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Musiques

Valparaiso à l’honneur au festival Les Escales à Saint-Nazaire

François-Xavier Gomez, envoyé spécial de Libération à Saint-Nazaire, revient en détails sur l’édition 2015 du festival les Escales qui, cette année, mettait en avant Valparaiso. À Saint-Nazaire, le festival les Escales a mis en avant la deuxième ville du Chili, entre punk, cumbia et derniers représentants de la chanson populaire.

Tout en tatouages et piercings, Tevo, moitié du duo electropunk Poder Guadaña, a eu un sentiment bizarre en débarquant à Saint-Nazaire : “C’est un port, comme Valparaiso, mais il ne sent rien.” À défaut d’effluves d’hydrocarbures, on a respiré pendant deux jours l’atmosphère de liberté artistique de la ville au festival les Escales, qui a invité musiciens et street artists dans une belle affiche sans esthétiques exclusives ni préjugés, qui a associé Salif Keita, JoeyStarr, Cerrone, Yael Naïm ou Dhafer Youssef. Dès l’arrivée sur la partie du port où se déroulent les concerts (sans conteste l’un des plus beaux sites de festival en France), deux fresques monumentales accueillent le public : deux portraits réalisés (en sept jours seulement) par Inti, une sommité du graff, et Robot de Madera (“robot de bois”).

Le premier a représenté un migrant en transit, aux yeux immenses ; le second, un étudiant chilien en hommage à la mobilisation de la jeunesse pour la réforme scolaire et à ses martyrs – trois manifestants ont déjà été tués. Les deux grapheurs soulignent que Valparaiso, au-delà du street art, est une ville où tous les arts ont droit de cité dans la rue : musique, cirque, danse… La chanteuse Pascuala Ilabaca, 30 ans, a été formée à cette école : “J’ai toujours monté et descendu les cerros [les 42 collines qui forment la ville, ndlr] avec mon accordéon de 12 kilos sur le dos.” Après six albums, elle est aujourd’hui reconnue comme une des voix les plus originales en Amérique latine. “Valparaiso est en perpétuel mouvement, décrit-elle. Sa vocation universitaire entraîne un renouvellement de la population, les étudiants de tout le pays restent quelques années et repartent.” Le port est aussi le berceau d’un rock psychédélique peu connu à l’étranger : “Grâce à l’activité portuaire, les innovations arrivaient bien avant d’atteindre la capitale, Santiago. C’est le cas du mouvement hippie, des drogues. Ce qui a permis l’éclosion du folk-rock progressif de Congreso ou Los Jaivas, qui est une de mes inspirations.”

Le duo Poder Guadaña (“le pouvoir de la faux”) est un autre repère du paysage musical de la ville : sur des beats de hip-hop ou des rythmes de cumbia, les deux compères punks hurlent un discours très radical, où la subversion n’empêche pas l’humour, et atteignent parfaitement le but qu’ils se sont fixé : “Faire réfléchir en faisant la fête.” Mais les triomphateurs des Escales ont été les participants les plus insolites du plateau porteño (“portuaire”). Avant d’être un groupe, La Isla de la Fantasia est le jardin d’un particulier où se retrouvent depuis plusieurs décennies les musiciens amateurs autour d’un répertoire de boléros et de valses péruviennes et de cuecas, la chanson traditionnelle qui se danse un mouchoir à la main. L’Ile de la Fantaisie était un îlot de liberté pendant la dictature de Pinochet (1973-1988), quand le couvre-feu empêchait toute vie nocturne. Ces peñas (“veillées”) ont permis de préserver un patrimoine oral qui autrement se serait perdu.

Trois CD ont été enregistrés récemment et un documentaire leur a été consacré. Plusieurs des piliers de La Isla sont décédés, mais un trio de survivants a fait le voyage, leur premier hors du Chili. Accompagnés par trois jeunes partenaires, ils ont 70, 77 et 84 ans et font revivre, à travers les complaintes sentimentales et les rythmes tropicaux, le temps révolu des cabarets. En costume et cravate, élégants et frondeurs, ils ont même rejoint sur scène Chico Trujillo, le groupe de cumbia-rock le plus populaire du Chili, pour un finale improvisé et chaleureux.

François-Xavier GOMEZ
Article publié par Libération le 9 août 2015

Alcides Lanza promu meilleur compositeur ibéro-américain

Alcides Lanza, compositeur argentin, est le nouveau lauréat du Prix Tomás Luis de Victoria XIII , Prix de la Société générale des auteurs d’espagne (SGAE) de la musique ibéro-américaine. Retour sur un parcours musical exemplaire.

Le prestigieux Prix Tomás Luis de Victoria a distingué depuis sa création plusieurs grands compositeurs latino-américains : les Cubains Harold Gramatge en 1996 et Leo Brouwer en 2010, le Péruvien Celso Garrido- Lecca en 2000, le Vénézuélien Alfredo del Monaco en 2002, le Mexicain Mario Lavista en 2013, les Argentins Gerardo Gandini en 2008 et Alcides Lanza en 2015. Le 28 mai 2015 le Prix Tomás Luis de Victoria décerné par la Fondation SGAE (Société Générale des Auteurs d’Espagne) à l’Académie royale des Beaux-Arts à Madrid, a couronné l’œuvre et le travail ininterrompu de recherche, de rénovation et d’enseignement d’Alcides Lanza, une des plus grandes figures de la musique contemporaine.

À 86 ans, le maître en pleine forme, a dirigé lui-même une œuvre du concert exceptionnel qui a suivi la remise du Prix. Un des pionniers avec Celso Garrido-Lecca en matière de musique électronique, multimédia, Alcides Lanza n’a cessé dans sa démarche d’explorer et d’expérimenter de nouveaux procédés scientifiques et techniques de composition. Rénovateur de la musique contemporaine il a contribué largement à sa diffusion sur le plan international en conjuguant dans son parcours la recherche, la composition, l’enseignement, des concerts et des conférences. Né en 1929 à Rosario en Argentine il se consacre depuis ses plus jeunes années à la musique : le piano et la composition. Dès le départ ses références sont hétérogènes. Le Centre Latino-américain de Hautes Études Musicales (CLAEM) fondé en 1961 à Buenos Aires par Alberto Ginastera a été fondamental pour la formation d’Alcides Lanza et d’autres compositeurs de sa génération qui ont pu y suivre des enseignements de musiciens de l’avant-garde aussi prestigieux que Messiaen, Maderna, Xenakis, Loriod, Dallapiccola, De Pablo. Le CLAEM avait pour objectif de permettre aux compositeurs latino-américains de se familiariser avec les esthétiques et les techniques nouvelles. Il est un moteur puissant du développement de ces nouvelles esthétiques et de la composition électronique.

Grâce à la bourse de la Fondation Guggenheim, Alcides Lanza va poursuivre ses études entre 1965 – 70 en Amérique avec Vladimir Ussachevsky au Columbia Princeton Electronic Music Center à New York où il peut accéder pour ses recherches aux puissants moyens technologiques. Il y compose une partie importante de ses œuvres majeures pour orchestre électronique, piano et sons électroniques, instruments à vent, percussions et pour la voix. Dans ses compositions il développe un style personnel original se caractérisant par un très large registre chromatique déployé dans l’espace de façon quasi picturale et sculpturale. Son style marque profondément les esthétiques musicales contemporaines. Il est invité à enseigner dans plusieurs Centres Universitaires entre autres au New York City Community College. En 1971 Alcides Lanza est nommé professeur de composition à la Faculté de Musique de l’Université McGill de Montréal puis à la Deutsche Akademischen Austauschdienst à Berlin. Depuis 1974 il est directeur des Études Électroniques à l’Université McGill de Montréal et aujourd’hui directeur émérite de EMS au Canada. Les œuvres d’Alcides Lanza au programme du concert donné à Madrid le 28 mai avec maestro lui-même aux manettes de la console électroacoustique pour la pièce vôo pour voix et musique électroacoustique, offraient un aperçu de l’originalité et de la richesse de l’univers sonore de sa création.

 Irène Sadowska Guillon

Fondation SGAE

 

« Edades ciegas », une création de Marco Antonio Pérez Ramírez

L’Orchestre national d’Île-de-France accueillait en avril dernier l’œuvre Edades Ciegas du musicien et compositeur chilien  Marco Antonio Pérez Ramírez. Retour sur l’œuvre et le parcours musical d’un personnage qui nous rappelle que la musique est avant tout la langue des émotions.

Les 3 avril et 7 avril 2015 à Argenteuil et à la Philarmonie de Paris a été créée l’œuvre “Edades ciegas” de Marco Antonio Pérez Ramírez par l’Orchestre national d’Île-de-France, sous la direction du chef invité Fabien Gabel. Marco Antonio est né à Santiago-du-Chili en 1964 et dirige actuellement l’Orchestre symphonique Bienne Soleure, dans le canton de Neuchâtel en Suisse. Il possède un parcours musical riche. Après avoir été l’élève d’Alberto Ponce en guitare classique, il aborde la composition auprès de Sergio Ortega. Il suit le cursus de composition et d’informatique musicale de l’IRCAM à Paris. De 2002 à 2005 il est compositeur en résidence auprès de l’Orchestre national de Montpellier, pour lequel il écrit quatre œuvres, dont Achachilas et Atacama (2005), un concerto pour violon et orchestre. Ensuite il est en résidence à l’Orchestre philarmonique de Strasbourg et la composition devient son domaine de prédilection.

L’œuvre de Marco Antonio Pérez Ramírez est puissante, minérale, très structurée – on écrirait même structurale en référence à la géologie structurale, aux masses rocheuses des Andes, aux failles, peut-être aux traces des séismes, comme il en advient si fréquemment dans la nature chilienne. Le compositeur s’exprimant lors de l’avant-concert, dans la salle de répétition de la Nouvelle Philarmonie, nous dit qu’il cherche à créer des “trous”, “des abîmes” et rappelle que cette pièce, commandée par l’Orchestre d’Île-de-France, est dédiée à la mémoire de son père, disparu récemment. L’entame du violon, déchirante, exécutée par le soliste vénézuélien de l’Orchestre, Alexis Cárdenas, marque le début d’une œuvre brève, exigeante, dirigée d’une baguette ferme par Fabien Gabel.

Dans le programme du concert le compositeur commente son ouvrage avec ces phrases très personnelles et éloquentes : “Edades ciegas est un voyage – le mien, qui de pièce en pièce s’épure toujours plus. Il me faut sans cesse redire, ne pas m’arrêter, pour atteindre l’essentiel : ces âges aveugles, siècles stellaires, durées incommensurables, qui créent des abîmes violents, arides, durs, et qui nous permettent de nous perdre, d’explorer de nouveaux territoires où le soi peut enfin se dévoiler sans faire semblant.” L’œuvre musicale, ramassée en cinq minutes, évoque en effet, par son titre, emprunté au Canto General de Pablo Neruda, les dernières strophes du célèbre poème “Sube a nacer conmigo, hermano” (Alturas de Macchu Pichu XII) : A través de la tierra juntad todos / los silenciosos labios derramados / y desde el fondo habladme toda esta larga noche /  contadme todo, cadena a cadena, / eslabón a eslabón, y paso a paso, / afilad los cuchillos que guardasteis, /   ponedlos en mi pecho y en mi mano, /  como un río de rayos amarillos, /  como un río de tigres enterrados,/ y dejadme llorar, horas, días, años, / edades ciegas, siglos estelares.

 Christian GIRAULT

Soirée en musique à Villefranche-sur-Saône avec le nouveau groupe Vidala

Le prochain samedi 25 avril à la Bourse du Travail de Villefranche-sur-Saône, à 20 h 30, le trio musical Vidala nous emmène en terres andines.

 À l’occasion de la sortie de leur premier album, produit par le label lyonnais C’est pas des manières, le trio Vidala interprète avec sa sensibilité propre les compositions de grandes figures chiliennes, uruguayennes et argentines. Christophe Jacques à la guitare et Myriam Essayan aux percussions accompagnent la chaude voix de Séverine Soulayrès.

La critique sociale se mêle alors à la poésie andine. Atahualpa Yupanqui, Violeta Parra, Víctor Jara, Ariel Ramírez, Julio Santos Espinosa ou encore Daniel Viglietti dessinent avec leurs mots la beauté des paysages sud-américains mais aussi la dureté de la vie de ses ouvriers, mineurs, paysans. Vidala tire son nom d’une forme musicale populaire poétique argentine, qui se chante à une voix et s’accompagne d’une guitare et d’une percussion. Vidala conte les grands espaces andins, l’intime et la solitude des êtres qui l’habitent et la composent. Chacarera, milonga, tango, boléro, zamba, danza criolla, canción india sont autant d’airs musicaux dont s’inspire ce trio musical.

Après plus de 200 concerts au sein de leur précédent groupe Soulayrès, cette nouvelle formation qui porte en elle l’envie d’une renaissance aux couleurs latino-américaines, se produira sur la scène rhône-alpine à Villefranche (69) ce week-end, mais aussi à Ferney-Voltaire (01) et à Carantec (29). On se laisse aisément emporter par ces sonorités acoustiques et lointaines qui éveillent en nous une certaine invitation au voyage.

Elisa JUSZCZAK

Tramaluna et sa nouvelle création PO-IE-SIS

Fondée en 2006 par le danseur chorégraphe chilien Marcelo Sepúlveda, la compagnie TramaLuna ne cesse d’explorer le concept de danse en dépassant sa propre sphère. PO-IE-SIS”, création 2015, illustre cette conception artistique panachée et nous invite à voir le monde à travers le prisme de TramaLuna.

“Une danse est un poème” écrivait Denis Diderot ; la compagnie TramaLuna l’a bien compris. En effet, elle représentera sa dernière pièce, PO-IE-SIS, lors du Printemps des Poètes 2015 et à l’occasion de la Journée Internationale de l’Égalité des droits des Femmes.

Pourquoi PO-IE-SIS” ? Platon définit le terme grec poïesis par l’acheminement du non-être vers l’être, vers l’existence. En somme, il s’agit du processus créatif aboutissant à une œuvre originale. TramaLuna exploite à la perfection le fil rouge de cette 17e édition : “L’insurrection poétique”. PO-IE-SIS” est une pièce pour deux corps en mouvement (Olivier Gabrys & Marcelo Sepúlveda) et un violoniste (Pierrem Thinet) conçue à partir de textes d’auteures latino-américaines impliquées dans le combat pour les femmes. Elle pose des questions universelles donnant matière à la réflexion individuelle, à l’immersion dans des thématiques axées sur l’appartenance et l’origine.

La collaboration du chorégraphe Marcelo Sepúlveda et de la poétesse Samantha Barendson a insufflé la vie aux mots, a animé l’inanimé. La danse et les textes s’entremêlent et se confondent pour atteindre une synergie achevée dans les respirations et les silences. L’univers inhérent au spectacle, garanti par l’éclairage (Basile Verrier) et les costumes (Cathy Ray), éveille les sens ; aussi le spectateur restera-t-il subjugué par cette performance polymorphe. Un spectacle authentique et pur de 40 minutes qui ravira le public. “La musique se tend et se détend au fil des poèmes et des corps dansants, de matières sonores brutalisées par un violon alto saturé à la réminiscence d’une milonga qui s’étire tendrement. Pierrem Thinet utilise ici un dispositif sonore très simple, essentiel, tout en persévérant dans sa recherche d’un langage musical à la fois emprunt de cultures populaires
et de textures expérimentales.”
La Cie TramaLuna.

Hugo POLIZZI

Site Tramaluna

Dimanche 8 Mars – 15 h : Musée Gallo-Romain de Lyon-Fourvière, 17 Rue Cleberg – 69005 Lyon. Spectacle offert avec le billet d’entrée de l’exposition; Renseignements : 04 72 38 49 30.
Lundi 9 Mars – 20 h. Galerie ESPE/Confluences / 5 Rue Anselme – 69004 Lyon; Entrée libre. Réservations conseillées : reservationstramaluna@univ-lyon1.fr
Mardi 10 Mars – 18 h : Centre Social et Culturel Peyri, Rue Joseph Blein – 69120 Vaulx-en-Velin, Spectacle gratuit pour tous. Entrée libre sans réservation. Renseignements : 04 72 04 13 39
Mercredi 18 Mars- 20 h 30 : Toï Toï Le Zinc, 17-19 Rue Marcel Dutartre – 69100 Villeurbanne. Tarif solidaire / Entrée libre sans réservation – Renseignements : 04 37 48 90 15
Vendredi 20 Mars – 18 h 30 – Musée muséum départemental de Gap : 6 Avenue Maréchal Foch – 05000 Gap. Spectacle gratuit pour tous. Réservation uniquement par téléphone : 04 92 51 01 58

Le festival « Présences 2015 » met à l’honneur l’Amérique latine

La 25e édition du Festival de Radio France « Présences 2015 » explore les musiques du continent américain tout entier avec 13 concerts, du 6 au 21 février, à la Maison de la Radio. Il font ainsi honneur à la culture musicale hétéroclite et foisonnante de cette partie du monde encore trop souvent délaissée, en bouclant la boucle, puisque c’est avec l’Amérique latine déjà qu’avait débuté la première édition.

Cette année, la programmation de Radio France fait la part belle aux compositeurs latino-américains et propose de conjuguer les talents et les cultures, de chercher dans les rythmes ancestraux des dialectes indiens l’invention d’aujourd’hui. Le concert d’ouverture, le vendredi 6 février, aura lieu dans un nouvel auditorium de Radio France : l’Orchestre Philharmonique propose deux concertos donnés en vis-à-vis et en création mondiale : l’un de Richard Dubugnon qui engage un dialogue entre l’Europe et l’Amérique latine ; l’autre d’Esteban Benzecry, Argentin installé à Paris dont Gauthier Capuçon créera le concerto pour violoncelle. En début de programme une pièce de l’Américain Conlon Nancarrow et, pour terminer, l’Amérique latine, représentée par Evencio Castellanos, mort en 1984, l’une des grandes figures de la musique du Venezuela.

Le 9 février, un programme entièrement latino-américain sera composé de cinq œuvres dont quatre données en création mondiale, avec l’ensemble Accroche-Note. Le 21 février, trois grandes partitions pour orchestre concluront l’édition 2015 du festival Présences. L’Orchestre philharmonique de Radio France interprètera, en particulier, l’étonnant Nazareno d’Osvaldo Golijov, qui fait entendre des percussions Yoruba réinventées pour les pianos des sœurs Labèque. Enfin, un grand triptyque orchestral d’Esteban Benzecry en forme d’hommage à l’écho perdu des civilisations précolombiennes.

Maurice NAHORY

Ces concerts diffusés sur France Musique peuvent être écoutés pendant un mois. Certains concerts sont gratuits et, en tout cas, d’un prix abordable.
Pour tout savoir sur ce Festival vsite le site. : http://maisondelaradio.fr/evenement/festivals/presences-2015-les-deux-ameriques-1#sthash.rmbbSIEf.dpuf

Venez danser à Lyon du 10 au 30 septembre 2014

De l’Hôtel de Ville à la place Bellecour à Lyon, le dimanche 14 septembre prochain, ce sont donc 5 000 participants en costumes se préparant depuis des mois, qui vont danser, jouer, vibrer et chanter avant de se mêler aux milliers de spectateurs pour une Samba Tarentelle géante.

Le 14 septembre, le fameux Défilé de la Biennale de la danse fête sa 10e édition (et ses 20 ans) avec un retour à sa source d’inspiration : le Carnaval de Rio et son ambiance incomparable. C’est aussi un clin d’œil à Guy Darmet, fondateur de cette manifestation populaire (des milliers de spectateurs sur l’itinéraire) et participative (puisque la plupart des danseurs sont bénévoles, mais ont travaillé avec un chorégraphe), créée à l’occasion de la Biennale sur le Brésil.  À la tête des 12 groupes (comme au Brésil), le char spécial anniversaire du jeune carnavalesco (responsable de l’école de Samba) Fabio Ricardo donnera le tempo avec Samba Sax, un ensemble de 500 saxophonistes et percussionnistes d’écoles de musique de toute la région. Autre groupe à suivre : les 800 mi-Lyonnais mi-Turinois qui, sous la houlette du chorégraphe Denis Plassard et de la marionnettiste Emilie Valantin, vont faire danser des centaines de marionnettes.

Mais la Biennale, ce sont aussi 25 créations dont 17 premières mondiales et 8 premières françaises du 10 au 30 septembre prochain. Parmi les 43 compagnies invitées par Dominique Hervieu, directrice artistique de la manifestation, on peut citer Le Ballet de Lorraine qui reprendra Relâche de Picabia créé en 1924, la compagnie William Forsythe qui viendra pour la première fois à Lyon, La compagnie XY qui ouvre la Biennale au cirque, comme le feront Kader Attou ou Mourad Merzouki pour le hip hop. Sans oublier la nouvelle création, la 49e, de Maguy Marin, la venue de James Thierrée ou de Benjamin Millepied  juste avant de reprendre la direction de la danse à l’Opéra de Paris. A découvrir Carmen par la chorégraphe sud-africaine Dada Masilo, ou Bosque ardora par Rocío Molina qui propose une nouvelle forme de flamenco.

Alain LIATARD

Tout le programme et les infos pratiques sur Biennale

 

Un Cubain entre Paris et la Havane

Raúl Paz, chanteur cubain fasciné par Paris sort son nouvel album le 2 Juin 2014. Une tournée en France est prévue entre mai et juin. L’occasion de (re)découvrir ce chanteur au style cubain singulier, doux et raffiné, inspiré de Deep Purple, Led Zeppelin ou Bob Marley et bien d’autres.

Alors qu’il est encore étudiant, Raúl débarque à Paris en 1996 afin de poursuivre sa formation musicale à la Schola Cantorum. Il se retrouve face à une diversité fascinante. Déjà familiarisé avec le brassage et les métissages cubains, il découvre une France cosmopolite, tout aussi riche. Il décidera alors de lier Paris et la Havane en chanson, deux villes mystérieuses qui se ressemblent. À Paris, il se perfectionne et enseigne la danse et le chant. En 2006, il repart pour Cuba et enregistre en 2010 Havanisation. Après 200 000 albums vendus en France et 4 ans d’absence, Raúl  Paz revient sur scène cette année avec son sixième album Ven Ven, aussi enregistré à la Havane et mixé par Florent Livet. Désireux de s’éloigner des clichés, il s’inspire d’un univers tout aussi cosmopolite que celui qu’il a connu : reggae, dub, funk, rap aussi. À l’image des pays qui l’ont accueilli, il produit une musique hybride, au croisement de plusieurs paysages, populations, réalités. Une musique accueillante et chaleureuse, délicate et porteuse de paix.

Sachez, chers amateurs de musiques cubaines traditionnelles, que l’on est loin des salsas aux rythmes déchaînés. Raúl Paz, c’est un peu le cubain “bobo” : afro et bouclettes rebelles, singularité et voix exceptionnelle  lui ont permis de s’imposer et de conquérir un public toujours présent au fil de ses cinq albums.

Sirine SASSI

Raúl Paz en France :
-21 Mai 2014 : Pierrefitte-sur-Seine (93) – Festival de Saint Denis
-24 Mai 2014 : Mulhouse (68) – Festival Muzaïka
-6 Juin 2014 : Caudry (59) – Le Théâtre
-7 Juin 2014 : Dieppe (76) – DSN
-10 Juin 2014 : Miribel (01) – L’Allegro
-13 Juin 2014 : La Roche-Posay (86) – Festival Bailatino
-21 Juin 2014 : Saint-Denis (93) – Basilique de Saint-Denis

Acheter les billets : www.fnacspectacles.com

 

La nouvelle scène musicale brésilienne vue par Caetano Veloso

Tantôt samba, tantôt jazz, tantôt rock psychédélique, Caetano Veloso, 71 ans, arrive encore à surprendre son auditoire tout en se surprenant lui-même. En tournée mondiale, l’icône de la musique brésilienne et de mélodies tour à tour sombres ou ensoleillées se produit ce vendredi soir et dimanche au Grand Rex, à Paris. Toujours à la recherche de nouveaux sons, Caetano Veloso fait tourner son kaléidoscope musical et raconte à l’Express quels sont les groupes et les interprètes qu’il admire le plus au sein de la jeune scène musicale brésilienne.

La suite sur : www.lexpress.fr

Une lettre pour vous de Gabriela Barranechea

Sa voix de Mezzo-Soprano la conduisent à interpréter des œuvres telles le Requiem de Mozart en 1985 à La Rochelle, le Stabat mater de Pergolese en 1992 à Chateaubriand ou encore Les Noces de Figaro dans le rôle de Chérubin. Dans le domaine de la chanson, Gabriela Barrannechea foule la scène de l’Olympia en 1994 ainsi que des scènes internationales en Italie, Suisse, Angleterre … Puis en 1995 c’est la Sainte Chapelle de Paris qui l’accueille mais aussi le Théâtre des Champs-Élysées, Bercy et le Théâtre de l’Est Parisien.

En 1997, des enregistrements, illustrés de ses compositions, voient le jour. Elle fait des tournées au Maroc (Rabat) puis au Chili en 1998. Elle a également chanté au Bénin. Gabriela chante régulièrement dans la région des Pays de la Loire notamment avec la Cie Patrick Cosnet. Elle nous montre ses talents de comédienne en 2000 au Festival d’Avignon et interprète plusieurs rôles dans des pièces de la Cie Cosnet (entre autres).

La France fut d’abord sa terre d’exil et lorsque Gabriela chante Pablo Neruda et Gabriela Mistral, elle affirme avec fierté son appartenance culturelle au Chili où elle est née. Mais Gabriela s’est aussi laissée séduire par Prévert ou Mac Orlan, Barbara ou Pierre Perret. Son répertoire s’est enrichi de chants et de musiques séfarades (Trio Morenica), et la mezzo-soprano, la musicienne est devenue comédienne. Entre la chanson populaire ou le chant classique, la chanson à texte ou la comédie, il n’existe pas de barrière, Gabriela “es todo eso”.

Gilberte Moguedet

Une lettre pour vous

Bonjour à toutes et à tous.

Je suis en train de faire un nouveau CD. Il s’appelle « Desde mi ventana », avec des chants de l’Amérique latine comme Volver, Alfonsina, Pajarillo verde, Te recuerdo Amanda.  Je suis accompagnée à la contrebasse et à la basse par Pelao Barrenechea et à la guitare par Luis Pradenas. Tous les morceaux sont en phase d’être enregistrés. Restent à faire l’enregistrement d’une partie des instruments, le mixage ainsi que l’édition et la pochette du CD. Nous avons reçu déjà bon nombre de souscriptions mais nous avons encore besoin d’argent pour finaliser ce travail. Si vous voulez souscrire, vous trouverez une souscription simplifiée en pièce jointe. Vous pouvez envoyer un chèque à mon nom, à l’adresse indiquée accompagnés des renseignements demandés dans cette pièce jointe.

Le CD sortira au début de l’été 2014. Je vous l’envoie dès qu’il est prêt. Pouvez-vous faire circuler ce message ?Merci à vous pour cette aide précieuse. Je vous embrasse.

Gabriela Barranechea
Son courriel

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