La crise au Venezuela s'éternise

Groupe de Lima


Le groupe des 12 pays latino-américains suit de près la crise vénézuélienne

Le Groupe de Lima est un organisme multilatéral créé à la suite de la déclaration de Lima du 8 août 2017. Depuis cette date, à chaque rencontre du groupe, des représentants de pays américains se réunissent afin d’établir une sortie pacifique de la crise du Venezuela. Lors d’une nouvelle conférence du groupe de Lima, le procès de rétablissement démocratique et de la cessation de l’usurpation a débuté. À cette occasion, les gouvernements de l’Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Guatemala, du Honduras, du Panama, du Paraguay, du Pérou et du Venezuela se sont exprimés. 

Photo : Prodavinci

Les chefs d’État de ces 12 pays d’Amérique réaffirment leur soutien complet aux actions entreprises ces derniers jours par le peuple vénézuélien. C’est sous la direction du Président intérimaire Juan Guaidó que ses actions naissent, afin de rétablir l’état de droit dans la République bolivarienne du Venezuela. Des actions qui seront amenées de manière pacifique et qui seront aussi conforment aux normes constitutionnelles. Ces représentants encouragent également Juan Guaidó à poursuivre ses efforts. Pa railleurs, ils condamnent fermement la répression du régime illégitime et dictatorial de Nicolás Maduro qui a de nouveau causé tant de morts, de blessés et de détenus. À cet égard, ils déplorent la désignation de Gustavo González López en tête du Service bolivarien d’intelligence nationale (Sebin), symbole de la violation systématique des droits de l’homme perpétrés par ce régime et qui s’ajoutent aux crimes présumés contre l’humanité par le Procureur de la Cour pénale internationale.

Dans la suite de leurs discours, ils exigent le plein respect à la vie, à l’intégrité et à la liberté de tous les Vénézuéliens, du Président intérimaire Juan Guaidó et de tous les dirigeants des forces politiques démocratiques. Parallèlement, ils réclament le rétablissement des droits politiques et constitutionnels du vice-président de l’Assemblée nationale (AN) Edgar Zambrano et de tous les membres de cette Assemblée, ainsi que la libération immédiate des prisonniers politiques.

En outre, ils exhortent les membres de la Force armée nationale bolivarienne (FANB) à s’acquitter de leurs obligations constitutionnelles au service de la Nation. Ils demandent aussi aux membres de la Cour suprême de justice de cesser leur complicité avec le régime illégitime. Finalement, ils décident de convoquer le Groupe de contact international (GCI) pour une réunion urgente réunissant les représentants des deux groupes afin de chercher une convergence vers le rétablissement de la démocratie au Venezuela. Ils encouragent aussi les autres membres de la communauté internationale, engagés dans cet effort, à s’associer à l’ensemble pour atteindre cet objectif.

Les 12 représentants des gouvernements ne s’arrêtent pas là dans leurs réclamations et expriment leur consentement pour l’appel à la Conférence internationale en faveur de la démocratie au Venezuela. Celle-ci aura lieu à Lima, au mois de juillet, avec la participation de tous les États soutenant le retour de la démocratie dans ce pays. En parallèle, tous soulignent la réalisation du séminaire au Chili, au mois de juillet, au sujet de la transition démocratique auquel participent des dirigeants démocrates vénézuéliens. Plus tard, ils exhortent la communauté internationale, les Nations unies et leur secrétaire général à adopter des mesures claires de protection visant à réduire les conséquences de la crise humanitaire dont sont victimes les Vénézuéliens, et dont la responsabilité d’une telle crise revient exclusivement au régime illégitime de Nicolás Maduro. De ce fait, ils exhortent aussi la communauté internationale et les Nations unies à renforcer la coopération avec les pays hôtes afin d’accueillir l’exode de Vénézuéliens.

À la fin de la conférence, ils continuèrent par réitérer leur appel à la Russie, à la Turquie et à tous ces pays qui soutiennent encore le régime illégitime de Nicolás Maduro pour contribuer au processus de transition démocratique. Le groupe de Lima décide aussi de prendre les mesures nécessaires afin de permettre à Cuba de participer à la recherche d’une solution à la crise du Venezuela. Le groupe affirme aussi vouloir coopérer avec les mécanismes internationaux pour la lutte contre la corruption, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et d’autres délits en vue de combattre la commission de ce type de crimes par les membres du régime illégitime de Nicolás Maduro.

Les représentants du groupe continuèrent par exprimer leur profonde préoccupation devant la menace que représente la protection du régime illégitime de Nicolás Maduro face aux groupes terroristes opérant sur le territoire colombien. À cet égard, ils rejettent toute tentative de déstabilisation de l’institution colombienne, de toute atteinte à la vie et à l’intégrité du président Ivan Duque ainsi que de toute atteinte à la sécurité régionale. Pour terminer leur discussion, ils décident de poursuivre en session permanente et d’organiser la prochaine réunion dans la ville de Guatemala. Ils conclurent en encourageant le peuple vénézuélien à persévérer en luttant, le rétablissement de la démocratie. Enfin, ils expriment reconnaître le courage et le patriotisme des membres des forces armées qui ont soutenu Juan Guaidó dans cette étape cruciale. 

D’après CNN Español
Traduit par Andrea Rico 

 
 

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