Archives mensuelles :

février 2013

Les faits de l’actualité du 18 au 25 février 2013

18 – BOLIVIE – Le président bolivien Evo Morales a annoncé la nationalisation de l’entreprise de services aéroportuaires Sabsa, filiale des compagnies espagnoles Abertis et Aena. Les aéroports qu’elle gérait (La Paz, Cochabamba et Santa Cruz) ont été placés sous l’administration de l’armée bolivienne. Abertis réclamera au gouvernement bolivien une indemnisation de 67 millions d’euros pour l’expropriation de la gestion de ces aéroports. Le groupe Sabsa prévoit de compenser ainsi les bas tarifs que maintenait l’administration du pays et le manque à gagner par la perte de ces concessions.

19 – CUBA – Le président Raúl Castro, a rencontré une délégation de cinq sénateurs et deux membres du Congrès des États-Unis pour tenter de désamorcer la relation bilatérale entre les deux pays, gelé depuis l’arrestation en décembre 2009 du citoyen américain Alan Gross par le régime de l’île. La réunion a eu lieu un jour avant que, pour la première fois depuis l’embargo américain décrété sur l’île depuis plus de 50 ans, les Cubains en exil réclament la fin de la politique d’isolement nord-américaine pour promouvoir des réformes qui ont commencé prudemment dans ce pays des Caraïbes. «Nous avons rencontré le président Castro et nous avons discuté des obstacles qui nous séparent et la nécessité de renforcer les relations entre les deux pays« , a déclaré le sénateur démocrate Patrick Leahy, chef de la délégation. La principale pierre d’achoppement à laquelle se réfère ce dernier est Alan Gross, qui a également rencontré les politiciens américains. L’administration Obama a clairement fait savoir que tant que Cuba ne libère Alan Gross, elle ne fera rien pour apaiser les relations bilatérales tendues entre les deux pays. Gross, 63 ans, a travaillé pour un entrepreneur travaillant pour le Département d’Etat à l’amélioration des communications et de l’accès à Internet de la communauté juive cubaine quand il a été arrêté à La Havane en 2009. En mars 2011, il a été condamné à 15 ans de prison pour attenter à «l’indépendance et l’intégrité de l’État».

20 –MEXIQUE – Selon une enquête de l’organisation de défense des droits de l’homme, l’ONG Human Rights Watch (HRW), 249 cas de disparus dans cinq États, dont Coahuila (nord-est), Nuevo León (nord-est) et Zacatecas (nord), survenus durant le mandat de l’ancien président Felipe Calderón (2006-2012), du Parti d’action nationale (PAN, droite) qui avait déployé plus de 50 000 militaires sur le territoire pour combattre le crime organisé. Des agents municipaux sont les plus impliqués dans ces disparitions, suivis par des soldats et des policiers fédéraux. Aucune de ces disparitions n’a fait l’objet d’une arrestation. Pis, selon le rapport remis au gouvernement, intitulé  » Les disparus du Mexique : le coût durable d’une crise ignorée « , 149 cas comportent des  » éléments de preuves sur l’implication des autorités « , à partir de l’analyse d’images de vidéosurveillance et de témoignages de proches des victimes. Pour M. Vivanco, directeur pour les Amériques de HRW  » le nouveau président hérite d’une des pires crises de disparitions forcées de l’histoire de l’Amérique latine « . Entré en fonction le 1er décembre 2012, Enrique Peña Nieto, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre), a promis de réduire la violence qui a fait plus de 60 000 morts et 25 000 disparus en six ans, selon le ministère de l’intérieur.  » M. Peña Nieto n’est pas responsable des erreurs de son prédécesseur, mais doit vite agir, sinon la crise va empirer « , souligne M. Vivanco. HRW énumère 18 recommandations, dont la mise en place d’une base de données avec des informations ADN sur les disparus et les morts non identifiés.  » Notre appel semble avoir été entendu « , se félicite M. Vivanco, après sa rencontre, avec le ministre de l’intérieur, Miguel Angel Osorio Chong. La veille, le ministère public avait annoncé la prochaine publication d’un registre de plus de 25 000 disparitions. Une mesure prévue par la loi générale des victimes, promulguée par le président qui a appelé l’armée à respecter les droits de l’homme. Cette loi prévoit aussi des indemnités financières pour les proches des disparus. Pour M. Vivanco,  » il faudra juger le nouveau gouvernement, non pas sur ses promesses, mais sur ses résultats « .

21 –HAÏTI – La réponse de l’ONU aux 5 000 victimes du choléra en Haïti qui depuis deux ans lui réclament une indemnisation, est sans appel. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, dans une déclaration a déclaré que la demande des victimes n’est pas recevable, tout en réaffirmant qu’ » il est extrêmement sensible aux terribles souffrances causées par l’épidémie de choléra « . L’ONU n’a jamais reconnu sa responsabilité dans l’épidémie. Pourtant selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’épidémie, dont l’origine a été attribuée par plusieurs experts à des casques bleus népalais déployés en Haïti, a infecté plus de 620 000 personnes et fait plus de 7 700 morts depuis octobre 2010. Cette fin de non-recevoir a jeté un froid au siège de l’ONU, plusieurs diplomates s’avouant  » choqués «  par la décision après deux ans de tergiversations et pariant sur son  » effet désastreux «  pour l’image des Nations unies.

22 – ARGENTINE – Un an après le tragique accident ferroviaire – le plus grave de l’histoire argentine – qui a fait 51 morts et plus de 300 blessés à la gare d’Once, en plein centre de Buenos Aires, plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur l’emblématique place de Mai, face au palais présidentiel, pour réclamer justice. Sans appel d’aucun parti, la manifestation s’est convertie en meeting politique avec des critiques contre la présidente Cristina Kirchner. Un procès doit avoir lieu dans les prochains mois.

24 – CUBA – Le pays a inauguré la huitième législature de l’Assemblée Nationale (Parlement unicaméral) dans le Palais des Conventions de La Havane. Cette assemblée a réélu Raúl Castro, 81 ans, à la tête du Conseil de l’État et, par conséquent, comme président du pays pour une nouvelle période de cinq autres années. Miguel Díaz-Canel, [photo de la une] ingénieur de 52 années et homme proche de Raúl Castro, sera le vice-président, charge tenue jusqu’à présent par le dirigeant cubain historique José Ramón Machado de 82 ans. Esteban Lazo, 69 ans, a été érigé comme nouveau président de l’Assemblée organe National et maximal du Pouvoir Populaire cubain, en remplacement de Ricardo Alarcón, 75 ans, en charge de la fonction depuis deux décennies. Conformément à la limite – qu’il a créée – d’un maximum de dix années consécutives au pouvoir, Raul Castro quittera ses fonctions en 2018. La journée parlementaire a commencé avec l’apparition inattendue de Fidel Castro qui a eu droit à des ovations de l’Assemblée. L’ex-président, 86 années et retraité du pouvoir depuis 2006, a été choisi député pour la circonscription de Santiago de Cuba lors des dernières élections du 3 février

25 – COLOMBIE – Au moins sept personnes ont été arrêtées dans le démantèlement d’une «officine» de tueurs à gages colombienne installée à Madrid lors d’une opération qui a été annoncé dans d’une conférence de presse du secrétaire d’Etat à la Sécurité, Francisco Martinez. Les arrestations ont eu lieu lorsque la cellule venait de recevoir un arsenal d’armes et d’explosifs pour commettre des assassinats liés à des vendettas entre les trafiquants de drogue, tels que déclarés par la police dans un communiqué. Pour celle-ci, cette opération est « un coup dur pour le crime organisé. » Ces tueurs se consacraient principalement en Espagne aux extorsions de fonds et avaient récemment reçu l’ordre de tuer une personne. Pour l’instant, la Brigade centrale de la criminalité organisée n’a aucune trace de meurtres en Espagne par ce gang mafieux, mais, par contre, une des personnes arrêtées était soupçonnée d’avoir participé à un assassinat en Colombie.

Guy MANSUY

 

Raúl, le dernier des Castro

Il vient d’être réélu au poste de président des Conseils d’État et des ministres de la République de Cuba. Raúl Castro signe pour un nouveau mandat de cinq ans, son dernier. Il avait succédé à son frère Fidel en 2006. Depuis, il a réformé le pays tout en préservant le socialisme. Désormais, il plaide pour une passation de pouvoir en douceur, après presque 60 ans de règne castriste.

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Rafael Correa annonce une intensification des exploitations minières en Équateur

Malgré de fortes tensions ces dernières années avec les communautés indigènes d’Équateur, suite à la création d’une mine de cuivre en Amazonie, le président réélu Rafael Correa a annoncé qu’il va lancer des projets d’exploitations minières à grande échelle pour sortir son pays de la pauvreté.

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Les faits du 12 au 18 février 2013

12 – BOLIVIE – Le gouvernement  bolivien a annoncé que le Congrès doit approuver dès que possible une loi passible de 30 ans de prison pour meurtres de femmes et de discuter d’un projet de castration chimique pour les violeurs. L’initiative a été accélérée après l’assassinat de la journaliste Huaycho Hanali par son mari, le lieutenant de police Jorge Clavijo, en fuite. La journaliste a reçu 13 coups de couteau devant son fils de cinq ans et est décédée lors de son transfert dans un hôpital de La Paz. Le crime a choqué un pays qui a l’un des taux les plus élevés de violence domestique contre les femmes en Amérique, comme l’a reconnu le vice-président bolivien Álvaro García Linera. Selon une étude de l’ONU, dans un groupe de 13 pays de la région et entre 2009 et 2012, plus de 350 femmes ont été tuées par leurs partenaires dans les pays andins. L’impunité est alarmante dans le cas de violence de ce type. La Coordonnatrice de la Femme a rapporté 450 000 cas de violence au sein de la famille signalés à l’autorité entre 2007 et 2011, dont 27 000 traités par les tribunaux mais seulement 96 ont donné lieu à un verdict. On comprend la colère des femmes boliviennes qui ont manifesté à La Paz après l’assassinat [photo de la une].

13 – BRESIL – Le président du Parti Socialiste du Brésil (PSB) et le gouverneur de Pernambuco, Eduardo Campos, âgé de 48 ans, a annoncé qu’il sera candidat à l’élection présidentielle du 2014 en concurrence avec la présidente Dilma Rousseff, du Parti des Travailleurs, qui aspire à sa réélection. Le PSB, partenaire durant ces dernières années du gouvernement et encore dans le gouvernement de Dilma Rousseff avec deux ministères, apparaît déjà comme critique avec l’actuel projet économique du gouvernement et présentera un programme alternatif. Tant la présidente que l’ex-président Lula da Silva, dont Eduardo Campos a été toujours l’ami personnel et fidèle collaborateur dans les gouvernements du PT (il a été ministre de la Science et Technologie), font tout pour le convaincre de rester dans le gouvernement. Lula da Silva est arrivé à dire que si Eduardo Campos acceptait en 2014 la vice-présidence de la République avec Dilma Rousseff, en 2018, quand la présidente ne pourra plus se représenter, le PT pourrait renoncer à présenter un candidat propre pour le soutenir, lui qui aurait alors 53 ans. Le PSB est passé durant les dernières années à avoir 30 députés dans 16 États, 4 sénateurs et 6 gouverneurs. Les élections municipales de l’année passée le nombre de maires conquis par le PSB a grandi 40%, jusqu’à 433 maires.

13 – COLOMBIE – L’Armée de la Colombie a perdu sept soldats dans des confrontations avec des guérillas du Fronte 15 José Ignacio Mora del Bloque Sur, considéré un bastion des FARC. Selon des informations de sources militaires, depuis trois jours environ 150 guérillas cherchaient prendre San Antonio de Getucha, une petite localité de la commune de Milan, dans le département de Caquetá, situé dans l’Amazonie colombienne. C’est la raison pour laquelle l’Armée a envoyé à un groupe de ses hommes pour repousser l’attaque. Les sept soldats sont morts dans un échange de tirs et cinq ont été blessés. L’Armée a affirmé que les combats continuaient avec l’appui de la Force Aérienne et que selon des informations des services d’intelligence, le Bloc Sur évacue un nombre indéterminé de morts et blessés. Les combats entre les Forces Militaires et les FARC se poursuivaient dans différents départements du territoire, tandis que dans une zone délimitée du Cauca, aussi au sud, il y a cessation des opérations militaires pour que s’accomplisse la première phase de la libération des policiers qui sont retenus par les FARC depuis le 26 janvier ; un troisième, un soldat, serait livré deux jours plus tard. Humberto de la Calle, chef des négociateurs du Gouvernement, qui est en Colombie tandis qu’on reprend les conversations à La Havane le 18 février, a affirmé que dans cette nouvelle tentative pour atteindre la paix il y a « une occasion réelle et vraie pour mettre fin au conflit armé en Colombie à travers le dialogue ».

14 – AMERIQUE CENTRALE – Il y a une année que le président du Guatemala, Otto Pérez Molina a ouvert, au niveau des états de la région, le débat en Amérique Centrale sur la possibilité de régler le trafic et l’usage de stupéfiants pour enlever l’affaire au crime organisé et affaiblir ainsi une force motrice de la violence dans la région. Aujourd’hui, « la drogue croît et continuent à arriver les armes », a-t-il rappelé en janvier au le forum de Davos et chaque pays combat pour son compte contre sa criminalité spécifique. Il refuse d’abandonner ses espoirs et prétend que le changement commence parce que l’ONU pense à une nouvelle classification des stupéfiants selon leur niveau de danger. Parce que l’Amérique Centrale a les chiffres de violence la plus haute du monde, elle « n’a pas l’aide qu’elle devrait avoir (…). Il y a eu  une réunion au Guatemala il y a déjà trois ans, avec des compromis pour soutenir la Stratégie de Sécurité D’Amérique Centrale, comme il a été appelé. De ces compromis, ni même10% est arrivé ». Le président guatémaltèque défend qu’il a démontré que peuvent baisser les chiffres d’homicides et cite un programme dans sa capitale qui a réduit la criminalité de 23% durant la dernière année. « Nous ne sommes pas condamnés », a-t-il proclamé.

14 – BOLIVIE – Le gouvernement bolivien a commémoré l’invasion de l’armée chilienne de 1879, qui a causé la perte de 120.000 kilomètres carrés de son territoire et qui l’a laissé sans mer. Dans les cérémonies commémoratives, le président Evo Morales a accusé son homologue chilien Sebastián Piñera d’utiliser politiquement la détention de trois soldats boliviens pour « se venger de la (notre) demande maritime constante » et a signalé que le gouvernement bolivien « agira aussi politiquement pour libérer les emprisonnés ». Evo Morales s’est référé dans son discours à la détention au Chili de trois jeunes soldats, qui accomplissent leur service militaire, quand ils ont négligemment pénétré en territoire chilien en poursuivant des présumés contrebandiers de véhicules volés dans ce pays pour les vendre en Bolivie et qui sont à Iquique (nord du Chili) dans l’attente d’un procès judiciaire sous des charges d’entrée d’armement, après que les demandes de liberté qu’a présentées la défense des Boliviens étaient refusées par des tribunaux ordinaires. El Día del Repudio (Le Jour de la Répudiation) rappelle l’invasion des troupes chiliennes, qui, il y a 134 ans, ont pris le port bolivien d’Antofagasta lors du début de la guerre du Pacifique et qui a eu comme résultat, que la Bolivie a été enfermé géographiquement entre la cordillère des Andes et les plaines amazoniennes. Evo Morales assure que « …le retentissant droit de retour à la mer », n’est pas une revendication, « ni une aspiration mais un droit du peuple bolivien ».

14 – COLOMBIE – L’Armée de Libération Nationale (ELN) a annoncé qu’elle a libéré cinq otages qu’elle détenait depuis le 18 janvier, selon un communiqué de cette guérilla colombienne diffusé à travers Internet. Les libérés seraient deux péruviens et trois colombiens, tous travailleurs de l’entreprise minière canadienne Geo Explorer, enlevés avec un canadien dans le département de Bolivar (nord de la Colombie).Dans son message daté de la Serranía de San Lucas, la guérilla ne fait pas mention du canadien Jernoc Wobert, aussi travailleur de Geo Explorer et qui serait hypothétiquement aussi en son pouvoir. L’ELN a kidnappés en outre deux touristes allemands, les frères Uwe et Günter Otto Breuer, qui parcouraient le pays dans leur véhicule propre quand ont été faits des captifs en novembre passé dans la région du Catabumbo, frontalier avec le Venezuela. L’ELN, qui a demandé à plusieurs reprises d’être inclus dans le dialogue de paix que mène à Cuba le Gouvernement avec les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC), réclame que les titres miniers qui, selon elle, sont illégalement passés à des compagnies étrangères soient restitués à ses propriétaires originaux. Selon le Ministère colombien de la Défense, l’ELN, la seconde plus grande guérilla de ce pays derrière le FARC, compte quelque 1.500 hommes armés.

15 – ARGENTINE – Le Centre d’information judiciaire (CIJ), qui dépend de la Cour suprême a annoncé la condamnation de sept personnes à la réclusion à perpétuité et six autres à des peines de trois à 25 ans de prison, pour des crimes contre l’humanité commis sous la dictature (1976-1983). Ces anciens responsables de l’armée, de la marine et préfets ont été jugés coupables d’homicide qualifié, de privation illégitime de liberté et de tortures infligées à 69 personnes, des exactions perpétrées au sein de détachements navals de la ville de Mar del Plata, à 400 km au sud de Buenos Aires. En vertu du jugement, les condamnés à la prison à perpétuité sont le général Alfredo Arrillaga et les officiers de marine Juan José Lombardo, Raúl Alberto Marino, Roberto Pertusio, Rafael Guiñazú, José Lodigiani et Mario Forbice, tous à la retraite. Les officiers de marine Justo Ortiz, Julio Falcke et Angel Racedo ont été condamnés à 25, 14 et 12 ans de prison respectivement, les préfets Juan Mosqueda et Ariel Silva à 14 et 10 ans et l’officier de marine Juan Guyot à trois ans. Le ministère public et les parties civiles ont demandé l’annulation de l’assignation à résidence dont jouissent 12 des 13 condamnés, Alfredo Arrillaga étant quant à lui détenu dans une prison ordinaire. Des décennies de procédures ont pu aboutir en Argentine avec l’abrogation en 2003 des lois d’amnistie. Quelque 30 000 opposants ont disparu sous la dictature, selon les organisations humanitaires.

16 – BRESIL – La chef des écologistes brésiliens, Marina Silva, ex-ministre de l’Environnement, a annoncé son intention de former un nouveau parti, qui, pour sa part, ne sera pas appelé ainsi. Le nom est « Rede Sustentabilidade » (Réseau durable( ?)), mais seulement appelé Rede. L’idée de réseau vient d’associer la pratique de la politique à ceux des réseaux sociaux et de donner plus d’importance à ces médias. Et durable pour évoquer son ferme attachement à la protection de l’environnement. Marina Silva, 55 ans, a gagné près de 20 millions de voix, soit 19,33 %, à la dernière élection présidentielle en 2010, quand elle était soutenue seulement par le minuscule Parti vert (PV). Le résultat l’a placé au troisième rang et forcé Dilma Rousseff, qui se présentait comme le successeur de l’être aimé Lula da Silva à un second tour. Avant cette décision, il a fait partie pendant 30 ans du Parti des travailleurs (PT) de Lula et Dilma Rousseff, et a été ministre de l’Environnement avec le premier. Personne ne doute que le mouvement pour créer le parti Rede ne vise à ce que Marina Silva soit à nouveau candidate en 2014.

17 – ÉQUATEUR – Comme le prévoyaient les sondages, Rafael Correa, le professeur d’économie qui est venu au pouvoir en Equateur en 2007 en parlant de «révolution citoyenne», a été réélu président au premier tour, selon les sondages à la sortie des urnes de trois sondeurs, dix points de plus que celle obtenue à la présidentielle de 2009. Les premiers résultats officiels sont venus plus tard et ont confirmé, après qu’environ 57% des suffrages soient dépouillés, que le président sortant avait obtenu plus de 50% des voix, soit avec plus de 30% d’avance sur son principal challenger. Ce résultat, il le doit à la prospérité économique indéniable du pays ; mais le boom dans le développement a été entravé par des problèmes majeurs avec lesquels le nouveau gouvernement et la nouvelle assemblée devront faire face au cours des quatre prochaines années. Ce qui inquiète la population est l’augmentation de la criminalité, selon Angel Polybe, directeur de Cedatos, un institut de sondages. « Ensuite, les gens aspirent à conserver leur emploi, de disposer de ressources suffisantes pour faire face tous les jours. Et troisièmement, ils sont préoccupés par la corruption, à la fois publique et privée. Les gens reconnaissent un excellent travail dans l’aide sociale aux plus démunis, les investissements dans les routes, la santé et le logement, mais ils disent que cela doit être développé.  »

18 – VENEZUELA – Le président Hugo Chávez a assuré dans son compte officiel de Twitter qu’il est retourné à son pays. Le vice-président Nicolás Maduro et le ministre de Communication, Ernesto Villegas, ont confirmé dans des déclarations à la télévision d’état ce retour à Caracas, qui, selon eux, s’est produit à 2 h 30 à l’aube. Dans son intervention télévisée, Ernesto Villegas a expliqué que le président se trouve dans sa chambre à l’hôpital militaire Carlos Arvelo de la capitale vénézuélienne avec l’équipe de médecins qui a été avec le président « pendant toute cette bataille », bien que n’ait pas commenté l’état de santé dans lequel Chávez est arrivé au pays. La télévision publique vénézuélienne a diffusé, il y a trois jours, les premières photos d’Hugo Chavez depuis sa quatrième opération, subie le 11 décembre 2012 dans un hôpital de La Havane. Ces clichés montrent le président allongé sur un lit d’hôpital, souriant, en compagnie de deux de ses filles. On le voit en survêtement en train de lire Granma, le quotidien du Parti communiste cubain. Selon le ministre des sciences, Jorge Arreaza, également gendre d’Hugo Chavez, ce dernier aurait des difficultés pour parler mais donnerait ses instructions par écrit.

Guy MANSUY

Deux films latinos, en salle, cette semaine : « Elefante blanco » de Pablo Trapero et « La démora » de Rodrigo Plá

Elefante blanco est le nouveau film de Pablo Trapero (Argentine). Il fut présenté en compétition officielle au Festival de Cannes en 2012. L’action se déroule dans un bidonville de la banlieue de Buenos-Aires où les cartels se livrent à une lutte sans merci au mépris d’une population qui tente de survivre coute que coute et des autorités impuissantes. On y trouve une assistante sociale athée (interprétée par Martina Gusman, l’épouse de Trapero), confrontée à deux amis prêtres que campent Ricardo Darín et Jérémie Renier. Voici comment le réalisateur présente son  film : « Un film qui présente des prêtres engagés parle en fait de personnes engagés. Elephant Blanconous donne à voir des gens qui se battent au quotidien pour changer des choses. Bien sur, il y a des problèmes structurels, politiques, sociaux ou encore économiques que ne peuvent régler une assistante sociale, un prêtre ou un bénévole plein de bonnes intentions. Mais le film nous montre qu’il y a bien plus de personnes qu’on ne croit qui s’engagent chaque jour pour apporter à terme des solutions aux habitants de ces quartiers ». Les personnages sont très bien décrits et fouillés et le film de l’auteur de Leonora et de Carancho est superbement rythmé.

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Présenté au Festival de Biarritz en septembre 2012La demora (l’attente)  est le nouveau film du cinéaste mexicain Rodrigo Plá, qu’il a tourné d’ailleurs en Uruguay. Il s’agit de l’histoire d’une famille. Maria élève seule ses trois enfants dans un petit appartement. Elle vit très mal dans la confection et a été obligé de recueillir son père qui perd un peu la tête. N’arrivant pas à le faire entrer en maison de retraite, elle l’abandonne… Nous voici donc dans un sujet complètement différent de celui de La zona, propriété privée. Ici tout se passe dans un milieu populaire où tout le monde est plutôt gentil, y compris la police. C’est une réelle déception car  la réalisation est assez molle et n’a pas cet aspect nerveux de son précédent film. Par contre à la décharge du film, le souvenir en est toujours vraiment vivace et mériterait sans doute une nouvelle vision.  La Demora a été sélectionné pour représenter l’Uruguay à la Cérémonie des Oscars de 2013, dans la catégorie Meilleur Film en langue étrangère.

Alain LIATARD

Présidentielle en Équateur : Correa largement réélu

Le président équatorien Rafael Correa a été réélu dès le premier tour de la présidentielle, ce dimanche 17 février. Les premiers sondages le donnent avec plus de 56 % des suffrages (et plus de 30 points d’avance sur le premier de ses poursuivants). Ce sera l’ultime mandat du président Correa, très populaire depuis qu’il a utilisé les revenus du pétrole pour aider les Équatoriens les plus pauvres. Son principal adversaire, le banquier conservateur Guillermo Lasso a reconnu la victoire du chef de l’État sortant.

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Colombie : les guérillas des FARC et de l’ELN libèrent sept otages

Les guérillas colombiennes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l’Armée de libération nationale (ELN) ont libéré le vendredi 15 février sept otages, respectivement deux policiers et cinq employés d’une compagnie minière canadienne. Les otages libérés ont été remis au CICR, Comité international de la Croix-Rouge. Mais aucune nouvelle du sixième otage, un ressortissant canadien et qui avait, lui aussi, été enlevé par l’ELN.

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Mexique: un quart des femmes indigènes victimes de stérilisation forcée

Au Mexique, la Commission nationale pour prévenir et éradiquer la violence contre les femmes, qui dépend du ministère de l’Intérieur, a présenté jeudi 14 février, un rapport au Sénat qui indique une recrudescence de la violence faites aux femmes.

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Les faits du 5 au 9 février 2013

5 – COLOMBIE – L’Armée de libération nationale (ELN), l’autre guérilla colombiennes  qui entretient sa rébellion armée depuis 1965, soit environ le même temps que les FARC-, a déclaré qu’il était en possession de deux citoyens allemands qu’il accusait d’être «espions». Selon le bref exposé de la guérilla, les Allemands Uwe et Günther Otto Breuer ont été retenus dans la région de Catatumbo (frontière avec le Venezuela) il y a quelques semaines, information confirmée par le ministère allemand des Affaires étrangères, sans exactement depuis combien de temps ils ont été capturés. Ces deux Allemands, frères de 72 et 69 ans à la retraite, faisaient de l’écotourisme en Amérique du Sud et en Colombie avec un visa de touriste. Jusqu’à présent il s’agit du deuxième enlèvement  cette année que fait l’ELN dans lesquels les étrangers sont impliqués. Le président Juan Manuel Santos a demandé leur libération immédiate et a nié qu’ils étaient considérés comme espions. Il a en outre déclaré que l’ELN n’a pas entamé de pourparlers de paix pour l’instant

5 – COLOMBIE – L’optimisme que le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, affiche sur une fin heureuse future des négociations de paix avec les FARC que le gouvernement entretient à Cuba, –  sentiment partagé par l’équipe de négociation  de la guérilla  – achoppe avec ce qui se passe sur le champ de bataille. Militaires et guérilleros ont intensifié les combats et ces derniers ont repris les enlèvements, ce qui a été interprété comme un message contraire à la paix, bien qu’un accord soit à négocier en pleine guerre. « Nous sommes bien à Cuba à nos discussions avec les FARC« , a déclaré Juan Manuel Santos après une semaine très tendue dû à l’annonce que les guérilleros continuent l’enlèvement de soldats. Le bilan optimiste qu’en a fait le président des jours après que le chef des négociateurs du gouvernement, Humberto de la Calle, exige des FARC qu’il est nécessaire, s’ils veulent la paix, de clarifier la situation, après l’enlèvement de deux policiers. Ivan Marquez, chef de la délégation a déclaré que les FARC persistent à essayer d’obtenir la paix et que les négociations progressent. « Nous pensons que nous avançons dans la construction d’un accord sur une question aussi importante qu’est la terre. Les choses sont sur la bonne voie « , a-t-il dit après avoir annoncé qu’il va libérer les soldats enlevés

 7 – HAÏTI – L’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier va comparaître devant la cour d’appel de Port-au-Prince, vingt-sept ans, jour pour jour, après avoir fui Haïti, chassé par une révolte populaire. Le président de la cour d’appel, Jean Joseph Lebrun, a requis la présence de l’ancien « président à vie » âgé de 61 ans, qui ne s’était pas présenté aux trois audiences précédentes. Surnommé  » Bébé Doc « , l’ancien dictateur, au pouvoir de 1971 à 1986, est accusé de détournement de fonds, de vol de biens publics et de corruption. En janvier 2012, le juge d’instruction Jean Carvès avait écarté plus d’une vingtaine de plaintes déposées par les victimes du régime duvaliériste pour meurtres, tortures, enlèvements et d’autres violations graves qualifiées de  » crimes contre l’humanité « . En décembre 2012, le gouvernement du président Michel Martelly a remis un passeport diplomatique à Jean-Claude Duvalier, théoriquement assigné à résidence. L’ONG Human Rights Watch (HRW) a recensé les graves violations des droits humains commises sous le régime Duvalier et a insisté sur la nécessité d’un procès équitable  » pour restaurer la confiance des Haïtiens en la justice « .

6 – BRESIL – Le procureur  général du Brésil, Roberto Gurgel, a envoyé les accusations de corruption pour lesquelles le chef d’entreprise Marcos Valerio a été condamné à 40 ans de prison en octobre 2012, contre l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva au Ministère Public Fédéral du Minas Gerais. C’est la première fois que l’ex-président entre d’une certaine manière dans les accusations du mensalão (mensualité), du fait que tant le procureur général, Roberto Gurgel, que le juge instructeur Joaquím Barbosa, l’avaient laissé en dehors « par manque de preuves ». Dans ses premières déclarations, au début de la procédure, Marcos Valerio avait exonéré l’ex-président en affirmant qu’il n’avait pas connaissance de l’affaire, comme lui-même l’avait alors confié dans un message à la nation. C’est seulement quand le procès devant la Cour Suprême était déjà en cours et que le chef d’entreprise avait été condamné, qu’il s’est retourné vers le procureur général pour faire des accusations contre Lula. A ce moment, le procureur général n’a pas voulu ajouter ce cas au procès en cours, et a signalé qu’il serait analysé une fois conclu le mensalão. L’affaire a été laissée dans les mains des procureurs de Minas Gérais ; la décision d’ouvrir de nouvelles enquêtes sur les allégations du chef d’entreprise ou de les classer définitivement, c’est ce que les analystes politiques estiment probable. Les accusations contre Lula, selon lesquelles l’ex-président a été le dernier responsable du scandale de la corruption de députés pour s’assurer la majorité au gouvernement et qui avaient été payés sur ses comptes personnels avec les fonds publics, l’inculpé Marcos les a faites en septembre au procureur général de l’État

7 – MEXIQUE – Le crime organisé a franchi une autre étape dans son harcèlement de liberté de la presse au Mexique. Cinq employés du journal El Siglo de Torreónont été enlevés dans différentes parties de la ville, située dans l’État de Coahuila, dans le nord du pays ; ces enlèvements ont duré pendant des heures avant que les otages soient relâchés. Dans une déclaration, El Siglo met en évidence le saut qualitatif qui suppose que « tout travailleur peut être victime d’une agression qui cherche à influencer la couverture médiatique par la violence. (…) Les médias ont été pris dans la vague de criminalité déclenché à La Laguna et le reste du pays ces dernières années, même si nous ne faisons que chercher à informer les parties intéressées des faits qui frappent nos communautés« . Le journal a également critiqué le manque de mesures efficaces pour mettre fin à cette violence : l’enlèvement s’est produit des heures après qu’il a été installé au Sénat la Commission de suivi pour les attaques contre les journalistes. Ce n’est pas la première fois qu’El Siglo de Torreón, fondée en 1922, a subi une agression par le crime organisé. 81% des attaques contre les journalistes au Mexique restent impunis.

8 – VENEZUELA – La dévaluation du bolivar vénézuélien, qu’annonçaient des experts comme inévitable depuis des mois et que le gouvernement avait reporté afin d’éviter l’impact électoral de la mesure a été annoncée, veille de vacances de Carnaval par le ministre de la Planification et des Finances, Jorge Giordani, et la Banque centrale. Par ordre du gouvernement, le taux de change officiel va de 4,3 à 6,3 bolivars pour un dollar, une dévaluation de près de 32%, ce qui, cependant, ne semble pas suffisante pour atténuer ou de gouvernement des déséquilibres budgétaires, ni les distorsions économie. La première perception est qu’il est beaucoup trop peu, trop tard. Le nouveau taux officiel est à peine un tiers du prix payé pour un dollar sur le marché noir. Depuis 1998, lorsque le président Hugo Chávez a remporté sa première élection, la dévaluation de la monnaie vénézuélienne accumule une moyenne de 17% par an, à peu près comparable au taux de dépréciation des monnaies des pays comme l’Angola, le Zimbabwe, la Biélorussie et l’Ouzbékistan.

8 – CHILI – Manuel Araya a été chauffeur et conseiller personnel Pablo Neruda [photo de la une] jusqu’au jour de son décès. Il l’a connu quand il avait 14 ans au un siège du Parti Communiste dans la rue Mapocho, mais il a commencé à travailler avec lui quand le poète est revenu de France, en novembre 1972. Il y a presque deux ans que Manuel Araya, dans une entrevue avec une revue mexicaine, a publiquement fait connaitre ce qu’il disait déjà dans son cercle plus proche : sa version sur la mort du poète qui serait mort assassiné et non d’un cancer à la prostate. Cette déclaration a ouvert une porte à une recherche pour déterminer les circonstances qui entourent le décès du Prix Nobel. Après cette entrevue de Manuel Araya, le Parti Communiste a présenté une plainte dans le but de clarifier le décès du poète. Après cette entrevue d’Araya, le Parti Communiste a présenté une plainte dans le but de clarifier le décès du poète et selon des sources liées à cette plainte qu’instruit le juge Mario Carroza, celui-ci a pris la décision d’exhumer le corps de Pablo Neruda, après avoir analysé des antécédents cliniques et enregistré des déclarations.

Guy MANSUY

Un court mexicain remporte le Grand prix idu 35e festival de Clermont-Fd qui vient de se terminer

 Le Grand Prix International est revenu au film mexicain de fiction Para armar un helicóptero (Même de quoi construire un hélicoptère), réalisé par Isabel Acevedo qui raconte en 35 minutes, comment Oliverio qui vit au milieu de migrants arrive malgré les coupures d’électricité à jouer aux jeux vidéo. Le Grand Prix Labo est allé à A Story for the Modlins (Une histoire pour les Modlin), documentaire espagnol de Sergio Oksman qui se veut une suite du film de Polanski, Rosemary’s baby. Côté français, le premier film du comédien Xavier Legrand, Avant que de tout perdre, a cumulé le Grand prix national, le Prix du Public, le Prix de la Jeunesse et le Prix de la Presse Télérama. Les organisateurs du festival ont reçu cette année 7 737 films venus de 123 pays, dont 1 585 français. En ce qui concerne la compétition internationale, le festival a présenté deux courts brésiliens, un chilien, deux colombiens, un cubain, un cubain-guatémaltèque, un mexicain, soit 8 films sur les 79 sélectionnés. La réalisatrice brésilienne Daniela Thomas faisait partie du jury international.

Quelques mots sur trois autres films latinos :

San Juan, la noche mas larga, film chilien de Claudia Huaiquimilla  (17 mn) qui a obtenu une mention du jury, est le portrait de Choco un enfant inquiet, maltraité par son père qui boit trop. La nuit de la Saint Jean, la plus froide de l’année les villageois font des feux pour réchauffer les arbres. L’enfant ne veut pas battre les arbres. Le film montre, en plus de son sujet, une vision intéressante de cette cérémonie mapuche. Primera sangre de Ramiro Longo et leo Gracés (Argentine, 10 minutes). En Argentine, chaque conducteur de train est le sujet ou l’objet d’un accident au cours de sa carrière. On savait grâce à Trapero que les accidents de circulation étaient très nombreux, il en va de même avec les trains. Camoniero de Sebastián Miló (Cuba, 28 minutes). Dans un pensionnat cubain, Raider est le témoin des brimades commises contre un de ses camarades. Le film est très violent et l’administration du lycée est laxiste et incompétente. L’idéologie cubaine en prend un sacré coup.

Cette année, le pays invité était l’Inde. Nous avons vu les intéressants courts du membre du jury,  Umesh Kulkarni, ainsi que Calcutta taxi de Vikram Dasgupta qui raconte en 20 minutes pleines d’humour les aventures de quelques personnages. On peut citer aussi le prix du public, Penny la terreur de Shane Atkinson (USA), sur un kidnapping qui tourne mal ou le très drôle Elefante de l’espagnol Pablo Larcuen dont il ne faut pas déflorer l’histoire. Des queues énormes (150 000 spectateurs) pour voir en 9 jours, tous ces petits films qui valent souvent de plus grands. Il y a de plus en plus de manifestations consacrées aux courts métrages, grâce en particulier à l’Agence qui fête ses 30 ans. Rendez-leur visite, vous ne le regretterez pas.

Alain LIATARD

Voir les palmarès.

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