Créé en 1991, il est le point de rencontre et d’échanges entre l’Europe et l’Amérique latine. Trois compétitions de films (fiction, documentaire, court-métrage) mettent en lumière le meilleur de la création cinématographique de l’année, et sont accompagnées d’avant-premières, séances spéciales, séances hommages, films pour le jeune public… Littérature, musique, expositions et débats d’idées sont aussi au programme, ainsi que gastronomie et artisanat au « Village » du festival.
Les temps forts du festival
Le festival présente également des focus autour de différentes thématiques : il portera cette année sur l’Urugay et Cuba. Au programme : cycle de films, concert, rencontres universitaires, tables rondes… sans oublier le mercredi 30 septembre à la Gare d Midi du Septeto Santiaguero. Figure incontournable de la scène musicale cubaine, apporte l’énergie du son cubain traditionnel. Avec plus de trente ans d’excellence musicale et un Latin Grammy Award, ce groupe légendaire continue de faire vivre le son cubano, guaracha, bolero-son et trova…
Chicas tristes, de Fernanda Tovar
Le vendredi 29 mai au cinéma Le Royal / 18h 30 (apéritif latino) – 20 h (projection). Chicas tristes de Fernanda Tovar (Mexique, Espagne, France) / 1 h 30 : La Maestra et Paula, deux amies inséparables, sont les meilleures nageuses de leur équipe. Jusqu’à ce qu’un terrible incident, survenu au cours d’une soirée, les oblige à choisir entre garder le silence et prendre la parole, quitte à mettre leur amitié à rude épreuve… Cette soirée sera l’occasion de dévoiler les grandes lignes de l’édition à venir mais aussi de partager un moment convivial.
L’affiche 2026
Pour cette nouvelle édition, on est partis de l’énergie et de la joie collective qui émanaient de la foule de danseurs lors du concert de Bad Bunny au Super Bowl. Cette image forte et vivante a servi de point de départ à la création visuelle. Nous y avons également intégré plusieurs clins d’œil à l’Uruguay, pays qui avec Cuba sera mis à l’honneur cette année, afin de faire écho à son identité et à son univers culturel. Une création de l’atelier Mêlé / Gwladys Esnault et Mathilde Schoettl.
Un festival de référence
Le festival est le point de rencontre et d’échanges entre l’Europe et l’Amérique latine. Trois compétitions de films (fiction, documentaire, court-métrage) mettent en lumière le meilleur de la création cinématographique de l’année, et sont accompagnées d’avant-premières, séances spéciales, séances hommages, films pour le jeune public… Littérature, musique, expositions et débats d’idées sont aussi au programme, ainsi que gastronomie et artisanat au « Village ». Le festival dédiera cette année des cycles thématiques rendant hommage à la culture uruguayenne, nous donnera des nouvelles de Cuba, invitera le festival colombien Bogoshorts, offrira un clin d’œil à Buenos Aires, ville de théâtre. Également au programme : cycle de films, concerts chaque soir, rencontres universitaires, tables rondes…
Carmen Castillo, présidente du jury documentaire
Historienne de formation, elle devient cinéaste en exil, à Paris, dans les années 80. Militante du MIR chilien (Mouvement de la Gauche Révolutionnaire), elle travaille auprès de Beatriz Allende, fille du président Salvador Allende, au palais présidentiel de La Moneda dès son arrivée au gouvernement en novembre 1970. Elle vit ces années d’espoir de l’Unité Populaire dans l’intensité de l’engagement politique. À la suite du coup d’État du général Augusto Pinochet, le 11 septembre 1973, elle vit dans la clandestinité avec son compagnon Miguel Enriquez, chef de la résistance et du MIR. Le 5 octobre 1974, à Santiago, Miguel est tué. Carmen, enceinte, est blessée, emprisonnée, mais réussira, grâce à la solidarité internationale, à être expulsée du pays. Réfugiée politique en Grande Bretagne, elle choisit la France où elle s’installe en 1977. Devenue française en 1982, elle écrit des récits et réalise, entre autres, des films qui évoquent ses blessures et ses convictions, la mémoire des vaincus et l’engagement, malgré tout. Notamment, Rue Santa Fe qui est présenté au festival de Cannes en 2007. En 2019, Carmen Castillo a obtenu le prix Charles Brabant de La Scam pour l’ensemble de son œuvre, en 2025, au Chili, le prix Trayectoria du ministère de la Culture. En 2026, en France, elle est décorée de la légion d’honneur au grade de Chevalier sur proposition du ministre des Affaires Étrangères. Carmen Castillo présentera à Biarritz son tout nouveau long-métrage Lo qu’en nosotros calla, pour lequel elle se replonge cinquante ans après, dans la tragédie chilienne de la dictature et de l’exil, pour parler de la mort de l’un de ses fils, cherchant à le sortir de l’oubli et à lui rendre justice.
Leonardo Padura, invité des rencontres littéraires
Auteur incontournable de la littérature contemporaine en langue espagnole, créateur du célèbre détective Mario Conde, Leonardo Padura est reconnu dans le monde entier pour une œuvre où se croisent avec une rare finesse l’histoire, la mémoire, les destins individuels et les profondes transformations de la société cubaine.
Lauréat du Prix Princesse des Asturies des Lettres, il est aujourd’hui l’une des grandes voix de la littérature latino-américaine. Cette année il nous présentera particulièrement ses deux derniers ouvrages : Aller à La Havane (où il se raconte lui-même et nous guide dans les quartiers de sa ville et les diverses époques qu’il a aimé visiter tout au long de son œuvre) et Morir en la arena (où il cartographie les ravages psychologiques et intergénérationnels d’une famille cubaine fracturée par un parricide impardonnable et des décennies de traumatisme collectif, roman encore en cours de traduction). Il dialoguera en toute liberté avec le traducteur de l’essentiel de ses œuvres, René Solis. Journaliste, critique de théâtre (signature historique de Libération), traducteur (et parfois éditeur) de nombreux auteurs latino-américains (Paco Ignacio Taibo II, Jorge Franco, Pablo de Santis, Horacio Castellanos Moya, Pablo Neruda).
www.festivaldebiarritz.com


