Célébration centenaire de la créatrice de "Gracias a la vida"

Violeta Parra en France


2017 : l’année Violeta Parra en France

A l’occasion du centième anniversaire de la naissance de la grande chanteuse et ethno-musicologue chilienne, disparue tragiquement  en 1967, de nombreuses manifestations sont prévues cette année.

Photo : Réveil Communiste

L’année a commencé, dans le cadre de l’exposition « Mapuche, voyage en terre Lafkenche »,  par une présentation sur « La musique Mapuche » et les recherches de Violeta Parra en terres Mapuche le 25 février dernier au Musée de l’Homme. L’auditorium où se déroulait la cérémonie était noir de monde. Malheureusement pour cette Chilienne d’un certain âge, fière d’avoir du sang mapuche dans les veines, qui a dû  repartir dépitée : impossible de trouver une place assise !

Violeta Parra en terre Mapuche.   L’excellent article de Benoît Santini dans le numéro 290 d’Espaces Latinos nous aide à comprendre le rôle de Violeta Parra dans la découverte de la culture mapuche. L’exposition de photographies « Mapuche, voyage en terre Lafkenche », ouverte au public jusqu’au 23 avril, au premier étage du Musée de l’Homme, permet de prendre connaissance de ce peuple amérindien au centre sud du Chili, le dernier en Amérique latine à avoir résisté vaillamment aux conquistadores espagnols jusqu’au XIXème siècle.  Au nombre de 400 000, ils parlent le mapudungu. Une journée de réflexion autour de l’intégration des Mapuche au sein de la société chilienne aura lieu le samedi 8 avril au Musée de l’Homme. Le film de Raul Ruiz, « Ahora te vamos a llamar hermano » (« Maintenant, nous t’appellerons frère », 1971) fut projeté à cette occasion. Mais ce sont les vers de sa chanson « Gracias a la vida » qui ont fait le tour du monde et l’ont  rendue célèbre. Sous la dictature du général Pinochet, tous les démocrates la reprenaient en cœur.

 Edouard BAILBY

 

En savoir plus.   « Cantar con sentido »  (Chanter avec du sens), c’était tout le cœur de « la Violeta » dans ses créations artistiques : chansons, musique, peintures, arpilleras, poésies, une vaste œuvre éclectique… Son « Gracias a la vida » a été repris par Mercedes Sosa, Joan Baez, U2, Colette Magny, Florent Pagny et bien d’autres artistes dans une quinzaine de langues dans le monde. La Maison de l’Amérique latine de Paris et le service culturel de l’ambassade du Chili n’oublient pas ; Espaces latinos non plus…  Dans le n° 290 de notre revue, Benoît Santini, maître de conférence en Civilisation latino-américaine à l’université du Littoral Côte d’Opale, décrit Violeta Parra comme une artiste à multiple facettes, créatrice visuelle, poétesse, compositrice et chanteuse, dont les œuvres, liées aux traditions chiliennes et à dimension universelle, traversent les époques et dépassent les frontières géographiques. Née en 1917 près de Chillan, sud du Chili, elle commence à composer ses chansons dès l’âge de 12 ans et à chanter dès ses 17 ans. Elle traverse tout le pays en 1952 et découvre les chants folkloriques traditionnels. En 1961, elle s’installe à Paris où elle expose ses œuvres plastiques au musée des Arts décoratifs du palais du Louvre. Elle se suicide en 1967. Les chanteurs Isabel et Angel Parra sont deux de ses enfants.

Jac FORTON

L’exposition Mapuche en terre Lafkenche, Musée de l’Homme, 17, Place du Trocadéro, Paris 16e, Métro Trocadéro, jusqu’au 23 avril. Producteurs-artistes : Tito Gonzalez et Florencia Grisanti. Chaque samedi, un thème différent : le 25 février, « La musique Mapuche » ; le 18 mars, « La culture Mapuche à l’image » ; le 8 avril,  « L’engagement d’une communauté ».
A Brest : le « Focus »de l’association artistique dansfabrik de cette année est consacré au Chili avec la danseuse Marcela Santander Corvalán. Du dimanche 26 février au samedi 4 mars. Le 10 mars, à l’ambassade du Chili , présentation du film « Le silence des Dunes » sur la Ville ouverte d’Amereida et le camp de concentration de Ritoque, de Caroline Alder et Damian Faure. Le 13 mars : présentation des livres  « Dawson île 10 »  et  « Transitions démocratiques » de Sergio Bitar en présence de l’auteur et projection du film « Dawson île 10 » de Miguel Littin. Auditorium de la Maison de l’Amérique Latine, 217 Bd St-Germain, Paris 7e, à 19 h et 21h.
 
 

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