La tournée de trois jours du secrétaire d’État américain Marco Rubio dans trois pays latino-américains, menée du mardi 8 au jeudi 10 septembre 2026, a permis à Washington de consolider son hégémonie régionale en s’alignant étroitement avec les nouveaux dirigeants conservateurs locaux.
Objectifs principaux de la tournée : Sécurité : Renforcer la lutte conjointe contre les cartels de la drogue et le crime organisé. Diplomatie : Resserrer les liens avec les alliés de l’administration Trump après des années de tensions avec les gouvernements de gauche. Économie : Discuter d’accords commerciaux et de partenariats sur les ressources stratégiques. Ce déplacement était la deuxième étape d’une tournée destinée à consolider les alliances avec les dirigeants conservateurs de Colombie, d’Équateur et du Pérou, et à conforter l’influence des États-Unis en Amérique latine. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est montré déterminé à intensifier la lutte conjointe contre les cartels de drogue qui ont transformé ce pays en l’un des plus violents d’Amérique latine. Depuis Quito, le chef de la diplomatie américaine a annoncé que le gang équatorien Los Tiguerones serait désormais désigné comme « organisation terroriste », leur interdisant tout accès au système financier américain et toute transaction en leur faveur.
Washington avait déjà fait de même avec d’autres gangs équatoriens, mais aussi avec le Tren de Aragua au Venezuela ou le cartel de Sinaloa au Mexique. « Nous ne parlons pas d’une mafia ordinaire, nous ne parlons pas de criminels, nous parlons de terroristes », a lancé Marco Rubio en conférence de presse. Cette organisation est impliquée dans le trafic de drogues et d’armes, ainsi qu’à l’exploitation minière illégale, le blanchiment d’argent, l’extorsion et des assassinats, selon l’Observatoire équatorien du crime organisé.
Les temps forts
Restauration des liens : Marco Rubio a marqué un tournant diplomatique à Barranquilla avec le nouveau président Abelardo de la Espriella. Accords signés : Des ententes ont été conclues concernant l’approvisionnement en minéraux critiques et la coopération nucléaire civile. Contexte : Cette visite solde la distance diplomatique observée sous l’ancien mandat de gauche de Gustavo Petro. En Équateur : Lutte antidrogue : À Quito, Marco Rubio a affirmé sa détermination à intensifier le combat contre les cartels qui gangrènent le pays. Mesures concrètes : Annonce du classement du gang local Los Tiguerones parmi les cibles prioritaires de la coopération sécuritaire. Au Pérou : Partenariat stratégique : Étape finale de la tournée, la rencontre avec le gouvernement de Keiko Fujimori vise à approfondir la coopération militaire et la stabilité andine dans la zone.
D’après Médias Pérou-Équateur


