Le président argentin apparaît aux côtés du candidat du Parti libéral, qui n’est pas favori dans les sondages. Lula da Silva, le président brésilien a commencé à nouer des alliances avec des alliés centristes et cherche à isoler la droite. Javier Milei a confirmé qu’il se rendrait au Pérou le 28 juillet pour assister à l’investiture de Keiko Fujimori à la présidence du Pérou pour le mandat 2026-2031.
Le président Javier Milei s’envolera vendredi soir pour São Paulo afin de participer à un programme politiquement chargé au Brésil, marquant le début d’une série de voyages internationaux visant à soutenir les dirigeants de droite dans la région. Cette visite, qui se prolongera jusqu’au samedi 25 juillet, comprend une rencontre avec le sénateur Flávio Bolsonaro, principal candidat de l’opposition à l’élection présidentielle d’octobre, et sa participation au congrès national du Parti libéral (PL). La Casa Rosada a présenté le voyage comme une visite visant à « renforcer les liens » entre l’Argentine et l’État de São Paulo. Cependant, le programme des rencontres prévues révèle clairement la dimension politique de ce déplacement : soutenir le principal adversaire du président Lula da Silva lors des prochaines élections, qu’il ne rencontrera pas.
Après la cérémonie, Milei tiendra une réunion de travail à la résidence officielle du gouverneur avec De Freitas, Nunes et Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, toujours emprisonné et que Milei ne pourra pas rencontrer cette fois-ci en raison d’une décision de justice. Le voyage de Milei a été mal accueilli par l’entourage de Lula. « Le président Milei arrive au Brésil à un moment très difficile pour le candidat qu’il soutient », ont résumé d’éminentes sources journalistiques du Cône Sud.
Le soutien indéfectible et catégorique des libertariens à la campagne du principal opposant au Brésil est perçu comme une ingérence dans la politique intérieure du pays. Ces manifestations sont toutefois tolérées car leurs partisans sont convaincus que la popularité de Lula est nettement supérieure à celle de Bolsonaro. Un récent sondage révèle que 55 % des électeurs pensent que le président Lula sera réélu, tandis que seulement 25 % prévoient une victoire de Flávio Bolsonaro. La victoire du président Lula fait l’objet d’une opinion majoritaire dans toutes les régions, tous les sexes, tous les âges, tous les niveaux d’éducation et toutes les religions étudiées. Parmi les électeurs indépendants, 52 % croient à la victoire de Lula, contre seulement 14 % pour Flávio Bolsonaro.
Thomas Traumann, l’un des analystes politiques les plus influents du Brésil, écrivait il y a quelques jours dans O Globo que Bolsonaro avait manqué l’occasion, offerte par la Coupe du monde, de régler ses problèmes internes avec Michelle Bolsonaro, Tarcísio de Freitas et Nikolas Ferreira, et de fournir une explication, même minimale, concernant les plus de 65 millions de réaux qu’il a reçus du banquier corrompu Daniel Vorcaro – une affaire qui a fortement pesé sur sa campagne.
Milei, qui connaît Flávio Bolsonaro depuis des années, arrive à São Paulo pour lui apporter son soutien politique à un moment où le sénateur a besoin de signes de soutien international pour sa candidature. Ce voyage au Brésil est le premier d’une série : la semaine prochaine, le président argentin se rendra à Bogota pour l’investiture d’Abelardo de la Espriella, le leader de droite qui a battu le candidat du gouvernement colombien au second tour de l’élection présidentielle, et fera une halte à Lima pour l’investiture de Keiko Fujimori, la présidente élue du Pérou. Une rencontre privée avec le président de l’Équateur, Daniel Noboa, est également envisagée.
D’après la presse d’Argentine/Brésil
Traduit par Espaces Latinos


