GUATEMALA

Catastrophe naturelle


Ciudad de Guatemala : le quartier Cambray II enseveli sous une coulée de boue

Les pluies torrentielles de la journée du jeudi 1er octobre ont provoqué un gigantesque éboulement du Cerro Cambray qui a enseveli le quartier de Cambray II à Santa Catarina Pinula, un bourg situé dans une cuvette à quelques kilomètres à l’est de l’aéroport de la capitale guatémaltèque.

Selon la Coordination Nationale pour la Réduction des Désastres (CONRED), l’effondrement de tonnes de boues et de rochers a enseveli 125 maisons et l’on craignait un moment que plus de 600 personnes aient disparu. Lundi midi, les sauveteurs avaient retrouvé 80 corps mais les autorités craignent que le nombre de victimes dépasse la centaine. La CONRED avait prévenu les autorités de Pinula que les habitants de ce quartier étaient en danger mais les gens qui habitent là, n’ayant nulle part d’autre où aller, ne voulaient pas déménager. La ville de Guatemala est entourée de profonds ravins dont les pentes escarpées et les fonds de vallée sont habités par des milliers de personnes, en général des pauvres venus des campagnes pour trouver du travail. En cas de pluies, ce genre de désastre n’est pas rare. Ce qui le rend exceptionnel ici, c’est le nombre de victimes. Les autorités ont immédiatement dépêché de forts contingents de pompiers, secouristes, police et armée pour creuser la montagne de boue à la recherche de survivants.

Lundi soir, le nombre de disparus a été réévalué à environ 350 personnes. Les secours continuent à creuser à la pelle mais les autorités ont déjà annoncé que “passées les 72 heures après le désastre, les normes internationales considérant qu’il ne pouvait plus y avoir de survivants après cette période, elles enverraient le matériel lourd pour dégager les gravats et retrouver les corps. Certains sauveteurs estiment que c’est trop rapide, qu’il y a toujours la possibilité de retrouver des survivants pendant au moins 5 ou 6 jours. Ce débat, cette différence de conception du “temps de survie” est une constante dans ce genre de situation. La solidarité nationale, comme c’est souvent le cas dans ces circonstances où que ce soit dans le monde, s’est à nouveau manifestée : des centaines de personnes se sont présentées pour aider aux recherches et les Guatémaltèques se sont mobilisés pour remplacer les biens perdus des victimes. Le grand problème maintenant : où reloger les survivants ?

Jac FORTON

Photos : © Journaux Libre et Siglo XXI
 
 

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