Menace pour le dialogue entre l'opposition et le gouvernement du Venezuela

Report du référendum


Les enjeux du report du référendum révocatoire au Venezuela

Le Conseil Électoral vénézuélien (CNE) prévoit de reporter le référendum à 2017. L’Amérique latine est préoccupée par le report de ce référendum révocatoire. Les opposants au gouvernement voulaient à tout prix que le référendum ait lieu avant le 10 janvier 2017, car si Nicolas Maduro était révoqué avant cette date il y aurait des élections anticipées. En revanche, si la consultation se déroulait après et si le chef de l’État la perdait, il pourrait désigner son vice-président pour le remplacer.

Le Mexique comme l’Argentine, le Brésil, le Chili, le Paraguay et le Pérou sont préoccupés par la décision du Conseil National Électoral du Venezuela, qui prétend reporter le référendum révocatoire à 2017.  Ce qui a été exprimé par une déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères du Mexique, Claudia Ruiz Massieu ; de l’Argentine, Susana Malcorra ; du Brésil, José Serra ; du Chili, Heraldo Munoz ; du Paraguay, Eladio Loizaga, et du Pérou, Ricardo Luna. Les ministres signataires ont également réitéré leur appui et leur proposition d’aider à la reprise d’un dialogue entre le gouvernement et les différents acteurs politiques et sociaux vénézuéliens, afin de « promouvoir la stabilité politique, la reprise économique et le plein respect des droits humains ».

On rappelle que début août 2016 l’opposition avait accepté de s’asseoir à la table du gouvernement, à la condition que le Vatican soit présent comme médiateur, bien qu’elle demande aussi la fin des détentions « illégitimes », le référendum révocatoire et la reconnaissance du Parlement (le gouvernement vénézuélien ayant envisagé fin juin de demander au Tribunal suprême de justice (TSJ) de dissoudre le Parlement, actuellement contrôlé par l’opposition).

Réunis au sein de la coalition de la Table de l’unité démocratique (MUD), qui détient la majorité au Parlement, les opposants au chef de l’État, Nicolas Maduro, exigeaient d’ici à fin 2016 un référendum révocatoire à son encontre.  Le MUD voulait à tout prix que le référendum ait lieu avant le 10 janvier 2017, car si Nicolas Maduro était révoqué avant cette date il y aurait des élections anticipées. En revanche, si la consultation se déroulait après et si le chef de l’État la perdait, il pourrait désigner son vice-président pour le remplacer. Mais pour l’analyste Luis Vicente León, président du cabinet Datanalisis, le jeu potentiel du CNE ne serait pas d’éviter le référendum, mais de le retarder. Il n’avait donc pas tort…

Catherine TRAULLÉ
d’après Economíahoy.mx

 
 

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