17e festival littéraire Belles Latinas

Rendez-vous incontournables


Les temps forts de la seconde partie du festival Belles Latinas et sa soirée de clôture

Avec des salles pleines tout au long de cette première semaine du 17festival Belles Latinas, la seconde partie s’annonce très prometteuse. Nous soulignons la rencontre symbolique du mercredi 17 octobre à la salle des mariages de la Mairie de Lyon Ier, place Sathonay, et la clôture du festival à Lyon le vendredi 19 octobre à l’auditorium de la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu. Deux événements qui compteront sur la participation d’Ivan Latapiat Newen Trio. Nous vous attendons nombreux pour participer à ces deux soirées à 18h30.

Photo : Espaces Latinos

Afin de souligner le soutien permanent de Nathalie Perrin Gilbert, maire du premier arrondissement de Lyon, depuis la création de Belles Latinas en 2002, et après avoir présenté pendant dix ans une partie de notre festival littéraire au sein de l’Amphi-Opéra de Lyon, nous avons choisi d’organiser une conférence dans la salle des mariages de la mairie, place Sathonay, afin de réunir deux écrivains latino-américains auteurs d’ouvrages autour de la thématique de la mémoire des années noires de l’Amérique latine, en particulier au Chili et au Pérou.

Avec le roman Piedras Blancas (Ovadia éditeur), la Chilienne María Isabel Mordojovich nous fait plonger, autour du coup d’État du 11 septembre 1973, dans l’horreur d’une école de torture destinée à former de jeunes officiers. Puis, dans une seconde partie située dans les années 2000, l’auteure aborde les réactions des proches des militaires, mère, femme, qui n’avaient rien vu, ni rien su.

Avec son nouveau roman Ayacucho, Alfredo Pita nous propose de revenir sur la fondation du Sentier lumineux (Partido Comunista del Perú – Sendero luminoso) par Abimael Guzmán. 1980 : Sentier lumineux se lance dans l’action de «guerre populaire». 1983 : des journalistes sont massacrés à Uchuraccay. 1989 : Vicente Blanco fait la connaissance de Rafael Pereyra, journaliste péruvien qui vit à Paris. 1991 : Vicente a convaincu son journal espagnol de lui confier un long reportage sur la guérilla au Pérou, il s’installe à Ayacucho, le foyer principal de la lutte où il restera plusieurs mois.

Une clôture en paroles et en musique

Pour la clôture de la 17e édition des Belles Latinas, l’équipe de médiation littéraire de la bibliothèque municipale de Lyon nous a proposé de mettre en relief deux auteurs du même pays, comme nous l’avons déjà effectué l’an dernier avec deux auteurs colombiens. Cette fois, le pays choisi est le Pérou et Alfredo Pita dialoguera avec son compatriote Renato Cisneros dont le dernier roman, La distance nous sépare, vient de paraître en français. Poète depuis son enfance, journaliste, présentateur de radio et de télévision, Renato Cisneros est aussi le fils d’un des dirigeants les plus durs de la dictature militaire qui a sévi au Pérou dans les années 1970. L’idée de ce qu’il appelle un roman s’est imposée à lui : tenter de reconstituer ce qu’il a vécu avec cet homme rigide, ami personnel de Raúl Videla ou d’Augusto Pinochet, qui était avant tout son père.

La rencontre sera animée par un membre de notre équipe littéraire, Maurice Nahory, accompagné d’un interprète pour partager les propos de Renato Cisneros, et toujours ponctuée par des morceaux musicaux avec le Ivan Latapiat Newen Trio.

J. E.

Lire les présentations de Piedras Blancas, Ayacucho et La distance qui nous sépare. Lire le programme complet des Belles Latinas.

 
 

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