Notre travail de médiateurs des cultures de l’Amérique latine auprès des francophones, initié depuis plus de trente ans, nous a permis de nous rapprocher, parfois de très près, des intellectuels français qui, par leur engagement et leurs travaux de recherche, s’intéressent aussi à l’histoire contemporaine des nations latino-américaines. Parmi eux, Edgar Morin, qui nous a fait signe dans les années 90, lors de la sortie d’un de ses livres, où il mentionnait notre travail. Cela nous a incité à prendre contact avec lui et à prolonger dans le temps une relation qui se nouait amicalement. Nous l’avons lu, rencontré et même partagé un repas avec lui. Il nous a fait l’honneur de participer à une table ronde avec des écrivains latino-américains, sur la Démocratie, à l’Opéra de Lyon en 2011 dans le cadre de notre festival littéraire Belles Latinas. Il a été encore en 2017 à « Primavera Latina, science et société », sur le thème « Jeunesses : ruptures institutionnelles, nouvelles fractures, opportunités », au Musée des Confluences de Lyon.

À 98 ans, il vient de publier un livre de souvenirs « qui furent à la fois mes héros et mes amis… Ils témoignent que le fils unique, orphelin de mère que j’étais, a trouvé dans sa vie des frères et des sœurs ». Né en 1921, ancien résistant, sociologue et philosophe, Edgar Morin a conçu la « pensée complexe » et il a énormément voyagé, notamment en Amérique latine, qui a été un de ses importants ports d’attache. Tout un chapitre est réservé aux souvenirs des rencontres sur cette région du monde ; « Je caresse désormais le rêve d’une « despedida » globale, qui me prendrait quelques mois, où d’étape en étape, je ferais ma visite d’adieu à ce cher continent ». Nous avons demandé à Olga Barry, co-fondatrice de cette publication et ayant étudié la sociologie dès son arrivée en France, de nous présenter « Les souvenirs viennent à ma rencontre » qui vient de paraître aux éditions Fayard.

Un autre hommage se prépare pour le 18e festival littéraire Belles Latinas : l’hommage à l’écrivain chilien Roberto Bolaño à la Villa Gillet de Lyon le mercredi 9 octobre prochain. Roberto Bolaño était un écrivain majeur des lettres latino-américaines, décédé à cinquante ans, en 2004. Presque toute son œuvre a été traduite et publiée en français depuis 2003. Cette année, les œuvres complètes commenceront à être publiées aux éditions de L’Olivier. Un hommage en présence de ceux qui l’ont lu, édité, traduit, dont en particulier Olivier Cohen, Melina Balcazar et l’écrivain péruvien Diego Trélles Paz. Nous conseillons à tous ceux qui souhaitent y participer de s’inscrire sur le site de la Villa Gillet.

Januario ESPINOSA
(Directeur)

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Le 27 octobre 2019 : chute de bulletins de vote en Amérique latine…

Les Argentine, Bolivie, Colombie, Uruguay le 27 octobre. Les citoyens de ces quatre pays latino-américains sont invités à faire leur devoir électoral. Les uns, en Argentine, en Bolivie, en Uruguay, pour choisir leur président, et tout ou partie des parlementaires. Les autres, en Colombie, pour renouveler leurs représentants locaux et régionaux. Cette « chute de bulletins de vote », loin d’être anodine, interpelle. (Jean-Jacques Kourliandsky). SUITE

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Mémoires d’Edgar Morin : « Les souvenirs viennent à ma rencontre »

Installé dans le centre historique de Montpellier depuis 2018, où il dit avoir retrouvé « une vie de village », Edgar Morin – né Edgar Nahoum à Paris le 8 juillet 1921 – publie ses mémoires : « Les souvenirs viennent à ma rencontre ». Dans cette ville, riche d’une grande et ancienne tradition universitaire, l’intellectuel infatigable et enthousiaste multiplie les séminaires, conférences, classes magistrales, rencontres et voyages de par le monde. Il y a quelques mois seulement, il s’est rendu au Brésil où on lui a rendu hommage. (Olga Barry). SUITE

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Séisme politique au Pérou : la corruption endémique menace la stabilité économique et sociale

« Nous avons besoin d’un renouvellement total de notre façon de faire de la politique, de notre façon de gérer l’État et l’économie » a déclaré la dirigeante Verónika Mendoza, tandis que plusieurs centaines de milliers de manifestants réclament l’organisation d’élections anticipées. (Eduardo Ugolini). SUITE

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Rodrigo Mundaca récompensé dans son combat pour l’accès à l’eau en Amérique latine

Le jury, composé de Gilbert Mitterrand, Christiane Taubira, Philippe Starck, Agnès B, Hindou Oumarou Ibrahim et Jacqueline Madrelle, a désigné Rodrigo Mundaca comme lauréat de la 7e édition du prix Danielle Mitterrand. Une récompense décernée à tout acteur de la société civile portant les valeurs de résistance au néolibéralisme, et d’expérimentation de solutions alternatives au modèle en place. (France Libertés). SUITE

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Hommage à Roberto Bolaño à Lyon

Roberto Bolaño est un écrivain majeur des lettres latino-américaines, décédé à 50 ans, en 2004. Presque toute son œuvre a été traduite et publiée en français depuis 2003 par les éditions Christian Bourgois. Cette année, les œuvres complètes commenceront à être publiées par les éditions de L’Olivier et la parution du premier tome coïncide avec le festival Belles Latinas. Un hommage en présence de ceux qui l’ont lu, édité, traduit dont en particulier Olivier Cohen, Melina Balcazar et l’écrivain péruvien Diego Trélles Paz. Modérateur : Christian Roinat, critique littéraire. Réservations conseillées sur le site. Entrée gratuite. 

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Une saga historico-farfelue : « Ce prince que je fus » de l’écrivain mexicain Jordi Soler

De l’empire aztèque aux salons du général Franco, de Motzorongo (3900 habitants), près de Veracruz, à Toloríu (un peu moins de 200 habitants), dans la province de Lérida, ce roman nous mène sur des sentiers sinueux dans un passé plein de promesses. Dans l’église de ce même Toloríu se sont mariés le baron de Toloríu, qui faisait partie de la troupe de Hernán Cortés et une des filles de Moctezuma, Xipaguacin (rebaptisée María). Il n’en a pas fallu davantage à Jordi Soler pour imaginer une suite… (Christian Roinat) SUITE.

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Le documentaire « Psychomagie » du franco-chilien Alejandro Jodorowsky

Le cinéaste de 90 ans Alejandro Jodorowsky revient avec un documentaire Psychomagie. Voulant aller plus loin que la psychanalyse qui ne remonte dans l’inconscient de l’enfance que par la parole, il veut, au moyen d’actes théâtraux et poétiques s’adressant directement à l’inconscient, permettre par cette thérapie la libération des blocages. (Alain Liatard ) SUITE.

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La première édition du Festival documentaire Amazonie et Caraïbes du 14 au 19 octobre prochain

Le premier Festival international du Film documentaire Amazonie Caraïbes (FIFAC) se tiendra à Saint-Laurent du Maroni au camp de la déportation, en Guyane. C’est la première édition du festival créé par Frédéric Bellenay et dont le jury sera présidé par Patrick Chamoiseau. Cet événement va enfin donner de la visibilité aux productions des régions amazoniennes et caribéennes. (Inès Jacques ) SUITE.

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Occuper et résister. Le singulier festival « Le Brésil en Mouvements » à Paris

Occuper et résister. Telle est la teneur donnée au festival Brésil en Mouvements à l’heure où l’Amazonie brûle et les droits des peuples brésiliens reculent. Du 25 au 29 septembre 2019, cinq jours de films documentaires, débats et rencontres, pendant lesquels le festival entend bien porter la voix de la résistance brésilienne face à l’ethnocide et écocide légiféré par le gouvernement de Jair Bolsonaro. (Cécile Gatineau) 

ICI TOUT LE PROGRAMME

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