans les mois et les années qui viennent sur les décisions politiques, la France du cadenas, ou bien la France du parapluie ? Un morceau de la réponse est dans nos mains. L’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés doit être clairement assumé, les yeux grand ouverts, à la hauteur des enjeux et des besoins, chacun dans ses compétences : État, services publics, collectivités territoriales, bailleurs sociaux, secteur associatif, mais aussi simples citoyens.

Et c’est bien ce que nous faisons à Lyon et sur le territoire métropolitain (merci à Georges Képénéhian et à l’équipe municipale, aux maires d’arrondissement qui accueillent nos équipements, à commencer par Nathalie Perrin-Gilbert dans cet arrondissement), merci au président de la Métropole David Kimelfeld, à vous aussi, Murielle Laurent, en charge de l’action sociale et éducative). Oui, c’est bien ce que nous faisons à Lyon et sur le territoire métropolitain, en accueillant chaque jour les personnes qui se confient à nous, en les accompagnant avec professionnalisme, en leur ouvrant simplement notre porte.

Ce que nous expérimentons chaque jour, c’est que la passion de vivre et la force d’agir des réfugiés apportent à notre société d’accueil plus de richesse, plus de solidarité, plus d’humanité. Je nous souhaite donc, au nom du président de Forum réfugiés-Cosi, Marc Noailly, des salariés, bénévoles et adhérents de l’association, avec les partenaires ici présents qui soutiennent cette marche, avec les élus, avec les demandeurs d’asile et les réfugiés, une marche des parapluies tranquille et joyeuse, sous la conduite en musique des Zurbamateurs, jusqu’à la Place Carnot où nous attendent, sous la statue de la République, la fanfare Marcel Frontale, des stands associatifs et de quoi se réconforter après l’effort.

Jean-François PLOQUIN

Plus d’informations sur Forum Réfugiés COSI

Lire aussi notre article sur l’essais Raconte-moi la fin de l’écrivaine mexicaine Valeria Luiselli édite aux édition L’Olivier  ICI

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