Ce vendredi 16 octobre le président du Chili José Antonio Kast a rencontré à La Paz le président Rodrigo Paz et les deux présidents, devant le palais présidentiel, ont salué le rapprochement historique après soixante-dix années de rupture des relations diplomatiques.
Dans son allocution, le chef de l’État bolivien, Rodrigo Paz a exprimé sa gratitude à M. José Antonio Kast « pour sa venue en Bolivie. Je l’ai d’ailleurs déjà souligné lors de notre entretien bilatéral. Je suis également reconnaissant pour la coopération apportée à la Bolivie durant une période très difficile, marquée par 53 jours d’attaques féroces menées par des groupes financés par le narcoterrorisme ». « Le Chili, aux côtés d’autres nations, a fait preuve de cet esprit humanitaire indispensable dans ce type de rencontres, car ce sont les individus qui comptent avant tout. Au-delà des nationalités — chilienne, bolivienne ou autre —, ce sont les hommes et les femmes qui constituent nos nations, et ce sont eux que nous devons préserver. Le Chili a eu un geste qu’il convient de reconnaître et de saluer », a-t-il déclaré. Il a également précisé : « Lors de mes échanges avec le président Kast, je lui ai clairement indiqué — comme il l’a lui-même évoqué à la fin de son intervention — que la Bolivie et le Chili conservent des différends historiques ; notre Constitution ainsi que nos lois et réglementations nous imposent de garder ces questions bien présentes à l’esprit. »
Selon le président bolivien la revendication maritime demeure un objectif permanent et intangible. Il s’agit d’un mandat constitutionnel qui s’inscrit dans notre mission en tant que nation. Toutefois, la Bolivie ne renonce ni à son histoire, ni à ses droits, ni au dialogue ; elle est pleinement consciente que notre passé ne doit pas entraver notre développement ni notre vision de l’avenir », a-t-il affirmé. Il a ajouté : « La Bolivie partage cinq frontières, chacune étant associée à une histoire différente. Dans le cas du Chili, notre histoire commune ne saurait constituer un frein à la vision du développement que les Boliviens et les Boliviennes souhaitent mettre en œuvre. » « Comme vous l’avez souligné, la Bolivie et le Chili ne peuvent pas rester dos à dos, car le peuple a déjà tranché. Ce demi-million de Boliviens présents sur le territoire chilien a pris position et a ouvert la voie : au-delà de nos histoires respectives, l’essentiel aujourd’hui est de résoudre les enjeux du présent et de l’avenir pour nos populations, pour nos peuples », a-t-il conclu.
La rencontre entre José Antonio Kast et le président Rodrigo Paz a eu lieu dans la matinée au bureau présidentiel du Palacio Quemado. La réunion a été suivie par un déjeuner officiel entre les autorités des deux pays dans la Salle Dorée du Palais du gouvernement. Dans l’après-midi une réunion a eu lieu entre les présidents Paz et Kast avec les gouverneurs des régions frontalières des deux pays. Enfin avant de repartir pour le Chili, le président chilien a tenue une réunion avec le personnel du consulat du Chili à La Paz.
Extraits de la presse bolivienne traduit par Espaces Latinos


