« Da Mé Luz » en France vous propose la valorisation de la bachata venue de République dominicaine

Une autre façon d’entrer dans la danse. La bachata authentique est celle que l’on danse en République dominicaine, dans les familles, les quartiers et les fêtes populaires. Connectée au sol et à la musique, elle ne repose ni sur l’accumulation de figures ni sur la démonstration. Elle privilégie l’écoute, la connexion, l’improvisation, le mouvement du corps et l’expression personnelle. Elle se danse en couple, seul ou entre amis. Le guidage n’est jamais imposé : chaque partenaire conserve sa liberté et son pouvoir de création. Festive, populaire et profondément libératrice, elle invite à ressentir plutôt qu’à exécuter et peut devenir un véritable espace de lâcher-prise, de reconnexion à soi et de partage.

À l’origine de cette dynamique locale : Yessi, professeure et fondatrice de la communauté Da Mé Luz. Après des études supérieures tournées vers les langues et les cultures latino-américaines à La Rochelle et de nombreux voyages, elle part vivre en République dominicaine en 2009. Elle y restera plusieurs années en immersion totale dans la vie et la culture dominicaines. C’est sur place qu’elle découvre la bachata dans son véritable contexte culturel et social, et mesure le fossé avec ce qui est présenté sous le même nom en Europe. Engagée depuis 2009 dans la défense de cette culture, elle enseigne depuis deux ans et multiplie aujourd’hui les cours, événements et invitations de professeurs internationaux pour transmettre une bachata respectueuse de ses origines.

Une danse mondialement connue… mais souvent méconnue. Depuis plus de vingt ans, la bachata connaît un immense succès en Europe. Pourtant, les styles qui y sont majoritairement enseignés sont très éloignés de la danse populaire née en République dominicaine. Appelée bachata authentique, dominicaine ou traditionnelle, sa forme originelle reste très minoritaire en France. Mais les lignes bougent : un débat international grandit autour de la préservation des cultures d’origine, de l’utilisation du mot « bachata » et de l’appropriation culturelle. Car derrière un même nom coexistent aujourd’hui des pratiques qui n’ont presque plus rien en commun. Pour les experts de cette culture, il ne s’agit pas d’une simple évolution naturelle : la bachata a connu une profonde modification dès son importation en Europe.

Contact : Yessi – Da Mé Luz – dameluzbachata@gmail.com – Mobile 07 49 29 19 02 – @dameluz.bachata / Photo de couverture : Lola Guilloteau.