CHRONOS

L'actualité hebdomadaire


Les faits de l’actualité de la semaine du 17 au 23 mars 2014

17 mars –MEXIQUE – La démission de Manuel Mondragón, le commissaire national de la sécurité au Mexique, est le premier changement significatif du président Enrique Peña Nieto. Il avait reçu comme mission de créer la gendarmerie, une police basée sur le modèle de la Garde civile espagnole. Le projet a été dilué au fil du temps. Mandragón a été remplacé par un vétéran spécialiste des systèmes de renseignement mexicain, Monte Alejandro Rubido qui a été nommé commissaire de la sécurité du gouvernement d’Enrique Peña Nieto. Le secrétaire Intérieur (ministre de l’Intérieur), Miguel Ángel Osorio Chong a rendu officielle la nomination, qui doit être ratifiée par le Sénat.

17 mars – VENEZUELA – Les médias d’état vénézuéliens célébrant la “libération” de la Plaza Altamira, véritable “point zéro” des manifestations à Caracas. 1 000 agents armés – des membres de la Garde nationale et de la police nationale – ont été nécessaires pour prendre le contrôle d’un bastion de l’opposition, datant des émeutes de 2002 contre le président Hugo Chávez. Le président Nicolás Maduro, avait lancé un ultimatum aux manifestants du secteur qui ont plus d’un mois engagé des escarmouches quotidiennes avec la police anti-émeute. En utilisant des gaz lacrymogènes ils ont réduit  des petits groupes de manifestants dans les rues. Il y a eu 30 arrestations dans la région. Le bilan officiel de ces 33 jours de troubles au Venezuela est de 29 morts, plus de 300 blessés et autour de 1600 arrestations. Selon  l’ONG le Forum Pénal Vénézuélien, trois sur dix arrestations ont eu lieu dans la région métropolitaine de Caracas.

17 mars – MEXIQUE – L’organisation Article 19 vouée à la défense des professionnels de l’information, a dénoncé le cambriolage de la maison du directeur général de l’agence au Mexique et en Amérique centrale, Darío Ramírez. Dans un communiqué, l’association explique que les responsables de l’action ont emporté des ordinateurs, des documents de travail et d’autres objets de valeur. Une plainte a été déposée auprès du procureur général du District fédéral. Darío Ramírez “ne prétend pas que l’agression a à voir avec le travail effectué, mais je ne l’exclue pas et nous exigeons une enquête”. L’organisation a subi cinq attaques depuis avril 2013 et son directeur a reçu des menaces de mort tandis que le personnel est harcelé. La première année du gouvernement d’Enrique Peña Nieto est la plus violente pour les journalistes depuis 2007. L’ONG Article 19 affirme que 59 % des agressions contre les journalistes sont produites par un agent public.

17 mars – MEXIQUE Les Templiers, le cartel de la drogue qui opère principalement dans le Sud-Ouest, sont soupçonnés d’avoir dirigé un réseau pédophile dans la région et sont soumis également à une enquête pour trafic d’organes d’enfants. Deux hommes ont été arrêtés et parmi eux Manuel Plancarte Gaspar, le neveu d’Enrique Kike Plancarte, l’un des principaux dirigeants du groupe. Le meurtre de dizaines d’enfants est à ajouter à la liste déjà longue des crimes de ces mafias du Michoacán.

17 mars – CUBA – La police cubaine a procédé à 2 103 arrestations pour des motifs politiques en janvier et février, soit davantage que pendant toute l’année 2010, selon la Commission cubaine des droits de l’homme et de la réconciliation nationale, non reconnue par les autorités. À ces arrestations, majoritairement de courte durée, s’ajoutent des cas d’agression ou de harcèlement par les forces de sécurité. Face à cette intensification, de nombreuses associations de défense des droits de l’homme se sont mises d’accord sur quatre revendications : libération des prisonniers politiques ; arrêt de la répression politique ; respect des traités internationaux signés par Cuba et ratification des conventions sur les droits ; reconnaissance de la société civile indépendante.

17 mars – ARGENTINE – L’inflation en Argentine a atteint un des plus hauts niveaux de l’ère Kirchner. La dévaluation du peso en janvier a également frappé en février ; selon le nouvel indice des prix à la consommation (IPC) du gouvernement de Cristina Fernández de Kirchner, en hausse annuelle, l’inflation s’élève à 30,1 %.

17 mars – MEXIQUE – Le Mexique est le seul des 34 pays de l’OCDE a ne pas avoir d’assurance-chômage. Mais au lieu d’allouer davantage de fonds publics, le gouvernement va réduire les aides à la personne comme l’achat d’un logement. Les députés ont approuvé en octobre la proposition du président Enrique Peña Nieto, qui avait inclus l’assurance-chômage dans un ensemble ambitieux de réformes qui a marqué sa première année de mandat. Mais la loi a été adoptée sans préciser d’où viendrait le budget. Cependant, les mécanismes qui prennent de l’argent pour l’assurance-chômage de l’allocation de logement ont été approuvés la semaine dernière. La contribution du gouvernement est minime: seulement 0,5 % des salaires des travailleurs. Le taux de chômage au Mexique s’élevait à 5 % en février, mais le pays a aussi un des taux les plus élevés d’emploi informel: le taux le plus élevé en Amérique latine, 59 % de la population en âge de travailler.

17 mars – PÉROU – La cinquième équipe du président du Pérou reçoit l’approbation du Parlement au troisième tour. Le cabinet présidé par le Premier ministre René Cornejo a reçu des 127 députés présents, 66 voix pour, 52 contre et 9 abstentions. Le député Víctor Andrés García Belaunde a déclaré 5 minutes plus tard dans une chaîne de télévision: “il s’agit d’une rupture très grave avec le président du Conseil des ministres, d’une enquête de la Commission de contrôle. Le Cabinet sort très affaibli et il lui sera difficile de rester longtemps.”

18 mars – GUATEMALA – L’ex-président du Guatemala, Alfonso Portillo Cabrera,  au pouvoir de 2000 à 2004, a reconnu devant un juge de New York avoir reçu 2,5 millions de dollars de Taiwan en échange de la reconnaissance diplomatique. Il a plaidé coupable d’association illicite pour blanchiment d’argent devant un tribunal de Manhattan dans le brouhaha de cercles politiques du Guatemala, alors que dans son pays il a nié avec véhémence ces accusations et a déclaré qu’il était victime de persécution politique.

18 mars – ARGENTINE – Quelque 370 personnes ont été reconnues coupables de crimes durant la dernière dictature militaire argentine (1976-1983), mais jamais un journaliste. C’est pourquoi la nouvelle a indigné quand a été accusé de terrorisme d’État, Vicente Massot, directeur et propriétaire de journal conservateur La Nueva Provincia, de Bahia Blanca, une des villes les plus importantes de la province de Buenos Aires. Il a dû répondre devant les tribunaux de sa ville parce qu’il est imputé par la justice d’avoir participé à une association illégale avec les militaires, d’être co-auteur du meurtre de deux de ses travailleurs de l’imprimerie… Il est également accusé de dissimulation de la vérité dans l’enlèvement, la torture et assassinat des 35 autres victimes du régime. La Nueva Provincia, comme la plupart des journaux en Argentine, a un moment soutenu la dictature. Vicente Massot s’est aussi aventuré dans l’arène politique et a été ministre adjoint de la Défense du gouvernement du péroniste néolibéral Carlos Menem (1989-1999).

19 mars – COLOMBIE – Le maire de Bogotá, l’ex-guérillero Gustavo Petro (photo à la une), a été destitué par les autorités au terme d’une affaire de passation de marché considérée illégale. Cette décision – actée par le président Juan Manuel Santos au terme d’un véritable marathon judiciaire – est assortie d’une inéligibilité de 15 ans. Peu avant la destitution, l’influente Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), basée à Washington, avait appelé à maintenir Gustavo Petro à son poste afin de “garantir ses droits politiques” et lui permettre d’“achever son mandat”. Une demande à laquelle les autorités ont opposé une fin de non-recevoir, estimant que la justice colombienne a agi de manière “transparente, efficace et opportune”. Une sanction qui risque de peser sur les négociations de paix avec les Farc. La réaction du principal intéressé a été de lancer un appel à la grève générale.

19 mars – ARGENTINE – Le gouvernement de l’Argentine veut payer ce qu’il doit aux 19 pays de la Club de Paris. Le Club a accepté d’entamer des négociations formelles le 26 mai. À partir de là, l’Argentine et les 19 devront s’entendre sur le montant de la dette, estimée à environ 9 500 millions de dollars, un tiers des réserves de change disponibles à la Banque centrale. Devrait également être discuté les délais d’annulation, les formes et les modalités de paiement, et ce que l’acompte sera. De passage à Paris la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández, a gagné de son homologue français, François Hollande, une déclaration de soutien après une réunion privée à l’Élysée. Jusqu’à présent, ils ne sont que des mots. Mais jusque-là, l’Argentine n’a jamais eu un tel soutien public du Club de Paris.

20 mars – VENEZUELA – Le Service de renseignement bolivarienne a arrêté à Caracas Daniel Ceballos, maire de San Cristóbal (ouest du Venezuela), la ville qui depuis plus d’un mois est prise par les manifestants réclamant le départ du président Nicolás Maduro. Ses partisans veulent décapiter l’aile de l’opposition vénézuélienne en demandant au Parlement de lever l’immunité parlementaire de la députée María Corina Machado. La violence à San Cristóbal a été particulièrement marquée dans les deux derniers jours, deux blessures par balle dans la ville de Rubio, le noyau brûlant de l’Université nationale de la Force armée (UNEF) à San Cristóbal et l’assassinat du fonctionnaire de la Garde nationale bolivarienne John Rafael Castillo d’une balle dans le dos. Il est le cinquième agent de la Force armée nationale qui tombe depuis le début des troubles le 12 Février.

20 mars – AMÉRIQUE DU SUD – L’Amérique du Sud a maîtrisé “la vague de la crise”. C’est la conclusion que le prix Nobel d’économie Paul Krugman, qui a attribué l’évolution positive de la région pour le type de politiques économiques mises en œuvre. “Les pays [latino-américains] ont une politique monétaire et budgétaire stable, sont moins vulnérables à la dette extérieure, ce qui a permis à la région de traverser la vague de la crise”, a déclaré l’universitaire.

20 mars – URUGUAY – Le président uruguayen José Mujica, s’est mis d’accord avec le président américain, Barack Obama, pour accepter de recevoir cinq détenus de la prison de Guantánamo, base américaine à Cuba depuis 1903, où 155 terroristes islamistes présumés sont détenus sans procès depuis 13 ans par son prédécesseur, George W. Bush. Le président José Mujica a nié un échange de quelque chose de spécifique pour son pays.

21 mars –PARAGUAY – Le Paraguay est le plus grand producteur d’hydroélectricité par habitant au monde et puissant exportateur à ses voisins, mais l’offre locale est si loin derrière que les coupures de courant sont un phénomène fréquent et souvent prolongé. Il produit plus de cinq fois sa demande interne d’énergie, en exportant une partie au Brésil et l’Argentine, ce qui représente 4 % de son PIB et près d’un quart des recettes totales du gouvernement. Mais toute cette richesse n’atteint pas les ménages paraguayens à cause d’une infrastructure inadaptée.

21 mars – ARGENTINE – Le Salon du livre de Paris, du Parc des Expositions de Paris de la Porte de Versailles, est consacré cette année aux auteurs de l’Argentine, pays invité, et au défunt Julio Cortázar, écrivain né à Bruxelles et peut-être francisé par hasard/vocation dont le centième anniversaire de la naissance est célébré.

22 mars –MEXIQUE – Le maire de la ville de Tanhuato (État de Michoacán, au sud-est du Mexique) Gustavo Garibay, un membre du conservateur Parti d’action nationale, a été abattu alors qu’il sortait de sa maison. Le maire de cette ville d’environ 20 000 habitants avait survécu à une tentative d’assassinat en 2012. Les maires de Michoacán se sont plaints que les Templiers recueillent 10 % de l’argent que le gouvernement fédéral leur envoie.

23 mars – BOLIVIE – Le président Evo Morales appelle de nouveau à un débouché maritime du Chili pour la Bolivie. L’État bolivien déposer plainte en avril à la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye en réclamant l’accès à la mer qui a perdu il y a 135 ans.

 
 

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