HISTORIQUE AU CHILI

Ministère féminin au Chili


Un ministère de la femme et de l’égalité de genre, une première au Chili

Le 3 juin dernier dans le salon Montt Varas du palais de La Moneda, la présidente Michelle Bachelet  a tenu une promesse de son programme de gouvernement et créé le Ministère de la femme et de l’égalité de genre. La ministre est Claudia Pascual et son adjointe Bernarda Pérez.

Poussée par un fait divers sanglant, la présidente chilienne Michelle Bachelet a finalement tenu sa promesse lancée lors de sa campagne pour un deuxième mandat. Le Ministère de la femme et de l’égalité de genre a été créé. La nouvelle ministre Claudia Pascual se voit dotée d’une feuille de route tentaculaire. « Encourager la participation des femmes dans le marché du travail et dans les sphères du pouvoir, afin de resserrer les disparités, et laisser derrière nous les visons rétrogrades sur les capacités des femmes qui persistent au sein de la société chilienne ».

La création du Ministerio de la Mujer y de la Equidad de Género intervient à un moment où, au Chili, la première des inégalités est celle qui persiste, voire s’accroît, entre hommes et femmes. Dans ce pays de l’Amérique australe, la population est majoritairement féminine selon les chiffres de l’INE, Instituto Nacional de Estadísticas (Institut national des statistiques) : le pays compte 9 millions de femmes contre 8 millions 900 000 hommes. Non seulement, elles sont plus nombreuses mais, comme partout, elles vivent plus longtemps, avec une espérance de vie de 81,7 années, soit cinq de plus que les membres du sexe masculin. La vie d’une Chilienne se traduit d’une manière générale par des discriminations substantielles entre filles et garçons qui commencent dès le plus jeune âge à l’école. Plus tard au travail, elle fera face à des opportunités de travail et des écarts de salaire conséquents : les Chiliennes travaillent moins que leurs pairs masculins – 52% contre 73% -, et gagnent, à travail égal, 29,7% de moins que les hommes, selon le rapport Género y Salarios de l’INE. Sans compter que les Chiliennes sont placées dans une position défavorable face à la loi, dans les instances de prises de décision ou dans la participation à la chose publique.

D’après TV5 Monde

 
 

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