Bernardo TORO
Né à Santiago, au Chili en 1964, il grandit au coeur d’une famille clairement positionnée à gauche, dix ans avant l’explosion du régime du général Pinochet. Son père, fonctionnaire à l’Université du Chili,a été écarté de son poste après le coup d’État. Ces expériences sont restées en filigrane, imprégnées dans la conception de monde de Toro ; et elles restent visibles, adjacentes dans sa façon de mener sa vie et son oeuvre. Pendant son adolescence il se fait remarquer pour son talent aux échecs. Il a représenté son pays lors de nombreux championnats internationaux. Bernardo Toro a commencé des études de médecine à Santiago. En 1983, il décide de quitter son pays natal pour poursuivre des études de lettres en France. Ce départ à Paris a été à la fois un exil intellectuel, un symbole de renoncement ou de résignation et même de révolte contre un gouvernement oppresseur ; mais aussi un retour aux sources, celles de sa grand mère, une française qui s’était établie au Chili au début du XXème siècle. Les expériences vécues en France, les souvenirs du passé et sa vie parallèle entre ses études et sa passion pour les échecs seront autant d’influences visibles dans son oeuvre. En 1987, il soutient à la Sorbonne son mémoire sur l’oeuvre de Marcel Proust qui correspond au début d’une vie consacrée à la littérature, aux études littéraires et à la langue française. De 1988 à 1993, Toro dirige la revue d’arts et littérature Lieux Extrêmes. À la tête de ce magazine, il a eu l’occasion de publier de nombreux auteurs célèbres. Toro a écrit plusieurs essais littéraires, ainsi que trois romans. Depuis 1999, il dirige la revue Rue Sainte Ambroise, spécialisée en fiction courte contemporaine ouverte à des auteurs français et étrangers.
"Si l'enfant que tu es me juge, je veux croire que l'homme que tu seras me comprendra. C'est à lui que je m'adresse, en lui que je trouve la force de pousser jusqu'au bout mon récit. Une malédiction veut qu'entre père et fils les choses arrivent toujours à contretemps. On juge quand on voudrait comprendre et quand on voudrait être compris on est jugé "
BIBLIOGRAPHIE :
De fils à fils Traduit de l'espagnol (Argentine) par Claude Bleton aux éd. Stock, 2010.
Contretemps (éd. Les Petits Malins, 2006)
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