Archives mensuelles :

juillet 2013

Décès de Yvonne Legrad, ex-consul de France au Chili

Il y a quelques jours, nous avons appris la mort d’Yvonne Legrand en France et de nombreux souvenirs sur son séjour au Chili, durant l’une des périodes les plus dramatiques de la tyrannie de Pinochet, ont alors resurgi. Yvonne avait été nommée consul de l’ambassade de France par le gouvernement de François Mitterrand en 1980, alors que Léon Bouvier était ambassadeur et Claire Duhamel attachée culturelle.

Dans la résistance, nous savions tous que nous avions une amie dans cette ambassade et que nous pouvions lui demander son aide et sa coopération pour sauver des vies en danger, ainsi que sa participation anonyme et au-delà de tout soupçon dans des actes subversifs. En effet, nombreuses ont été les actions menées par Yvonne Legrand pour cacher et faire sortir du pays, en usant de son immunité diplomatique et au péril de sa propre vie, plusieurs des opposants les plus recherchés qui courraient de graves dangers. Nous nous souvenons du jeune qu’elle a caché chez elle des mois durant et de celui qu’elle a accompagné jusqu’à la frontière argentine, ou encore des deux femmes qu’elle a emmenées jusque chez Claire Duhamel, qui les a cachées pendant plusieurs mois. Un jour, elle a même franchi un barrage avec sa voiture, équipée d’une plaque d’immatriculation diplomatique, pour permettre à deux activistes recherchés de s’échapper.

Tant d’audace fit rager les services secrets de la DINA, direction nationale du renseignement chilien, et Yvonne Legrand  fut déclarée persona non grata et expulsée du pays. Moy de Toha et Mónica Echeverría la conduisirent alors à l’aéroport. En descendant de la voiture, elles furent prises à parti par des centaines de femmes pinochétistes qui jetèrent Yvonne au sol avant de la rouer de  coups de pieds, tandis que l’on crachait sur Moy et Mónica, sans qu’aucun policier n’intervienne. À son arrivée en France, François Mitterrand voulut lui décerner la Légion d’Honneur, qu’elle refusa. Merci, chère et courageuse Yvonne Legrand, pour ton courage et ton humanité. Les opposants et militants contre Pinochet te seront à jamais reconnaissants.

Moy de TOHA et Mónica ECHEVERRÍA

Recherche service civique à partir de janvier 2014

L’équipe d’Espaces Latinos est prête à s’agrandir en accueillant un nouveau volontaire pour un service civique, rémunéré, pour huit mois, à partir de janvier 2014 ! Le candidat doit être admissible au service civique, et pour cela avoir moins de 26 ans. Il doit avoir l’espagnol pour langue maternelle, maîtriser aussi le français et être disponible trente heures par semaines.

Cette personne participera à toutes les activités de l’association Nouveaux Espaces latino-américains, à savoir l’édition de la revue papier bimestrielle Espaces Latinos, sociétés et cultures d’Amérique latine, l’édition web sur notre site Internet et l’organisation des festivals Belles Latinas et Documental 2014. Un vif intérêt pour les questions liées à l’Amérique latine est évidemment requis, ainsi qu’une volonté d’apprendre et d’enrichir ses compétences dans les domaines de l’édition et/ou de l’événementiel. Le statut de volontaire ouvre droit à une indemnité mensuelle, pour plus d’information voir le site du service civique. Envoyez-nous vos candidatures et CV à l’attention du directeur d’Espaces Latinos.

« Les chansons populaires » de Nicolás Pereda, sortie ce 31 juillet

Gabino – c’est également le prénom de l’acteur qui joue le rôle – vit en vendant des CD dans les rues de Mexico. Âgé de presque 30 ans, il habite un petit appartement avec sa mère. Il s’entraine partout à mémoriser les titres des 100 chansons qu’il vend, comme Je t’ai dans la peau, Si jamais tu me quittais, A jamais amoureux…

Mais un jour son père, disparu depuis 15 ans, revient au domicile conjugal. Il proposera à son fils de vendre des strings, puis apprendra lui aussi à vendre des CD. Le rôle est interprété par le propre père de l’acteur, Gabino Rodriguez. Puis au milieu du film, le rôle du père est interprété par un autre acteur. Ils parleront de la vie, de leur histoire, du travail, tout cela dans un plan fixe avec pour fond sonore les Variations Golberg de Bach. Dans la deuxième moitié du film, l’équipe de tournage intervient…. Laissons la parole au réalisateur Nicolás Pereda – 30 ans et six films à son actif – pour exposer ses intentions :

“Après avoir tourné plusieurs films avec les mêmes acteurs dans des rôles similaires, j’ai décidé de faire un film sur le processus de la représentation. Cela m’a permis de déployer un nouvel éventail d’interactions entre les personnages de fiction et les acteurs qui les interprètent, d’intégrer les répétitions des acteurs avant le tournage et les répétitions des scènes elles-mêmes. J’ai poursuivi cette recherche en remplaçant un des acteurs par mon oncle au milieu du tournage. Mon oncle fait son entrée dans le film comme un objet documentaire qui doit établir des liens avec les personnages fictifs, qui jouent comme si lui en faisait partie.”

Il ajoute : “ Les Variations Goldberg de Bach furent une source d’inspiration pour imaginer la structure répétitive du film. J’y songeais déjà avant le tournage. Je voulais que le film soit structuré comme l’œuvre de Bach : d’abord, l’aria qui correspond à la liste des titres; puis une série de variations qui correspondent aux scènes où les personnages s’entraînent à répéter les titres par cœur; enfin, entendre les chansons elles-mêmes et voir des scènes qui se répètent. Je prévoyais de finir le film avec la même liste de titres qu’au début comme l’aria se répète à la fin des Variations Goldberg. Une fois le tournage commencé, j’ai pris plus de libertés pour que le film trouve sa propre forme.”

On voit que ce n’est pas un film très facile. Mais il comporte beaucoup d’humour et montre beaucoup sur l’absence du père et donc sur la famille, sur sa façon d’affronter les crises économiques ou le chômage. C’est pour cela qu’il y a autant de variations et de répétitions.

Gabino Rodriguez, qui était venu au Festival latino de Toulouse l’an passé, est un acteur très doux et fétiche de Pereda qui l’a inclus dans plusieurs de ses films (en particulier le plus connu Perpetuum mobile). Il a joué dans une cinquantaine de films et est un directeur de théâtre très apprécié. Le film, dont le titre original est Los mejores temas, sort au cinéma le 31 juillet.

Salles:

– Paris : Espace Saint Michel, MK2 Beaubourg et Sept Parnassiens
– Belfort , Pathé
– Dijon, Eldorado
– Hérouville St Clair, Café des images
– Lyon, Comoedia
– Orléans, Les Carmes
– Poitiers, TAP Cinéma
– Strasbourg, Star
– Versailles, Roxane Club

LUMIÈRE 2013

Le prix Lumière destiné à célébrer à Lyon un cinéaste ou une personnalité du septième art sera décerné le 18 octobre prochain à Quentin Tarentino, grand cinéaste et grand cinéphile dans le cadre du Festival Lumière. Le Festival (du 14 au 20 octobre) sera composé de rétrospectives (Bergman, Hal Ashby, Henri Verneuil), d’hommages en particulier à Christine Pascal, Lino Brocka, Charles Vanel, au film noir américain. En plus de présentations de restaurations, une rétrospective sera consacrée aux  réalisateurs mexicains des années 50 présentés par des cinéastes d’aujourd’hui qui indiqueront combien ces films les ont marqués. Nous en reparlerons.

Alain LIATARD

 

La semaine du 22 au 28 juillet

22 – BRÉSIL – FRANÇOIS, DILMA ET LA JEUNESSE

Pour ses premiers pas en Amérique du Sud depuis son élection, le pape François n’a pas résisté au plaisir d’un bain de foule, avant de se rendre, avec une heure de retard sur le programme prévu, à la résidence de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff. Dans une papamobile ouverte, il a arpenté, sourire aux lèvres, et sous la pression d’une foule particulièrement enthousiaste, quelques kilomètres de la ville de Rio, où il vient assister aux Journées mondiales de la jeunesse. La présidente brésilienne a profité de cette audience pour s’adresser au peuple brésilien, secoué ces dernières semaines par des manifestations dénonçant la corruption et la situation économique et sociale du pays. Elle a longuement évoqué les aspirations de la jeunesse, en quête de « changements et de droits sociaux, de droits à l’éducation, à la santé, à la mobilité ». Le pape s’est, de son côté, attaché à défendre une jeunesse qui permet au monde d’ » avancer « .  » Notre génération se révélera à la hauteur quand elle saura offrir à chaque jeune un espace et lui assurer les conditions matérielles et spirituelles nécessaires à son épanouissement, des fondements solides, la sécurité et l’éducation, un horizon transcendant, et lui confier en héritage un monde qui corresponde à la mesure de la vie humaine « , a-t-il défendu.

23 – BRÉSIL – LA FOLHA ET ISTOÉ BALANCENT

Une affaire de corruption menace de frapper le principal parti d’opposition, le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), juste au moment où il pourrait capitaliser sur le mécontentement populaire contre le PT de la présidente Dilma Rousseff et ses alliés pour gagner du terrain dans les sondages. La Folha de São Paulo a signalé l’existence d’un cartel formé par plusieurs sociétés – y compris l’espagnole CAF – pour se répartir les enchères de vente, transformation et maintenance des chemins de fer dans l’État de São Paulo, le plus peuplé du pays et gouverné depuis 1995 par le PSDB et ses alliés. Cinq jours plus tard, le magazine Istoé, l’un des plus lus dans le pays, a accusé le gouvernement de l’ancien candidat à la présidentielle Geraldo Alckmin de tolérer l’existence de l’entente en échange d’un flux de pots de vin totalisant au moins 50 millions de dollars (38 millions €) qui échouaient dans les coffres du parti. La dénonciation du cartel est venue de l’une des sociétés qui le forme, l’allemand Siemens, qui a fourni de la documentation aux autorités de la concurrence en échange d’un traitement plus clément à l’heure des sanctions. Selon Istoé, l’affaire  porte sur plusieurs projets, le Métro de São Paulo et la Companhia Paulista de Trens Metropolitanos (CPTM).

23 – MEXIQUE-ÉTATS-UNIS – COOPÉRATION TRANSFRONTALIÈRE

À Matamoros – dans l’Etat de Tamaulipas, l’un des plus durement touchés par la violence du crime organisé -, la secrétaire à la Sécurité intérieure des Etats-Unis, Janet Napolitano et son collègue du gouvernement du Mexique, Miguel Angel Osorio Chong, ont signé un accord pour partager les informations et améliorer la sécurité des deux côtés de la frontière. Lors d’une conférence de presse conjointe, Miguel Angel Osorio Chong a qualifié l’accord d ‘ »historique » et dit que l’accord prévoit la création d’un réseau de communication transfrontalière. La frontière entre le Mexique et les États-Unis, environ 3200 km, est la frontière avec le plus de passage légal et illégal du monde. Elle est également un point de transit du trafic de drogues vers les États-Unis et d’armes illégales provenant du nord pour alimenter les cartels de la drogue au Mexique. « Notre frontière est traversée par plus d’un million de personnes et 350.000 véhicules chaque jour, grâce à ses 56 portes d’entrée et de sortie, ce qui en fait la plus  fréquentée au monde », a déclaré Miguel Angel Osorio dans un discours à des journalistes.

24 – BOLIVIE – EXCUSES ACCEPTÉES

La Bolivie a publiquement accepté les excuses présentées par quatre pays européens à fin de poursuivre leurs relations, comme annoncé par le président Evo Morales, après l’incident diplomatique dont il a été la victime 2 juillet alors qu’il survolait l’Europe. « Nous acceptons les excuses des quatre pays [Portugal, France, Espagne et Italie] comme une première étape, car nous voulons continuer avec la relation de respect entre nos pays, relations de complémentarité et de solidarité», a déclaré Evo Morales, afin de clarifier plus tard que « l’État Plurinational se réserve le droit de poursuivre les actions devant les organisations et les instances internationales et de recourir aux instances qu’il est nécessaires de créer pour assurer une pleine réparation face à cette attaque, de sorte que ces événements ne se produisent plus.  » Evo Morales a indiqué qu’il avait ordonné que les ambassadeurs boliviens rappelés en guise de protestation après l’incident diplomatique dans le ciel européen retournent vers leurs destinations respectives. Avec eux, reviennent les ambassadeurs de l’Equateur, qui ont également été appelés en consultation par le ministère des Affaires étrangères en signe de solidarité avec la Bolivie.

24 – PÉROU NON À LA REPARTIJA

En moins d’une semaine, deux manifestations de masse dans le centre de Lima et les réseaux sociaux ont lancé un message anti-corruption au Congrès et au parti au pouvoir, pour rejeter le pacte politique de quatre partis – accord baptisé avec un nom sonore :  » la repartija  » –  qui se sont mis d’accord pour nommer 10 postes clefs : le Médiateur, six nouveaux juges du Tribunal Constitutionnel et trois directeurs de la Banque Centrale. Des personnes que les contestataires jugent soient non qualifiées pour la charge, mais nommées en raison de leur affiliation partisane, soit sujettes à des conflits d’intérêts. Environ trois mille jeunes gens, pour la plupart universitaires, ont manifesté pacifiquement pendant plus de deux heures jusqu’au Congrès, d’où la police les a violemment dispersés à coups de gaz lacrymogène et de bâtons. À la fin, les législateurs ont suspendu leurs vacances et les nominations. Ce n’est pas la première fois. Déjà en janvier, les protestations ont obligé les honorables parlementaires à annuler une substantielle augmentation de salaires qui avait été accordée sous forme d’indemnités. Dans les démocraties puissantes du continent, comme le Pérou, le Brésil, le Chili ou la Colombie, les politiciens se trouvent en prise à une citoyenneté toujours plus active et intolérante avec les abus.

26 – CUBA –  RÉUNION DE L’ALBA

Les présidents de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) se sont réunis à Santiago de Cuba pour rendre hommage à la révolution cubaine: l’uruguayen José Mujica, le vénézuélien Nicolas Maduro, le nicaraguayen Daniel Ortega et le bolivien Evo Morales; mais aussi les premiers ministres Kenny Anthony de Sainte-Lucie; Roosevelt Skerrit de la Dominique, et Winston Baldwin Spencer d’Antigua-et-Barbuda. Tous ont participé à la commémoration du soixantième anniversaire de l’assaut de la caserne Moncada, la première tentative faite par Fidel Castro et ses troupes pour s’emparer du pouvoir. La caserne Moncada était le deuxième fort le plus important de l’île lorsque, le 26 Juillet 1953, plus d’une centaine de guérilleros dirigés par Fidel Castro ont tenté de la prendre d’assaut pour faire tomber le régime de Fulgencio Batista. L’opération a été un échec militaire, qui s’est terminée par l’arrestation et la mort des rebelles, mais Fidel Castro a réussi à le transformer en un succès politique. Tous ces épisodes ont été rappelés par le président Raul Castro lors de son discours de commémoration de l’agression. “Nous voulions aussi prendre le ciel d’assaut, nous avons essayé, mais nous n’avons pas pu (…) Mais le premier janvier 1959, nous sommes entrés par l’entrée principale (à Santiago de Cuba) pour exiger au nom de Fidel la soumission inconditionnelle de la  Garde nationale « , a-t-il dit de l’ancien champ de tir de la caserne, transformée au cours des années 1960 en École 26 de Julio. Suite à l’intervention de Raul, chacun des présidents de l’ALBA a pris la parole pour prononcer un discours; chacun saluant la fermeté avec laquelle les frères Castro sont restés pendant 54 ans, sans interruption, et l’aide que Cuba a fourni depuis lors aux pays d’Amérique latine et des Caraïbes, sous la forme d’assistance médicale et éducative.

26-28 – BRÉSIL – CITATIONS PAPALES

A Rio de Janeiro, pour les Journées mondiales de la jeunesse, le pape François [photo de la une] a suscité la ferveur des fidèles lors de sa première rencontre avec la jeunesse catholique, réunie sur la plage de Copacabana. La tonalité spirituelle de la soirée ne s’est pas démentie, le pape a demandé aux jeunes de  » mettre la foi «  dans leur vie, comme on  » met du sel dans un bon plat pour lui donner une nouvelle saveur «  et insisté sur  » la miséricorde «  de Dieu. Mais le pape en a surtout profité pour creuser l’aspect social comme il s’efforce de le faire depuis son élection; en prônant une  » culture de la solidarité «  contre  » une culture de l’égoïsme «  et en fustigeant  » les injustices sociales, la corruption et ceux qui cherchent leur propre intérêt « . Dans son propos le plus direct aux responsables politiques depuis son arrivée à Rio, le pape en a appelé « à celui qui possède plus de ressources, aux autorités publiques et à tous les hommes de bonne volonté engagés pour la justice sociale ». « Aucun effort de « pacification » ne sera durable, il n’y aura ni harmonie ni bonheur pour une société qui abandonne dans la périphérie une partie d’elle-même « , a-t-il dit. Mais c’est en improvisant, en espagnol, devant des milliers de pèlerins argentins que le pape François a retrouvé les accents du début de son pontificat :  » L’Eglise doit sortir dans la rue, faites du bruit, dérangez, ne diluez pas la foi, sinon l’Eglise devient une ONG. »

28 – MEXIQUE – DOUBLE ASSASSINAT

L’état du Michoacán (ouest de Mexico) vient de passer l’une de ses plus sombres semaines de ces derniers temps avec deux autres décès, le vice-amiral Carlos Miguel Salazar et son garde du corps, Fernando Ricardo Hernandez. Les premières investigations indiquent que l’officier de la marine roulait dans une camionnette officielle avec sa femme, un chauffeur et garde du corps sur l’autoroute Mexico-Guadalajara quand ils ont été pris en embuscade. L’épouse du vice-amiral et le chauffeur ont été blessés. Avec cet assaut, ce sont vingt affrontements entre bandes armées et force de l’ordre qui ont été enregistrés dans cette région du sud-ouest, l’une des plus violentes du Mexique, depuis la mi-juillet, totalisant 28 morts et 17 blessés.

L’Argentine en proie aux fonds vautours

Une fois n’est pas coutume, La France, les Etats-Unis et le FMI soutiennent l’Argentine dans son litige avec les « Fonds vautours » !
En situation d’incapacité de payer ses créanciers internationaux, l’Argentine avait, en 2005 et 2010, négocié sa dette en leur proposant un remboursement échelonné d’une partie de la dette totale pour solde de tout compte. Préférant encaisser une partie des créances plutôt que de tout perdre, plus de 93 % des créanciers avaient accepté ce « canje », cet échange. Mais des fonds spéculatifs, aussi connus comme « vautours » (Fondos buitres en espagnol), avaient racheté pour une bouchée de pain les titres et bons correspondant aux 7 % restants.

En 2012, les fonds NML Capital, Aurelius et Olifane, d’origine états-unienne, attaquent l’Argentine devant la justice de New York et exigent le remboursement intégral de la valeur des bons en leur possession plus les intérêts depuis 2001, soit 1,3 milliards de dollars ! Et le juge Thomas Griesa leur donne raison ! Il décide que l’Argentine doit payer tout ce qu’exigent les vautours, en argent liquide et en un seul versement. L’Argentine dépose un recours devant la Cour d’appel qui  confirme la décision du juge Griesa et demande aux parties de présenter des options de paiement. L’Argentine propose un « canje » sur les mêmes bases que celles accordées avec les 93 % de ses créanciers, les vautours exigent tout, tout de suite.

Depuis quelques années, parce qu’elle refusait de suivre les recommandations d’ajustements structurels du FMI,  l’Argentine était devenue la bête noire du système financier international. Elle était attaquée sur tous les fronts pour cause « d’instabilité juridique envers les entreprises » : à l’Organisation Mondiale du Commerce, par le Club de Paris, le FMI, les Etats-Unis, la France, l’Espagne et d’autres. Cela surtout depuis 2012 lorsque le gouvernement avait nationalisé YPF, une entreprise d’exploitation de champs pétroliers argentine dont le principal actionnaire, l’entreprise espagnole REPSOL, était accusée de négligence et de non respect des contrats d’extraction. Les transnationales et leurs gouvernements avaient alors dénoncé l’Argentine devant une multitude d’instances internationales.

Mais l’affaire des fonds spéculatifs est différente. Elle touche au cœur même du système financier international. Les pays qui rencontrent des problèmes financiers recourent régulièrement à des restructurations de leurs dettes. Si les recours argentins sont rejetés au bénéfice des fonds spéculatifs, plus aucun pays ne pourra renégocier sa dette et les fonds spéculatifs exigeront des sommes mirobolantes, en général à des pays en développement.

Dans quelques semaines, la Cour d’appel de New York tranchera entre les deux options. Le perdant s’adressera inévitablement à la plus haute instance, la Cour Suprême des Etats-Unis. En général, la Cour fonctionne sur le principe de l’Amicus Curiae, l’Ami de la Cour, selon lequel toute entité non directement impliquée a le droit de faire un commentaire sur l’affaire en cours.

La position des Etats-Unis

Le gouvernement états-unien avait déjà fait connaître sa position lors des dépositions de première instance devant le juge Griesa. Le Département du Trésor avait déclaré qu’un verdict en faveur des fonds spéculatifs serait une mauvaise nouvelle pour le système financier international en général et pour la place financière de New York en particulier.

Le gouvernement US fait alors savoir officieusement qu’il souhaite un verdict en faveur de l’Argentine mais qu’il ne donnerait sa position officielle que si la Cour Suprême la lui demandait, une procédure habituelle de l’administration.

La position du FMI

La première réaction du Fonds monétaire international fut d’élaborer un document qui montrait qu’un verdict en faveur des fonds spéculatifs impliquerait un risque systémique pour le système financier international. Selon le Wall Street Journal, à l’issue du G-20 de Moscou, la directrice du FMI Christine Lagarde aurait recommandé à son directoire d’émettre un document de soutien à l’Argentine à remettre à la Cour. Car, le FMI reconnaissait que « l’on ne pouvait pas continuer sur la route de la croissance et en terminer avec les problèmes de dette si les procédures de ‘canje’ étaient mises en difficulté » (1).

Mais, lorsque les Etats-Unis annoncent qu’ils ne remettront leur document que si la Cour le leur demande, le FMI fait marche arrière : « Il ne serait pas adéquat que le FMI présente un document sans le soutien des Etats-Unis car il doit rester neutre dans un litige qui implique deux pays membres… » Tout en laissant la porte ouverte à une future présentation, le FMI indique qu’il ne présentera un document que si les Etats-Unis le font ou si la Cour le requiert.

Le porte-parole du FMI a quand même précisé que « tous les pays devraient avoir une flexibilité dans la restructuration de leur dette. Si cette flexibilité est compromise, il y a des implications pour la stabilité financière et systémique ».

La position de la France

Le gouvernement français, très inquiet des retombées négatives possibles pour ses finances en cas de nécessité de restructuration de sa dette, a décidé de prendre position sans que la Cour ne le demande. Le 4 avril 2012, la Cour de Cassation de Paris avait déjà rendu un verdict favorable à la position argentine en déclarant que ce pays avait le droit de restructurer sa dette et en confirmant la validité des « canjes » de 2005 et 2010.  Fin juillet 2013, le  ministère de l’Economie et des Finances communique que « la France va intervenir en tant qu’Amicus Curiae auprès de la Cour Suprême, pour l’alerter des implications potentielles de sa décision sur le bon fonctionnement du système financier international. Le principe même de restructurations ordonnées et négociées des dettes souveraines, menées en particulier dans le cadre du Club de Paris, pourrait en être affecté. La décision de la Cour pourrait en effet dissuader la participation de créanciers de bonne foi à toute résolution de crises d’endettement…  » Et le communiqué de préciser que « cette démarche n’est pas liée au cas spécifique de l’Argentine. Elle est motivée par l’attachement de la France à la préservation de la stabilité financière internationale et à son rôle au sein du Club de Paris dont elle assure la Présidence et le Secrétariat depuis 1956… »(2)

 Jac Forton

(1) Cité par le journal argentin Pagina 12 du 23 juillet 2013.

(2) Communiqué 751 du ministère, en date du 26 juillet 2013.

Colombie : Le site archéologique de San Agustín célèbre le centenaire de sa grande exploration

Depuis le désert de La Tatacoa jusqu’au volcan del Huila, situé dans la cordillère des Andes à une altitude supérieure à 5 000 m (il est le volcan actif le plus haut de Colombie), s’étend le département du Huila qui propose une diversité susceptible de séduire de nombreux touristes, une variété de paysages et de climats sans oublier qu’il est l’unique département colombien à posséder cinq parcs nationaux. Parmi les autres attraits de la région, le parc archéologique de San Agustín, situé dans la municipalité éponyme, qui présente un important héritage précolombien reflétant la vie sociale et politico-religieuse de la culture augustinienne, société préhispanique du nord des Andes qui connut son apogée du Ier au VIIIe siècle.

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JMJ: au Brésil, le pape François a lancé le renouveau de l’Eglise

Le pape François a quitté Rio ce dimanche soir et s’est envolé pour Rome après le succès des Journées mondiales de la jeunesse qui ont réuni trois millions de pèlerins au cours d’une messe géante sur la plage de Copacabana. Bilan de ce voyage et de ces 28e JMJ….

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Brésil : mise en garde du pape François contre l’argent et le pouvoir

Le pape François a exhorté mercredi à Aparecida, au Brésil, les jeunes à se défier des « idoles éphémères », comme l’argent et le pouvoir, lors de la première grand-messe de son pontificat hors de Rome. « De nos jours, tous, un peu, et nos jeunes aussi, se sentent séduits par beaucoup d’idoles qui se substituent à Dieu et semblent donner l’espérance : l’argent, le succès, le pouvoir, le plaisir. Une sensation de solitude et de vide gagne souvent le coeur de beaucoup et les pousse à la recherche de compensations, de ces idoles éphémères », a-t-il affirmé.

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La semaine du 15 au 21 juillet 2013

15 – MEXIQUE – FIN DE PARTIE

Sa tête était mise à prix 5 millions de dollars par le gouvernement américain et 2,3 millions par les autorités mexicaines. Miguel Angel Treviño, alias Z-40, chef du cartel des Zetas, a été arrêté près de Nuevo Laredo, au nord-est du Mexique. Cette opération spectaculaire constitue un coup sévère porté contre l’organisation criminelle la plus violente du pays. Treviño était le successeur de Heriberto Lazcano, El Lazca, tué par la marine le 7 octobre 2012. Le même jour, il avait volé le cadavre à la barbe des autorités. Sa camionnette a été interceptée par un hélicoptère de la marine, qui a trouvé à bord deux millions de dollars en liquide, huit armes lourdes et 500 cartouches.  » Il est sous le coup de 12 chefs d’accusation, dont crime organisé, homicides, blanchiment d’argent, port d’arme prohibé et torture « , a énuméré lors d’une conférence de presse, Eduardo Sanchez, porte-parole du cabinet de sécurité du gouvernement.

15 – CHILI – RÉFORME ÉLECTORALE

La crise de légitimité dont souffrent les institutions démocratiques du Chili a fini par faire réagir la classe politique. Pour la première fois depuis la fin de la dictature en 1990, les dirigeants de la plupart des partis sont d’accord pour réformer le mode de scrutin binominal des élections législatives- élection de deux candidats par circonscription -, dernier grand héritage de la dictature militaire d’Augusto Pinochet. Le président conservateur Sebastián Piñera a déclaré à la télévision nationale que le système électoral actuel  » a terminé son cycle » et a annoncé le dépôt du projet de loi au Parlement. La formule proposée par l’exécutif cherche à maintenir une logique de système de  majorité, mais avec plus de proportionnalité que le système binominal. « L’objectif est de faciliter la formation de grandes coalitions politiques stables », a expliqué le chef de l’Etat. Le système  actuel, fixé par la Constitution de 1980 de Pinochet, a tendance à favoriser les deux principales coalitions qui ont gouverné le Chili depuis 33 ans, l’Alliance de droite et la coalition de centre-gauche, en amoindrissant la concurrence et la représentativité des forces minoritaires. Entre autres, le projet propose de maintenir le nombre actuel de députés et de réduire le nombre de districts de 60 à 30. Bien que son approbation fasse peu de doutes, le nouveau système d’élection du Parlement ne s’appliquera pas pour les élections législatives et présidentielles du 17 novembre prochain.

16 –  CUBA   CARGAISON POLÉMIQUE

Les autorités cubaines ont confirmé que des armes retrouvées à bord du navire nord-coréen Chong-Chon-Gang arraisonné au Panama lui appartenaient, précisant qu’il s’agissait de  » 240 tonnes d’armes défensives obsolètes « . Opération légale, comme l’affirment La Havane et Pyongyang, ou  » cargaison de contrebande  » susceptible de violer l’embargo imposé par l’ONU à la Corée du Nord, comme le soutiennent les autorités panaméennes ? Dernier à réagir, le gouvernement nord-coréen a exigé la libération  » sans délai «  du navire et des membres d’équipage par les autorités panaméennes. Dans un communiqué publié mercredi, le ministère nord-coréen des Affaires Étrangères a repris la version cubaine selon laquelle  » la cargaison ne contient que des armes obsolètes qui doivent être renvoyées à Cuba après avoir été modernisées conformément à un contrat légal « . Cuba est l’un des rares pays qui maintient des relations de coopération avec Pyongyang. Fin juin, le chef d’état-major de l’armée nord-coréenne, le général Kim Kyok-sik, a effectué une visite officielle dans l’île communiste.

16 –  COLOMBIE – ENFIN LA PAIX ?

 « Nous avons la certitude que la Colombie est  proche de la fin du conflit », a affirmé  Ivan Marquez, délégué des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)  aux pourparlers avec le président de centre-droit Juan Manuel Santos, engagés l’an dernier à Cuba, dans un entretien à la radio colombienne RCN. La guérilla, qui, il y a sept mois, s’était montrée dure avec ce qu’elle appelait une « paix express« , admet désormais la possibilité de parvenir à un accord en novembre de cette année. Malgré cela, il a appelé à un processus progressif : « Une paix à la course, une paix mal faite, serait pire qu’une guerre », a-t-il déclaré dans une interview à la radio. Si un accord final est signé à La Havane, il  devra être approuvé par le peuple colombien, ce qui semble là-aussi bien engagé, puisque 70% des Colombiens soutiennent les pourparlers selon une récente enquête d’opinion.

16 –  ARGENTINE –  MAPUCHES CONTRE CHEVRON

Dans la foulée de la majorité des pays européens, c’est au tour des Indiens Mapuche, en Patagonie argentine, de partir en guerre contre l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, accusée de provoquer d’irréparables dommages écologiques. À Buenos Aires, la compagnie pétrolière argentine YPF a signé un accord avec le géant américain de l’énergie Chevron pour l’exploitation et la production d’hydrocarbures non conventionnels sur le gisement de Vaca Muerta (province de Neuquén, sud-ouest). C’est l’une des plus vastes réserves mondiales de gaz et de pétrole de schiste, selon l’US Geological Survey (USGS). Le même jour, des dizaines de membres de l’ethnie Mapuche ont occupé deux puits de pétrole sur ce même gisement, obligeant à suspendre la production pendant vingt-quatre heures.  » YPF est en train d’amener la pire entreprise du monde, qui est Chevron « , a dénoncé Lefxaru Nahuel, dirigeant de la Confédération mapuche de Neuquén, qui regroupe une soixantaine de communautés indiennes. La lutte, a-t-il ajouté,  » est surtout dirigée contre la technique de la fracturation hydraulique qui est polluante «  en précisant que  » Cela ne doit pas être seulement la lutte des Mapuche, mais celle de tout le peuple argentin « . Les manifestants mapuche ont reçu le soutien de plusieurs partis politiques d’opposition, d’intellectuels, d’organisations de défense de l’environnement et des droits de l’homme.

17 –  MEXIQUE – JOURNALISTE ASSASSSINÉ

Le journaliste mexicain Alberto Lopez Bello, 28 ans, a été tué par balle à Oaxaca, au sud du Mexique. Il avait été arrêté par la police fédérale alors qu’il avait publié dans son journal El Imparcial des articles sur le trafic de drogues à Oaxaca. Les policiers ont  accusé les journalistes d’être arrivés trop vite sur les lieux, mais un juge a considéré que leur arrestation était illégale et les a libérés. « Cette semaine, il devait retourner témoigner devant le  procureur pour cette affaire d’arrestation abusive« , a déclaré l’un des dernières personnes à l’avoir vu vivant, Sofia Valdivia, sa collègue de travail  à Radiorama’Oaxac. Le journal El Imparcial a publié une note dans laquelle il dénonce un décès directement lié à sa pratique professionnelle : « Cela montre la vulnérabilité à laquelle sont exposés les journalistes dans leur travail quotidien pour des informations véridiques et livrées en temps opportun à l’ensemble des citoyens« . Le gouverneur de la région, Gabino Cué, a demandé à ce que cette affaire soit classée prioritaire pour que l’enquête se poursuive au niveau national. En juin 2012, une loi pour la protection des journalistes et des défenseurs des droits de l’Homme a été votée mais depuis quatre journalistes ont été tués et trois sont portés disparus.

17 –  BRÉSIL – « DEHORS CABRAL »

Leblon, quartier chic de Rio par excellence, n’a jamais connu de jours plus agités. C’est le quartier où réside le gouverneur de Rio, Sérgio Cabral, dont la maison est assiégée depuis plus d’une semaine par un groupe d’un millier de manifestants appelant à sa destitution. Tout était pourtant plutôt paisible jusqu’à ce que la police arrive et que de violents affrontements éclatent. Des groupes de manifestants dispersés au gaz lacrymogène ont jeté des pierres sur des bureaux des banques et des magasins de luxe, et contre l’un des bâtiments de TV Globo. Ils ont érigé des barricades et des feux de joie au milieu de la nuit. Des automobilistes qui circulaient dans le quartier ont soutenu les manifestants au cri de « Dehors Cabral« . Ils ont également mis le feu à l’une des affiches géantes annonçant les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), qui se tiennent cette semaine, en présence du Pape Francisco, et brandi des pancartes : « Nous pouvons nous passer du pape, mais pas des hôpitaux« . Aux revendications sociales et politiques pourraient s’ajouter d’autres contre certaines doctrines de l’Église, comme sa position sur le mariage des couples de même sexe, l’avortement ou l’interdiction du sacerdoce des femmes. Les émeutes de Leblon sont un symptôme de ce qui pourra arriver avec la présence du Pape Francisco.

19 –  CHILI – LA DROITE SANS CANDIDAT

À quatre mois de l’élection présidentielle, le candidat à l’élection présidentielle élu en primaires par la droite chilienne, Pablo Longueira, de l’Union démocrate indépendante (UDI),  a renoncé à sa candidature à cause d’un diagnostic médical de dépression, ce qui a provoqué un séisme politique. La droite a seulement jusqu’au 19 août pour inscrire une nouvelle candidature à la présidence. La conclusion d’une nouvelle primaire ne paraît pas possible dans ces délais. Rénovation Nationale (RN) et l’UDI  paraissent comprendre que leur seule chance de faire face à l’ex-présidente Michelle Bachelet est d’obtenir un candidat d’unité. Toutefois, les relations entre les deux partis passent par un moment complexe. D’où cette déclaration de Carlos Larraín, chef de RN : « Présenter deux candidats n’est pas la meilleure idée, mais ce n’est pas non plus une chose complètement impossible”. Une alternative serait de présenter l’ex-ministre de la Défense, Andres Allamand (RN), qui a perdu face à Pablo Longueira lors de la primaire du 30 juin. Sa conduite après sa défaite, toutefois, paraît éliminer cette possibilité. Avec les heures qui passent, la candidature du ministre du Travail, Evelyn Matthei (UDI), acquiert donc force. Femme et fille d’un général de la FACh, comme Michelle Bachelet, elle paraît une carte puissante pour faire face à la socialiste. Le président Piñera lui a donné une accolade remarquée et a dit qu’ « elle serait une grande candidate « . Du côté de RN, toutefois, Carlos Larraín a indiqué que la présidentielle n’est pas de la compétence du Gouvernement. Devant ce panorama, l’Alliance pourrait arriver à se diviser face Bachelet, favorite pour gagner les élections de novembre.

20 –  COLOMBIE – COMBATS

Au moins 17 soldats colombiens ont été tués dans une embuscade, qui a également fait cinq blessés et 14 disparus dans une zone rurale appelée El Mordisco, en Arauca, à la frontière du Venezuela, rapportent les médias locaux. Le peloton de militaires qui veillait sur l’oléoduc du Bicentenaire en Arauca a été attaqué en représailles par environ 70 guérilleros, comme a expliqué dimanche le président Juan Manuel Santos. Quelques heures plus tôt, l’armée avait fait état d’une opération dans la municipalité d’El Doncello, dans le département du Caquetá, où quatre soldats et six guérilleros ont trouvé la mort. Le communiqué de l’armée justifie cette intervention en disant que le renseignement militaire avait appris l’intention de « plusieurs colonnes du Bloc Sud (FARC) » d’attaquer la municipalité d’El Doncello. Ces événements se sont produis le jour où la Colombie a célébré le 203 e anniversaire de son indépendance. Les cérémonies étaient dirigées par le président Juan Manuel Santos, qui a appelé les citoyens et les partis à soutenir le processus de paix engagé à Cuba.

Guy MANSUY

Brésil: messe et fête sur la plage de Copacabana pour lancer les JMJ

Atmosphère très festive, pour ce premier grand rassemblement des Journées mondiales de la jeunesse. La cérémonie et la messe de lancement de ces JMJ a été précédée des concerts de musique du monde, et dans tout le quartier bouclé par des milliers de policiers, l’écho de ces musiques a rythmé la journée. Reportage sur la plage de Copacabana.

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