Cinéma brésilien

En salle le 26 décembre


La Vie comme elle vient, une comédie familiale du Brésilien Gustavo Pizzi

Irène, mère de famille brésilienne de Petrópolis, a des journées bien remplies. Entre quatre garçons, un mari rêveur, une sœur au bord de la crise de nerfs et une maison qui prend l’eau, elle tâche de tout orchestrer. Quand son aîné de 17 ans, recruté par une équipe de hand-ball, annonce son départ pour l’Europe, Irène est prise de court…

Photo : La Vie comme elle vient

Gustavo Pizzi a écrit le scénario avec son épouse, Karine Teles, qui joue également le rôle d’Irène. Ils ont décidé que la caméra virevolterait autour d’Irène et des autres personnages pour décrire les situations…

Quand «dans la vie, les choses arrivent, explique le réalisateur, vous devez faire avec, un point c’est tout. Mais dans le film je voulais montrer autre chose que de la souffrance : de l’espoir. Cette famille n’est pas riche mais elle ne vit pas non plus dans les favelas. Ils luttent pour une vie meilleure. Les femmes brésiliennes doivent davantage se battre. Ce sont elles qui font tourner la maison. Beaucoup d’hommes abandonnent leurs familles ou, comme Klaus, se plaignent de devoir travailler toute la journée et rêvent d’une affaire juteuse qui leur garantissent une rente. Les femmes sont plus pragmatiques, et finissent par dire : « Bien, continue de rêver, mais il faut payer les factures maintenant. » Irène et sa sœur Sonia sont de cette trempe-là. C’est difficile et injuste. Mais dans la vie, même dans ce genre de moments, on peut trouver de la joie, un sentiment de bonheur et d’accomplissement.»

«Quand on travaille avec des enfants, on a moins de temps et c’est difficile de capter leur attention pendant plusieurs heures. Je ne pouvais pas faire beaucoup de prises. Il faut penser en permanence à comment améliorer les choses pour eux et être à l’affût de tout instant intéressant. Le fait que les jumeaux soient nos propres enfants, Francisco et Arthur, nous a bien aidés…. Par exemple, je ne leur ai jamais donné le scénario. Mais, je leur décrivais la situation et ce que j’attendais d’eux. L’atout cependant, de tourner avec des enfants : c’est instantanément très réel. Ils vivent ces situations, alors que les adultes réfléchissent beaucoup trop.»

C’est une comédie familiale plutôt légère remarquablement interprétée par Karine Teles (que l’on avait vu dans Une Seconde mère) et bien agréable à regarder avec des personnages qui ont beaucoup de mal à vivre leurs espoirs et leurs rêves dans le monde d’aujourd’hui. Sortie le 26 décembre.

Alain LIATARD

 
 

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