À Rio de Janeiro, le président du Brésil et la présidente de la Commission européenne Ursula célèbrent l’accord commercial UE-Mercosur

Le président brésilien Luiz Lula da Silvia et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont célébré ce vendredi 16 janvier à Rio de Janeiro l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, y voyant un succès du multilatéralisme malgré les inquiétudes persistantes. Après plus de 25 ans de négociations, les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) signeront samedi ce texte avec l’Union européenne à Asuncion, la capitale paraguayenne.

Le traité crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde mais inquiète fortement au sein du monde agricole, notamment en France. Cet accord est « très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme », a dit devant la presse Luiz Inacio Lula da Silva. Ursula von der Leyen a évoqué « le pouvoir du partenariat et de l’ouverture », estimant que cet accord créerait « une vraie prospérité ».

Ensemble, les deux blocs représentent 30 % du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs. Cet accord intervient dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump. À la tête de la première économie d’Amérique latine, géant agricole d’envergure mondiale, Lula a joué un rôle crucial dans l’avancée du traité UE-Mercosur. Il n’assistera pas cependant à la signature samedi au Paraguay.

En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées. Après la signature, le traité commercial devra encore être ratifié par le Parlement européen. Le scrutin pourrait être serré, même si une majorité semble favorable à l’accord.