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Television

Netflix obtient les droits pour adapter Cent ans de solitude en série télévisée

Netflix va créer une série télévisée inspirée du livre le plus reconnu de l’écrivain colombien Gabriel García Márquez, Cent ans de solitude, l’une des œuvres les plus significatives du XXe siècle, les plus lues et traduites actuellement. Ce chef-d’œuvre, considéré comme un classique du réalisme magique, sera pour la première fois adapté à l’écran depuis la sortie du roman en 1967.

Photo : Nancy Crampton

Cent ans de solitude est un roman qui souligne différents aspects de l’Amérique du Sud dans le cadre historique, géographique, socioculturel et surnaturel. De cette façon, Gabriel García Márquez montre un contexte latino-américain, ses problématiques et ses merveilles en suivant l’épopée de la famille Buendia sur sept générations et la ville imaginaire de Macondo où elle habite. Le roman a été traduit en 46 langues et a été reconnu comme la représentation du courant littéraire «réalisme magique».

Netflix a acheté les droits pour parvenir à produire la première version filmée du Prix Nobel de littérature de Gabriel García Márquez. Ce nouveau projet a été annoncé le mercredi 6 mars, date où l’auteur de ce roman aurait eu 92 ans. Les fils de l’auteur, Rodrigo et Gonzalo García Barcha, seront d’ailleurs les producteurs exécutifs de cette nouvelle initiative. Pour la promouvoir, Streaming a publié sur son compte Twitter une animation qui débute avec des papillons jaunes, ce qui est une particularité connue de l’écrivain.

Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois qu’une œuvre de l’écrivain colombien est adaptée à l’écran. L’auteur a déjà eu plusieurs de ses romans dans ce cas tels que L’Amour aux temps du choléra (2007), De l’amour et autres démons (2010) et Mémoire de mes putains tristes (2011). En ce qui concerne l’adaptation de Cent ans de solitude, l’auteur avait toujours eu un regard négatif. En effet, dans les années 1970, le réalisateur, producteur et acteur mexicain Anthony Quinn avait essayé de le persuader d’en faire un film. Toutefois, Márquez avait répondu pendant une interview du canal de communication Film & Arts que la littérature et le cinéma étaient différents. C’est-à-dire que dans la littérature les lecteurs et lectrices peuvent imaginer et vivre l’histoire comment ils veulent. Dans le cinéma, au contraire, la marge de créativité est détruite et limitée. Les livres permettent aux lecteurs d’imaginer les personnages, les lieux, les ambiances ou les situations tels qu’ils sont, alors qu’au cinéma, l’information est déjà établie d’après le souhait des réalisateurs.

En outre, d’après les fils de l’auteur, l’histoire peut être amenée au film puisqu’il respecte les trois critères auxquels l’écrivain avait pensés pour l’adapter à l’écran. Le premier était qu’il soit tourné en espagnol, raison pour laquelle l’écrivain n’a pas voulu vendre le livre à Hollywood ; le deuxième était qu’il soit filmé en Colombie et, le dernier critère, qu’il soit en plusieurs épisodes pour qu’il n’y ait pas de perte d’informations du roman. C’est pourquoi ce sera une série télévisée afin de montrer toute l’information contenue dans le livre. Effectivement, le romancier n’était pas totalement opposé à l’idée d’amener le livre au grand écran même s’il était un peu réticent.

Ce projet a aussi été influencé par Alfonso Cuarón, Guillermo del Toro et Alejandro González Iñárritu, tous des cinéastes latino-américains qui ont encouragé les héritiers du romancier à produire le film. Maintenant, c’est Netflix qui affronte le défi d’adapter le roman en série télévisée. Est-ce que Netflix pourra transmettre et conserver la même essence de l’histoire telle qu’elle est dans le roman ?

Andrea M. RICO PARRA

Aquarius, un film brésilien de Kleber Mendonça Filho sur Arte le mercredi 27 février

Après Les bruits de Recife, son très remarqué premier long métrage, Kleber Mendonça Filho poursuit sa radiographie lucide d’un Brésil livré à un capitalisme sauvage au travers d’un puissant portrait de femme, doublé d’une critique acerbe du capitalisme sauvage au Brésil. Aquarius retrace le combat d’une sexagénaire face à des ogres de l’immobilier à Recife. À voir sur Arte le mercredi 27 février à 20h55.

Photo : Aquarius

Clara, la soixantaine, ex-critique musicale issue de la bourgeoisie de Recife, habite un immeuble singulier des années 1940, l’«Aquarius», sur la très chic avenue Boa Viagem, face à l’océan. Un promoteur vorace a racheté tous les appartements de la résidence pour y édifier un complexe de luxe. Mais en dépit des pressions, Clara refuse de vendre le sien. Elle s’engage alors dans un combat solitaire contre la société immobilière, qui multiplie intimidations et harcèlement.

Résistance

Après Les bruits de Recife, son très remarqué premier long métrage (également diffusé le 27 février) où le réalisateur s’intéressait à la vie en société au Brésil, à partir du sentiment d’insécurité qui a envahi un quartier résidentiel surveillé par une milice privée, Kleber Mendonça Filho poursuit son analyse du Brésil contemporain au travers d’un solaire portrait de femme à l’esprit libertaire.

Porté par une sourde mélancolie et une bande-son suave, le film accompagne la lutte fière de cette intellectuelle contre le jeune loup qui convoite le sanctuaire de son histoire, empreint de ses batailles intimes –un cancer du sein, la perte de l’être aimé– comme de sa flamboyante carrière passée. Avec une superbe ténacité, l’héroïne –magnifiquement interprétée par Sonia Braga, actrice phare des années 1980– résiste aux temps qui changent comme aux dérives du capitalisme sauvage, non sans se débattre dans des doutes existentiels.

Au travers de son combat, Aquariuslivre en filigrane une subtile critique de la société brésilienne contemporaine : de l’urbanisation frénétique du littoral aux prégnants rapports de classes et à la corruption des élites. Une œuvre vibrante où Kleber Mendonça Filho exprime une fois encore toute sa virtuosité.

Le film Aquarius a reçu le prix du jury du festival de Cannes et d’interprétation féminine pour Sonia Braga, ainsi que l’Abrazo du meilleur film au festival Biarritz Amérique latine en 2016. Disponible sur le site d’Arte jusqu’au 5 mars prochain.

D’après Arte

Amérique latine, l’année de tous les dangers, un documentaire diffusé sur Arte

Pourquoi la gauche subit-elle aujourd’hui des revers retentissants en Amérique latine ? Marco Enríquez-Ominami, candidat socialiste malheureux à la présidentielle chilienne en 2017, interroge le Bolivien Evo Morales, le Vénézuélien Nicolás Maduro, l’Équatorien Rafael Correa, l’Uruguayen José Mujica et la Brésilienne Dilma Rousseff, dans un documentaire de 52 minutes réalisé par Rodrigo Vazquez, diffusé sur Arte le 19 février à 23 H 45.

Photo : Amérique latine, l’année de tous les dangers

Défaite cinglante au Venezuela, virage à droite en Argentine, à l’extrême droite au Brésil, manifestations d’opposition en Équateur, fin de règne à Cuba… : après une vague de succès fulgurants en Amérique latine, à l’aube du XXIe siècle, la gauche est à la peine et subit aujourd’hui des revers retentissants. Comment comprendre les difficultés qui l’accablent ?

Candidat malheureux à l’élection présidentielle chilienne de 2017, Marco Enríquez-Ominami, héritier spirituel de ce courant progressiste, interroge ce bilan trouble et controversé. En allant à la rencontre de ses aînés, amis, modèles ou mentors –le Bolivien Evo Morales, le Vénézuélien Nicolás Maduro, l’Équatorien Rafael Correa, l’Uruguayen José Mujica, la Brésilienne Dilma Rousseff…–, parviendra-t-il à tirer les leçons de l’histoire ?

Au tournant du XXIe siècle, l’Amérique latine a connu un extraordinaire cycle de croissance économique et de développement social. Ce mouvement massif a radicalement changé le paysage et donné lieu à l’instauration d’une culture démocratique durable, à la mise en place d’États de droit, à une redistribution des richesses qui a fait reculer de manière impressionnante la pauvreté, à l’émergence de nouveaux leaders politiques.

Mais, depuis quelques années, cette ère glorieuse a cédé la place à une période de grande instabilité. Depuis 2016, les politiques de ces dirigeants sont remises en question par les citoyens mêmes qui les avaient portés au pouvoir ; le gong marquant la fin des politiques de gauche de l’Amérique latine a sonné.

La crise politique dans laquelle se sont englués plusieurs pays montre que les politiques hier opérantes ne sont plus adaptées aux défis qui s’annoncent. Comment éloigner les démons de la dictature ? Comment enrayer durablement la misère et les inégalités si profondément ancrées dans cette région ? Un tour d’horizon géopolitique qui questionne le passé pour mieux appréhender l’avenir.

D’après ARTE

Si vous manquez la diffusion en direct de ce documentaire Amérique latine, l’année de tous les dangers, vous pouvez le revoir gratuitement dans son intégralité sur le site d’Arte jusqu’au 19 avril 2019.

Le Mexique et Jack London, deux documentaires pour un samedi d’évasion sur Arte

Samedi 26 janvier, Arte diffuse deux documentaires pour votre «évasion» du week-end. À 17 h, retrouvez 360° Géo avec le documentaire Mexique, les cavalières de l’escaramuza, et à 20 h 50, Jack London, une aventure américaine. Marin, vagabond, chercheur d’or, reporter et socialiste, Jack London a incarné l’aventure. Plus de cent ans après sa mort, Michel Viotte retrace l’intense parcours de l’écrivain à travers un film très documenté.

Photo : Arte

L’écrivain Jack London (1876- 1916) s’est imposé, entre la fin de la conquête de l’Ouest et la Première Guerre mondiale, comme l’une des grandes figures d’une Amérique en passe de devenir la première puissance mondiale. À la fois témoin et acteur de ses évolutions, l’auteur de Croc-Blanc a incarné cette plongée dans la modernité. Élevé dans la pauvreté à San Francisco, ce fils d’une astrologue peu aimante, adopté par son époux John London, a travaillé dès 14 ans. Le jeune prolétaire et futur socialiste dénoncera plus tard les dérives du capitalisme. Mais le large appelle cet aventurier dans l’âme.

Marin et pilleur d’huîtres, il devient chercheur d’or dans le Grand Nord lors de la ruée de 1897. Des expériences qui lui fourniront sa matière littéraire, la vie et l’œuvre de Jack London étant indissociables. Devenu grand reporter et photographe, il couvre la guerre russo-japonaise, le tremblement de terre de San Francisco de 1906 ou la révolution mexicaine, avant d’explorer, à bord de son voilier Snark, les archipels des mers du Sud. Sa mort prématurée à 40 ans laissera cependant inachevé son rêve ultime de rancher californien.

Réalisé à l’occasion du centenaire de sa disparition par Michel Viotte en 2016, ce pas-sionnant documentaire retrace le destin hors normes de Jack London, à travers des archives exceptionnelles, souvent inédites, dont les remarquables photographies que l’écrivain voyageur a prises lui-même. Il mêle les témoignages de spécialistes à des scènes de reconstitution tournées dans le Grand Nord canadien, en Polynésie et dans son ranch de la vallée de Sonoma, sur les traces de cet insatiable explorateur de la nature, qu’elle soit sauvage ou humaine. Le réalisateur Michel Viotte a également écrit Les vies de Jack London, coédité par ARTE Éditions et La Martinière.

360° géo : Mexique, les cavalières de l’escaramuza

D’émérites écuyères rivalisent d’adresse et de grâce lors d’une grande compétition. Devenue sport national en hommage aux combattants de la révolution mexicaine de 1910, la charrería est une discipline qui s’apparente au rodéo. Depuis les années 1950, elle comprend une épreuve exclusivement féminine : l’escaramuza («escarmouche» en français). Montant en amazones, huit cavalières en habits traditionnels réalisent au galop une chorégraphie qui mêle le risque et la grâce. Un reportage de Svea Andresson (Allemagne, 2018, 43mn).

D’après Arte

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