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La ville mexicaine de Guadalajara recouverte de glace après de fortes chutes de grêle

La ville mexicaine de Guadalajara s’est réveillée avec quelques quartiers recouverts de 2 mètres de glace le dimanche 30 juin après une nuit d’orage avec de fortes chutes de grêle. C’est la première fois que la ville est atteinte d’un dégât naturel de ce type, avec cette tempête qui a endommagé les habitations, commerces et véhicules des habitants de la zone.

Photo : @DeMochilazo (Twitter)

Pour l’État de Jalisco, la grêle n’est pas un événement rare à cette époque de l’année. Habitué à des brusques changements de temps dans une même journée, l’été à Jalisco se compose de journées très ensoleillées, accompagnées de fortes pluies presque tous les soirs. Tout de même, les jours précédents la tempête, les températures avaient atteint les 31°C. C’est à partir de deux heures du matin que la grêle s’est déclenchée avec une grande intensité dans quelques quartiers de la zone métropolitaine de Guadalajara, et en quelques heures le sol s’est retrouvé couvert d’une épaisse couche de grêlons.

En effet, Guadalajara n’était pas la seule à se voir affectée, puisque la municipalité de Tlaquepaque a été également endommagée par la tempête. La liste est longue, avec des rues, des parcs et des maisons inondées et même effondrées. 200 maisons et commerces touchés, et près de 50 véhicules emportés par le torrent formé par la glace. Quelques maisons ont même été affectées en interne, puisque le système d’égouts compte plusieurs connexions à des tuyaux privés. La Protection civile, qui s’est vite mobilisée pour dégager les rues pour la circulation a communiqué que deux personnes ont été victimes d’un «début d’hypothermie». L’opération pour dégager les rues a nécessité la mobilisation de 750 personnes et 190 véhicules.

Dans un contexte où le débat sur le réchauffement climatique est devenu un sujet à prendre au sérieux, ce phénomène a reçu une attention internationale sans précédents. Dans un pays qui n’est pas habitué à voir la neige tomber pendant l’hiver, une couche de glace formé de la nuit au lendemain soulève plusieurs questions.

Cette tombée de grêle se doit à «l’inusuelle propagation d’une goutte froide dans des hauts niveaux de l’atmosphère», déclare le météorologue Alberto Hernández Unzón, ancien coordinateur du Service Météorologique National (SMN). Il explique que cette «goutte froide» se produit quand il existe un ramassage d’air très froid dans l’atmosphère, qui se décroche de la circulation générale des vents, en générant des fortes tempêtes accompagnées de vent et de basses températures.

«Des scènes que je n’avais jamais vues, tout du moins à Guadalajara. Regardez cette grêle qui ressemble à une chute de neige […] On dirait qu’il a neigé. C’est incroyable», a déclaré Enrique Alfaro, le gouverneur de l’État de Jalisco.

Ce phénomène climatique est le premier à se reproduire à cette échelle, et pourtant les experts météorologues nous confirment qu’il est probable qu’il ne soit pas le dernier, puisque la période des pluies continue jusqu’à novembre. Dans tous les cas, la Protection civile devra penser à de nouvelles stratégies pour éviter de tels dommages dans le futur, et que la ville mexicaine soit mieux préparée dans le cas d’une autre tempête de ce type.

Amaranta ZERMEÑO
Depuis Guadalajara

L’accord de libre-échange avec le Mercosur : un cheval de Troie en Europe ?

Le nouveau traité de libre-échange, censé faire économiser plus de 4 milliards d’euros en droits de douane, a été accueilli avec inquiétude par les écologistes et les producteurs du Vieux Continent. Après la Pologne et la Roumanie, voici la crainte des produits sud-américains…

Photo : FranceInfos – Osaka

C’est sans aucun doute un accord «historique», selon Cécile Malmström, la commissaire européenne au commerce, Phil Hogan, son collègue à l’agriculture, et Jorge Faurie, le ministre argentin des Affaires étrangères. Le 28 juin, après vingt ans de négociations, l’Union européenne et les quatre économies émergentes de l’Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) ont signé le texte final de la très controversée alliance commerciale. Celle-ci devrait entrer en vigueur en 2022, à condition d’être entérinée à l’unanimité par les vingt-sept États membres de l’Union européenne, et par le Parlement, dans les prochains mois.

Cet accord apparaît crucial à de nombreux titres, alors que le monde est confronté à des défis majeurs concernant le réchauffement climatique. En effet, jugé trop risqué pour l’environnement, l’accord sème la discorde même dans les hautes sphères du pouvoir. Ainsi le ministre de l’Agriculture français, Didier Guillaume, déclarait : «Je ne serai pas le ministre qui aura sacrifié l’agriculture française sur le trait d’un accord international.» De son côté, Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, estime que cet accord «est une double capitulation, sociale et environnementale». Et pour l’ex-ministre de l’Écologie Nicolas Hulot, l’accord avec le Mercosur est «complètement antinomique avec nos ambitions climatiques et le libre-échange est à l’origine de toutes les problématiques écologistes».

Voila le sentiment partagé par tous : on est en train d’ouvrir les portes à des pays qui n’ont pas le même niveau d’exigence en matière de santé publique et donc leurs produits ne sont pas traités de façon égalitaire face à l’Union européenne. En outre, on va avoir un déversement de tonnes de produits qui vont évidemment affaiblir les agriculteurs européens, et c’est la raison pour laquelle certains pensent encore que ce projet n’aboutira pas.

Cependant, Emmanuel Macron a rappelé sa volonté de mettre en place le traité car il «est bon, compte tenu du fait que les préoccupations de la France ont été intégralement prises en compte», a déclaré le chef de l’État tout en soulignant le fait que le Brésil s’est engagé à respecter l’accord de Paris sur le climat. Cet accord apporte donc son lot d’inquiétudes et d’interrogations. Interrogations sur une éventuelle invasion de viande, de céréales, de bois et de sucre sud-américains, mais aussi sur la continuité du soutien aux producteurs européens et les politiques en matière d’environnement.

Et ces questions, les pays du Mercosur n’ont nul besoin d’y répondre dans un contexte de croissance molle et dans un moment de sortie de crise, tandis qu’en Europe l’application du traité de libre-échange, avec la suppression de quasiment tous les droits de douane, apparaît dans une certaine mesure comme une sanction envers ses agriculteurs (même si le rapport est dérisoire : 160 000 tonnes de bœuf exportées par le Mercosur, contre 7,8 millions de tonnes produites chaque année dans l’UE).

Il a en effet été beaucoup question d’inquiétude en matière de concurrence déloyale, une inquiétude confirmée par l’utilisation de pesticides et l’impact des émissions de gaz à effet de serre liées à la production et au transport des marchandises. Les experts s’interrogent sur les conséquences à plus ou moins long terme, rappelant que les trois-quarts des produits phytosanitaires utilisés au Brésil sont interdits en France. Toutefois, en regardant de plus près le problème, sans oublier la déforestation massive de l’Amazonie, un accord de libre-échange est un moyen de faire pression sur ces pays. Monsanto en est l’illustration parfaite.

Dans les années 2000, confondant production et qualité, séduits par l’idée de créer des gains de productivité permanents, les agriculteurs sud-américains se sont lancés dans l’utilisation de pesticides et de grains transgéniques. En 2012, tandis qu’en Europe le scandale des effets de ses produits sur la santé l’éclaboussait, la firme étasunienne était considérée en Amérique comme une solution miraculeuse, comme le préconisait la publicité de l’époque : «Les experts disent que la productivité agricole devrait être doublée d’ici 2050 pour survenir à la croissance démographique. C’est un défi, mais un défi majeur à l’égard du changement climatique. La provision abondante et accessible de la nourriture implique donc de fournir aux agriculteurs des graines issues de la plus haute technologie

Aujourd’hui, Monsanto en Europe n’est plus au premier plan. Reste à savoir si l’accord UE-Mercosur peut s’avérer un instrument de poids pour aider les pays du sud à suivre cette voie. C’est un processus lent, certes, mais inéluctable. Un processus avec lequel un nouvel ordre mondial est en train de se redessiner, en accord avec les impératifs environnementaux qui désormais devraient encadrer la conscience collective de nos dirigeants.

Eduardo UGOLINI

Michelle Bachelet présente un rapport décourageant sur les violations des droits humains

C’est à travers un rapport de l’ONU que Michelle Bachelet, Haute-Commissaire aux Nations unies, nous informe sur les violations des droits de l’homme qui sont commises par le gouvernement de Nicolás Maduro au Venezuela.

Photo : ONU Press

Dans ce rapport publié le 5 juillet, la Haute-Commissaire de l’ONU, Michelle Bachelet, s’exclame : «Il y a des motifs raisonnables pour croire que de graves violations aux droits économiques et sociaux ont été commises au Venezuela.» Elle dénonce également l’existence de la torture et les traitements inhumains contre les détenus qui luttent en faveur de leurs droits civils.

Le document de 18 pages explique la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouve le peuple vénézuélien à cause de la crise politique et sociale que le pays subit. D’un autre côté, le gouvernement de Nicolás Maduro conteste le rapport en clamant que celui-ci manque absolument d’informations telles que les réussites et les progrès en rapport aux droits humains. Il affirme aussi que le rapport présente un regard déformé, sélectif et clairement biaisé sur la situation. «Le gouvernement du président Nicolás Maduro a refusé récemment de reconnaître l’ampleur de la crise et n’a pas pris les mesures nécessaires» affirme Bachelet dans ses conclusions en ajoutant que «le pays a pris et mis en place des lois, des politiques et des pratiques qui n’ont pas permis d’avoir un espace démocratique.»

Un paragraphe du rapport a été consacré aux détentions arbitraires, les tortures et la maltraitance. D’ailleurs, des chiffres montrent la détention d’au moins 15 045 personnes entre janvier 2014 et mai 2019 et 135 cas de privations arbitraires de liberté entre 2014 et 2019, dont 23 femmes et 112 hommes. «Dans certains cas relevés, des femmes et des hommes détenus ont été soumis à de nombreux actes de torture telles que des électrochocs, des étouffements avec un sac plastique, des simulacres de noyade, des passages à tabac, des violences sexuelles, des privations d’eau et de nourriture, des postures forcées et des expositions à des températures extrêmes» expose le document. Les organismes responsables de ces pratiques sont, d’après le rapport, le Service bolivarien d’intelligence nationale (SEBIN) et la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM). Ces deux organismes s’occupaient de pratiquer habituellement ces actes de torture afin d’obtenir des informations et des confessions, intimider et sanctionner les personnes détenues.

Le rapport indique 72 dénonciations de prétendue torture et de maltraitance, et 174 personnes détenues dans le cadre des manifestations entre 2017 et 2019. «Des cas de violence sexuelle et de violence sexiste contre des femmes et des filles ont été relevés pendant leur détention.» Des cas «d’exécution extrajudiciaire» ont été constatés lors d’interventions policières. Par conséquent, 5 287 morts dans ces cas ont été révélés. En ce qui concerne la fragilité des droits politiques et civils, les lois et la politique instaurées par le gouvernement ont causé la dégradation de l’État de droit et le démantèlement des institutions démocratiques. Par ailleurs, l’on dénonce la répression sélective contre les opposants, les dissidents et leurs proches. «Les proches sont menacés de mort, épiés, intimidés et harcelés», «les femmes sont soumises à des violences sexuelles, sexistes et humiliantes dans les centres de détention». Au contraire, le gouvernement assure qu’il n’y pas eu de morts pendant les manifestations en 2018 et que seulement 29 personnes sont mortes entre janvier et mai 2019. Cette information est d’ailleurs en opposition avec le rapport de l’Observatoire vénézuélien des conflits sociaux (OVCS), dans lequel 14 morts ont été enregistrées dans le cadre des manifestations en 2018 et 66 morts entre janvier et mai 2019 selon le Haut-Commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme.

En outre, il y a la présence des soi-disant «collectifs chavistes», groupe civil armé qui, d’après le rapport, soutiennent les forces de sécurité dans la répression pendant les manifestations et la dissidence. «Le gouvernement a imposé une hégémonie communicationnelle où les médias indépendants sont restreints […] il y a eu des détentions arbitraires contre des personnes qui expriment leur opinion dans les réseaux sociaux.» De plus, l’ONU constate la fragilité des droits économiques et sociaux pour l’alimentation et la santé. «Les femmes sont contraintes de faire la queue 10 heures par jour pour avoir de la nourriture. Des sources locales ont rapporté des cas où les femmes ont été forcées d’échanger de la nourriture contre du sexe.» D’après les chiffres du Fonds des Nations unies pour l’alimentation, 3,7 millions de vénézuéliens se trouvent dans un état de dénutrition. Il faut ajouter là-dessus l’Enquête nationale sur les hôpitaux (2019) qui rend compte de la mort de 1 557 personnes à cause de l’absence de soins dans les hôpitaux.

Dans les recommandations du rapport, l’ONU exige du gouvernement Vénézuélien qu’il prenne immédiatement des mesures afin de faire cesser et prévenir la violation des droits humains, principalement les cas de tortures et d’exécutions extrajudiciaires. De même, il fait appel au démantèlement des groupes armés civils et des commandos de la police des Forces d’actions spéciales (FAES). La libération des personnes détenues arbitrairement est exigée, ainsi que la suppression de la mainmise du gouvernement sur les médias.

D’après CNN español
Traduit par Andrea Rico

WhatsApp comme échappatoire culturel et symbole de la crise au Venezuela

Papel Literario, journal culturel du Venezuela, se diffuse de plus en plus à travers les réseaux sociaux. Nombre de lecteurs, dont ceux en exil, y ont accès et le mettent en circulation malgré les entraves auxquelles le journal a fait face pour sa libre publication en papier. 

Photo : Lisablackmore

Miguel Henrique Otero, président du journal vénézuélien El Nacional, et Nelson Rivera, directeur de la section culturelle du journal, envoient chaque dimanche depuis le 3 mars 2019 le PDF du Papel Literario à environ cinq mille abonnés. Par la suite, les personnes qui travaillent dans le journal l’envoient à 19 500 autres lecteurs, élargissant ainsi le nombre de ceux-ci partout dans le monde. Il est ainsi difficile d’estimer combien de Vénézuéliens lisent ces pages numériques qui existaient autrefois en papier.  

La publication régulière a ainsi survécu à l’exil, de même que la section culturelle. Celle-ci est la plus vieille d’Amérique latine et a fêté ses 75 ans d’existence l’année dernière. «Il y a eu un potentiel extraordinaire du journal, les lecteurs sont devenus des agents actifs de la distribution» s’exclame Rivera via Whatsapp depuis San Pedro de Nós, village de 5 000 habitants dans la province espagnole de la Corogne. «J’étais en Espagne lorsque, le 2 septembre 2015, Diosdado Cabello m’a accusé dans son programme ‘Con el mazo dando’ d’être impliqué dans une conspiration avec Miguel Henrique Otero.» «Au bout de quelques jours, un groupe de la Direction Générale de Contre-espionnage Militaire s’est trompé de maison et a fait irruption dans une autre, pensant que c’était la mienne.» Conséquence : Rivera ne peut rentrer à Caracas. 

Cabello avait entamé des poursuites judiciaires financières et pénales cinq mois auparavant contre l’entreprise éditoriale et ses directives. Cela s’est passé après une publication de El Nacional des journaux The Wall Street Journal et ABC qui parlaient d’une possible implication du dirigeant des partisans d‘Hugo Chavez dans le trafic de drogue. Depuis cela, le harcèlement ne décolère pas, et a provoqué la disparition de la version papier le 14 décembre 2018. Cependant, le journal continue son activité et se focalise maintenant sur l’édition numérique. En effet, ils sont devenus l’un des médias latino-américains les plus lus du réseau. « Le nombre de lecteurs ne cesse pas d’augmenter depuis 2015 grâce à l’émigration vénézuélienne » (laquelle compte déjà 4 millions de personnes d’après les chiffres récents d’ACNUR). 

Miami et Bogotá sont les villes les plus prisées par les Vénézuéliens en termes d’exil politique et économique ; cependant, l’Espagne reste le pays avec les principaux milieux culturels. Ainsi, on peut trouver à Madrid Artemis Nader et David Malavé, qui s’occupent de la nouvelle maison d’édition Kalathos Éditorial. Otero, l’essayiste Marina Gasparini Lagrange, essayiste ; la peintre Emilia Azcárate,  l’actrice Ana María Simón, ou encore la journaliste culturelle Karina Sainz Borog, y habitent également. À Málaga, c’est Rodrigo Blanco Calderón, qui a gagné le Prix Bienal de novela Mario Vargas Llosa avec son roman The Night, une découverte méta-littéraire et politique sur les coupures d’électricité  à Caracas en 2010.  

«Je trouve qu’il y a divers lieux de création pour la littérature et le Venezuela en fait partie avec des écrivains tels qu’Igor BarretoEdnodio QuinteroWilly McKey ou Victoria de Stefano qui travaillent dur» explique Rivera. En outre, López Ortega a élargi le volume Rasgos comunes. Antología de la poesía venezolana del siglo XX, qui est devenu un symbole de la résistance vénézuélienne. «Cette coïncidence du livre avec la crise au Venezuela a créé un symbolisme spécial pour l’édition, qui n’était pas prévu, car dans une époque aussi obscure et terrible que celle que l’on vit, le livre devient un outil de compensation, au moins sur le plan symbolique» affirme Ortega. 

Ce sont notamment les lecteurs qui habitent à New-York, Miami, Bogotá, Caracas, Buenos Aires, Paris ou dans les villes espagnoles qui achètent, offrent et défendent le livre. Ils le promeuvent autant en papier qu’en numérique puisqu’il est devenu une lueur d’espoir pour les gens, conclut Ortega. Sans conteste, Papel Literario existe toujours et rassemble toutes les semaines le travail de poètes et personalités littéraires latino-américains.  

Andrea RICO 

Une Amérique latine ballotée par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis 

Donald Trump, à l’approche des élections présidentielles nord-américaines, a décidé de changer de braquet avec la Chine. Il a ouvert le feu des droits de douane imposés à Pékin. La Chine a relevé le défi. Au risque de provoquer l’un et l’autre des dommages collatéraux ici, en Asie et là, en Europe ou en Amérique latine.

Photo : ELA

La Chine, en effet, est aujourd’hui un acteur central du développement économique de l’Amérique latine. Avec ou à côté des Etats-Unis, et de plusieurs pays européens.  La Chine est devenue le deuxième, et même parfois le premier partenaire de la quasi totalité des Latino-américains. Faute de pouvoir préserver autonomie et souveraineté les sujets de la société internationale partagent  les vassalités. Le «nassérisme» économique et diplomatique a été pratiqué en Amérique latine  bien avant l’Egypte. Tant est naturelle chez les Etats «périphériques» l’option des dépendances concurrentielles.

Toutes choses supposées en temps normal créer un climat accélérateur d’investissement. Tout en préservant les autonomies nationales. Les Latino-américains ont bénéficié à plein d’un tel contexte dans les années 2000/2016. Une pluie de dollars, euros, yens et yuans a irrigué le sous-continent du Mexique au Chili. Ces temps-là seraient-ils révolus ? La crise à deux temps des dix dernières années avait ralenti les flux. La guerre tarifaire déclenchée par Donald Trump va-t-elle porter un coup fatal à une manne aujourd’hui nécessaire aux équilibres commerciaux, financiers des Amériques latines ?

Le Président colombien Ivan Duque a exprimé le 23 mai 2019, une sourde inquiétude partagée par tous. L’idéal, et la sagesse bien entendue devraient conduire Donald Trump à trouver un terrain d’entente avec Xi Jinping. Le Brésil de Jair Bolsonaro partage le même réalisme prudent qui a été matérialisé par la visite des fils du Chef de l’Etat brésilien à Taïwan, suivie de celle du vice-président Hamilton Mourão, à Pékin. Un éventuel compromis Washington-Pékin, pourrait en effet se conclure sur le dos des exportateurs brésiliens de soja .. Le souhait et la prudence exprimés sont compréhensibles. Mais leur concrétisation relève pour l’instant du vœu pieux.

D’autres responsables ibéro-américains se sont frotté les mains, estimant que la circonstance Trump leur ouvrait des perspectives inédites. Le patron de BMW Mexique, José Oriol, a considéré que le Mexique pourrait se substituer aux fournisseurs chinois entravés par la hausse des tarifs douaniers nord-américains. Un cadre de Huawei, le 13 juin 2019, a depuis le Mexique signalé que dans les pays «où elle reste bienvenue», l’entreprise « récompenserait ». Panama a inauguré en avril 2019 un vol direct avec Pékin. Panama négocie depuis quelques mois un traité bilatéral de commerce avec la Chine populaire, malgré les avertissements venus du Département d’Etat nord-américain. En dépit du caractère «délicat» du moment sino-américain, les autorités de la République Dominicaine ont considéré qu’elles pouvaient se rapprocher de Pékin, «deuxième puissance économique du monde», en restant amies de Washington. Elles ont le 30 avril 2019 rompu avec Taïwan, et donc reconnu Pékin comme seul Etat chinois disposant de la légitimité internationale. Chili, Pérou et Uruguay ont participé fin avril à un forum sur la Route de la soie, organisé par et à Pékin. Les trois pays ont confirmé leur intérêt faisant la sourde oreille aux avertissements communiqués personnellement par le Secrétaire d’Etat de Donald Trump, Mike Pompeo, en avril dernier au Chili, au Paraguay et au Pérou. «65% de nos échanges», a commenté, le 12 avril 2019, l’ex-président chilien Eduardo Frei, «se font avec les Asiatiques, (..) Le Chili ne peut accepter les pressions de qui que ce soit».  ». Au Mexique le 12 avril c’est Wilbur Ross, Secrétaire au commerce, qui a fait le déplacement dans le Yucatan, à Merida, pour demander aux autorités locales de refuser les investissements chinois.

Il y a enfin les inquiets, ceux qui pèsent le pour et le contre. Un laboratoire d’idées mexicain se félicite que le Mexique, ait «volé», aux Chinois la place de deuxième partenaire commercial des Etats-Unis. Tout en ajoutant que cela est la conséquence partielle d’un regain d’investissements chinois au Mexique afin de bénéficier des retombées du nouvel accord nord-américain ayant pris la suite de l ‘ALENA, le T-MEC. Donc attention ajoutent-ils avec raison, il ne faudrait pas que Washington en prenne ombrage et adopte des mesures restrictives. La levée des droits imposés à l’acier et à l’aluminium mexicain et canadien, rappellent-ils, a été conditionnée à l’interdiction d’une entrée aux Etats-Unis de produits chinois instrumentalisant le T-MEC.

L’imprévisibilité imposée par Donald Trump perturbe les prises de décision, en Amérique latine comme ailleurs. La menace de sanctions tarifaires plane sur tous les gouvernements soupçonnés de comportements contraires aux intérêts des Etats-Unis. Et ce bien au delà du commercial avec la Chine. La puissance, l’influence et le rang des Etats-Unis sont l’enjeu de cet «affolement» diplomatique.

Jean-Jacques KOURLIANDSKY

Bilan de la visite de Michelle Bachelet au Venezuela sur fond de crise

À la suite d’une visite au Venezuela, la Haute-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a annoncé vendredi dernier des accords avec le gouvernement de Nicolás Maduro pour analyser la situation des droits humains.

Photo : ONU

Michelle Bachelet a rendu visite au Venezuela et a rencontré Nicolás Maduro, des représentants politiques, des ministres, le chef de l’opposition Juan Guaidó, l’ONG, des fonctionnaires comme le chancelier,  le procureur et divers secteurs de la société civile dont les victimes des violations des droits humains. Par ailleurs, Guaidó a confirmé à la presse que le 5 juillet Bachelet fournira un bilan sur la crise du Venezuela, basé sur des analyses et des évidences auprès de l’ONU ainsi qu’une recommandation constructive pour « avancer ». Bachelet a fait aussi un appel à la libération des détenus qui ont exercé leurs droits civiques et politiques d’une manière pacifique. « On est parvenu aux différents accords, (…) le gouvernement s’engage à mener une évaluation de la commission nationale de prévention de la torture et des principaux obstacles dans l’accès à la justice dans le pays » a déclaré Bachelet avant de partir du Venezuela.

Lors de sa visite, l’ancienne présidente du Chili a célébré la libération du député Gilber Caro et deux citoyens, Melvin Farías et Junior Rojas. Néanmoins, elle a demandé aux autorités de libérer tous les prisonniers politiques. Pour y parvenir, elle a affirmé que deux officiers des droits humains de l’ONU resteraient afin de fournir de l’aide, de l’assistance technique et surveiller la situation. « Le gouvernement a également accepté d’accueillir mon équipe au sein des centres d’arrestation pour surveiller les conditions auxquelles les détenus se trouvent et parler confidentiellement avec eux ». En cas de non-respect de la parole par le gouvernement de Maduro, Bachelet l’informera.

En outre, l’ancienne présidente a énoncé l’importance de l’implication de son équipe dans la prévention de la torture et son inquiétude des paroles des victimes sur la violation des droits humains et la violence politique. La crise au Venezuela la touche et les sanctions étrangères l’inquiètent puisque celles-ci ont aggravé la crise économique. « Maintenir une posture fermée détériorera la crise et les Vénézuéliens ne peuvent pas se le permettre » a ajouté Bachelet. « La situation sanitaire continue à être extrêmement critique à cause de divers facteurs : la pénurie des médicaments d’équipement, l’exode de professionnels de santé, la détérioration de la qualité de l’eau et de l’assainissement ainsi que les coupures d’électricité. » souligne Bachelet en ajoutant qu’elle a fait un appel à l’exécutif pour fixer des priorités au sujet de la santé.

D’autre part, différentes ONG ont fait un appel à la grève le vendredi 21 juin à 11 heures auprès du siège de l’ONU à Caracas pour exiger le respect aux droits humains. « Nous rejouons l’appel des ONG pour faire un appel le 21 juin pour la crise que l’on subit au Venezuela. J’invite tout le peuple vénézuélien à sortir dans la rue ce vendredi pour rendre visible la crise, protester et exiger le respect de nos droits » a affirmé Guaidó dans un message depuis son compte Twitter. 

D’après l’organisation non-gouvernementale Foro Penalqui veille sur les prisonniers politiques et qui a rencontré Bachelet, 700 personnes sont détenues pour s’opposer au gouvernement. Dans les jours suivants, Alfredo Romero, directeur de Foro Penal, a exprimé que la visite n’a pas eu de résultats puisqu’au jour d’aujourd’hui, les prisonniers politiques n’ont pas été libérés. Celui-ci a aussi critiqué la brève visite de Bachelet au Venezuela : « la visite a été très courte pour une vérification d’une telle situation complexe et longue : 18 ans de répression politique et plus de 15 000 arrêts politiques depuis 2014. »

Andrea RICO

Lutte des opposants au président Ortega pour la libération des prisonniers politiques

Les opposants du président nicaraguayen Daniel Ortega réclament la libération de 89 prisonniers politiques au gouvernement nicaraguayen comme il l’avait promis. Le non-respect de sa parole entraînerait la privation des bénéfices économiques par l’Union européenne et les États-Unis.

Photo : El Periodico

L’opposition exigeant la libération des prisonniers a annoncé que le gouvernement de Daniel Ortega n’a pas tenu parole et que ceux-ci sont encore détenus. Cependant, le gouvernement affirme que plus de 490 détenus ont déjà été absous dans le cadre d’une loi d’amnistie. « La table de négociation a reçu une annonce du gouvernement concernant la libération sous 90 jours de tous les détenus dans le cadre des manifestations » a annoncé l’envoyé spécial de l’Organisation des États Américains (OEA), Luis Angel Rosadilla, lors d’une conférence de presse.

Sur ce, le gouvernement a ajouté que les opposants arrêtés aux manifestations anti-gouvernementales du printemps et de l’été 2018 étaient déjà en liberté, sous la condition que les opposants ne reprennent pas des actes qui amènent à des manifestations, d’après la loi d’amnistie. La répression par la Police nationale et des groupes pro-gouvernementaux armés a fait plus de 325 morts et 2 000 blessés. Ainsi le gouvernement se dit engagé dans la libération dans le cadre de négociations et, de cette manière, la communauté internationale lèverait aussi les sanctions économiques.

En cas de non-respect de cette parole, des acteurs internationaux comme les Etats-Unis et l’Union Européenne pourraient endurcir des sanctions économiques. Ces sanctions auront un délai jusqu’au 18 juin. En outre, l’application de la Nica Act, la loi instituant des sanctions économiques à cause de la répression contre l’opposition pourrait être endurcie en cas de non-respect, d’après un annoncé de l’ancien diplomate, Mauricio Díaz. Ces pénalités auront des conséquences graves dans l’économie après avoir eu une chute l’année dernière de 3,8% du PIB et la perte de plusieurs emplois.

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) accompagnera la négociation entre les deux camps qui s’est conclue mercredi. Par ailleurs, les deux parties ont convenu également d’un programme de négociation et d’un appel à la communauté internationale pour régler les sanctions. D’après l’accord, « au moment souhaité, d’un commun accord entre les parties, il sera demandé à la communauté internationale de suspendre les sanctions pour faciliter le développement humain, économique et social du Nicaragua, au bénéfice des secteurs les plus vulnérables de la population ».

Des centaines de personnes sont détenues dans les prisons ; beaucoup sont des journalistes, des étudiants, des dirigeants syndicaux ou des paysans. Ils sont soumis à des abus, parfois à la torture. « Le président Daniel Ortega n’a démontré aucune réelle volonté de rendre justice aux victimes de la répression brutale exercée par la Police nationale et par des bandes d’individus armés lors des manifestations de 2018 » s’exclame José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques de Human Rights Watch. « La remise en liberté récente de dizaines de personnes qui étaient détenues dans le contexte des manifestations, dont beaucoup sont maintenant assignées à résidence et risquent toujours des poursuites judiciaires, ne peut faire oublier le fait que pas un seul policier ne fasse l’objet de la moindre enquête criminelle pour les passages à tabac, les viols, les arrachages d’ongles, les manoeuvres d’étouffement et les autres atrocités qui ont été commises ». En effet, c’est le témoignage d’un rapport basé sur des recherches de sources officielles, de documents judiciaires, de déclarations, photos, vidéos ou relevés médicaux.

« Le seul moyen de réduire les abus généralisés, de permettre aux Nicaraguayens de rentrer d’exil, de mettre fin à la censure et de restaurer l’indépendance du système judiciaire passe par l’application d’une pression soutenue par la communauté internationale qui devrait inclure des sanctions ciblées et une forte insistance pour que les responsables d’abus soient amenés à rendre des comptes », a affirmé José Miguel Vivanco.

Andrea RICO

L’extrême droite aspire à la présidence du Chili avec la création d’un nouveau parti

L’ex-candidat à la présidence a constitué son parti après la récolte de 150 signatures. La révélation de son logo devient l’objet d’une forte critique due à sa similitude avec l’écusson de Captain America, héros de la bande dessinée éponyme. 

Photo : Agencia Uno

L’extrême-droite chilienne vit actuellement son apogée et compte s’imposer à nouveau sur la scène politique à travers la figure de José Antonio Kast, qui a créé son nouveau parti politique dans l’objectif d’accéder à la présidence du pays. 

Baptisée Parti républicain (similaire au parti de l’actuel président étasunien Donald Trump), cette nouvelle institution politique présente des traits conservateurs, tout en se démarquant de la ligne adoptée par le président actuel Sebastián Piñera, trop modéré selon les partisans de Kast. 

Ainsi l’ex-candidat à la présidence a constitué son parti après la récolte de 150 signatures. La révélation de son logo devient l’objet d’une forte critique dû à sa similitude avec l’écusson de Captain America, héros de la bande dessinée éponyme. 

Fils d’un ex-officier de l’Allemagne Nazi puis grand partisan de la dictature pinochetiste, Kast aspire à se joindre à nouveau à la course présidentielle du Chili. Dans l’intervalle de ces va-et-vient politiciens, l’analyste Bernardo Navarrete souligne que le phénomène JAK s’est «sans aucun doute exacerbé». Il considère d’ailleurs que «ses chances de devenir président de la république avoisinent zéro». Lors du dernier scrutin chilien, Kast a obtenu près de 7,93% des suffrages, élections que Piñera a remporté avec 36,64%. 

D’après Telesur
Traduit par Alice Dreillard

Un nouveau dépôt de lithium découvert en Chine, au détriment du Chili

Le Chili, l’Argentine, les États-Unis et la Bolivie sont les pays qui possèdent les plus grandes réserves de lithium au monde. Le Salar d’Uyuni en posséderait 21 milliards de tonnes.

Photo : Reuters

Le lithium est un élément extrêmement important dans la filière des transports car les batteries puisque le lithium est plus exploité que les combustibles fossiles. Les piles au lithium rechargeables servent aussi un rôle dans l’alimentation des véhicules électriques, des téléphones portables, des ordinateurs portables ou encore des installations de stockage d’énergies renouvelables. On le retrouve également dans des matériaux comme le verre résistant ou dans le domaine de la pharmacologie. Bref, le lithium est plus important que ce que l’on pourrait croire.

En outre, cinq milliards de tonnes de lithium ont été découvertes dans la région du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, ce qui rendrait le Chili et les autres pays leaders du lithium moins attractifs sur le plan économique. Cette découverte a été faite par l’institut de géochimie, dont l’Académie des Sciences de la Chine fait partie. D’après l’institut, il y aurait environ 340 000 tonnes d’oxyde de lithium déposées sur un site de 7,2 km².

Par ailleurs, la demande de lithium augmente constamment à cause de l’utilisation de nouvelles voitures électriques, et ce aux dépens de l’usage des carburants fossiles. La Chine était jusqu’alors dépendante de pays étrangers pour s’approvisionner en lithium, élément fondamental dans l’industrie des batteries rechargeables.

Le lithium pose de nombreuses difficultés d’extraction dûe aux contraintes géologiques et géographiques ; cependant, après 15 ans de recherche, un procédé a été découvert qui réduirait les coûts d’exploitation. Cette technique permet de séparer le lithium du magnésium en plusieurs étapes grâce à un système de filtrage membranaire électronique. Un rapport gouvernemental, cité par un journal de Hong Kong, affirme que le nouveau procédé permettrait de réduire le coût à moins de 2 200 dollars la tonne, et ainsi accroître la rentabilité ainsi que le nombre de fournisseurs locaux.

Ce marché chinois provoque la concurrence et attire déjà les constructeurs étrangers qui veulent produire leurs batteries. Par conséquent, la Chine pourrait dominer le secteur de l’industrie automobile électrique en prenant le contrôles des deux tiers du marché du lithium, écartant simultanément les États-Unis, l’Australie, le Chili et l’Argentine.

Andrea RICO

La France restitue au Pérou les trois pièces archéologiques confisquées à l’aéroport

La France a rendu ce 6 juin 2019 trois pièces emblématiques du patrimoine culturel péruvien qui avaient été interceptées par la douane en 2007 à l’aéroport de Charles de Gaulle. Conformément au communiqué, cette restitution a eu lieu à l’ambassade de Lima, une cérémonie dirigée par le directeur général des douanes, Rodolphe Gintz et l’ambassadrice péruvienne, Cristina Ronquillo. 

Photo : EFE

«Fidèle à ses engagements internationaux, notamment ceux de la Convention Unesco de 1970 relative à la lutte contre le trafic illicite de biens culturels, la France a rendu ces biens culturels aux autorités péruviennes» indique le communiqué de presse du ministère de la Culture. 

En 2007, la douane a intercepté les trois pièces dans un colis provenant du Pérou et à destination d’un particulier français. Bien que le document les accompagnant ait présenté les objets comme des répliques, l’expertise sollicitée par la douane a conclu qu’il s’agissait des originaux appartenant aux cultures péruviennes de Chancay et de Chimu, dont l’exportation est interdite sans autorisation des autorités de Lima.  

Ces objets, deux statues en terre cuite et un bâton en bois sculpté, représentant des personnages anthropomorphes sont connus comme étant des Cuchimilcos. 

L’archéologue péruvien Óscar  Llanos, présent à la cérémonie, explique que les pièces «proviennent de la région de la côte centrale du Pérou et plus spécifiquement des vallées du Nord du département de Lima, entre le fleuve Chillón et le fleuve Huaura».

Lorsque l’ambassadrice du pays sud-américain a reçu les pièces, elle a signalé que «le trafic illicite de biens culturels constitue un délit grave envers la culture et le leg des générations futures», si bien que le Pérou «est fortement engagé dans les actions de récupération, de restitution et de rapatriement de [son] patrimoine culturel ».  

De son côté, le ministre français des douanes étrangères, Jean-Yves Le Drian, a salué la qualité de la coopération entre les deux nations, qui a permis la restitution d’objets arrachés à leur pays de façon illégale. 

«La France est déterminée à lutter contre le trafic illicite des biens culturels et continue à promouvoir une mobilisation forte à échelle multilatérale concernant la protection du patrimoine culturel» a déclaré Jean-Yves Le Drian. 

Les Cuchimilcos, emblèmes de la culture péruvienne, seront donnés à un musée «qui reste à définir» selon Ronquillo, qui a célébré «non seulement l’amitié, mais aussi le respect qui existe en France pour la culture d’un pays comme le Pérou, détenteur d’une grande richesse archéologique et culturelle». 

D’après Prensa Latina et DW 
Traduit par Cécile Pilgram

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