La Tribune des livres de la Maison de l’Amérique latine de Paris – Mercredi 9 sept. 2026 – 19 h.

Mayra Montero pour son livre Le soir où Bobby n’est pas venu jouer, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis (Éditions Métailié). Interprète : Manuela Corigliano. Le monde des échecs est peuplé de personnages étranges qui semblent incapables de vivre loin de l’échiquier, Bobby Fischer et sa destinée tragique appartiennent à ce monde. Il a 12 ans lorsqu’il vient à Cuba se mesurer aux grands maîtres, accompagné de sa mère qui sera sensible au charme d’un horloger polonais et romantique tombé follement amoureux d’elle. 

Dix ans plus tard, Bobby revient à La Havane pour participer à l’Olympiade mondiale d’échecs. Miriam, une adolescente timide, est chargée par ses amies d’obtenir pour l’horloger la signature du maître, en échange d’un disque des Beatles interdit dans l’île révolutionnaire. L’adolescente part à la recherche du joueur d’échecs et le trouve, ce qui bouleversera leurs vies. Elle gardera toujours dans son cœur cette rencontre, lui s’en souviendra aussi. Il est des moments et des sentiments fulgurants qui marquent les êtres à tout jamais. 

Mayra Montero est née à La Havane en 1952 et vit depuis plus de trente ans à Porto Rico. C’est l’une des romancières les plus reconnues de l’Amérique latine et ses œuvres ont été traduites aux États-Unis, en France, en Allemagne et en Italie.

Également au programme : ♦ Les noms de Feliza, de Juan Gabriel Vásquez, traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon (Éditions du Seuil). ♦ Les lieux souterrains, de Gustavo Faverón Patriau, traduit de l’espagnol (Pérou) par Robert Amutio (Christian Bourgois Éditeur).

Cette table ronde accompagne l’exposition présentée à Julio Artist Run Space dans le cadre d’une collaboration avec Espacio Cabeza, basé à Guadalajara (Mexique). Ancrée dans l’exposition, la conversation réunit Gabriela Salomón, Marco Valtierra, Diego González Gómez, María Ibáñez et Violette Morisseau, membres de Julio Artist Run SpaceEspacio Cabeza et Ojalá, afin d’élargir la réflexion aux espaces gérés par des artistes, à l’auto-organisation et à l’agir collectif.

À partir de leurs expériences à Paris et à Guadalajara, les participants aborderont les enjeux, les possibilités et les pratiques quotidiennes qui permettent aux initiatives indépendantes d’émerger, de perdurer et de créer de nouveaux contextes pour la production et l’expérimentation artistiques. La discussion portera autant sur les conditions matérielles de ces espaces que sur les formes de collaboration, de gouvernance et de solidarité qui rendent leur existence possible.

En croisant des perspectives artistiques et organisationnelles, cette rencontre propose d’interroger le rôle des espaces autogérés dans le paysage de l’art contemporain. Elle offrira un moment d’échange autour des défis auxquels ces initiatives sont confrontées, mais aussi de leur capacité à inventer de nouvelles manières de produire, de montrer et de partager l’art, au-delà des cadres institutionnels traditionnels.