L’auteur colombien conte l’histoire de la sculptrice Feliza Bursztyn avec une empathie précise, sensible et un peu molle, comme un rêve à moitié perdu. Il est à la une de plusieurs journaux et revue dont Le Monde, Libération et le Journal de Dimanche.
« La sculptrice colombienne Feliza Bursztyn, exilée en France, est morte de tristesse à 22 h 15, le vendredi 8 janvier, dans un restaurant parisien. » Juan Gabriel Vásquez s’appuie sur ces mots de Gabriel García Márquez pour embrasser la personnalité d’une femme hors du commun. Est-elle véritablement morte de tristesse ? Sculptrice avant-gardiste, élève de Zadkine, Giacometti et César, amante passionnée, admiratrice de Fidel Castro, elle fit face aux deuils, à la violence politique, aux conventions, à l’exil. Mêlant la force de caractère de sa protagoniste à la mélancolie de ses derniers jours, ce roman allie faits réels et extrême délicatesse des sentiments. Son but ? Que Feliza ne soit jamais oubliée, d’une manière qui honore ce pour quoi elle n’a cessé de se battre : sa liberté.
Juan Gabriel Vásquez est né à Bogotá (Colombie) en 1973. Il est l’auteur de huit romans, de deux recueils de nouvelles et de plusieurs essais littéraires. Son œuvre a été traduite dans une trentaine de langues et couronnée par de nombreux prix, dont le prix littéraire international IMPAC de Dublin, le prix de l’Académie royale d’Espagne, le Premio Bienal de Novela Mario Vargas Llosa, ainsi que, en France, le prix du Meilleur livre étranger 2022.
D’après éd. du Seuil.
Les noms de Feliza par Juan Gabriel Vásquez, traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon aux éd. du Seuil, 304 p., 23,50 euros.


