Semaine du 21 février au 1er mars 2017

Javier Pérez Aquino


Chef des Observateurs internationaux en Colombie en action pour le plan de paix

Mardi 21 février ǀ COLOMBIE ǀ   Les guérilleros des FARC, 6 900 personnes au total, ont fini de rejoindre les 26 points de rassemblement où ils doivent déposer les armes et préparer leur retour à la vie civile, sous la supervision de l’ONU a indiqué le général Javier Pérez Aquino, chef des observateurs internationaux de la mission onusienne.

Mercredi 22 février ǀ BRÉSIL ǀ   Le nordeste brésilien est en proie à la pire sécheresse depuis un siècle. L’eau a toujours fait cruellement défaut dans cette région, mais les habitants n’avaient jamais été atteints par une crise d’une telle ampleur qui est dû au phénomène El Niño, venu du Pacifique, à la hausse de température de l’Atlantique Nord et au réchauffement global. D’autre part, le ministre des Affaires étrangère, José Serra, a présenté sa démission au président Michel Temer en raison de « problèmes de santé« , a annoncé la présidence. Il était aussi mentionné comme ayant reçu de l’argent dans le dossier des pots-de-vin Odebrecht.

Jeudi 23 février ǀ GUATEMALA et URUGUAY ǀ   Le Guatemala a envoyé sa marine surveiller un « bateau pour l’avortement » d’une ONG néerlandaise qui compte proposer ses services gratuits aux femmes désirant mettre fin à une grossesse non désirée, malgré la législation locale. En Uruguay, la justice interdit à une femme qui était à huit semaines de grossesse de se faire avorter car son partenaire souhaite garder l’enfant, selon un jugement sans précédent.  La mère entend faire appel de ce jugement.

Vendredi 24 février ǀ MEXIQUE ǀ   Le pays reçoit le secrétaire d’État états-unien Rex Tillerson et le secrétaire à la Sécurité intérieure John Kelly, afin de se réunir avec le président Enrique Peña Nieto, et ses ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur, des Finances, de la Défense et de la Marine, a indiqué le département d’État. Les principaux thèmes au programme seront la sécurité à la frontière, la coopération policière et le commerce. Le président Enrique Peña Nieto, est déterminé à refuser de se voir imposer des conditions par Washington. Le chef de la diplomatie Luis Videgaray a prévenu Washington que son pays imposerait des droits de douane sur certains produits importés des États-Unis si ceux-ci rendaient effectif leur projet d’appliquer des taxes sur leurs importations pour financer le mur frontalier.

Samedi 25 février ǀ GUATEMALA ǀ   Le Mouvement national des victimes Q’anil Tinamit revendique ce jour comme le Jour national de la Dignité des victimes du conflit armé interne qui a fait 200 mille morts, 45 000 disparus, 5 000 enfants séparés de leurs parents de forme violente, 50 000 veuves, plus d’un million de déplacés interne et des milliers de personnes qui souffrent encore aujourd’hui des séquelles de la torture et des viols durant les dictatures militaires des années 1970,1980 et 1990.

Dimanche 26 février ǀ CHILI ǀ   Plus de 1,4 million de foyers de Santiago du Chili sont privés d’eau en raison des fortes pluies qui ont souillé le fleuve alimentant la ville, selon le gouverneur de la capitale. Les pluies ont touché principalement les régions de Valparaiso, Santiago et O’Higgins, entraînant des crues et des éboulements qui ont fait quatre morts et sept disparus.

Lundi 26 février ǀ VENEZUELA ǀ   Le pays et cinq autres États (Libye, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Soudan, Vanuatu et Cap Vert) ont été suspendus et perdront leur droit de vote à l’Assemblée générale des Nations-Unies au cours de la session de 2016-2017 en raison de cotisations impayées depuis plus de deux ans.

Mardi 27 février ǀ URUGUAY-FRANCE ǀ   Le magistrat français Louis Joinet, ancien Rapporteur spécial des Nations unies pour la lutte contre l’impunité, est menacé de mort par un Commando clandestin uruguayen. Il a demandé à l’ambassadeur d’Uruguay en France de transmettre une plainte au Procureur et qu’il ouvre une enquête pour identifier les agresseurs. Voir notre article principal.

Mercredi 28 février ǀ ÉTATS-UNIS ǀ   Les Indiens Dakota Sioux s’opposent au passage sur une zone sacrée de leur réserve, du pipe-line devant mener du pétrole du Canada vers le sud des États-Unis. Ils craignent aussi qu’une fuite polluerait les nappes des eaux potables utilisées par des millions de personnes.  Le chantier avait été suspendu par l’ancien président Barack Obama mais repris sous le président Donald Trump. Le projet avait été accordé sans consentement ni consultation de la nation Sioux.

Photo : Observatoire de l’ONU

Guy MANSUY