Les relations de l’Amérique latine avec l’Allemagne d’Angela Merkel à quelques semaines de son départ

Les trente-trois dirigeants de la « Communauté des États latino-américains et des Caraïbes » (CELAC) et les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne (UE) avaient rendez-vous en juin dernier pour discuter à Bruxelles de leurs relations. Ancien ambassadeur d’Allemagne aux États-Unis de 2001 à 2006, Wolfgang Ischinger dirige la Conférence de Munich sur la sécurité depuis 2008 et a répondu aux questions de la presse latino-américaine.

Photo : La Nación

Quels liens la chancelière entretient-elle avec les États-Unis ?

« Comme tous ses prédécesseurs depuis Konrad AdenauerAngela Merkel reste attachée aux deux objectifs fondamentaux de la politique étrangère allemande : le projet d’unification européenne, notamment grâce à une coopération étroite avec la France, et les liens transatlantiques. Elle a ainsi développé un attachement émotionnel et idéaliste à l’égard des États-Unis. À partir du moment où, après la réunification allemande, il est devenu possible pour des personnes comme elle originaires de RDA de se rendre outre-Atlantique, elle a découvert ce qu’on appelle la liberté et l’Amérique dans toute sa splendeur. Son engagement a été constaté à plusieurs reprises, par exemple de manière impressionnante dans son discours d’ouverture de la conférence de Munich sur la sécurité de 2019.

Lors du sommet UE-CELAC qui s’est tenu à Bruxelles, la chancelière fédérale Angela Merkel s’est prononcée en faveur d’une intensification des échanges entre l’Europe et l’Amérique latine. « C’est une région qui se développe bien sur le plan économique », a-t-elle souligné. Les questions climatiques figuraient également à l’ordre du jour. Ils ont adopté une déclaration intitulée « Penser ensemble notre avenir pour que les citoyens vivent dans des sociétés prospères, solidaires et durables » ainsi qu’un plan d’action. Ils ont chargé par ailleurs, dans une déclaration politique séparée, leurs ministres des Affaires étrangères d’élaborer d’ici 2016 des propositions sur l’avenir de la relation bi régionale.

Le développement économique a été le troisième thème du sommet UE-CELAC évoqué par la chancelière. « Les échanges devraient également être renforcés entre l’Europe et l’Amérique latine », a-t-elle insisté en mentionnant l’engagement de la Chine destiné à développer les relations commerciales avec l’Amérique latine. L’Union européenne est le deuxième partenaire commercial de la CELAC.

D’après
La Nación (Argentine)  et La Tercera (Chili)