Après avoir remporté le prix Première Plume – et s’être retrouvé la veille dans la première sélection des prix Goncourt, le premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir, poursuit son ascension : il est désormais en lice pour le Renaudot également. Actuelle il est en France pour une tournée dans l’ensemble de l’hexagone. Nous avons contacté son éditeur à Paris, Grasset, pour tenter de le faire venir à notre festival 25e Belles Latinas, début novembre.
Né en 1988, Thélyson Orélien est un écrivain québécois d’origine haïtienne. Poète, romancier et critique, il construit une œuvre habitée par la mémoire, l’exil et la question de l’appartenance. Depuis sa publication au Québec par les éditions du Boréal, C’était ça ou mourir, a rencontré un écho international exceptionnel. Un premier roman qui annonce une grande voix de la littérature contemporaine.
En 2010, à la suite du séisme qui frappe Haïti, Thélyson Orélien quitte son pays natal et s’installe au Québec. Cette expérience marque durablement son parcours personnel et littéraire. Dans ses textes et prises de parole, il évoque souvent le lien qu’il conserve avec Haïti, son pays d’origine, tout en reconnaissant l’importance du Québec comme terre d’accueil. Cette double appartenance nourrit une partie de sa réflexion sur l’exil, la mémoire, la transmission et l’identité. Avant la publication de son premier roman, il écrit dans différentes revues, plateformes et espaces de réflexion. En 2007, il a été récompensé dans le cadre du Prix international des jeunes auteurs, en Suisse, pour un texte poétique intitulé Les Couleurs de ma terre. Il vit au Canada, où il poursuit son travail d’écriture entre mémoire haïtienne, expérience québécoise et réflexion sur les migrations contemporaines.
Déjà lauréat du Prix Méduse et du Prix Strasbourg Espoir CIC, le roman de Thélyson Orélien est également en lice pour d’autres récompenses – dont le Prix des Rendez-vous du premier roman, le Prix du roman FNAC ainsi la Bourse de la découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco –, en plus d’être en voie de traduction dans plus d’une vingtaine de langues.
Ce premier roman, publié l’hiver dernier au Canada, aux éditions Boréal et tout récemment en France, chez Grasset, raconte le départ précipité de Port-au-Prince de Jonas Dorléon, un professeur d’histoire et de géographie qui se voit forcé à l’exil. D’Haïti à la République dominicaine, du Brésil à la jungle du Darién, au Panamá, il raconte ses errances qui le mèneront finalement à Montréal, par le chemin Roxham. Depuis sa sortie, C’était ça ou mourir s’est fait remarquer ici comme ailleurs. Les droits du roman ont été cédés à des maisons d’édition de vingt-six pays et il sera traduit en 22 langues – le New York Times lui a même consacré un long papier en mai dernier. Retenu chez nous dans la présélection québécoise du Prix des Rendez-vous du premier roman, il a déjà remporté en France le Prix Méduse ainsi que le Prix Strasbourg Espoir CIC. Il est également en lice pour d’autres récompenses de l’autre côté de l’Atlantique, dont le Prix du roman FNAC et la Bourse de la découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco.
Dans la page d’introduction de son livre, son éditeur a ajouté une page juste avec deux notes : « On ne part jamais de son plein gré, on cherche seulement à retrouver un peu de dignité et de sécurité » Malala YOUSAFZAI – « Nous avons perdu notre foyer, c’est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, ‘est-à-dire l’assurance d’être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c’est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l’expression spontanée de nos sentiments. » Hannah ARENDT
D’après éd. Grasset
C’était ça ou mourir, premier roman de Thélyson Orélien, écrivain d’origine haïtienne, aux éditions Grasset. 270 p., 21,50 euros.


