ACTUALITÉS DU 3 AU 10 MAI 2017

Mexique et Union européenne


Union européenne et Mexique : accélération des négociations commerciales face au protectionnisme de Donald Trump

Photo : Communauté européenne

Jeudi 4 mai – BRÉSIL – L’ONU s’est déclarée « inquiète » après la « grave » attaque menée par des propriétaires terriens contre des autochtones de la tribu Gamela, qui occupait des terres dans l’État de Maranhao (nord-est). L’attaque, menée par un groupe de 200 hommes liés à des fermiers locaux, munis de machettes et d’armes à feu, a fait treize blessés. Les terres censées être réservées aux autochtones sont de plus en plus grignotées par l’expansion agricole, donnant lieu parfois à des affrontements sanglants.

Vendredi 5 mai – PORTO RICO – Le pays a annoncé la fermeture de 179 écoles publiques dans l’espoir d’économiser plus de sept millions de dollars. Le territoire des USA est plongé dans une profonde crise économique qui pousse un nombre croissant de ses habitants à quitter pour les États-Unis. L’île compte 1292 écoles publiques qui accueillent 365 000 étudiants.

Samedi 6 mai – BRÉSIL – Un ex-directeur de Petrobras accuse l’ex-président Luiz Inácio Lula da Silva d’avoir « pleinement connaissance » de l’existence du réseau de pots-de-vin chez Petrobras et qu’il le dirigeait, une accusation rejetée par la défense de l’ex-président qui doit être entendu le 10 mai par le juge Sergio Moro, à la tête de l’enquête « Lavage Express ».

Dimanche 7 mai – COLOMBIE – Huit personnes ont été enlevées dimanche par l’ELN à Sesego, zone rurale de la municipalité de Novita, dans le Choco, département pauvre du nord-ouest, confronté à la lutte entre groupes armés notamment pour le contrôle du trafic de drogue. Le gouvernement colombien a attribué à l’ELN, dernière guérilla active du pays, l’enlèvement de huit personnes, estimant que de tels faits « compliquent énormément » les négociations de paix entamées le 7 février en Équateur. Ces sept hommes et une femme sont maintenant libres.

Lundi 8 mai – MEXIQUE – L’Union européenne et le Mexique ont décidé d’accélérer leurs négociations commerciales pour moderniser leurs accords commerciaux face aux menaces protectionnistes de l’Administration Trump. Le commerce entre le Mexique et l’Union européenne a déjà triplé entre 1999 et 2016. Les négociations pour moderniser cet accord commercial signé en 2000 ont débuté en mai 2016 mais vont s’accélérer d’ici à la fin de l’année, selon un communiqué de la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, publié ce lundi après sa réunion ce dimanche avec le ministre des Affaires étrangères mexicain, Luis Videgaray Caso.

Mardi 9 mai – EL SALVADOR – Un groupe d’experts de l’ONU a lancé un appel au Congrès salvadorien afin que le pays saisisse une « opportunité exceptionnelle » en faveur des droits des femmes et des filles dans ce pays d’Amérique centrale en permettant la dépénalisation de l’avortement dans des cas spécifiques. « Nous soutenons avec force la proposition de réforme actuellement à l’étude par le Congrès salvadorien pour permettre l’avortement quand il implique un risque pour la vie des femmes, quand il est le résultat d’un viol ou lorsque le fœtus n’est pas viable (…). Nous exhortons les législateurs pour qu’ils saisissent cette occasion unique afin d’aborder un tournant dans l’histoire des droits des femmes dans le pays », propos retenus d’un communiqué publié ce jour. L’interdiction totale de l’interruption de la grossesse est en vigueur au Salvador, une législation contraire aux normes internationales des droits humains qui viole les obligations internationales, ce qui a été source de préoccupation pour les mécanismes des droits de l’homme.

Mercredi 10 mai – VENEZUELA – « La Marcha de la Mierda », ou littéralement la « Marche de la Merde », est la réponse apportée par les manifestants de l’opposition aux attaques de gaz des forces de l’ordre. Le quotidien espagnol El País explique que les manifestants ont commencé à utiliser des « cocktails cacatov », des bombes faites d’un mélange entre matière fécale et eau, contre des officiers de la garde nationale. La marche a débuté dans la ville de Los Teques, à quelques kilomètres de Caracas, pour ensuite continuer dans la capitale. Selon El País, les officiers touchés par ces bombes devaient se mettre à couvert afin de vomir tellement l’odeur était infâme.

Guy MANSUY et Maud REA

 

 
 

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