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janvier 2018

Visite du secrétaire général de l’ONU en Colombie dans le cadre du processus de paix

Du 13 au 15 janvier, le secrétaire général de l’ONU a passé deux jours sur le territoire colombien dans le cadre du processus de paix entre le gouvernement et l’ex-guérilla FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Menace sur la Colombie ? « Rien ne peut justifier la violence armée », a déclaré António Guterres lors de sa récente visite dans ce pays destiné, dans les années 60, à devenir la « vitrine-exposition » de ce que l’aide des États-Unis pouvait apporter à l’Amérique latine.

Photo : ONU/Misión de Verificación de la ONU en Colombia

Lancé en 2016, l’accord de paix a partiellement atteint son but. L’un des ses axes était de permettre aux ex-guérilleros de déposer leurs armes et de se reconvertir dans la vie politique. Ainsi « FARC » est devenu, en août dernier, le nom du nouveau parti dont son ancien chef, Rodrigo Londoño, alias Timochenko, sera candidat à la présidentielle de mai 2018. L’accord prévoit également que dix de ses candidats aux législatives entreront de droit au Parlement.

Mais le débat politique de fond a été obscurci, le 10 janvier dernier, par une série d’attaques attribuées aux combattants d’une organisation beaucoup moins hiérarchisée que ne l’étaient les FARC : l’ELN (Armée de libération nationale). Au point qu’un climat délétère s’est installé, propre à susciter des interrogations quant à la manière dont pourrait se dérouler la campagne pour la prochaine élection présidentielle. « J’exprime ma profonde préoccupation après les événements violents de ces derniers jours et face à une possible escalade des affrontements. » C’est par ces mots que s’est lamenté António Guterres après les 100 jours du cessez-le-feu, alors que la reprise des négociations était programmée.

L’ELN, qui compte environ 2 000 guérilleros et 450 membres emprisonnés, est soupçonné d’être à l’origine des explosions qui ont endommagé le gazoduc de Caño Limon, relié au deuxième plus important champ pétrolifère du pays, forçant l’arrêt du pompage. Deux soldats de l’armée colombienne ont également été blessés par une grenade dans une base navale de la province d’Arauca. De son côté, ECOPETROL, la compagnie pétrolière nationale, a dénoncé l’attaque d’une de ses installations située à Aguazul, dans la province de Casanare.

La réponse du président Juan Manuel Santos ne s’est pas fait attendre : « D’une façon inexplicable, le ELN a non seulement refusé de revenir à la table des négociations, mais il a en plus repris les attaques terroristes le jour même où devait débuter le nouveau cycle des négociations. Face à cette situation, j’ai parlé avec le négociateur en chef du gouvernement à Quito, Gustavo Bell, afin qu’il revienne immédiatement à Bogota pour évaluer l’avenir du processus. Parallèlement, j’ai réitéré à nos forces armées l’ordre de répondre avec force à cette agression, pour protéger la vie et l’honneur des Colombiens, car c’est leur devoir constitutionnel. »

Sur ce propos, il n’est pas inutile de rappeler ce qu’avait dit l’un des plus grands experts de l’Amérique latine : « Depuis quelques années tous les pays d’Amérique latine ont pris conscience qu’ils peuvent se développer en une génération et assimiler les méthodes de production qui leur permettront de vivre mieux. Il faut admettre que ces pays doivent progresser et il faut les y aider, sinon ils seront forcés d’adopter des méthodes sacrifiant la liberté politique au développement économique et aucune force de répression ne réussira à arrêter le mouvement. »

C’est en ces termes visionnaires que s’exprimait l’économiste Raul Prebisch en septembre 1964. Et c’est dans cette perspective d’aide internationale que l’ONU, à travers la visite de son secrétaire général, soutient l’effort de paix prôné par le président Santos. Ce dernier a exprimé sa reconnaissance envers António Guterres, tout en soulignant que la clé du processus de paix, interrompu par les attaques de l’ELN, a été le « système de surveillance et de vérification » dirigé par l’ONU.

Il faudrait voir dans cette aide une prise de conscience internationale sur une situation extrêmement dangereuse. En effet, la suspension du cessez-le-feu risque de disloquer non seulement le processus de paix, mais aussi l’équilibre de la région, notamment avec les troubles politiques et sociaux qui plongent dans le chaos depuis des mois le pays voisin, le Venezuela. Une crise avec « d’énormes répercussions » selon le président Santos : « La Colombie ressent l’impact de la présence de centaines de milliers de personnes qui quittent le Venezuela », a-t-il dit.

Cette situation pourrait s’aggraver dans le contexte des prochaines élections du 27 mai. Juan Manuel Santos arrive à la fin de son mandat, et le processus de paix sera certainement au cœur de la campagne électorale pour sa succession. Si le parti de Alvaro Uribe réussit à capter l’attention de l’électorat, un autre pan de l’accord conclu avec les guérilleros risque de tomber : l’ex-président, devenu sénateur, est un fervent opposant aux négociations car les Farc et autres organisations rebelles restent ses ennemis jurés.

Par conséquent, aujourd’hui personne n’est capable de dire qui sera le responsable – ou les responsables – de faire respecter un dialogue démocratique fondé sur l’égalité citoyenne, et sauvegarder en même temps la sacro-sainte stabilité régionale. En attendant la réponse, il n’est pas sans intérêt de se rappeler d’une époque où tout était à faire et où commençait à germer l’agitation révolutionnaire :

« Les États-Unis avaient souhaité faire de la Colombie la « vitrine-exposition » de ce que leur aide peut apporter à l’Amérique latine. Toutes les conditions de succès étaient réunies : sol fertile, mines, bons ports… Mais, après trois années d’efforts, et l’apport d’un milliard de dollars, voici ce qui est arrivé. », selon Philip Siekman, rédacteur de l’article intitulé « Menace sur la Colombie », publié dans la revue Le spectacle du monde, en janvier 1966.

Eduardo UGOLINI

Intense visite du pape François au Chili et au Pérou entre émotions et polémiques

Le 15 janvier dernier, le pape François a entrepris son sixième voyage pontifical en Amérique latine. Depuis son élection, François a porté son message de paix et d’espérance au Brésil en juillet 2013, en Équateur, en Bolivie et au Paraguay en juillet 2015, à Cuba en septembre 2015, au Mexique en février 2016 et en Colombie en septembre 2017. Le pape argentin, qui ne s’est pas encore rendu dans son pays d’origine (où certains lui reprochent son rôle pendant la dictature militaire), visite à cette occasion le Chili et le Pérou jusqu’au 21 janvier.

Photo : Presidencia Chile

Première partie au Chili : le pape accueilli par Michelle Bachelet

Lundi 15 janvier à 20 h, heure locale, le pape François a atterri à l’aéroport de Santiago pour sa sixième visite officielle sur le sol sud-américain. Au programme, un voyage du sud du Chili jusqu’à l’Amazonie péruvienne durant lequel le pape a dû faire face aux nombreuses critiques qui pèsent aujourd’hui sur l’Église catholique. Il est bien rare qu’une visite du Saint Père dans cette partie du monde suscite des réactions négatives ; mais cette fois, le coût de celle-ci, estimé à environ 6 millions de dollars, a réveillé de nombreuses animosités. De plus, les nombreux scandales visant les prêtres à propos d’abus sexuels sur mineurs ont ces derniers temps profondément choqué l’opinion publique, et l’Église, malgré sa condamnation des faits, a perdu beaucoup de sa crédibilité. Les Chiliens espéraient que le pape condamne plus fermement ces agissements, mais la présence de l’évêque Juan Barros – qui aurait couvert le prêtre pédophile Fernando Karadima – à la messe donnée par le pape François en Araucanía a suscité de vives réactions des Chiliens qui attendent désormais de l’Église davantage que de simples excuses.

La visite du pape François au Chili a aussi été marquée par sa rencontre avec les indigènes Mapuches – qui représentent 7 % de la population chilienne – à Temuco le 17 janvier. Les peuples autochtones qui se disent victimes d’abus et d’exclusion luttent pour récupérer leurs terres, actuellement aux mains de grosses entreprises forestières. Face à l’indifférence générale, ces revendications ont donné lieu à des violences comme la destruction d’engins des entreprises forestières, de nombreux affrontements avec les forces de l’ordre – qui ont coûté la vie à une dizaine d’indigènes depuis le début du conflit – et, ces jours-ci, à la destruction de plusieurs églises. Les Mapuches espéraient du pape qu’il reconnaisse, lors de son discours à Temuco, le « génocide » de leur peuple et qu’il se prononce sur la « nécessité d’indemnisation et de réparation ». En dénonçant d’une part les violences mapuches qui décrédibilisent « la plus juste des causes », et les promesses jamais tenues qui frustrent les espérances du peuple autochtone, le pape François a appelé au dialogue.

Léa JAILLARD

Photo : Prensa Latina/Andina

Deuxième partie au Pérou : le pape accueilli par Pedro Pablo Kucznski

Après un peu plus de deux heures de vol depuis Santiago, l’avion du Souverain pontife s’est posé sur la piste de l’aéroport international de Lima ce jeudi 18 janvier 2018, point de départ d’une visite de trois jours en terre péruvienne. Comme à son arrivée au Chili trois jours plus tôt, l’avion du Pape était en avance, d’une quarantaine de minutes sur l’horaire prévu. Un avion spécial affrété par la Latam dont la carlingue était frappée du blason de François et du hastag : « #LevoldeFrançois ». Avant de descendre de son avion, le Pape est allé saluer les pilotes dans le cockpit. 

Le premier à saluer le Saint-Père fut le nonce apsotolique au Pérou Mgr Nicola Girasoli, qui est monté dans l’avion à peine immobilisé. À sa descente, le Saint-Père a été accueilli par le président de la République, Pedro Pablo Kuczynski, par l’archevêque de Lima, le cardinal Luis Cipriani Thorne, par Mgr Jose-Luis de Palacio, l’évêque de Callao, diocèse sur lequel est situé l’aéroport, ainsi que par le président de la conférence épiscopale du Pérou, Mgr Salvador Garcia-Calderon, l’archevêque de Ayacucho. Le Saint-Père a ensuite rallié la nonciature apostolique dans le centre de Lima, où il passera trois nuits. Aux abords de la nonciature, des centaines de personnes dont beaucoup de jeunes étaient rassemblés, agitant le drapeau jaune et blanc du Vatican et chantant l’hymne du voyage. François a remercié les nombreuses personnes pour leur accueil chaleureux, a prié un Ave Maria et béni la foule.

L’Amazonie comme première étape

Son voyage rentrera dans le vif du sujet ce vendredi 19 janvier, puisqu’il est attendu dans l’Amazonie péruvienne, à Puerto Maldonado, près de la frontière avec la Bolivie. Il ira à la rencontre des peuples indigènes qui vivent dans des conditions très difficiles, marquées par la destruction de la plus grande forêt de la planète. Cette étape sera aussi l’occasion de poser les bases du prochain synode spéciale sur l’Amazonie qui se tiendra en octobre 2019 au Vatican. Cette étape amazonienne est très attendue. Une veillée festive avec chants et danses traditionnels se tenait jeudi soir sur la place centrale de Puerto Maldonado en présence d’une vingtaine d’évêques venue de tous les pays de la région et des membres du Repam, le réseau ecclésial panamazonien. 

« Unis dans l’espérance » est le thème choisi pour ce voyage au Pérou qui mènera le Pape aussi à Trujillo au nord du pays et à Lima, la capitale. C’est la première fois que le Pérou accueille un pape depuis près de trente ans puisque la dernière visite remonte à celle de Jean-Paul II en mai 1988.

Olivier BONNEL
News Vatican

« De l’image à l’imagination : portraits croisés de Colombie » : une exposition photo signée Julien Dablanc à Lyon

« De l’image à l’imagination : portraits croisés de Colombie », le dernier projet de Julien Dablanc, propose une rencontre entre la photographie et l’écriture. Des auteurs colombiens francophones ont composé des créations littéraires en français, imaginées et inspirées à partir d’une série de portraits et de scènes de vie réalisée en Colombie par le photographe. Les photos et les textes sont exposés actuellement et jusqu’au 15 février à la librairie-bar Le Macanudo.

Photo : Julien Dablanc

Originaire de Saint-Étienne, Julien Dablanc réalise ses premières photographies au cours de voyages aux quatre coins de la planète. C’est à la rencontre des populations et face à des scènes et des paysages marquants qu’il mesure l’impact de la photographie ainsi que les possibilités immenses qu’elle offre. Dès lors, l’envie d’explorer différents univers et de percevoir le monde avec son propre regard va le conduire vers différents travaux et séries de photos : des paysages « grandeur nature » et « mystérieux » en noir et blanc à la photographie urbaine et urbex, en passant par une perspective plus documentaire et un brin poétique comme en témoignent ses derniers projets sur la Colombie et le Vietnam. Fasciné par l’œuvre de grands photographes comme Depardon, Koudelka, Maier ou Capa, la photographie est pour lui une forme d’expression indispensable et qui a ce pouvoir incroyable d’offrir en un instant et en un coup d’œil une certaine représentation du monde.

 

Bar librairie Le Macanudo, 8 quai Claude-Bernard, 69007 Lyon Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 1 h. – Site de Julien Dablanc ICI

Fin de la cavale pour le Vénézuélien Oscar Pérez, opposé au régime de Nicolas Maduro

Oscar Pérez, l’ancien policier insurgé contre le régime de Nicolas Maduro, a été découvert à Caracas après six mois de cavale, et tué au cours d’une opération dans laquelle sont aussi morts deux policiers. Nous reproduisons ici l’article publié par France 24.

Photo : Oscar Pérez/Noticias al día y a la hora

L’histoire est digne d’un scénario de blockbuster hollywoodien. Une vaste opération pour capturer un ex-policier vénézuélien devenu acteur, rendu célèbre en juin en attaquant depuis un hélicoptère des bâtiments officiels et en réclamant la démission du président Nicolas Maduro, s’est soldée lundi 15 janvier par la mort de plusieurs personnes, dont deux policiers. Oscar Pérez, trentenaire aux traits fins et aux yeux clairs, était retranché depuis l’aube avec des hommes armés dans une cachette au nord-ouest de Caracas. Dans une demi-douzaine de vidéos diffusées sur Instagram au cours de l’assaut, où il accuse les autorités de vouloir le tuer ainsi que ses hommes, il a tenu le pays en haleine durant plusieurs heures.

Devant l’Assemblée constituante, le président Maduro a confirmé qu’au cours d’un affrontement armé, « plusieurs membres d’un groupe terroriste ont été abattus », cinq ont été arrêtés, deux policiers sont morts et six, blessés, sont « entre la vie et la mort ». Selon lui, le groupe prévoyait « de faire exploser une voiture piégée devant une ambassade d’un pays cher et prestigieux » à Caracas. Mais il n’en a pas précisé le nom. Selon un communiqué des autorités, les rebelles étaient « fortement armés, équipés d’armes de gros calibre » et « ont ouvert le feu contre les forces de l’ordre ». La police a été attaquée « en traître par les assaillants alors que des négociations étaient en cours en vue de leur reddition », assure le texte, selon lequel Pérez et ses hommes ont essayé de « faire exploser un véhicule bourré d’explosifs ».

« On est en train de nous tirer dessus avec des lance-grenades. On a prévenu qu’on allait se rendre mais ils ne veulent pas nous laisser nous rendre. Ils veulent nous tuer », a déclaré Oscar Pérez, le visage en sang, dans une de ses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. « Nous allons mourir debout en défendant notre patrie, mais jamais à genoux devant les tyrans », lance-t-il dans une autre. Sur les images on pouvait apercevoir d’autres hommes armés de fusils. Dans un de ses derniers messages, l’ex-policier s’adresse à ses trois enfants, à qui il explique avoir mené ces actions contre le gouvernement pour eux et les autres enfants du Venezuela qui souffrent des effets de la crise économique frappant ce pays. Rien n’indique pour le moment qu’il ait été capturé ou tué.

D’après France 24

Hommage à Philippe Marchand, ancien ministre de François Mitterrand, décédé le 10 janvier dernier

Philippe Marchand, ancien ministre de François Mitterrand, est décédé le 10 janvier dernier. Nous connaissions Philippe Marchand depuis plus de trente ans car son épouse Odile a été une militante des causes humanitaires, et tout particulièrement chiliennes et latino-américaines. Elle a été une des premières à soutenir, depuis sa création en 1984, le travail d’information de Nouveaux Espaces Latinos .

Photo : Philippe Marchand/Séverine Joubert

Plus d’une fois nous avons croisé Philippe Marchand et nous connaissions son engagement politique et sa sensibilité pour la justice et la liberté, en France et dans le monde. Nous tenons donc ici à souligner sa trajectoire et nous exprimons à Odile toute notre affection et amitié, ainsi que notre reconnaissance pour sa longue fidélité au Chili et à l’Amérique latine. Nous avions appris par la presse sa maladie. « J’ai un cancer, mais à part ça tout va bien. » Philippe Marchand conservait son sens de l’humour et de la dérision ces derniers mois, alors qu’il se savait très gravement malade. Il a perdu son combat contre la maladie en fin de matinée à l’hôpital de Saintes en Charente-Maritime, un département et une ville auxquels il était très attaché même s’il n’était pas Charentais d’origine.

Il est né à Angoulême le 1er septembre 1939 et est devenu avocat avant d’embrasser la carrière politique au sein du Parti socialiste. C’est sous cette étiquette qu’il se fait élire conseiller général du canton de Saintes de 1976 à 2001, puis président du conseil général de Charente-Maritime ; un poste qu’il a occupé de 1978 à 1991. Il avait également été élu député de la quatrième circonscription de Charente-Maritime de 1978 à 1991. Proche de François Mitterrand, il remplace Pierre Joxe au ministère de l’Intérieur le 29 janvier 1991. Un an plus tard, quand il quitte la Place Beauvau, François Mitterrand le nomme conseiller d’État.

En 2006, il s’était mis en retraite de la vie politique après les propos de Georges Frèche sur les Harkis. L’ancien président de la région Languedoc-Roussillon avait traité les Harkis de « sous-hommes ». Philippe Marchand avait alors déploré l’indulgence du Parti socialiste à son égard. Depuis quelques années, il s’était retiré à Angoulins. « Philippe, tu aurais voulu enregistrer tes dernières paroles pour dire adieu aux Saintais, hélas la force t’a manqué. Tu nous as laissé, en cadeau de départ, un sourire triste mais pas amer. » Odile Marchand a ainsi transmis le message souhaité par son mari, ancien ministre de l’Intérieur, député saintongeais.

Trente-six années à la tête d’une association. Peu de bénévoles peuvent se prévaloir d’un bail aussi long. Odile Marchand appartient à ce petit cercle, elle qui vient de passer le relais de la présidence des Amitiés franco-chiliennes qu’elle assumait depuis 1977. L’association fut créée cette année-là, en réaction au coup d’État du général Augusto Pinochet en 1973 au Chili. Durant toutes ces années, Odile Marchand et les Amitiés franco-chiliennes n’auront de cesse de venir en aide aux victimes de la dictature militaire, en particulier aux familles des disparus.

L’association a accueilli et accompagné des exilés politiques en France. Elle a aussi multiplié les manifestations, autant pour que la situation au Chili ne tombe pas dans l’oubli que pour recueillir des fonds. De prestigieux invités, tels Guy Bedos, la chanteuse Catherine Ribeiro ou le dessinateur Georges Wolinski, lui ont apporté leur précieux concours. « Nous avons agi à notre petite mesure pour apporter notre aide dans la résistance du peuple chilien : campagne pour les disparus et les emprisonnés, soutien aux cantines populaires ou à des projets culturels, la formation scolaire, etc. », résumait Odile Marchand en 2007 lors des vingt ans d’engagement des Amitiés franco-chiliennes.

Januario ESPINOSA

« Evangelia » du Mexicain David Toscana, la première bonne surprise littéraire de 2018

Et si on avait mal compris les textes saints ? Si on était passés à côté de leur véritable enseignement ? Le Mexicain David Toscana nous invite, dans un roman rempli d’humour, à les revoir légèrement décalés, presque tels qu’ils sont, en ne changeant qu’un détail infime : que se serait-il passé si l’ange Gabriel avait omis de préciser cet unique détail ?

Photo : David Toscana, Memorias de Nomada/Zulma

Eh bien oui, c’est Emmanuelle, pas Jésus, qui naît à Bethléem en cette nuit de Noël, et cela complique considérablement les desseins du Tout-Puissant. À partir de là, beaucoup de choses vont être modifiées dans ce qu’on connaît des bases de la religion dominante en Occident. David Toscana revisite sereinement l’histoire, ce qui l’amène à se poser un certain nombre de questions comme celle de savoir s’il n’aurait pas été plus commode d’organiser une Descension à la place de notre Ascension. Cela aurait réglé des problèmes délicats que des siècles et des siècles n’ont pas permis de clarifier. La virginité de Marie est de ceux-là.

Il s’amuse visiblement beaucoup à transgresser – sans la moindre agressivité, bien au contraire – les mythes bibliques, et il se pose des questions, fondamentales ou non, par exemple sur le buisson ardent, ou il compare la valeur littéraire des textes sacrés aux fables d’Ésope, « bien plus fines et subtiles » (c’est Dieu le Père qui le dit !), ce qui n’est pas faux. L’Éternel lui-même se met d’ailleurs à organiser des soirées littéraires, entouré de ses anges, pour tester ses capacités de conteur. L’Éternel qui éprouve des difficultés à convaincre les misérables humains à croire en Lui : les peuples sont (déjà) de plus en plus détachés de la notion du divin et Il se sent parfois impuissant à relever le défi.

Cette réécriture des textes sacrés en suivant sa propre logique prend des tours d’un comique parfois mordant mais d’une efficacité implacable : notre Emmanuelle ne pouvant pas décemment vivre seule (on sait ce qu’on pensait des filles qui restaient célibataires à cette époque) fera mine d’épouser (sans consommation, n’oublions pas qu’il est un ange !) le premier venu à sa portée, Gabriel, forcément. Ayant pris en quelque sorte la place du Jésus que nous connaissons, il lui arrive de lâcher des phrases sibyllines, comme lui, mais elle est beaucoup plus « humaine » (puis-je employer ce mot ? Je me pose la question !), étant femme, évidemment.

Sainement et gentiment irrespectueuses, ces divagations permettent de déplacer le point de vue traditionnel pour donner une autre notion du sacré, et c’est sacrément drôle ! David Toscana va même jusqu’à avancer quelques variations américaines de la divine légende, une version mexicaine qui ne jure pas avec le reste. Indirectement mais fermement, il fait ressortir le machisme universel : Les Actes des Apôtres, ce titre a de la gueule, qu’en serait-il si on devait avoir comme référence les Actes des Filles ? Et, toujours gentiment, il met le doigt sur des contradictions, morales surtout, que renferment les textes sacrés. Sacrés, mais humains tout de même.

En ces temps où la vigilance envers tout ce que l’on dit ou écrit est devenue obligée, ce livre en choquera-t-il quelques-uns ? Souhaitons que non, il n’y a pas matière, si on reste lucide ; bien au contraire, il ouvre, sainement, une belle réflexion qui ne se prend pas au sérieux bien qu’elle le soit. Et surtout, il garde en permanence un réel respect pour ce que les textes fondateurs ont apporté à des siècles d’humanité, au moins dans une partie du monde. Quelle morale en tirer, rien n’est imposé, chacun trouvera la sienne, qui ne sera pas très différente de celle des Évangiles, des vrais (?) !

Christian ROINAT

Evangelia de David Toscana, traduit de l’espagnol (Mexique) par Inés Introcaso, éd. Zulma, 431 p., 22,50 €.
David Toscana en français : El último lector / Un train pour Tula / L’armée illuminée, éd. Zulma.

2018, l’année de toutes les élections en Amérique latine : focus sur le Mexique, le Venezuela et le Brésil

Des élections présidentielles auront lieu dans trois pays latinoaméricains majeurs cette année : au Mexique, au Venezuela et au Brésil. L’élection de Sebastián Piñera au Chili fin 2017, et celles de Pedro Kuczynski au Pérou en 2016 et de Mauricio Macri en Argentine en 2015, semblaient confirmer le tournant vers la droite dans le Cône sud. Les élections de 2018 verront-elles la tendance vers la droite se préciser ou le centre gauche va-t-il réussir à la renverser ? Ces élections pourraient-elles amorcer la fin de la progression de la droite dans le sous-continent américain ? Si oui, il est probable que les blocs économiques et politiques (Mercosur, ALBA, Unasur) continuent à se « détricoter ». Si des candidats de centre gauche venaient à être élus, l’effort vers l’intégration continentale pourrait bénéficier d’un second souffle.

Photo : Marichuy/Mexico News Daily

Mexique : le 1er juillet 2018

Les élections du 1er juillet pourraient bien voir la victoire d’Andrés Manuel López Obrador connu comme AMLO (de la Coalition Juntos Haremos Historia, Ensemble nous ferons l’Histoire, centre gauche). Enfin ! diront ceux qui le soutiennent car il avait déjà postulé au poste de président en 2006 et 2012 mais avait été battu par le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) qu’il avait accusé de fraude. AMLO dénonce une campagne vicieuse contre lui orchestrée par un Vénézuélien anti-Chavez du nom de Juan José Rendón, qui se vante d’être « un spécialiste de la guerre sale et d’avoir fait tomber de nombreux candidats » présidentiels ou députés par des méthodes qu’AMLO décrit comme celles que la droite va utiliser contre lui : des mensonges, de fausses « infos », le lier à Chavez, dire qu’il est vendu aux Russes, etc. Son principal adversaire sera un fonctionnaire peu connu qui n’a jamais participé à une élection, José Antonio Meade du PRI, le même parti que l’actuel président Enrique Peña Nieto, complètement tombé en disgrâce chez les citoyens suite à sa guerre contre les narcotrafiquants qui a provoqué des dizaines de milliers de morts. Le troisième candidat est Ricardo Anaya qui représente une coalition entre le PAN (Partido Acción Nacional, droite) et le PRD (Partido Revolución Democrática, centre). La surprise pourrait venir de María de Jesús Patricio Martínez, connue comme Marichuy, indigène Nahua qui lutte « pour la reconnaissance et la dignité des peuples indiens ». Représentante des peuples indigènes, elle est soutenue par le Congrès national indigène et le mouvement zapatiste.

Brésil : 7 et 28 octobre 2018

Le président de fait Michel Temer est au plus bas des opinions populaires (5 %) et son parti le PMDB (Parti du mouvement démocratique brésilien) n’apparait même plus dans les sondages. Celui que même les journaux de droite pronostiquent comme le gagnant probable des élections d’octobre avec 35 % est Lula da Silva du PT (Parti des travailleurs, gauche). Il dénonce être la cible de la nouvelle méthode dite du « Lawfare », la guerre par les lois. Il s’agit d’utiliser l’appareil judiciaire pour provoquer des condamnations sans jugement préalable des politiciens de l’opposition avec le soutien des médias proches du pouvoir. Lula a ainsi été condamné à 9 ans de prison pour un « crime » qui n’a pas encore été ni prouvé, ni jugé, encore moins condamné. Mais si la Cour de cassation confirme la sentence, Lula sera interdit de candidature, ce qui est le but de la manœuvre. Plusieurs dizaines d’intellectuels français ont signé un manifeste intitulé « Une élection sans Lula serait frauduleuse » [1]. Loin derrière Lula, l’ancien militaire Jair Bolsonaro, député du Parti social chrétien (PSC, très à droite), est crédité par tous les sondages d’environ 15 % des voix.. Lors des manœuvres de destitution de la présidente Dilma Rousseff, Bolsonaro avait lancé qu’il vénérait le colonel qui avait torturé la prisonnière Rousseff pendant la dictature brésilienne ! Viennent ensuite Marina Silva, ancienne ministre de l’Environnement de Lula, du parti REDE (Réseau de durabilité, 9 %), Geraldo Alkmin du PSDB et maire de São Paulo, allié de Michel Temer (6 à 9 %), et l’ancien gouverneur de l’État de Ceara (Nordeste) Ciro Gomes (6 %).

Venezuela : octobre 2018 ?

La date des élections n’est pas encore établie mais ce pourrait être en octobre. Le président Nicolas Maduro envisage de se représenter pour la gauche alors que la MUD (Mesa de Unidad Democrática, Table d’unité démocratique, droite) est plutôt divisée en ce moment. L’échec de la tentative de renversement du gouvernement devrait favoriser Maduro mais l’échec de ce dernier à relancer l’économie favoriserait plutôt la droite. Le boycott économique et financier mené par les États-Unis a beaucoup affecté le gouvernement et la fatigue provoquée par les difficultés économiques de la population jouent également en sa défaveur. Gouvernement et opposition ont entamé le 1er décembre des négociations en République dominicaine, sous les auspices du Mexique et du Chili, considérés favorables à l’opposition de droite, de la Bolivie, du Nicaragua, de San Vicente et des Grenadines, considérés favorables au gouvernement de Nicolas Maduro. Les négociations ont pour garants le président dominicain Danilo Medina et l’ancien chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero. Les représentants de la MUD exigent « des élections libres », ceux du gouvernement exigent « la fin de la guerre économique ». Les élections sont encore trop lointaines pour parler de candidats.

Jac FORTON

[1] Consultez la liste provisoire ICI.

« Pentagon Papers » : le soutien de Steven Spielberg, Meryl Streep et Tom Hanks à Reporters sans frontières

Le journalisme de qualité est au cœur du film Pentagon Papers, qui sort le 24 janvier. Le réalisateur et les acteurs mettent à profit la promotion pour défendre une liberté de la presse mise à mal, y compris aux États-Unis. Nous reproduisons ici l’article de Reporters sans Frontières dont le secrétaire général a rencontré le réalisateur.

Photo : Pentagon Papers

À l’occasion de la sortie en Europe du film Pentagon Papers, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a rencontré le réalisateur Steven Spielberg et les acteurs Meryl Streep et Tom Hanks, une manière pour ces derniers d’afficher leur soutien à la liberté de la presse et à RSF. Intitulé en anglais The Post, le film raconte des heures historiques au Washington Post au début des années 70. Le président du conseil d’administration de Reporters Without Borders USA, Peter Price, ancien président de l’Académie nationale des Arts et sciences de la télévision américaine, qui avait remis un Emmy Award à RSF, était également présent lors de cette entrevue organisée dans le cadre d’un partenariat entre RSF et Universal Pictures France.
 
« Qu’un réalisateur comme Steven Spielberg et des acteurs comme Meryl Streep et Tom Hanks livrent un aussi bel hommage au journalisme de qualité dans une période où la liberté de la presse est mise à mal par le président des États-Unis lui-même est déjà extrêmement important, déclare Christophe Deloire. Mais en plus ces derniers profitent de leurs interviews pour démontrer un engagement en faveur de ce pilier de la démocratie qui va très au-delà de la promotion du film. Toute l’équipe de RSF remercie Steven Spielberg, Meryl Streep et Tom Hanks pour ce soutien crucial à l’heure où les journalistes qui représentent un contre-pouvoir font l’objet d’attaques d’une violence inédite. »
 
À l’occasion de la publication du Classement mondial de la liberté de la presse 2017, RSF avait organisé une table ronde au siège du Washington Post, animée par la journaliste d’investigation Dana Priest. L’organisation a apporté un soutien concret au journal notamment lorsque l’un de ses journalistes, Jason Rezaïan, a été retenu arbitrairement en Iran de juillet 2014 à janvier 2016. Il est par ailleurs prévu que le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, et la directrice du bureau de l’organisation à Washington, Margaux Ewen, rencontrent la rédaction en chef du Post ce 19 janvier dans le cadre d’une mission aux États-Unis. RSF organise une projection du film en avant-première le 22 janvier, deux jours avant la sortie en France. « Nous remercions Universal Pictures France, et son directeur Xavier Albert, ainsi que l’agence Trouble Shooter et son fondateur Jacques Benloulou, pour leur soutien à notre cause », ajoute Christophe Deloire.

D’après RSF

Le film Pentagon Papers sera en salle du 24 février. SITE

« À vos Agendas » – Semaine 4

Le Quai d’Orsay donnera le coup d’envoi de la troisième édition de la Nuit des idées, sur le thème « L’imagination au pouvoir », à l’occasion d’un évènement de lancement ouvert au public le 25 janvier 2018.

Chaque semaine nous réservons un espace dédié aux événements et invitations. Il suffit de nous envoyer un courrier électronique avec des informations susceptibles d’intéresser nos internautes en indiquant simplement le titre de votre manifestation, le lieu, la date et l’heure, un visuel et un contact. Voici la sélection de la semaine du 22 au 28 janvier.

Nous laisser votre agenda ici

DU 17 AU 23 JANVIER

L’hebdomadaire Les Inrockuptibles propose cette semaine un reportage sur les féminicides au Mexique

Ciudad de la muerte. À Mexico, les féminicides ont augmenté d’une façon inquiétante ces dernières années. Face à cette hécatombe, les autorités font étrangement preuve d’une grande passivité. 95 % de ces assassinats restent impunis. Pour briser le silence et stopper cette spirale mortifère, femmes et militants s’organisent. Texte de Mathieu Dejean et photos de Monica Gonzalez pour les Inrockuptibles. SITE

MARDI 23 JANVIER – 18 h 45

À Lyon au cinéma Lumière Bellecour, projection du film Calle Santa Fe de la réalisatrice chilienne Carmen Castillo

Dans le cadre des « Rendez-vous du documentaire » du Ciné Lumière Bellecour (tous les mardis), projection de Calle Santa Fe (Chili/France/Belgique, 2007). Séance présentée par Pauline de Boever. L’engagement politique et la résistance évoqués par Carmen Castillo qui survit à son compagnon, Miguel Enríquez, chef du mouvement politique MIR, mort au combat contre la dictature en 1974. Au Ciné Lumière Bellecour. SITE

DU 25 AU 28 JANVIER

45e Festival de la Bande dessinée d’Angoulême : le Chili sera présent !

La Bande dessinée chilienne sera de nouveau présente sur le plus grand marché de la BD en Europe. En 2017, la délégation avait organisé le lancement international du catalogue Historieta chilena contemporánea, Bande dessinée contemporaine du Chili, incluant une centaine d’œuvres de différents auteurs pour fêter les 100 ans du genre dans le pays. Cette année, le Chili s’apprête à surprendre le public avec ses romans graphiques, bande dessinées et comics, en présence de l’auteur Francisco Ortega, des illustrateurs Félix Vega et Gonzalo Martínez et des éditeurs Agencia Puentes, Pánico Ediciones, Nauta Colecciones, Acción Comics, Editorial Visuales et Ediciones Petroglifo. SITE

LES 25 ET 26 JANVIER – 21 h

Au Café des Arts de Grenoble, le pianiste Ewerton Oliveira et le musicien Raoul Velazco, entre le Brésil et l’Argentine

Le jeudi 25 janvier, Ewerton Oliveira. Tombé amoureux de la France en 2005, il a choisi Lyon pour y développer son univers musical. Ce soir là en solo, il nous guide sur ses traces : une musique à la croisée du jazz, des musiques du monde et l’héritage du Nordeste du Brésil. Le vendredi 26 janvier, hommage au poète, écrivain, guitariste, compositeur et interprète argentin Atahualpa Yupanqui, à l’occasion de son 110e anniversaire. Ses chansons seront interprétées par le musicien Raoul Velazco. Au Café des Arts, 36 rue St-Laurent à Grenoble. SITE

26 JANVIER 19 H – 23 H

Dans le cadre de la Nuits des idées lancée par l’Institut Français en 2017, Reporters sans frontières organise la première « Nuit de la presse » à la Gaïte Lyrique

Organisée pour la première fois dans le cadre de “La Nuit des idées”, dont la thématique cette année est “l’imagination au pouvoir”,  la“Nuit de la presse” interrogera le journalisme de demain : de 19 h à 23 h, tous les espaces de la Gaîté Lyrique (Paris 3ème) seront investis pour débattre des grands enjeux de la liberté de l’information et du journalisme. Une vingtaine d’intervenants du monde des médias seront rassemblés pour échanger et dialoguer avec le public. Deux ateliers de réalité virtuelle permettront aux participants de découvrir et d’expérimenter les nouvelles formes d’écriture journalistique. En 2017, à l’invitation de l’Institut français, la Nuit des idées réunissait pour la première fois en France et dans 51 pays de nombreux lieux de culture et de savoir pour une soirée intitulée « Un monde commun ». SITE

DU 8 AU 10 FÉVRIER

Festival de cinéma latino-américain à la Chapelle-Saint-Luc, près de Troyes

Festival de ciné latino au Centre culturel Didier Bienaimé, 25 bis avenue Roger Salengro à La Chapelle-Saint-Luc. Tous les films en VOSTF. Jeudi 8 février à 20 h : Chala, une enfance cubaine (Titre original Conducta), de Ernesto Daranas, suivi d’un débat avec Cédric Lépine, critique de cinéma. Vendredi 9 février à 20 h : La terre et l’ombre (La Tierra y la Sombra) du Colombien César Acevedo. Samedi 10 février à 17 h 30 : Une seconde mère (Qué Horas Ela Volta?), de la Brésilienne Anna Muylaert. Samedi 10 février à 20 h : Dans ses yeux (El secreto de sus ojos) de l’Argentin Juan José Campanella. 5 € la séance. SITE 

 

 

Une nouvelle scène ouverte pour l’expression musicale et poétique au siège d’Espaces Latinos sur la métropole de Lyon

Afin de faire vivre et animer son siège à la Croix Rousse, les Nouveaux Espaces Latinos lancent, en plus d’une revue et d’une newsletter hebdomadaire, un nouveau concept périodique afin de trouver de nouveaux bénévoles et amis dans un cadre de grande convivialité. Le premier Impromptus est fixé au vendredi 9 février prochain à 19 h 30. Entrée libre.

Après les festivals annuels Belles Latinas (littérature), Documental (documentaires), Bellas Francesas (écrivains français en Amérique latine) et Primavera Latina (dialogues scientifiques et littéraires), notre structure culturelle Nouveaux Espaces Latinos ne s’arrête pas là et se lance, en ce début d’année 2018, dans une folle et nouvelle aventure avec Les Impromptus Latinos ! Oui, vous avez bien entendu, l’idée étant cette fois-ci d’animer et faire vivre un vendredi par mois une manifestation culturelle à notre siège sur les pentes de la Croix Rousse.

La première aura lieu le vendredi 9 février dès 19 h 30 autour de la projection du court-métrage Historia y montage du réalisateur vénézuélien José Ostos. D’une expérimentation musicale, entre littérature et musicalité, avec le pianiste et compositeur brésilien Ewerton Oliveira et la philosophe, écrivaine et artiste Chloé Vidal. Et nous aurons le plaisir d’accueillir la conteuse cubaine Mercedes Alfonso qui sera là pour nous faire voyager et rêver avec des contes en français et espagnol. De belles soirées en perspective, toujours dans le but de mettre en lumière les forces et singularités de la culture latino-américaine. Un deuxième impromptu est prévu pour le vendredi 23 mars dont la programmation vous sera communiquée dans nos différentes newsletters ainsi que sur les réseaux sociaux.

L’idée principale étant surtout de se retrouver, bénévoles et amis, pour partager tous ensemble un moment agréable et convivial. Nous vous attendons nombreux pour lancer cette nouvelle manifestation ! Et aidez-nous à inscrire notre invitation sur vos réseaux sociaux…

Joan COSTE

Nouveaux Espaces Latinos : 4 rue Diderot 69001 Lyon – 04 78 29 82 00

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