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Bolivie

Verdict «mitigé» pour les familles des Français assassinés en Bolivie

En Bolivie, le verdict est tombé ce jeudi 27 février dans la soirée, dans le procès des assassins présumés de Fannie et Jérémie, et le principal accusé, Jaime Martinez a écopé de 30 ans de prison ferme. Les deux jeunes Français avaient disparu à Guayaramerin, à la frontière brésilienne, il y a plus de trois ans, alors qu’ils effectuaient un voyage de plusieurs mois en Amérique du Sud.
Selon l’enquête, Jérémie et Fannie se seraient rendus dans la nuit du 28 au 29 août 2010 dans la ferme du principal suspect, Jaime Martinez. Les assassinats auraient eu lieu à l’issue d’un viol ou tentative de viol sur Fannie. Quatre Boliviens étaient accusés d’avoir participé, à des degrés divers, à leur assassinat. Suite sur RFI>>

Dernière ligne droite d’un Paris-Dakar latino-américain

Actuellement se joue la 36ème édition du rallye qui prendra fin le 18 janvier à Valparaíso (Chili). Les 712 concurrents de cette année sont divisés en quatre catégories : motos (174), quads (40), camions (70) et autos (147). Ce sont au total 431 véhicules.

La course a commencé dans la ville de Rosario en Argentine et les participants ont parcouru 405 km jusqu’à Córdoba, avant de poursuivre vers San Luis.

Selon le magazine Le Point, “le Dakar paraît avoir perdu de l’éclat vu de France, depuis son exil en Amérique latine” il y a six ans. Le motif était les potentiels dangers dans la zone africaine qui accueillait l’événement.

Le directeur du rallye, Étienne Lavigne, déclare dans le même média que la course vit une deuxième jeunesse, portée par un continent qui raffole des sports mécaniques. Si en Afrique il y avait peu de spectateurs, les éditions de 2013 et 2014 ont mobilisé plus de quatre millions de personnes au bord des routes. Pour tout dire, le Dakar dépasse maintenant la fréquentation de la venue du pape Jean Paul II en mai 1988.

C’est une superbe raison de se retrouver sous les projecteurs pour un moment de partage de notre culture et de nos paysages avec le monde entier”, a déclaré le président de la Bolivie, Evo Morales. Cette fois la Bolivie va devenir le 28ème pays traversé par le Dakar. L’absence du Pérou dans le parcours, a été vue selon le directeur de la course comme une catastrophe.

Parmi les pays candidats pour les années à venir se trouvent l’Équateur, la Colombie et le Brésil. Néanmoins, ce dernier a récemment été le théâtre de manifestations liées à la célébration de la Coupe du Monde 2014 dans un pays marqué par les inégalités ; ce qui éloigne la possibilité de réaliser la course sur le sol de ce géant sud-américain.

Soledad ITURRIAGA

Rallye Paris- Dakar
Cette compétition a commencé en 1979, deux ans après que le français Thierry Sabine s’est perdu dans le désert en Afrique et eut l’idée d’y implanter un rallye, véritable défi sportif au cœur de ces paysages aussi sublimes que dangereux.

 

2014, année d’élections en Amérique latine

Le Brésil, la Colombie, l’Uruguay et la Bolivie entrent en année d’élections présidentielles. Trois présidents se représentent. La crise « Snowden » a définitivement fracturé les relations Brésil-États-Unis.

BRÉSIL – La présidente Dilma Rousseff se représente en octobre pour un deuxième mandat. Toujours soutenue par le Parti des Travailleurs (PT) et par l’ancien président Lula, elle a toutes les chances de l’emporter. De plus, Rousseff et le PT se sont donnés comme défi de gagner l’État de São Paulo aujourd’hui dominé par le Parti Social Démocrate du Brésil (PSDB) de l’ancien président Henrique Cardoso. Le PT a bien gagné la municipalité de la ville de São Paulo en 2013 mais emporter cet État  de 41 millions d’habitants sur un territoire grand comme la moitié de la France, est un défi majeur. L’atout du PT s’appelle Alexandre Padilha, actuel ministre de la Santé et moteur du nouveau programme social de la présidente “Plus de Médecins” dont l’objectif est de former un grand nombre de médecins brésiliens et d’inviter des médecins étrangers au Brésil (surtout Cubains) de manière à couvrir les régions sans médecins ou à élever le niveau d’attention médicale des simples centres de santé locaux.

Au niveau international, tout laissait croire à un rapprochement historique entre le Brésil et les États-Unis après deux mandats de Lula qui avaient marqué une prise de distance certaine entre les deux pays et le début de l’importance politique du Brésil sur la scène internationale. Sous pression de son ministre des Affaires étrangères, Antonio Patriota, et de l’aile conservatrice de Itamaraty, son ministère, Dilma Rousseff avait accepté de calmer le jeu avec les États-Unis. Lorsqu’en mai 2013, le vice-président des USA Joe Bidden et la présidente se serrent la main en souriant, Bidden est convaincu que le Brésil, désirant renouveler sa flotte militaire aérienne,  allait acheter 36 chasseurs F-18 Super Hornet chez Boeing. Mais les révélations de Edgar Snowden sur l’espionnage de la NSA et tout particulièrement celle du fait que les téléphones personnels de la présidente étaient sur écoute, provoquent sa colère. Elle annule un voyage prévu de longue date aux États-Unis, décide d’acheter  les 36 avions à la Suède (les avions Rafale français étant trop chers et ne correspondant pas aux besoins du Brésil) et fait clairement sentir aux compagnies pétrolières US qu’elles ne seront pas les bienvenues à l’heure d’octroyer les permis d’exploration et d’exploitation des immenses réserves de pétrole situées au large des côtes brésiliennes. Aucune d’entre elles ne postulera…

Ces divers épisodes ont fait remonter l’indice de popularité de la présidente, tombé assez bas après les manifestations populaires de 2013.  Début 2014, les sondages lui donnent la victoire avec 47 % des voix, loin devant ses rivaux Marina Silva (24 %) et Aecio Nieves du PSDB (19 %).

BOLIVIE – Le président Evo Morales peut, suite à une modification constitutionnelle, se présenter pour un troisième mandat. Il affronte deux grands problèmes : une opposition toujours plus dure de la droite qui se situe surtout dans la région de Santa Cruz (on se souvient de leur tentative de sécession), et une revendication de plus grande autonomie de la part des organisations indigènes qui avaient largement soutenu Morales  lors de son premier mandat mais s’étaient opposées à lui lorsque le président avait voulu ouvrir une route commerciale au beau milieu d’un parc national habité majoritairement par des indiens.
Cependant, ni les premiers ni les seconds n’ont réussi à mettre sur pied une organisation, un mouvement ou un parti capable de s’opposer à Morales. Il leur reste un an pour y parvenir…

URUGUAY – Contrairement à la plupart des pays latino-américains, la Constitution uruguayenne ne permet pas deux mandats présidentiels consécutifs. Le président “Pepe” Mujica du Front Ample (FA) ne peut donc pas se représenter aux élections d’octobre prochain. Le FA projette une élection interne entre l’ancien président Tabaré Vasquez (73 ans) et la sénatrice Constanza Moreira (53 ans) qui propose une relève générationnelle. Le programme de Moreira se veut “un pari à la solidarité avec tous les pays, en particulier ceux avec qui nous partageons une certaine continuité idéologique, par exemple le Brésil, l’Argentine, le Venezuela, l’Equateur et la Bolivie…” L’opposition uruguayenne n’a pas encore commencé ses négociations en vue de proposer son candidat.

COLOMBIE – Les élections auront lieu le 25 mai et le président Juan Manuel Santos espère passer au premier tour pour son second mandat. Il a plusieurs atouts. D’abord, il a largement pris ses distances par rapport aux politiques de son prédécesseur Álvaro Uribe, dont il était pourtant le ministre de la Défense. Plutôt que de continuer dans l’affrontement comme s’y complaisait Uribe, représentant les secteurs oligarchiques, le président Santos a décidé d’œuvrer pour la fin des conflits, au nom des secteurs macro-économiques, car la guerre n’est pas bonne pour le business !
Il a tout de suite normalisé  les relations avec ses voisins vénézuélien et équatorien pour pouvoir dédier son énergie à essayer d’en terminer avec la guerre civile qui déchire le pays depuis 50 ans !

Les négociations de paix entre son gouvernement et la guerrilla des FARC ont lieu depuis début 2013 à Cuba, avec le soutien du Chili et de la Norvège. Les deux parties négocient sur six points fondamentaux dont deux auraient déjà été accordés : la répartition de la terre et la réintégration de la guerrilla dans la vie politique. On ne connaîtra les détails de ces négociations que lorsque des accords auront été convenus entre les deux parties. Si la négociation aboutit à la fin de la guerre, le gouvernement pourra alors s’attaquer au problème des paramilitaires et des narcotrafiquants qui ravagent de grandes régions du pays et ont provoqué la migration interne de dizaines de milliers de petits paysans.

Tous ces candidats présidentiels se réuniront le 25 janvier à Cuba à l’occasion du prochain sommet de la CELAC (Communauté des pays latino-américains et des Caraïbes) dont la présidence passe au Costa Rica, puis à Caracas dans le cadre du Sommet du Mercosur (auquel assistera pour la première fois le nouveau président du Paraguay, Horacio Cartes) et dont la présidence passe à l’Argentine. L’Amérique latine continue sa marche inexorable vers l’intégration économique et politique.

Jac FORTON

Affrontements entre producteurs de coca et policiers

Vive tension en Bolivie où un deuxième policier anti-drogue a succombé dimanche 20 octobre à ses blessures à la suite d’un violent affrontement qui avait opposé samedi des producteurs de coca aux forces de l’ordre dans le nord du pays. La Paz, qui a dénoncé «une embuscade» et une volonté de «massacre», a également informé que huit policiers et militaires étaient retenus en otage et que dix paysans avaient été arrêtés. La Bolivie, où une partie de la production de coca est légale car destinée à la consommation traditionnelle des populations indiennes, est le troisième producteur mondial de cocaïne. Suite sur RFI>>

Le président bolivien Evo Morales empêché de survoler quatre pays européens

Colère et indignation après l’interdiction de survol de quatre pays européens dont la France sur la base d’une fausse rumeur concernant Edward Snowden, le technicien étatsunien qui a révélé l’étendue de l’espionnage américain sur le monde. De nombreuses questions sans réponse…

 LES FAITS

Début juillet 2013, le président bolivien Evo Morales voyage à Moscou pour participer au Forum des Pays Exportateurs de Gaz. La Bolivie est le deuxième producteur de gaz en Amérique latine, derrière le Venezuela. A la fin du Forum, il monte à bord du FAB-1 (Fuerza Aerea Boliviana Uno), l’avion présidentiel bolivien, un Falcon 50 de construction française. Son autonomie de 7.400 kilomètres l’oblige à se ravitailler en combustible avant de traverser l’océan Atlantique vers le Brésil. Ce ravitaillement devant avoir lieu aux Iles Canaries, l’avion doit traverser la France, l’Espagne et le Portugal. Les autorisations de survol de ces pays  reçues, l’avion décolle.

Alors qu’il est sur le point de franchir la frontière française, cette autorisation lui est brusquement retirée ! Le pilote veut contourner la France par l’Italie, mais celle-ci lui refuse également le passage. Et le Portugal annonce le même refus ! Les trois pays déclarent avoir des problèmes techniques empêchant l’atterrissage… Le FAB-1 commence alors à tourner en rond et, sur le point de manquer de carburant, reçoit l’autorisation d’atterrir en urgence à Vienne. Les informations arrivent lentement au président Morales. Ces trois pays « auraient reçu des informations selon lesquelles l’informaticien étatsunien Edward Snowden, réclamé par les États-Unis et en rade à l’aéroport de Moscou, serait dans l’avion présidentiel ». Le ministère de l’Intérieur autrichien dit avoir contrôlé les passeports des passagers mais ne pas avoir fouillé l’avion car « il n’y avait aucune raison légale » pour cela. Après une nuit passée dans une salle d’attente de l’aéroport  et la confirmation que le gouvernement français avait rétabli l’autorisation de passage, le président Morales a pu enfin décoller et rentrer dans son pays.

QUESTIONS SANS  RÉPONSE…

Le président Hollande a déclaré : « Nous avons reçu des informations contradictoires sur l’identité des passagers qui voyageaient à bord d’un ou deux avions… »  Qui a donné ces « informations » qui ont poussé le gouvernent français à refuser l’accès de son ciel à un avion présidentiel ? La France a-t-elle cherché à vérifier ces « informations » ? Qui peut croire que le président français ne savait pas qu’il s’agissait d’un seul avion et qu’il s’agissait de celui de Morales puisque la France avait donné son autorisation avant le départ ?

Bien qu’affirmant n’avoir jamais refusé le survol de son espace aérien, le ministre des Affaires Étrangères espagnol, José Manuel García-Margallo, reconnaît lors d’une interview à la télévision publique espagnole, « avoir reçu de ses alliés des informations claires selon lesquelles Snowden voyageait dans l’avion présidentiel. J’ai immédiatement contacté, David Choquehuanca, mon homologue bolivien, qui m’a assuré par écrit que Snowden n’était pas dans l’avion. C’est pourquoi l’Espagne, non seulement n’a pas fermé son espace aérien mais a ravitaillé l’avion aux Canaries… » Qui est cet « allié » qui a trompé le gouvernement espagnol ? Qui a suggéré à l’ambassadeur espagnol à Vienne de « se faire inviter par Morales à boire un café à bord de l’avion » pour pouvoir le fouiller au moins du regard ? Qui a poussé l’Italie et le Portugal à refuser le survol de leur espace aérien sans explication ?

Pour la Bolivie, pas de doute : les États-Unis sont derrière ce qu’elle considère comme une humiliation. Personne à La Paz  ne s’étonne : l’Amérique latine a l’habitude des ingérences nord-américaines. Ce qui choque, c’est que des pays européens se soient laissé manipuler aussi facilement. La ministre de communication de Bolivie, Amanda Dávila, « trouve bizarre que plusieurs pays en même temps ont des problèmes techniques qui les empêchent de faire atterrir l’avion présidentiel bolivien ! » De fait, on pourrait se demander si les tous les avions volant à ce moment au-dessus de l’Europe ont eu le même problème… Les États-Unis ont-ils fait pression sur les Européens ? Où sont passées les fortes déclarations française et allemande qui exigent des explications de la part des États-Unis sur l’espionnage dont ils sont victimes avant que ne commencent les négociations sur un traité de libre-échange ? Sur internet, le slogan d’Obama « Yes, we can » (Oui, nous pouvons ») a été remplacé par « Yes, we scan » (Oui, nous espionnons). Dans un courrier publié par Le Monde du 3 juillet 2013, Julian Assange, fondateur de Wikileaks réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres, demande « Pourquoi les États-Unis s’exonèrent-ils de respecter les principes qu’ils exigent de voir appliqués ailleurs ? » Et si Snowden avait été dans l’avion ? Il aurait été descendu ? Ouvert de force ? Au nom de quoi, de qui ?

LES RÉACTIONS

Six présidents membres de la Unasur (1) se sont immédiatement réunis à Cochabamba, en Bolivie et ont émis une déclaration dans laquelle ils expriment « leur soutien et leur indignation pour ces actes inamicaux et injustifiables allant jusqu’à la mise en danger des passagers » de l’avion. Pour Cristina Fernández de Kirchner, présidente de l’Argentine, « il est curieux de constater que ce sont les pays qui  réclament le plus la sécurité juridique pour leurs entreprises et qui nous parlent de respect du droit international qui ont commis ces violations au droit international… Il s’agit ici de vestiges d’un colonialisme que l’on croyait dépassé ». Les gouvernements latino-américains pensent que cette situation peut se reproduire pour tout pays sorti de l’emprise étatsunienne. D’où leur réaction immédiate et la Déclaration de Cochabamba. Des pays proches des États-Unis ont également été choqués. Le président Piñera du Chili « regrette et rejette la situation à laquelle le président de la Bolivie a été soumis. Les normes du droit international et le traitement dû à un avion présidentiel doivent être respectés ». Même Miguel Insulza, secrétaire général de l’OEA, une organisation  pourtant considérée comme contrôlée par Washington, s’est senti obligé d’exprimer « la profonde contrariété de l’OEA » car « rien ne justifie une action aussi irrespectueuse envers la plus haute autorité d’un pays ».

LES RÉACTIONS EUROPÉENNES

La France, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires Étrangères Laurent Fabius, a « exprimé ses regrets pour ce contretemps ». Utiliser le mot ‘contretemps’ pour qualifier un acte d’illégalité internationale ajoute l’insulte à l’humiliation. L’Espagne affirme n’avoir jamais refusé l’accès de son ciel. L’Italie et le Portugal ne réagissent pas… La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) souligne le double langage des autorités européennes qui, il n’y a pas si longtemps, ont autorisé dans leur ciel le passage des avions de la CIA qui transportaient des personnes kidnappées vers des pays où elles seraient torturées. Pour le président du Parlement européen, Martin Schultz, « le traitement donné au président bolivien est ridicule et inacceptable… » Faisant allusion aux révélations de Snowden selon lesquelles les institutions européennes à New York étaient espionnées  par la NSA, il ajoute : « Je ne savais pas que le bureau du Parlement européen à Washington était un endroit où se préparaient des attentats terroristes ! » 

La BBC-Monde a demandé au professeur Antonio Remiro Brotons de l’Université Autonome de Madrid s’il était légal de nier l’espace aérien à un chef d’État même si Snowden était à bord. Sa réponse : « la mesure pourrait être justifiée si le président lui-même était poursuivi pour un délit international. Ce n’était pas le cas. Nier l’espace aérien sur la base d’une rumeur qui s’est avérée fausse n’est pas une action en accord avec le droit international ».  Et si Snowden était à bord ? « N’ayant été accusé d’aucun délit international, il aurait le droit d’être protégé par tout pays qui le désire, et cela inclut son transport dans un avion présidentiel…Il est clair qu’ils ont été l’objet d’un gouvernement qui est entré en inimitié avec un pays latino-américain » (2). De son côté, Sergio Coronado, député des Français établis en Amérique latine et aux Caraïbes, a écrit une lettre à Laurent Fabius demandant une initiative forte de la France pour apaiser les relations avec la Bolivie : « Nos ministres se sont déplacés à plusieurs reprises pour renouer les liens avec les gouvernements du continent. Mais l’atlantisme de la France, prisonnière d’une logique sécuritaire, a affaibli ces efforts. Il faut reconstruire la confiance avec le continent latino-américain… »

POUR QUOI ?

Les Boliviens sont persuadés qu’il ne s’agit pas d’une erreur ou d’un malentendu  mais bel et bien d’une agression calculée, un acte d’arrogance impériale et d’intimidation  en guise d’avertissement pour ceux qui s’opposent aux États-Unis. Ils estiment que ceux-ci ont voulu « punir » la Bolivie pour ses options politiques en général et ses positions lors des deux derniers sommets des pays producteurs de gaz. Lors du VIIIe sommet du PetroCaribe au Nicaragua, Morales avait proposé que l’ALBA, PetroCaribe et le MercoSur (3) s’unissent pour mieux développer l’économie de la région. Invité au Forum des Pays Exportateurs de Gaz à Moscou début juillet, Morales avait déclaré que « les ressources naturelles sont propriété des peuples et administrées par l’État au bénéfice des peuples. » Pour l’analyste politique argentin Atilio Borón : « l’Europe émet une phraséologie creuse sur le respect des droits humains ». Il se demande si « il y a encore un sens à conclure des traités de libre commerce avec l’Europe puisque l’on constate qu’elle ne respecte pas sa signature ? »

LE RÉSULTAT FINAL

L’indignation est telle que trois des pays qui n’avaient jusqu’ici pris aucune décision concernant la demande d’asile politique émise par Edward Snowden, le Venezuela, le Nicaragua et la Bolivie, ont maintenant décidé de le lui accorder par respect du droit d’asile « tel que défini par le droit international ». L’Europe aurait tort de minimiser ou de prendre l’impact de cet attentat à la dignité d’un président latino-américain à la légère. Un graffiti inquiétant sur les murs de La Paz : « L’arrière-cour des Etats-Unis, ce n’est plus l’Amérique latine… C’est l’Europe ! »

Jac FORTON

(1) UNASUR : Union des Nations de l’Amérique du Sud. Les six pays sont la Bolivie, le Venezuela, l’Équateur, l’Argentine, le Surinam et l’Uruguay. Le Brésil a envoyé un représentant spécial de la présidente Rousseff. Les autres pays de l’UNASUR ont émis des déclarations sans envoyer de représentants.
(2)  Cité par le journal argentin Pagina 12 du 4 juillet 2013.
(3)  ALBA : Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique. PetroCaribe. MercoSur : Marché commun du sud.

Bolivie: à son tour, le président Evo Morales se dit prêt à accorder l’asile à Edward Snowden

Alors qu’Edward Snowden est toujours bloqué dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou, Evo Morales s’est dit hier, samedi 6 juillet, disposé à accueillir l’ancien agent de la National Security Agency (NSA). Peu avant, le Venezuela et le Nicaragua avaient eux aussi donné leur accord. Une réponse qui intervient quelques jours après le retour d’Europe mouvementé du président bolivien. Mardi dernier, plusieurs pays européens, dont la France, avaient interdit à l’avion d’Evo Morales de survoler leur espace aérien en raison de soupçons sur la présence de Snowden à bord. Un incident qualifié de « kidnapping diplomatique » par la Bolivie.

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Fronde latino-américaine après l’escale forcée d’Evo Morales en Autriche

En Amérique latine, le retour mouvementé d’Europe d’Evo Morales continue de faire des vagues. Plusieurs chefs d’Etat du sous-continent (Venezuela, Argentine, Equateur, Uruguay et Suriname) se sont réunis en urgence, hier, jeudi 4 juillet, en fin d’après-midi, dans la ville de Cochabamba, dans le centre de la Bolivie, pour exprimer leur solidarité envers le président bolivien. Mardi, plusieurs pays européens, dont la France, avaient interdit au dernier moment à l’avion d’Evo Morales de survoler leur espace aérien. Une interdiction consécutive à des soupçons sur la présence d’Edward Snowden dans l’avion qui a dû finalement atterrir en urgence à Vienne en Autriche.

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Affaire Snowden: Evo Morales empêché de survoler la France et le Portugal

Vive réaction de La Paz après le refus de la France et du Portugal de laisser l’avion d’Evo Morales survoler leur espace aérien ce mardi, alors que le président bolivien rentrait dans son pays en provenance de Moscou où il avait assisté au forum des pays exportateurs de gaz. Son avion devait effectuer une escale technique au Portugal. D’après le ministre bolivien des affaires étrangères, David Choquehuanca, les deux pays européens auraient émis ce refus car ils auraient soupçonné la présence d’Edward Snowden dans l’avion qui a du finalement atterrir en urgence à Vienne en Autriche. La Bolivie parle de « discrimination » envers son chef d’état.

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La tension en Bolivie s’aggrave après onze jours de conflit social pour une hausse des retraites.

Des affrontements entre grévistes et partisans du pouvoir ont eu lieu jeudi 16 mai. La grève générale accompagnée de manifestations et blocages de routes se réalise à l’appel de la Centrale ouvrière bolivienne, le principal syndicat de salariés du pays.

Il réclame que les travailleurs puissent toucher comme retraite l’équivalent de 100% de leurs derniers salaires, contre 70% actuellement. Dans un climat de manifestations quotidiennes dans les rues, le gouvernement du socialiste Evo Morales dénonce des motifs politiques derrière le mouvement de grève. Il appelle ses partisans à le défendre.

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Bolivie : le président Evo Morales expulse l’agence américaine pour le développement international USAID

Evo Morales a annoncé le 1er mai l’expulsion du pays de l’USAID, l’Agence américaine pour le développement international. Le président bolivien a accusé, sans plus de précisions, l’organisme, de conspiration et d’ingérence dans la politique intérieure de la Bolivie. Une décision qui intervient alors que les relations diplomatiques entre les deux sont rompues depuis 2008 et l’expulsion, pour des motifs similaires, de l’ambassadeur des États-Unis à La Paz et du DEA, l’Agence antidrogue américaine.

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