La Maison de l’Amérique latine à Paris dédie une exposition de l’artiste peintre José Castillo originaire de République Dominicaine du 21 octobre au 15 janvier. Né en 1955 à Santo Domingo où il étudie à l’École des Beaux-Arts, José Castillo arrive à Paris en 1978 où il résidera jusqu’à son décès en 2018. L’exposition est placée sous le commissariat de Vivian Braga dos Santos.
José Castillo a toujours été inspiré par un engagement fort sur des valeurs humanistes de solidarité et d’égalité qui défendent la diversité et l’accès à l’expression artistique pour tous. Tout au long de sa vie d’artiste, il œuvra pour faire de son engagement politique un lieu vivant, où la défense et la transmission de la richesse des cultures dominicaines constituèrent l’un des fils essentiels.
L’exposition Archipel improbable dévoilera une partie des éléments thématiques, plastiques et théoriques qui font la densité d’une œuvre forte mais encore confidentielle malgré la présence active de l’artiste sur les scènes artistiques française et internationale à partir de 1990, et puis récemment à l’exposition Paris Noir du Centre Pompidou qui a présenté plusieurs de ses travaux.
De la richesse de rencontres des cultures, José Castillo a fait son champ de travail et son œuvre. Il a expérimenté de multiples médiums et s’est nourri avec ferveur des différents mouvements artistiques de son temps, pour offrir aux regardeurs un monde très personnel, à la poésie tout aussi tragique que joyeuse.
L’exposition que lui consacre la Maison de l’Amérique latine, réunira peintures, objets, photographies, gravures, assemblages, collages, vidéos, dessins et, même des pommes de terre en invitant ses visiteurs à entrer dans les mondes dominicains de José Castillo. Ces mondes se composent de figures telles que le Bacá ou les Taïnos, de personnalités comme Doña Fefa, d’images pieuses, de coupures de presse, de dollars et de yolas, d’éléments de la faune et de la flore… d’esprits.
Par des jeux de superposition d’images, d’espaces et de couleurs, par des portes et des fenêtres ouvertes devenant des passages entre les réalités, ou encore par des paysages en spirale que l’artiste a déployé dans chacune de ses œuvres, toutes ces formes sont mises en dialogue par José Castillo en laissant affleurer des échanges complexes qui se tissent, contre toute improbabilité, sur un même territoire.
Vivian Braga dos Santos est chercheuse et enseignante en art, docteure à l’université de São Paulo (USP, Brésil). Après avoir soutenu, en 2018, une thèse sur le concept de la « fonction historienne » de l’œuvre d’art, elle a été pensionnaire, de 2019 à 2024, à l’Institut national d’histoire de l’art (Paris), où elle a installé et mené le programme « Performativités noires ». Ses travaux actuels interrogent les enjeux entre identités, sociétés et cultures artistiques latino-américaines, à travers les notions d’archive et performance.
D’après MAL
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