La Maison de l’Amérique latine, qui promeut un dialogue permanent entre les cultures et les sociétés latino-américaines et française depuis quatre-vingts ans, est menacée de disparition.
Comme l’a évoqué le Président de la République dans son discours de Valparaiso le 21 novembre 2024, et rappelé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères le 23 mai 2025, la Maison de l’Amérique latine est au service des relations diplomatiques, culturelles et économiques entre la France et les vingt nations qui composent l’Amérique latine et les Caraïbes. Elle accompagne et soutient l’action du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
C’est une institution indépendante car autofinancée, ouverte, pluraliste, siège du Groupe des Ambassadrices et Ambassadeurs latino-américains en France, mais aussi de nombreuses associations emblématiques. Elle est un lieu de rencontres de la communauté latino-américaine, un lieu d’accueil des Latino-américains en visite en France, un lieu d’expositions artistiques, de musique, de philosophie, de géopolitique et d’échanges littéraires, en accès libre et gratuit.
Une institution où cinq mille visiteurs annuels viennent au rendez-vous des artistes, de Wilfredo Lam, Matta, Antonio Seguí, Agustín Cárdenas, Julio Le Parc, Pablo Reinoso à Leonora Carrington, Lola Alvarez Bravo, Tarsila do Amaral, Alicia Penalba, Paz Errázuriz et Gego, parmi les cinq cents expositions réalisées par la Maison et les dix mille rencontres où les auteurs, étudiants, professeurs, par les chercheurs et entrepreneurs approfondissent notre compréhension du monde et inventent l’avenir.
Or, la Banque de France, propriétaire des bâtiments loués par la Maison de l’Amérique latine depuis soixante ans, a fait savoir par voie de presse qu’elle les mettait en vente, sans aucune obligation pour l’acquéreur de rechercher, contrairement à ses engagements, une solution visant à maintenir l’institution.
Cette chronique d’une mort annoncée intervient après une opportune campagne de dénigrement. Elle reviendrait à rayer de la carte une Maison créée en 1946 par le général de Gaulle, en reconnaissance du soutien apporté par l’Amérique latine et les Caraïbes à la France Libre. Dans une période d’extrême fragilité de l’écosystème institutionnel artistique et pour ne pas voir disparaître ce centre de dialogue, de rayonnement et de réflexion, nous, signataires, amis de la Maison de l’Amérique latine, en appelons solennellement au président de la République, sous le haut patronage duquel est placée la Maison depuis sa création, et au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, afin de favoriser une solution qui assure la pérennité des missions de la Maison de l’Amérique latine dans son lieu historique.
Au moment même où la Maison de l’Amérique latine s’apprête à fêter ses 80 ans, ce signal aurait une répercussion forte dans tous les pays d’Amérique latine et des Caraïbes pour lesquels la France est plus que jamais un partenaire essentiel.
Jean-Marc LAFORÊT,
président de la Maison de l’Amérique latine
AFFAL
Vous pouvez la signer dès maintenant en suivant ce lien : https://www.change.org/la_maison_de_l-amerique_latine_ne_doit_pas_disparaitre. La publication dans la presse sera accompagnée d’une première liste de signataires. Merci par avance pour votre soutien. Dolores Rodriguez Ludger (Maison de l’Amérique latine) 217 bd Saint Germain, 75007 Paris. Tel +33 1 49 54 75 07 – www.mal217.org


