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novembre 2018

Succès de la 12ème édition du festival «Documental – l’Amérique latine par l’image»

Le festival Documental, un des quatre festivals annuels que nous organisons pour faire connaître la diversité des sociétés et des cultures de l’Amérique latine, s’est achevé ce vendredi 23 novembre. Durant une semaine, dix films ont été projetés dans plusieurs lieux culturels de la Métropole de Lyon.

Photo : Espaces Latinos

La douzième édition du festival Documental a pris fin ce vendredi à l’issue de la remise des prix et d’un concert pour fêter la clôture de l’événement. Documental 2018 a été un grand succès puisqu’un public nombreux est venu assister aux dix projections de documentaires latinos-américains pour découvrir notre sélection. Nous nous réjouissons de la qualité des films proposés et de l’intérêt qu’ils ont suscité lors des débats avec les intervenants et les réalisateurs venus échanger autour de leur film avec le public.

C’est le film «Los ojos del mar» de José Álvarez qui a remporté le prix du jury, séduit par la grande qualité cinématographique de ce documentaire et par le traitement réussi du thème du deuil de familles et de proches de pêcheurs disparus en mer au Mexique. 

Le film «Cine São Paulo» de Ricardo Martensen et Felipe Tomazelli a quant à lui suscité l’engouement des spectateurs. L’histoire d’un amoureux de cinéma qui se démène envers et contre tout pour rénover le vieux cinéma familial et lui redonner la splendeur de sa jeunesse a permis au film de remporter le prix du public.

Nous tenons à remercier chaleureusement nos partenaires et les spectateurs, grands artisans du succès de cette édition. Nous adressons également un immense remerciement à toutes les personnes qui ont soutenu le festival par l’intermédiaire de notre campagne de financement participatif Ulule sur internet. Cette campagne réussie nous permet d’assurer la pérennité du festival et d’envisager d’ores et déjà l’organisation de l’édition 2019 !

Gabriel VALLEJO

Retrouvez notre dossier Documental

Les Héritières, le premier film du Paraguayen Marcelo Martinessi sélectionné à la Berlinale

Asunción, Paraguay. Chela, riche héritière, a mené la grande vie pendant trente ans avec Chiquita. Mais, au bord de la faillite, elle doit vendre tous ses biens et regarde Chiquita, accusée de fraude, partir en prison. Alors qu’elle n’a pas conduit depuis des années, Chela accepte de faire le taxi pour un groupe de riches femmes âgées de son quartier et fait la rencontre d’Angy. À ses côtés, Chela prend confiance en elle et cherche à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. Nous n’avons pas beaucoup l’occasion de voir des films paraguayens. Celui-ci a particulièrement frappé la Berlinale où il a obtenu trois prix (prix d’interprétation, prix de la critique et Ours d’argent du premier film).

Photo : Berlinale-2018

Marcelo Martinessi explique très bien la genèse de son film : «Il est impossible de parler du cinéma paraguayen sans avoir conscience des années sombres de son histoire et des nombreuses décennies durant lesquelles on ne pouvait pas réaliser de film. Dans les années 1960 et 1970, alors que le reste de l’Amérique latine racontait ses propres histoires sur grand écran, mon pays est resté invisible. La construction de notre propre cinématographie est donc aujourd’hui un défi majeur pour ma génération. Quand j’ai écrit l’histoire de Chela et Chiquita, j’ai réalisé que j’essayais de créer un dialogue avec cette période d’obscurité et avec une société qui ne veut pas changer, qui préfère rester cachée, accrochée à son ombre.»

«Le coup d’État le plus récent (2012) a montré qu’il y a toujours eu une sorte de complicité entre notre petite bourgeoisie et les régimes autoritaires. Et je ne parle pas seulement des personnages forts qui ont façonné leur époque à coups de bottes et de fusils jusqu’à la fin des années 1980. Les nouveaux leaders «démocratiques», qui partagent désormais les bénéfices de la corruption et du trafic de drogue, ont eux aussi besoin de cette complicité pour inspirer les mêmes peurs et maintenir les mêmes silences. Personnellement, je m’intéresse à la vie quotidienne en dehors de ces zones de pouvoir…»

Chela, qui se retrouve seule après l’arrestation de Chiquita, vit dans un milieu fermé : sa maison, la prison où elle rend visite à Chiquita, et même ensuite sa voiture où elle conduit les riches mamies du quartier. Elle ne s’ouvrira qu’avec la rencontre d’Angy, qui ne participe pas à ce petit monde de commérage et qui a des problèmes personnels. Elle voit qu’elle peut fuir son enfermement. «J’ai eu un point de départ clair de l’histoire mais j’ai permis aux personnages de trouver une fin. Puis, au-delà des sentiments d’enfermement qui ont déclenché le processus d’écriture, et même au-delà de l’obscurité que je percevais comme le seul avenir possible pour mon pays, ces personnages m’ont montré qu’il y avait peut-être une porte ouverte à un nouveau départ. Ce fut une découverte magnifique et inattendue.»

Car dans sa voiture, Chela commence à percevoir qu’il existe un monde extérieur. Le réalisateur a trouvé et a su filmer des actrices formidables pour porter ce film (où l’on ne voit pratiquement pas d’hommes) qui n’a rien de caricatural. Encore un film qui montre le rôle des bonnes dans les familles bourgeoises. Les Héritières, premier film de Marcelo Martinessi, sera en salle à partir du 28 novembre.

Alain LIATARD

Une superbe leçon de vie dans Un château à Ipanema de Martha Batalha

Martha Batalha aime la vie, elle ne peut pas le cacher. La vie, qui n’est pas exempte de souffrances et qui a la mort pour but inévitable, mais qui fait que ses personnages, qui n’ont rien des héros classiques, donnent envie de les accompagner quelques minutes ou plusieurs années. C’est ce qu’elle disait dans son premier roman, publié en 2016, et c’est ce qu’elle répète avec ce nouveau récit, feu d’artifice de légèreté et de profondeur, d’humour et de joie dans le décor idyllique de la plage d’Ipanema.

Photo : Editions Denoel

Pour commencer, c’est l’histoire d’un grand amour, entre Johan Edward Jansson, qui mesure au moins deux mètres, et Birgit, un peu différente, «soixante-dix kilos de femme répartis sur un mètre cinquante». Birgit souffre d’une légère particularité : des voix intérieures lui conseillent de prendre un parapluie un jour ensoleillé, ce qui lui permet d’être la seule à être protégée pendant l’orage imprévisible, mais elles la poussent parfois à briser tout un service en cristal dans l’appartement de location.

Mais ils s’aiment, ces deux-là ! Et ils s’installent à Rio de Janeiro, Johan ayant été nommé consul de Suède, leur pays. On est au tout début du XXe siècle. Quand les tourtereaux partent un peu à l’aventure pour un pique-nique dominical, se retrouvant sur une plage déserte, plus petite que celle de Copacabana et bien plus sauvage, ils savent que c’est là qu’ils vivront. Ce sont les premiers habitants d’Ipanema.

La description d’Ipanema, qui est encore bien loin des gratte-ciel et du luxe tapageur, est d’un charme subtil qui nous introduit dans un jardin d’Eden bien matériel, avec ses sales gosses qui volent les pommes du voisin, une princesse blonde (Birgit) qui s’émerveille de chaque coucher de soleil et surtout une tendresse partagée.

Martha Batalha sait à merveille passer de la drôlerie la plus débridée à l’émotion. C’est pourtant la joie qui règne, une grande joie saine et délicate. On ne peut qu’aimer très fort les personnages qui souffrent et savent étouffer leurs peurs ou leurs rancœurs. Si quelque chose ne va pas ‒et les raisons ne manquent pas au cours d’une existence‒, on va pleurer dans l’obscurité de la salle de bain, et le chagrin s’en va par le siphon.

Les descendants du couple d’origine, les deux Scandinaves, sont tout aussi touchants. Des gens ordinaires qui pourtant ont chacun une particularité et un point commun : une fascinante capacité à s’adapter, ce qui est la clé de leur bonheur. Peu importe si la source du plaisir est charnelle, éthylique ou gastronomique, l’essentiel est qu’elle ne se tarisse pas. Il est merveilleux, cet arbre généalogique dont parfois les rameaux s’entrecroisent et dont chaque branche porte des grappes d’anecdotes pleines de sève.

Sous les anecdotes d’une efficace drôlerie, Martha Batalha aborde des sujets multiples, graves pour la plupart : la décomposition d’un couple, les excès dramatiques de la dictature, le sida, la place de chacun dans la ville, dans la vie. Elle le fait avec une grâce et une délicatesse surprenante. Le moindre détail a son importance : un seul paragraphe qui résume la vie d’une domestique résume aussi l’état du Brésil dans les années 1960.

Tout n’est pas joli, dans Un château à Ipanema. Il y a les militaires, quelques trahisons, plusieurs adultères, mais ce Château est plein de grâce, de soleil, d’élans de vie. C’est une lecture qui vous comblera sur tous les plans et avant tout par la façon unique qu’a Martha Batalha de raconter une histoire simple. Magistral, simplement magistral.

Christian ROINAT

Un château à Ipanema de Martha Batalha, traduit du portugais (Brésil) par Diniz Galhos, éd. Denoël, 341 p., 21 €. Martha Batalha en portugais : Nunca houve um castelo / A vida invisível de Eurídice Gusmão, ed. Companhia das Letras. Martha Batalha en français : Les mille talents d’Eurídice Gusmão, éd. Denoël.

Martha Batalha, née à Rio de Janeiro en 1973. est une journaliste, éditeur et écrivaine brésilienne. Son premier roman, La vie invisible d’Euridice Gusmão, a été vendu aux éditeurs en Allemagne et en Norvège avant d’être publié au Brésil. Site de l’auteur.

Pour ses 40 ans, le Festival des 3 Continents propose un paysage du cinéma latino-américain 

Rendez-vous emblématique des cinéphiles, le Festival des 3 Continents de Nantes a commencé cette semaine et se déroulera jusqu’au mardi 27 novembre. Pour cette nouvelle saison, le Festival a décidé de célébrer quarante années de programmation ambitieuse de films souvent inédits en France. Cette année encore, le cinéma latino-américain est bien représenté. 

Photo : Festival 3 Continents

Faire connaître les continents invisibles à l’écran  

Au-delà d’une longévité remarquable dans un pays où le nombre de festivals tend à se réduire d’années en années, ce qui marque la spécificité des 3 Continents, c’est avant toute chose son rôle pionnier de défricheur. Dans un entretien récemment accordé à Télérama1, l’actuel délégué artistique et programmateur du Festival Jérôme Baron, rappelle que « jusquaux années 1980, lhistoire du cinéma nexiste pas beaucoup en dehors des patrimoines européens et nord-américains ». Bien des cinémas nationaux sont méconnus du Vieux Continent, exception faite pour une poignée d’érudits. Les grands rendez-vous internationaux comme le Festival de Cannes ne suffisent pas et c’est réellement à Nantes que se dévoile la création contemporaine de dizaines de pays. Ainsi, rapidement, le festival Les 3 Continents apporte de la mer des films inédits en France et des noms d’auteurs jusque-là inconnus. 

Il en va de même pour le continent Latino-Américain qui peut compter dès le début des années 1980 sur les Panoramas, temps forts consacrés à des cinémas nationaux, pour faire connaitre ses talents : Panorama du cinéma brésilien en 1982, Panorama du cinéma mexicain en 1984, Panorama du cinéma argentin l’année suivante… L’Argentine étant de nouveau mise au-devant de la scène en 2017 à travers une rétrospective historique. Ce n’est que dix ans plus tard que, à la faveur de nouvelles initiatives, l’Amérique Latine devient l’enjeu partagé de plusieurs rendez-vous (le Festival de Biarritz Amérique Latine est créé en 1992, Documental en 2004). Aujourd’hui, la multiplication des festivals a profondément changé notre rapport de spectateur au cinéma du monde et « les premières mondiales ne constituent plus un enjeu » pour les 3 Continents, tant les films circulent en nombre, d’un pays à l’autre. Il n’en reste pas moins que c’est souvent l’unique fenêtre de diffusion proposée à une œuvre en France. Toujours lucide sur ce rôle à jouer, la programmation nantaise valorise encore aujourd’hui la découverte de la jeune création, à renforts d’inédits qui résonnent avec l’actualité.  

Paysage du cinéma latino-américain 

La nouvelle édition des 3 Continents met en lumière une histoire du cinéma taïwanais, mais l’Amérique Latine n’est pas en reste. Cette année, trois films latinos concourent à la Montgolfière d’or, grand prix de la Compétition Internationale : Faust de la mexicaine Andrea Bussmann (prix spécial du Jury 2018 à Locarno), José, film guatémaltèque du réalisateur Cheng Li (Queer Lion au Venice Film Festival 2018) et le film Temporada du brésilien André Novais Oliveira qui sera présent pour accompagner son film. 

Avec six œuvres projetées pendant l’édition, le Brésil est avec la Chine le pays qui compte le plus de films représentés. 

Sorti en 2017Arabia de Joào Dumans et Affonso Ûchoa est un drame qui suit la découverte par André, jeune homme habitant Ouro Preto, du carnet d’un ouvrier dans l’ancienne usine d’aluminium près de chez lui. Le film s’inscrit dans la programmation des 40 ans du Festival qui propose « un état des lieux du cinéma contemporain, avec un programme de 40 films balisant le paysage cinématographique des 3 continents depuis le tournant des années 2000 ».

Toujours dans cette programmation et derrière le titre Occuper, résister, construire, on retrouve des courts-métrages documentaires brésiliens inédits en France voire à l’international: Its never nightime in the map de Ernesto De CarvalhoTell this to those who say weve been defeated et Ava Yvy Vera – The land of the Lightnings people. Un triptyque résolument contemporain au service d’un discours universel sur la question de l’utilisation de nos données personnelles, ou d’actions politiques d’occupation d’espaces dans un pays où des milliers d’habitants rencontrent un véritable problème de logement, et où les populations indigènes sont victimes de spoliation. 

Au total, ce sont six pays d’Amérique Latine qui sont représentés cette année avec une vingtaine de films. Notons la présence du réalisateur chilien Francisco Rodríguez Teare qui accompagne son court-métrage Una Luna de hierro projeté pour la première fois en France ainsi que la projection en avant-première et en plusieurs parties du film à épisodes La Flor de l’argentin Mariano Llinás, d’une durée totale de 14h.  

 Kevin SAINT-JEAN

Pour retrouver la programmation complète du Festival des 3 Continents en cliquant ici.

Bras de fer médical et politique : plus de huit mille médecins cubains font leur valise

Le nouveau président du Brésil, Jair Bolsonaro, met fin au programme Más Médicos mis en place avec Cuba durant le dernier mandat présidentiel, entraînant le retrait des professionnels de santé cubains agissant sur le territoire brésilien.

Photo : Iberoecono

Jair Bolsonaro, à peine élu président, a contesté la présence de médecins cubains au Brésil. «Le Brésil, a-t-il déclaré le 19 novembre 2018, ne peut assurer les rentes des dictatures». Le Ministère Cubain de la Santé publique (MINSAP) a réagi avec la même vigueur. Constatant une rupture du contrat signé avec le Brésil en 2013, il a annoncé le retrait immédiat des 8332 professionnels de santé cubains en poste dans les périphéries brésiliennes. Les consultations en cours ont été suspendues. Le retour des médecins a commencé dès le 22 novembre.

Polémique et décision qui font des victimes collatérales. Les patients brésiliens tout d’abord. Le programme Más Médicos/Mais Médicos avait été mis en place par l’ex-présidente Dilma Rousseff en 2013, afin de répondre à l’une des exigences des milliers de manifestants qui avaient demandé, dans la rue, plus d’école, plus de transports et plus de santé publique. Faute de candidats en nombre suffisant, les autorités brésiliennes avaient signé un accord de coopération avec le gouvernement cubain et l’Organisation Panaméricaine de la Santé. 11400 médecins avaient été recrutés et envoyés dans 3243 déserts médicaux, lieux non solvables et non couverts par la médecine privée : favelas, quartiers périphériques, Amazonie, districts indigènes.

Le gouvernement de fait du président Michel Temer avait progressivement réduit le recours aux docteurs cubains et fait appel à d’autres professionnels. Les Cubains n’étaient plus en novembre 2018 que 8332 sur 18240. Ces médecins participaient à ce programme pour les raisons altruistes invoquées par le Ministère Cubain de la Santé mais aussi pour mettre du gras dans la soupe familiale. Les salaires perçus leur donnaient en effet la possibilité de mettre de l’argent de côté et d’acheter des biens difficilement accessibles avec les salaires cubains. Leur présence ayant été suspendue du jour au lendemain, il ne semble pas qu’ils aient la possibilité de pouvoir rapatrier frigidaires, téléviseurs, voire pour certains bétails achetés pendant leur séjour. La franchise de poids accordée pour les retours étant selon des témoignages recueillis par la presse d’opposition cubaine de 40 kilos.

Le différent était latent et la crise finale prévisible. «Nous allons mettre un point final au Forum de São Paulo», avait dit Bolsonaro en août 2018, pendant la campagne électorale, «et expulser via la validation des diplômes les Cubains du Brésil». Ce point de vue reflétait celui de l’AMB, l’Association des Médecins du Brésil qui avait dès le départ contesté la venue de praticiens étrangers, pourtant affectés dans des lieux non couverts sanitairement. L’AMB critique aujourd’hui de façon contradictoire la décision de retrait prise par le MINSAP. Le fond de la querelle relève des fausses nouvelles massivement diffusées par Jair Bolsonaro au nom d’une croisade anti-PT, anti-communiste obsidionale.

La validation des connaissances exigée par Jair Bolsonaro et l’Ordre Brésilien des Médecins a soulevé l’indignation. Indignation des professionnels cubains, qui peuvent s’appuyer sur un indice de satisfaction élevé des patients suivis, indignation aussi du MINSAP cubain qui fait remarquer que des milliers d’étudiants étrangers sont venus se former dans les universités de médecine cubaine et que le savoir-faire cubain en la matière s’exporte dans plusieurs dizaines de pays dans le monde.

Reste malgré tout un point signalé par Jair Bolsonaro qui aurait mérité réponse de la part du MINSAP. Les médecins cubains ont accepté de servir à l’étranger, sans pour autant recevoir la totalité du salaire versé par la partie brésilienne. Ils percevaient en effet 2976,26 Reais mensuels alors que le versement était de 11 244,56. Il ne s’agit pas d’un «vol de la part d’une dictature», comme l’a écrit Jair Bolsonaro. Les médecins acceptaient de ne recevoir qu’une portion du salaire versé représentant nettement plus que ce qu’ils pouvaient espérer en restant dans l’île, mais il y avait incontestablement un partage du gâteau nettement plus favorable au budget cubain qu’à celui des praticiens.

Le Système Unique de Santé Brésilien (SUS) a annoncé en catastrophe le recrutement de 8332 docteurs nationaux ou étrangers ayant validé leurs diplômes. Ce recrutement est ralenti par une saturation du site dénoncé par le SUS. Le Conseil de sécurité des Etats-Unis et le Ministère des Affaires Etrangères nord-américain ont adressé un message de félicitation à Jair Bolsonaro.

Alexandre Padilha, ministre de la Santé ayant négocié la mise en marche de ce programme en 2013 a fait lui, le commentaire suivant : «C’est un jour de tristesse pour la santé publique au Brésil, provoqué par l’action inconsidérée du président élu. Voilà ce qui arrive quand on place l’idéologie au dessus des intérêts de la population.»

Jean Jacques KOURLIANDSKY

Le Costa Rica et l’Unesco soulignent la nécessité des sociétés numériques

Le Président de la République du Costa Rica, Carlos Alvarado Quesada, et la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, ont insisté ce 14 novembre sur la nécessité de s’appuyer sur les possibilités qu’offre désormais le numérique pour promouvoir l’éducation, la science et la culture lors de la première visite officielle du président costaricain au siège de l’Unesco.

Photo : Alberto Front

Lors d’une réunion bilatérale du 14 novembre, le Président Alvarado a plaidé en faveur du multilatéralisme, ancré dans la culture politique de son pays. Il s’est également prononcé en faveur d’une utilisation renforcée des outils numériques afin de rendre les sociétés plus inclusives. À cet égard, Audrey Azoulay a déclaré que le pays pouvait compter sur le soutien de l’Unesco et a invité le Costa Rica à participer au débat universel sur l’éthique dans le cyberespace que prône l’organisation.

Le Président Alvarado a par ailleurs souhaité l’appui de l’Unesco pour sensibiliser les communautés locales à la nécessité de préserver leur patrimoine culturel afin qu’elles puissent vivre sur des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial et y développer des activités, telles que l’écotourisme, qui soient compatibles avec la protection de ces sites.

La Directrice générale a également salué le rôle pionnier du Costa Rica dans la protection de la biosphère. Avec 49% de sa superficie protégée par des réserves de biosphère inscrites au Réseau mondial de l’Unesco -soit plus de 2,6 millions d’hectares-, le Costa Rica est en effet le premier pays au monde en pourcentage de territoire protégé. Enfin, le président a exprimé l’intérêt de son pays pour l’Année internationale des langues autochtones, proclamée par les Nations unies pour 2019 sous la coordination de l’Unesco.

D’après l’Unesco

Wikileaks a annoncé que Julian Assange a été inculpé «en secret» aux États-Unis

Julian Assange risque d’être incarcéré à perpétuité, voire la peine de mort, s’il est arrêté par la justice britannique puis extradé aux États-Unis. Le fondateur de Wikileaks, qui vit réfugié depuis 2012 à l’Ambassade d’Équateur située à Londres, a été accusé par Washington d’avoir mis en péril la sécurité nationale après avoir publié de nombreux documents secrets militaires et diplomatiques.

Photo : El Comercio

L’ex-ministre de la Justice de Donald Trump, Jeff Sessions, avait fait de la capture de Julian Assange «une priorité», tandis que Robert Mueller enquête actuellement sur le rôle de Wikileaks dans la propagande russe durant l’élection présidentielle étasunienne de 2016. Les investigations du procureur spécial cherchent désormais à établir s’il y a eu «collusion» entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump.

Bien que la nature des charges retenues contre Julian Assange n’a pas été révélée, l’existence d’une procédure judiciaire est attestée notamment par un document rédigé par le procureur Kellen Dwyer, dans lequel ce dernier demande à un magistrat de préserver la confidentialité. En effet, interrogé par les médias de son pays, le ministère de la Justice a refusé de préciser les raisons pour lesquelles l’activiste australien a été inculpé.

Dans le cadre des investigations menées par le procureur Mueller, douze agents russes ont été inculpés, en juillet 2018, pour avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate. Ces documents volés avaient ensuite été révélés par Wikileaks, une organisation considérée par les États-Unis comme une plateforme utilisée par les Russes pour diffuser des documents piratés avec l’objectif d’influencer l’élection présidentielle.

Pendant ce temps, le Premier ministre australien Scott Morrison a catégoriquement rejeté les nouveaux appels de la famille et des partisans du fondateur de Wikileaks. Ces derniers demandent au gouvernement de garantir le droit du citoyen australien de rentrer chez lui, à l’abri de la menace d’extradition aux États-Unis. Mais le gouvernement de coalition australien, comme le gouvernement travailliste précédent, est bien déterminé à se débarrasser de l’encombrant lanceur d’alerte. Le journaliste Mike Head est de cet avis, et il précise que l’administration Morrison «est déterminé a voir Assange enfermé à vie ou même exécuté aux États-Unis, parce que son travail courageux […] a permis de mettre au jour les crimes de guerre, la surveillance de masse et les machinations anti-démocratiques des États-Unis et de leurs alliés».

À présent, les partisans de Julian Assange craignent pour son état de santé, après les mesures draconiennes que l’ambassade équatorienne lui a imposé, le 12 octobre dernier, concernant les règles de visite, de communication et de salubrité. Parmi les nombreux témoignages de soutien, Christine Assange affirme sur YouTube que son fils est la victime d’un «assassinat lent et cruel», avant d’ajouter que «les médecins qui l’ont examiné ont averti que ces conditions mettaient sa vie en danger».

Ces conditions, ainsi que les circonstances dans lesquelles Julian Assange a trouvé refuge dans l’ambassade de l’Équateur, à la suite de la proposition offerte par le président de l’époque Rafael Correa, on été détaillées dans un article précédent*. Or les méandres du destin ont réunit curieusement les deux hommes devant la justice de différents pays : l’ancien chef de l’État, qui vit depuis juillet 2017 à Bruxelles avec son épouse belge, a été récemment mis en examen par la justice équatorienne, soupçonné d’avoir commandité en 2012 l’enlèvement de l’opposant Fernando Balda. Sommé de se présenter devant la justice de son pays depuis qu’un mandat d’arrêt international a été officialisé début juillet, les faits qui sont reprochés à M. Correa sont passibles de sept ans de prison.

Voyant ainsi s’effondrer ses chances de retour en politique lors des élections présidentielles de 2019, l’ex-président équatorien de 2007 à 2017 accuse l’actuel gouvernement de Lenín Moreno de «persécution politique» : «comme ils ne peuvent pas nous battre dans les urnes […], ils cherchent tous ces prétextes extrêmement graves», a-t-il insisté. Cependant, la juge Daniela Camacho a déclaré que la Cour détenait «des preuves suffisantes» pour accuser Rafael Correa «en tant que cerveau présumé de l’enlèvement de Fernando Balda».

Depuis que plusieurs de ses proches ont été poursuivis et condamnés pour corruption, M. Correa a qualifié Lenín Moreno, son ancien allié du parti Alianza País (AP) et vice-président de 2008 à 2012, de «traître» et de «mouton des États-Unis». Sur ce point, la journaliste Marie Deltas a fait une remarque qui mérite d’être citée : «Correa ne cesse de dénoncer « la politisation de la justice » et la fin de l’État de droit en Équateur», des reproches que formulaient ses adversaires à l’époque où il était au pouvoir.

Eduardo UGOLINI

* Article publié le 9 novembre 2018

Le gouvernement du Nicaragua refuse l’entrée à un ancien dessinateur de Charlie Hebdo

Un ancien caricaturiste de Charlie Hebdo, Jul, s’est vu interdire l’entrée au Nicaragua alors qu’il devait participer à un forum d’écrivains. Le Nicaragua n’en est pas à son coup d’essai.

Photo : RTL

Le caricaturiste français Jul s’est vu refuser l’entrée au Nicaragua par le gouvernement alors qu’il devait participer à un forum d’écrivains, a affirmé mercredi Sergio Ramirez, promoteur de la rencontre. «Cela me semble un acte lamentable, inexplicable, le gouvernement ne nous a offert aucune raison pour avoir refusé l’entrée à Jul», de son vrai nom Julien Berjeaut, a déclaré Sergio Ramirez.  
 
La troisième édition du forum d’écrivains «Centroamérica Cuenta» a été inaugurée mardi par un hommage au journal satirique français Charlie Hebdo, cible le 7 janvier dernier d’un attentat qui a décimé sa rédaction. Ex collaborateur de cet hebdomadaire satirique, Jul devait arriver lundi à Managua pour participer à ce forum, mais il s’est vu refuser l’entrée au Nicaragua par les autorités. 

«Nous ne comprenons pas, nous sommes surpris et bien sûr nous rejetons ce genre de mesures contre un caricaturiste de grand prestige mondial qui venait enrichir Centroamérica Cuenta par sa participation», a regretté Sergio Ramirez, lui-même écrivain. Selon lui, l’ambassade de France au Nicaragua a essayé, sans succès, de faire revenir les autorités sur leur décision afin que Jul puisse assister au forum, qui réunit 70 écrivains d’Amérique et d’Europe.   

«Je regrette la décision du gouvernement de ne pas le laisser entrer au Nicaragua», a indiqué l’ambassadeur français, Antoine Joly, lors du forum mardi, expliquant que Jul venait dans la région pour participer également à d’autres événements culturels au Costa Rica et au Salvador. Jul, qui a collaboré avec de nombreux médias français comme Libération et L’Humanité, a confirmé dans une vidéo présentée lors du forum que «les autorités (nicaraguayennes) n’ont pas voulu que je sois à Managua».  

C’est le troisième étranger en une semaine à être refoulé à son arrivée au Nicaragua, après le Péruvien Luis Carlos Boub et l’Espagnole Marta Gonzalez, militants de l’ONG Centre pour la justice et le droit international (CEJIL), qui venaient participer à l’anniversaire d’un organisme local de défense des droits de l’homme. 

Rédaction numérique RTL

Le Brésil se rapproche des États-Unis et d’Israël et s’éloigne de la Chine

Le président élu Jair Bolsonaro organise son programme de politique extérieure peu après son ascension au pouvoir. L’éloignement avec Pékin était l’une des promesses de l’ex-militaire. Grand admirateur de Trump, Bolsonaro assure que l’ambassade du Brésil sera transférée de Tel Aviv à Jérusalem, comme l’a fait précédemment le président républicain.

Photo : Diario Popular

Avec Steve Bannon comme (présumé) conseiller de l’ombre, Jair Bolsonaro a annoncé les noms de deux «super ministres» de son futur gouvernement : le juge de l’affaire Lava Jato, Sérgio Moro, (dans la photo) prendra les commandes du ministère de la Justice, et le très libéral Paulo Guedes sera à la tête du ministère de l’Économie. Durant les premiers jours de son élection, Bolsonaro s’est consacré à l’élaboration des vecteurs de sa politique extérieure : entre autres, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et la réalisation d’une première tournée internationale de laquelle est exclue l’Argentine, même si un passage à Buenos Aires peut être envisagé ce mois-ci pendant le sommet du G20.

L’une des promesses durant la campagne de l’ex militaire, qui s’est présenté comme un émule de Donald Trump, était l’éloignement avec la Chine. En effet, il n’y a aucun doute sur le fait que ce Trump des tropiques soutient le Trump authentique. Le scénario de l’imminent chef d’État semble dicté par le stratège d’extrême droite globale, Steve Bannon, celui-là même qui, en 2016, mena la campagne qui conduisit à la victoire inattendue du magnat républicain.

Après s’être entretenu avec Trump au lendemain de son élection, Bolsonaro a reçu un appel du secrétaire d’État Mike Pompeo avec lequel il a convenu d’une politique commune en matière de défense, avec la priorité donnée au Venezuela. À ce sujet, le vice président élu, le général Hamilton Mourão, a conseillé aux Vénézuéliens d’adopter un système de gouvernement démocratique «tel que nous [les Brésiliens] le concevons». De plus, il a écarté, sans trop insister, une intervention miliaire dans ce pays des Caraïbes et a approuvé la présence de milliers de soldats brésiliens à la frontière commune de presque 2.200 kilomètres sur le territoire amazonien.

On peut se questionner sur la conception de la démocratie du général et celle de Bolsonaro : tous les deux revendiquent la dictature militaire (1964-1985) et avaient menacé d’ignorer les résultats des scrutins si ceux-ci avaient donné victorieux le successeur de Lula, Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT).

Et ce n’est pas tout, le général Mourão a soutenu un possible coup d’État dans un discours abject contre les politiques tenues face aux Francs-Maçons fin 2017. Discours similaire à celui qu’il prononça pendant le mandat de Dilma Rousseff qui, en guise de sanction, le destitua du poste qu’il occupait à la tête des troupes basées au sud du pays.

Alors que Bolsonaro indiquait quelle serait sa place sur la scène internationale, Mourão préconisait de mettre fin à «l’antiaméricanisme puéril» qu’il attribue à la politique extérieure «idéologique» menée par les gouvernements du PT. On observe dans le «bolsonarisme» un préjugé particulier à l’égard des dirigeants du Palacio Itamarty (chancellerie) comme s’il y prédominait un engouement diffus pour les partis de gauche. Nous ne pouvons rejeter le fait que le futur chancelier soit quelqu’un qui, même diplomate, défende des positions semblables à celles des forces armées.

Dans ce nouveau modèle «bolsonarien», on peut inclure l’éloignement avec Pékin, principal partenaire commercial du Brésil, mais aussi investisseur dans des secteurs stratégiques. Face à ce probable retournement de situation, le quotidien China Daily, porte-parole officiel de la chancellerie de ce pays, a publié un éditorial sévère sur le futur chef d’État brésilien. Le ton de l’article était à l’opposé des félicitations envoyées par les autorités taïwanaises au vainqueur des élections du 18 octobre, qui a visité ce pays d’Asie au début de l’année, comme l’a annoncé l’agence Reuters.

Steve Bannon propose aussi de cesser les relations avec le géant asiatique grâce à une nouvelle conception d’alliances sud-américaines ayant comme base l’association Trump-Bolsonaro. «L’Amérique du sud vit une tragédie […], avec le Venezuela en pleine implosion et l’Argentine qui sera gouvernée par le FMI pendant les 3 à 5 prochaines années» pronostique-t-il.

Tout comme Bolsonaro, Bannon méprise la presse et «la classe politique éternelle et corrompue», qu’il  propose d’enterrer définitivement par un «Mouvement» de droite global dont la première grande rencontre aura lieu au début de l’année en Europe. Bannon a cité comme référents principaux de ce mouvement son ancien patron Trump, le ministre de l’Intérieur italien et leader de la Ligue Matteo Salvini, et le «nationaliste» Bolsonaro avec sa proposition d’implantation d’un modèle de «capitalisme éclairé».

Dans deux longues interviews à des médias portugais, l’idéologue a nié travailler pour le futur gouvernant. Nombreux sont ceux qui doutent de cette affirmation pour plusieurs raisons, l’une d’elle est la ressemblance existante entre ses postulats et les grandes lignes du bolsonarisme. Bannon a admis avoir reçu il y a trois mois à New York le fils du futur président, le député réélu Eduardo Bolsonaro, pour sceller une relation qui a visiblement porté ses fruits.

Selon quelques médias locaux, c’est grâce à l’influence de cet idéologue de l’autoproclamée «droite alternative» que le clan Bolsonaro a commencé à construire depuis au moins 2017 un rapprochement avec Trump et d’influents groupes aux États-Unis. L’ex-capitaine et son fils se sont aussi fait une place en Floride où ils peuvent compter sur le soutien du sénateur républicain d’ascendance cubaine Marco Antonio Rubio. Ces relations expliquent probablement les raisons pour lesquelles le futur dirigeant a menacé de rompre les liens avec Cuba et d’en finir avec le programme «Mais médicos» (plus de médecins), auquel collaborent des milliers de médecins venus de l’île.

D’après Pagina 12 (Argentine)
Traduit par Géraldine Giraud

Filmar América Latina à Genève : Vingt ans pour grandir et devenir incontournable

Le festival Filmar América Latina fêtera ses vingt ans du 16 novembre au 2 décembre 2018. Le public, fidèle à ce festival qui contribue au rayonnement de Genève, ville internationale et de culture, pourra rencontrer 26 invités, réalisateurs, réalisatrices, acteurs, actrices, producteurs et productrices venus d’Europe et d’Amérique latine. Les festivaliers découvriront 90 œuvres cinématographiques, une exposition d’affiches de films, et assisteront à d’autres temps forts, dont une table-ronde sur les défis de filmer en Amérique latine.

Photo : Presse Filmar

«En créant des liens avec d’autres acteurs et actrices culturels, Filmar prouve son ancrage dans le tissu genevois. 20 ans donc pour grandir et devenir incontournable : cette édition, j’en suis sûr, le prouvera de la plus belle des manières», déclare le Maire de Genève, M. Sami Kanaan, Conseiller administratif en charge de la Culture et des Sports. Sous la houlette de sa directrice, la réalisatrice genevoise d’origine chilienne Vania Aillon, Filmar prendra ses quartiers à Genève, au Petit-Lancy, à Carouge, Plan-les-Ouates, Versoix, Annemasse, Ferney-Voltaire, Gex et St-Julien-en-Genevois.

Découvreur de talents, le festival Filmar en América Latina, la manifestation suisse la plus importante dédiée aux cinématographies latino-américaines, proposera, dans la section Focus Sud, huit films en compétition pour le prix du public et huit premières œuvres de cinéastes dans la section Opera Prima. «Filmar donne du prestige à des cinéastes et à des films de tous les pays du continent y compris les plus petits», affirme Jean-Pierre Gontard, président de l’Association Cinéma des Trois Mondes, qui chapeaute le festival depuis sa création.

Suivi par quelque 20 000 spectateurs payants par édition, Filmar est un des rares festivals qui se finance à hauteur de 30 % grâce à la billetterie. «Le Festival Filmar a permis de voir l’évolution des 20 dernières années du cinéma latino-américain. Avec plus d’un millier de films présentés, le public a pu suivre la carrière de cinéastes dont Pablo Trapero, Fernando Pérez, Fernando Solanas, Patricio Guzmán, Walter Salles, Arturo Ripstein, Lucrecia Martel, Sergio Cabrera, Pablo Larraín. Ces dix dernières années, le festival a invité 159 cinéastes, acteurs, actrices, producteurs et productrices», rappelle Gérard Pérroulaz, co-fondateur de Filmar. Vania Aillon précise que «le public pourra également revoir cinq long-métrages cultes, grâce à la carte blanche offerte à Edouard Waintrop, actuel directeur des Cinémas du Grütli et ancien Délégué de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes».

16 films en compétition

Œuvres Focus Sud en compétition pour le prix du Public : Cabros de mierda, de Gonzalo Justiniano (Chili, 2017, fiction) ; Eugenia, de Martin Boulocq (Bolivie/Brésil, 2017, fiction) ; Ex- Pajé / Ex-Shaman, de Luis Bolognesi (Brésil, 2018, documentaire) ; La camarista, de Lila Avilés (Mexique, 2018, fiction); Los fantasmas del Caribe, de Felipe Monroy (Colombie/France/Suisse, 2018, documentaire) ; Sueño Florianópolis / Florianópolis Dream, de Ana Katz (Argentine/Brésil/France, 2017, fiction) ; Teatro de Guerra / Theatre of War, de Lola Arias (Argentine/Espagne, 2018, documentaire) ; Un traductor, de Rodrigo et Sebastián Barriuso (Cuba/Canada, 2018, fiction).

Films Opera Prima en compétition pour le prix du Jury des jeunes : El silencio del viento,de Alvaro Aponte-Conteno (Porto Rico/République dominicaine/France, 2017, fiction) ; En el pozo, de Bernardo et Rafael Antonaccio (Uruguay, 2018, fiction) ; Enigma, de Ignacio Juricic Merillán (Chili, 2018, fiction) ; La omisión, de Sebastián Schjaer (Argentine/Suisse/Pays-Bas, 2018), fiction ; Los débiles / The Weak Ones, de Raul Rico et Eduardo Giralt Brun (Mexique, 2017, fiction) ; Miriam miente / Miriam Lies, de Natalia Cabral et Oriol Estrada (République Dominicaine/Espagne, 2017, fiction) ; Retablo, de Álvaro Delgado-Aparicio (Pérou/Allemagne/Norvège, 2017, fiction) ; Virus tropical, de Santiago Caicedo et PowerPaola (Colombie, 2017, animation).

26 invités à rencontrer

Les spectateurs ont rendez-vous avec les producteurs Gema Juárez Allen (Argentine) et Dan Wechsler (Suisse), l’actrice et réalisatrice argentine Ana Katz, les scénaristes et réalisateurs Bernardo et Rafael Antonaccio (Uruguay), les cinéastes Álvaro Aponte-Centeno (Porto Rico), Rodrigo Barriuso (Cuba), Gonzalo Justiniano, Ignacio Juricic Merillán, Andrés Lübbert (Chili),Juan José Lozano, Jorge Cadena, Felipe Monroy (Colombie),Leonardo D’Antoni (Argentine), Álvaro Delgado–Aparicio (Pérou),Marcelo Martinessi (Paraguay), l’actrice et le réalisateur boliviens Andrea Camponovo et Martín Boulocq, les réalisateurs Natalia Cabral etOriol Estrada (République dominicaine et Espagne), les réalisatrices Violeta Ayala et Lula Gómez (Bolivie et Argentine), la co-scénariste et dessinatrice colombienne Powerpaola et l’actrice franco-colombienne Mélanie Delloye-Betancourt, ainsi qu’avec le directeur des Cinémas du Grütli Edouard Waintrop et le critique de cinéma Bertrand Bacqué (France). La cérémonie de clôture aura lieu le dimanche 2 décembre à L’Alhambra de Genève,

Filmar en América Latina est soutenu par la Ville de Genève, le Canton de Genève, la Fédération genevoise de coopération, la Loterie romande, Artlink, le Pour-cent culturel Migros (qui soutient les jeunes réalisatrices et réalisateurs dans le cadre de la table-ronde), Traditions pour Demain, Helvetas, Terres des Hommes Suisse, la Centrale sanitaire Suisse romande CSSR, Eirene et Casa Alianza. Par ailleurs, le Bureau de l’intégration des étrangers du Canton de Genève apporte son soutien à deux séances gratuites, l’une au Cinéma Bio de Carouge et l’autre à la Julienne de Plan-les-Ouates. Sans oublier, en France voisine, le soutien de Encuentro de Dos Mundos.

 Service de presse Filmar

Festival Filmar en América Latina – 17, rue Necker – CH-1201 Genève + 41 (0) 22 732 61 59 – +41 (0) 79 649 71 45 Facebook | Twitter| Instagram | www.filmar.ch

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