Après six mois de débats, la « Loi bases et point de départ pour la liberté des Argentins » est adoptée par le Congrès argentin

Le président d’extrême droite mène à terme son premier projet de réforme de l’État argentin. Il se félicite du succès de la première phase de “gestion”, et voit d’ores et déjà plus loin : « maintenant place au changement du système monétaire ».

Photo DR : l’express

Plus de 184 jours après le début des débats concernant la loi « bases et point de départ pour la liberté des Argentins », le projet de réforme est adopté avec 147 voix pour et 107 voix contre. Pour rappel, cet ensemble de textes ultra-libéral vise à réformer l’État en profondeur. Parmi les points qui ont le plus fait réagir la société civile se trouvent la privatisation d’entreprises publiques, la « flexibilisation » du droit du travail ou encore une politique favorable aux plus riches comprenant avantages fiscaux pour les grandes entreprises et baisses d’impôts. 

Si Javier Milei s’est félicité de cette « victoire » législative sur l’opposition, lorsque l’on y regarde de plus près, la loi votée par le Congrès est bien plus nuancée que le souhaitait initialement le président d’extrême droite. En effet, plus de 200 articles ont été retirés du projet, sur les quatre entreprises à privatiser, seules 6 le seront effectivement. Milei souhaitait également obtenir des pouvoirs très élargis durant un an dans le but de mener à bien ses prochaines réformes étatiques. Finalement il pourra « seulement » légiférer sur les organismes publics hormis ceux en lien avec la culture qu’il ne pourra pas dissoudre. Ainsi cette réforme n’est peut-être pas le « tournant historique et monumental » duquel Milei se félicite.

La prochaine étape d’application de la politique du gouvernement d’extrême droite est la signature du Pacte de mai. Il représente un « nouveau contrat social » selon le président. En d’autres mots, cette réforme annonce une politique d’austérité historique.