Bellas Francesas : un bilan réjouissant !

 

Du 21 au 25 mars 2017 s’est déroulée en Colombie la 5ème édition du festival littéraire Bellas Francesas dans diverses institutions académiques et culturelles prestigieuses. Nourri de l’expérience de 15 ans de sa grande sœur française, le festival Bellas Latinas, et fort du succès des quatre éditions précédentes dans le Cône Sud, le Bellas Francesas a poursuivi son voyage latino-américain à la rencontre des colombiens. Cette cinquième édition s’inscrit pleinement dans la célébration de l’année croisée France-Colombie et dans ses objectifs de partage et de dialogue entre nos deux pays.

La littérature, comme le cinéma, la musique et l’art en général, nous offre de précieux éclairages culturels qui sont autant de clefs pour déchiffrer les réalités multiformes des sociétés latino-américaines, pour nourrir les imaginaires, effacer les frontières géographiques, culturelles et psychologiques, faire dialoguer les savoirs et dépasser les représentations stéréotypées.

Cette année, le festival a donc accueilli pendant une semaine trois écrivains français dont certains livres sont traduits en espagnol :  Carole Zalberg (éd. Grasset), Stéphane Chaumet (éd. Seuil) et Frédéric Couderc (éd. Héloïse d’Ormesson).

Le mardi 21 mars, María del Rosario Aguilar Perdomo, directrice du département de littérature de la prestigieuse Université Nationale, nous ouvrait les portes du magnifique bâtiment circulaire en briques roses de la faculté de Sciences Humaines, œuvre du grand architecte colombien Rogelio Salmona. C’est dans ce très beau bâtiment aux courbes et ouvertures poétiques figurant une lointaine Alhambra propice à la réflexion et au dialogue culturel, que nos trois écrivains français échangèrent durant près de deux heures avec deux écrivains colombiens, Lina María Pérez et Alfonso Carvajal, répondant aux questions d’une autre écrivaine colombienne, Alejandra Jaramillo, enseignante du département de littérature.

En fin d’après-midi, le festival se poursuivait dans l’intimité de la Casa Tomada, vieille maison labyrinthique du quartier de Palermo, littéralement « prise par les livres » et transformée en librairie-café dans un double clin d’œil délicieux à l’Argentine. Au dernier étage de cette curieuse librairie, dans une petite salle au toit pointu évoquant une chapelle où trônent de magnifiques portraits de très grandes figures de la littérature, Stéphane Chaumet a présenté à un public de fidèles son anthologie bilingue Vientre de luz (Ventre de lumière), qui réunit les voix de quatorze poètes colombiennes et celle du poète Raúl Gomez Jattin. 

Amparo Osorio, Eugenia Sánchez Nieto, Mery Yolanda Sánchez, Yirama Castaño, Fadir Delgado, Margarita Losada Vargas, Alexandra Espinosa, Melibea Garavito, huit des quatorze poètes de l’anthologie éditée et traduite par Stéphane Chaumet, nous ont régalés de leurs voix et de leurs poèmes. Nos trois auteurs français ont créé par leur lecture en miroir des poèmes en français un dialogue musical entre les langues. Un immense merci à Ana María Aragón de nous avoir ouvert les portes de sa librairie, pour cet inoubliable moment de poésie, dans ce lieu magique !

Le lendemain matin, l’Université Pontificia Javeriana qui a accueilli pendant une semaine les Assises du Français invitait les trois écrivains pour deux heures de lecture bilingue devant des étudiants futurs enseignants de français. 

 

Carole Sánchez Albarracín

 

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